Delphine Gény-Stephann

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Delphine Gény-Stephann
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances

(10 mois et 22 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Benjamin Griveaux
Successeur Mounir Mahjoubi
Agnès Pannier-Runacher
Biographie
Nom de naissance Delphine Gény
Date de naissance [1] (50 ans)
Nationalité Française
Parti politique SE
Diplômée de École polytechnique
École nationale des ponts et chaussées
Collège des Ingénieurs
Profession Ingénieur

Delphine Gény-Stephann, née Delphine Gény le , est une haute fonctionnaire, cadre d'entreprise et femme politique française.

Du au , elle est secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Delphine Gény-Stephann est une ingénieur, issue de l'École polytechnique et de l'École nationale des ponts et chaussées[3],[4]. Elle est aussi diplômée du MBA du Collège des ingénieurs[5].

En 1994, elle intègre la direction générale du Trésor du ministère de l'Économie et des Finances[5]. Entre 1999 et 2005, elle dirige le bureau à l'Agence des participations de l'État[5].

Au titre de ses fonctions au sein de la direction générale du Trésor, elle siège au conseil d'administration de plusieurs entreprises publiques.

En 1999, elle est désignée pour représenter l'État au conseil d'administration de la Société de gestion de garanties et de participations (SGGP), de l'établissement public d'aménagement Euroméditerranée et de la société Défense conseil international (DCI).

De 1999 à 2001, elle siège au conseil d'administration de l'Établissement public chargé de l'aménagement de la région dite de la Défense.

En 2001, elle représente l'État au conseil d'administration de plusieurs entreprises du secteur de la défense dont la SNPE, la SNECMA, GIAT Industries et CIVI.POL Conseil. Elle est également nommée au conseil d'administration de la Française des jeux.

En 2002, elle rejoint le conseil d'administration de Arte France puis, en 2003, de France 3 avant d'être remplacée en 2004.

Jusqu'à sa nomination au gouvernement, elle est vice-présidente du plan et de la stratégie de Saint-Gobain et membre du conseil d'administration de Thales[4].

Le 24 novembre 2017, elle est nommée secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, au sein du deuxième gouvernement d'Édouard Philippe[6]. Elle est inconnue du grand public au moment de sa nomination[7].

Bruno Le Maire lui délègue des sujets se limitant au cadre national ; « elle reçoit aussi les parties prenantes »[8]. Pour prévenir les risques de conflit d'intérêts un décret du 24 avril 2018 prévoit qu'elle « ne connait pas des actes de toute nature relatifs au groupe Saint-Gobain et aux activités de conception, de production, de commercialisation et de distribution de matériaux de construction de second œuvre.»[9].

Le , Delphine Gény-Stephann quitte le gouvernement et est remplacée par Agnès Pannier-Runacher[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui est Delphine Gény-Stephann, la nouvelle secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie et des Finances ?, lci.fr, 24 novembre 2017.
  2. « Communiqué de presse - remaniement et composition du nouveau gouvernement », sur elysee.fr (consulté le 16 octobre 2018).
  3. Carole Bellemare, « Delphine Gény-Stephann (Thales), Jean-Dominique Senard (Saint-Gobain) », lefigaro.fr, 2 décembre 2012.
  4. a et b « Geny-Stephann Delphine », 4-traders.com
  5. a b et c Mathilde Siraud, « Delphine Gény-Stephann, une ingénieur à Bercy », lefigaro.fr, 24 novembre 2017.
  6. Nicolas Chapuis, « Remaniement : Benjamin Griveaux porte-parole, Olivier Dussopt et Delphine Gény-Stephann font leur entrée », lemonde.fr, 24 novembre 2017.
  7. François-Xavier Bourmaud, Tristan Quinault-Maupoil, Charles Sapin et Mathilde Siraud, « Promotion de Griveaux, nominations de Gény-Stephann et Dussopt », Le Figaro, samedi 25 / dimanche 26 novembre 2017, page 6.
  8. Samuel Le Goff, Simon Prigent, Diane de Fortanier et Hortense Goulard, « Les attributions informelles des secrétaires d’État « sans attribution », sur contexte.com, (consulté le 23 mars 2018).
  9. Décret n°2018-298 du 24 avril 2018.
  10. « Retour à Bercy pour Agnès Pannier-Runacher, après 15 ans de carrière entre public et privé », sur Le Point, (consulté le 16 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]