Mombasa

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Mombasa
Drapeau de Mombasa
Drapeau
Les tusks de l'avenue Moi
Les tusks de l'avenue Moi
Administration
Pays Drapeau du Kenya Kenya
Comté Mombasa
District Mombasa
Circonscription électorale Mvita
Maire
Mandat
Ahmed Abubakar Mohdhar (ODM)
depuis 2007
Code postal 80100
Indicatif téléphonique 00 254 41
Démographie
Population 523 183 hab. (2009[1])
Population de l'agglomération 939 370 hab. (2009[2])
Densité 3 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 4° 03′ 00″ S 39° 40′ 00″ E / -4.05, 39.6666674° 03′ 00″ Sud
       39° 40′ 00″ Est
/ -4.05, 39.666667
  
Altitude Min. 0 m — Max. 50 m
Superficie de l'agglomération 29 500 ha = 295 km2
Divers
Villes jumelées Seattle, Long Beach, Comté d'Honolulu Drapeau : États-Unis
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Kenya

Voir sur la carte Kenya administrative
City locator 14.svg
Mombasa
Liens
Site web (en) Site officiel
musée de Fort Jesus (en) Fort Jesus, National museums of Kenya

Mombasa (anciennement Mombassa[3]), est une ville portuaire du sud du Kenya, chef-lieu du comté de Mombasa. Jusqu'en 2013, elle était aussi le chef-lieu de l'ancienne province de la côte. Elle est située à 440 km au sud-est de la capitale Nairobi à laquelle elle est reliée par la route nationale no 109, une ligne de chemin de fer et des lignes aériennes commerciales quotidiennes.

La ville, à la croissance rapide, sert de port maritime au Kenya mais aussi aux régions nord-est de la Tanzanie ainsi qu'à l'Ouganda, pays privé d'accès à la mer.

Mombasa comprend la vieille ville, située sur une petite île de 16 km2 dont la côte sud-est est bordée par l'océan ; elle est située à la confluence de deux estuaires et bordée d'une zone métropolitaine plus moderne qui s'est développée sur le continent. Cette nouvelle zone est reliée à la vieille ville par des ponts et des bacs. Le port moderne de Kilindini, situé dans les eaux profondes de la côte ouest de l'île, abrite d'importants docks, des chantiers navals, ainsi que des raffineries de sucre et de pétrole.

La population de l'ensemble de l'agglomération (Mombasa et Kilindini) est de 939 370 habitants en 2009.

Sommaire

Géographie [modifier]

L'île de Mombasa est située à l'embouchure d'un double estuaire qui la protège des rigueurs de l'océan et forme une passe dans la barrière de corail, permettant la circulation des bateaux. La mer est suffisamment profonde dans la baie pour autoriser l'amarrage de très gros bateaux de commerce, ce qui permet un important développement de la ville ; cependant, aucun des deux cours d'eau qui débouchent à Mombasa (le Mwashi et le Shimba) n'est propre à la navigation commerciale.

Divisions administratives limitrophes de Mombasa
Changamwe Kisauni Kisauni
Likoni Mombasa Kisauni
Likoni Likoni Océan Indien

Climat [modifier]

Relevé météorologique de Mombasa
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 23,2 23,6 24,2 23,9 22,7 21,3 20,4 20,3 20,8 22 23,1 23,3 22,4
Température maximale moyenne (°C) 32 32,3 32,6 31,2 29,3 28,4 27,7 27,9 28,8 29,6 36 31,6 30,17
Précipitations (mm) 33 15 56 163 240 80 70 66 72 97 92 75 1 059
Nombre de jours avec pluie 4 2 5 10 14 10 11 9 9 10 9 7 100
Source : WorldWeather.org[4]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
32
23.2
33
 
 
 
32.3
23.6
15
 
 
 
32.6
24.2
56
 
 
 
31.2
23.9
163
 
 
 
29.3
22.7
240
 
 
 
28.4
21.3
80
 
 
 
27.7
20.4
70
 
 
 
27.9
20.3
66
 
 
 
28.8
20.8
72
 
 
 
29.6
22
97
 
 
 
36
23.1
92
 
 
 
31.6
23.3
75
Temp. moyennes maxi et mini (°C) • Précipitations (mm)

Transports [modifier]

Un Matatu sur l'avenue Moï.

Mombasa est desservie par l'aéroport international Moi, qui permet de relier la ville à la capitale Nairobi mais aussi à toutes les principales villes d'Afrique de l'Est. Il s'y pose aussi quelques vols intercontinentaux.

Le port industriel de Kilindini-Mombasa est le plus important d'Afrique de l'Est et les denrées qui s'y échangent transitent ensuite vers l'intérieur des terres par camion grâce à la grande autoroute rejoignant Nairobi, et de là une bonne partie des pays d'Afrique centrale et de l'Est. Le réseau ferré est encore peu développé et peu fiable.

Les moyens de transport pour circuler à Mombasa sont variés. Le plus cher est le taxi privé, mais on trouve aussi de très nombreux tuk-tuks (tricycles à moteur dotés d'une cabine passager, ~100 KES la course) et des boda-bodas et piki-pikis (motos ou vélos taxis, ~50 KES la course). Les transports en commun sont principalement l'affaire des matatus, sorte de minibus typiques de l'Afrique swahilie (un trajet coûte en moyenne 20 KES). Pour les trajets plus longs (Nairobi, Lamu...), il existe des compagnies privées de cars.

Urbanisme [modifier]

La vieille ville de Mombasa.

Quartiers et agglomération [modifier]

Île de Mombasa :

Pause-déjeuner des travailleurs dans le vieux quartier.
  • Kizingo : considéré comme le principal quartier résidentiel de Mombasa. La State House Mombasa, la préfecture, le palais de justice de Mombasa, le conseil municipal sont situés à Kizingo. Les Aga Khan Academy, Aga Khan High School, Serani primary school, Serani High School, Santokben Nursery School, Coast Academy, Jaffery Academy, l'école primaire de Mombasa, le Loreto Convent, le lycée pour jeunes filles de Mama Ngina et l'Institut de formation du gouvernement (GTI) de Mombasa sont situés à Kizingo.
  • Kibokoni : nom d'une partie de la vieille ville à l'architecture swahilie. Le Fort Jésus est situé dans la partie nommée Baghani.
  • Englani : partie de la vieille ville située entre Kibokoni et Makadara.
  • Kuze : partie de la vieille ville dominée par la culture et l'architecture swahilies. Ce fut un quartier swahili très traditionnel, mais désormais en voie de cosmopolitisation.
  • Makadara : partie de la vieille ville peuplée d'un grand nombre de descendants d'anciens soldats baloutches installés dans cette zone avant qu'elle ne soit absorbée par la ville. Le nom est dérivé du mot arabe Qadr-ur-Rahman qui signifie « destin de Dieu ».
  • Ganjoni : zone résidentielle de milieu de gamme, abritant la deuxième plus grande cale sèche de l'Afrique après celle de l'Afrique du Sud.
  • Tudor : autre zone résidentielle pour classe moyenne avec maisons et magasins. Le Mombasa Polytechnic University College (MPUC) est situé dans ce quartier.


Côte Nord :

La plage de Nyali devant le Voyager Hotel.
  • Nyali : L'un des principaux quartiers résidentiels, privilégié et haut de gamme, il est sur le continent au nord de l'île et y est relié par le New Nyali Bridge. Il dispose de nombreux hôtels de luxe sur le front de mer (Voyager Hotel, Mombasa Beach Hotel, Reef Hotel...). Pour de nombreux résidents, Nyali est devenu un quartier résidentiel autonome très occidentalisé, avec deux supermarchés Nakumatt, un cinéma multiplex, des centres commerciaux, des banques, des écoles et des bureaux de poste. Tout cela évite souvent aux résidents d'avoir à traverser le pont pour se rendre dans le centre-ville souvent embouteillé de Mombasa. On trouve entre autres à Nyali le complexe « Cinemax Nyali », Mamba Village (ferme à crocodiles), le Nyali Golf Club, le temple hindou Dwarikadham, de nombreuses ambassades et quelques-uns des institutions académiques les plus prestigieux de la province côtière.
  • Kongowea : Kongowea est une zone densément peuplée composée initialement de 15 villages, pour une population estimée à 106 180 habitants. Kongowea est un village cosmopolite principalement habité par des gens du continent qui ont migré vers la ville pour trouver du travail, notamment dans les services et le secteur manufacturier. La zone est adjacente à la riche banlieue de Nyali qui emploie une partie des habitants du village. Ils sont embauchés principalement comme main-d'œuvre à faible coût comme gardiens, jardiniers, maçons pour les maisons en construction ainsi que pour l'aide à domicile. Les villages les plus connus à l'intérieur de Kongowea comprennent Kisumu Ndogo, Shauri Yako et Mnazi Mmoja. Bien que Kongowea soit situé dans une zone plutôt privilégiée, de nombreux habitants y vivent dans des conditions extrêmes - mauvaise hygiène, absence d'équipements urbains, taux de criminalité élevé et manque d'équipements de base essentiels comme des écoles, des hôpitaux ou simplement l'eau courante (qui n'est de toute façon jamais potable au Kenya). Kongowea est également l'un des plus grands marchés en plein air d'Afrique de l'Est.
  • Bamburi : également un canton périphérique (quinze minutes en voiture), situé au nord de Nyali sur la route de Malindi. On y exploite notamment le ciment (issu de la pierre de corail), avec des firmes comme la Bamburi Portland Cement Company, ainsi que Bamburi Cement (qui appartient au groupe français Lafarge). Bamburi est aussi caractérisée par ses grandes plages publiques très prisées (comme Mijikenda beach) et ses parcs naturels comme le Parc Haller, où l'on peut voir de nombreux animaux sauvages en liberté.

Les autres villages de l'agglomération plus loin au Nord sont Shanzu, Mkomani, Bombolulu, Kisauni, Mtwapa et Kilifi. La côte nord est célèbre pour son industrie du divertissement, qui attire aussi bien les habitants que les touristes.


La plage de Diani.

Côte Sud :

  • Likoni : Mal desservi à cause du ferry, Likoni est un quartier plus rural, à faible revenu et où l'on trouve les classes sociales moins aisées. Likoni est situé au sud de l'île de Mombasa et composé en bonne partie de tribus non-swahilies. Le ferry fut la cible des émeutes de Likoni de 1997.
  • Diani : une station balnéaire aisée qui suit la plage de la côte sud de Mombasa. Diani est situé à environ 36 km (25 min) au sud de la ville de Mombasa sur la côte continentale et est particulièrement prisée des touristes locaux et internationaux pour son calme. Diani Beach dispose d'un aéroport régional via la ville d'Ukunda pour les touristes qui veulent s'y rendre directement depuis Nairobi ou d'autres aéroports et aérodromes du pays.


La partie continentale (Ouest) :

Vue du quartier industriel non loin de l'aéroport Moi (1994).
  • Magongo : est une commune périphérique à 20 minutes en voiture loin au nord-ouest de l'île de Mombasa, située sur la route de Nairobi, et qui fait le lien entre Mombasa et l'aéroport international Moï. Cette commune manque de systèmes d'électricité, d'eau ou d'égouts efficaces, et est plus généralement handicapée par un manque chronique d'infrastructures de base. La pauvreté, le manque d'hygiène et le chômage continuent d'être le quotidien du canton Mikindani. Les logement sont pour la plupart des bidonvilles plus ou moins améliorés pour des populations pauvres, allant des structures en boue et pierre sèche à des foyers plus équipés avec des toits en tôle ondulée. Une grande partie de la communauté travaille en dehors du canton, surtout dans l'île de Mombasa du fait du manque d'activité économique à Magongo. On y trouve cependant des commerces et quelques écoles primaires publiques : Nazarene Primary School en est un exemple, gérée par un système de bénévolat tournant.
  • Mikindani : C'est un canton périphérique sur le continent le long de la Nairobi Highway. Il longe les infrastructures industrielles de Changamwe et accueille principalement la classe ouvrière qui travaille dans l'industrie ou au port de Kilindini.
  • Miritini : canton excentré sur la route de Mombasa à Nairobi, en voie de transformation en banlieue.
  • Changamwe : Zone industrielle qui contient les projets de production d'électricité Kipevu, la raffinerie de pétrole et de nombreux lotissements. C'est la porte d'entrée de l'aéroport international Moi. On y trouve également plusieurs infrastructures administratives.
  • Migadini & Chaani : Deux quartiers adjacents situés à l'est de la route de l'aéroport et à l'est du Kenya Port Authority. Ils bordent le Port Reitz, Magongo et les bâtiments du Kenya Ports Authorities.
  • Port Reitz : est une banlieue sur le continent qui comporte une plage, des raffineries de pétrole, des lotissements, mais aussi l'aéroport international Moi et l'hôpital de Port Reitz.

Toponymie [modifier]

C'est à l'île de Mombasa que la ville doit son nom. Les Arabes appelaient jadis cette île Manbasa (arabe : منبعثة). En swahili, elle était appelée Kisiwa cha mvita ce qui signifie « Île des guerres des peuples »[note 1] en raison de son histoire mouvementée, due à sa position stratégique.

Histoire [modifier]

Mombasa est fondée vers 750 par des commerçants arabes, profitant de la situation abritée de la baie et de la protection qu'offre cette île séparée du continent par deux estuaires. La ville devient rapidement un port de commerce important (à l'instar de Lamu et Mogadiscio), permettant des échanges entre l'Afrique de l'Est et les pays de l'Océan Indien (Arabie, Inde, Zanzibar, Madagascar).

En 1330 (ou 1331), l'explorateur Ibn Battûta visite Mombasa lors d'un de ses nombreux périples. Cette visite est rapportée dans un rihla traduit, en anglais et en français[5]

Le Fort Jésus, patrimoine mondial de l'UNESCO.

En 1498, l'explorateur portugais Vasco de Gama y arrive. Les Portugais se rendent maîtres de la ville en 1505 et, à partir de 1593 avec la construction du fort Jesus et de cinq autres fortifications plus modestes, en font progressivement une place forte à vocation commerciale, sur la route des Indes. L'île subit de nombreuses attaques, et une peuplade bantoue en décime la garnison en 1611. La ville est prise en 1698 par les Omanais, alliés avec certaines factions swahilies, qui en chassent définitivement les Portugais en 1832 sous l'impulsion du sultan Seyyid Saïd. Les Omanais la cèdent en 1861 au nouveau Sultanat de Zanzibar (résultat de la scission de la partie sud du grand sultanat d'Oman).

En 1895, le sultanat passe sous contrôle britannique, et, de 1888 à 1905, Mombasa est la capitale de l'Afrique orientale britannique, dont elle constitue également le principal port. Les travaux de construction du chemin de fer de l'Ouganda (en) débutent en 1896 à Mombasa et se terminent en 1901 à Kisumu mais la mise en service ne débute d'en 1903.

En 1920, l'Afrique orientale britannique est dissoute et devient la colonie et protectorat du Kenya. Mombasa se trouve dans la partie du protectorat et en devient le chef-lieu jusqu'au 12 décembre 1963, date de l'indépendance du Kenya. Depuis cette date, Mombasa est toujours une ville relativement prospère grâce à sa position stratégique de plus grand port maritime d'Afrique de l'Est. Sa croissance économique et démographique est toujours importante, au point que l'île de Mombasa ne constitue plus qu'une petite partie de l'agglomération, qui a progressivement absorbé les communes limitrophes comme Nyali, Likoni ou Chaali.

En 2002, Mombasa est le théâtre d'un double attentat organisé par Al-Qaïda. Le 28 novembre 2002, un attentat-suicide à la voiture piégée est commis contre le Paradise Hotel, situé en bord de mer à Mombasa et propriété d'un Israélien. L'explosion tue trois Israéliens et dix Kényans. Environ 20 minutes plus tôt, un missile sol-air était tiré en direction d'un Boeing 757 d'Arkia Israel Airlines. L'appareil qui venait de décoller de l'aéroport international Moi n'est pas touché et atterrit sans encombre à Tel Aviv[6].

Entre le mois d'août 2012, avec l'assassinat d'un ouléma, et le 3 mars 2013, l'ancienne province de la Côte, et plus particulièrement Mombasa, est le théâtre d'assassinats perpétrés par le groupe indépendantiste Mombasa Republican Council (MRC) (en) avec comme point final la mort de douze personnes — dont six policiers — tombées dans une embuscade la veille de l'élection générale[7].

Politique et administration [modifier]

Le siège de l'administration et des finances du district de Mombasa.

Divisions électorales [modifier]

Circonscriptions Districts électoraux
Changamwe Port Reitz · Kipevu · Airport · Miritini · Chaani
Jomvu Jomvu Kuu · Magongo · Mikindani
Kisauni Mjambere · Junda · Bamburi · Mwakirunge · Mtopanga · Magogoni · Shanzu
Nyali Frere Town · Ziwa La Ng'ombe · Mkomani · Kongowea · Kadzandani
Likoni Mtongwe · Shika Adabu · Bofu · Likoni · Timbwani
Mvita Mji wa Kale / Makadara · Tudor · Tononoka · Shimanzi / Ganjoni · Majengo

Jumelages [modifier]

Mombasa a conclu un accord de coopération décentralisée avec Honolulu, Seattle et Long Beach[8].
Cet accord concerne l'appui institutionnel ainsi que les échanges scolaires et culturels.
Blank map of world no country borders.PNG
Honolulu
Seattle
Long Beach
Mombasa
Mombasa

Population et société [modifier]

Population [modifier]

Ville portuaire, Mombasa est une ville marquée par une grande mixité ethnique et culturelle. On y trouve environs 70% d’africains et 30% d’asiatiques (surtout Indiens) et d’européens. La plupart des 70 principaux groupes ethniques kenyans y sont présents, mais la population est dominée par les Swahilis et les Kikuyus, suivis par les Schonyi, les Duruma, les Digo et les Kamba avec d'importantes communautés de Luo, de Kalenjin et de Luhya. On y reconnaît aussi des groupes de Maasaïs à leurs parures particulières.

De même, de nombreuses religions cohabitent à Mombasa, et sont visibles autant par les édifices que les signes arborés par la population.

La mixité sociale est importante et la tolérance religieuse majeure. Il n'est pas rare de croiser, dans l'indifférence générale, à la fois un groupe de femmes portant le niqab et des adolescentes giryama[9], les seins nus, guidant leur troupeau.

Arts [modifier]

Le street-artist Space Invader a posé dix de ses créations dans les rues de Mombasa.

Loisirs [modifier]

Groupe de kényans prenant un bain de mer à Nyali Beach.

Mombasa compte plusieurs parcs et jardins zoologiques pourvus d'une biodiversité importante, comme le Parc Haller.

Les magnifiques plages de sable blanc corallien de Nyali, Diani et Bamburi sont particulièrement prisées des touristes ; la pratique de la baignade de mer comme loisir commence donc à se développer dans la population kényane par imitation. Comme la plupart des kényans ne savent pas nager (et même si le lagon n'est pas très profond), il s'est développé un système de location de chambres à air de camions utilisés comme des bouées par les baigneurs incertains.

La plongée sous-marine est aussi très pratiquée (notamment dans les zones touristiques comme Nyali et Diani) : une portion de 8km de long du littoral de Bamburi à Nyali a été déclarée Aire Marine Protégée par le Kenya Wildlife Service en 1986 (sous l'intitulé « Mombasa Marine National Park and Reserve »). Sur ces 10km², la pêche est interdite ou réglementée suivant les endroits, et les plongeurs doivent payer un droit d'accès de 1500 KSh. La barrière de corail abrite une biodiversité d'un intérêt touristique et biologique majeur.

Sports [modifier]

  • Football : Actuellement Mombasa n'est pas représentée en Première Ligue kényane de football : 4 de ses clubs évoluent en Deuxième Ligue : l'Amiral F.C., Magongo Gardes, Sparki Youth et Coast United. Depuis peu, des derbies entre les équipes Mombasa sont devenus populaires. une autre équipe, les Coast Stars, a été reléguée de la ligue il y a plusieurs années. La seule équipe basée Mombasa à avoir remporté la ligue est le Feisal F.C., en 1965. Les Kiziwi Leopards étaient une équipe populaire dans les années 1980, à l'instar des Mombasa Wanderers quelques années auparavant.
    En 2011, le Bandari F.C. affronta le Congo Uni F.C. au Stade Municipal de Mombasa (Mbaraki Sports Grounds).
  • Cricket : Mombasa compte plusieurs équipes de cricket. Un d'entre eux est le Mombasa Sports Club (MSC), qui a obtenu le statut d'ODI en 2006.
  • Rugby : Le MSC compte aussi une équipe de rugby évoluant en Kenya Cup League.
  • Hockey : Les hommes de Mvita XI et les femmes du MSC représentent Mombasa dans des ligues de hockey sur gazon kényanes.
  • Rallye : La ville accueille aussi l'édition bisannuelle du Safari Rallye et chaque année une étape du Kenya National Rally Championship.


Cultes [modifier]

Le New Dwarikadham Temple, l'un des temples hindous de Nyali.

Mombasa est une importante ville musulmane (comme toute la côte kényane), mais c'est aussi le siège d'un archevêché catholique, et on y compte par ailleurs une population protestante non négligeable (principalement d'origine européenne). L'importante communauté d'origine indienne est majoritairement de confession hindoue, et possède de nombreux temples dans certains quartiers. Enfin, les membres de certaines tribus (Maasaïs...) y demeurent polythéistes.

Les temples hindous les plus fameux sont le Shree Cutch Satsang Swaminaryan (sur Kenyatta Avenue) et le New Dwarikadham Temple à Nyali.

Médias [modifier]

Mombasa dans les médias [modifier]

Télévision [modifier]

Une partie de la série télé américano-britannique Strike Bike se déroule dans cette ville.

Cinéma [modifier]

Mombasa tient une place secondaire dans le film Inception. Elle est seulement citée car le lieu de tournage est en réalité Tanger au Maroc.

Le film Paradis : Amour d'Ulrich Seidl (2012) prend place sur les côtes touristiques autour de Mombasa (principalement Nyali et Diani). Il décrit la réalité du tourisme sexuel d'européennes riches et âgées dans les quartiers balnéaires de la région.

Jeux vidéo [modifier]

Une partie de la saga Halo se déroule dans cette ville.

Chanson [modifier]
  • La chanson Mombasa fut un hit du groupe finlandais Taiska.
  • Warren Zevon y fait référence dans sa chanson Roland The Headless Thompson Gunner.

Économie [modifier]

Le ferry de Mombasa.

Mombasa est le principal port d'Afrique de l'Est, et constitue donc le lien majeur entre l'Afrique et l'Océan Indien : la population indienne y est d'ailleurs très représentée dans l'économie. Le commerce constitue la première source de revenus de la ville, grâce à un port large et profond dans une baie protégée (le nom du port, Kilindini, signifie « profond » en swahili). L'industrie n'est pas en reste dans la partie ouest de l'agglomération, avec une importante activité de raffinerie (sucre, pétrole) et des chantiers navals. Au nord, de nombreuses entreprises exploitent la roche de corail pour en faire du ciment, notamment à Bamburi.

Le tourisme est également assez développé à Mombasa, qui est une ville balnéaire prisée et sert notamment de point de départ pour la plupart des safaris de la moitié Est du Kenya. Certains quartiers résidentiels et touristiques comme Nyali (sur le littoral nord de la ville) ou Diani (au sud), abritent ainsi de nombreux hôtels de luxe pour faire bénéficier aux touristes occidentaux de la douceur du climat et de la beauté du récif de corail qui abrite la côte.

Pour permettre aux plus gros bateaux d'atteindre les plates-formes multimodales de l'arrière de Mombasa, il n'existe pas de port entre l'île de Mombasa et Likoni, la partie de l'agglomération située sur la côte Sud (le nord étant desservi par le Nyali Bridge) : un ferry est donc chargé d'assurer les échanges entre Mombasa et Likoni, mais sa capacité limitée et la fréquence des problèmes techniques ou sociaux paralyse souvent la ville.


Culture locale et patrimoine [modifier]

L'ancienne poste de Mombasa, exemple d'architecture swahilie.

Le quartier historique de Mombasa est un exemple typique d'architecture swahilie, et le Fort Jésus a été nommé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.

L'un des symboles de la ville sont les « tusks » (défenses d'éléphants géantes) en aluminium qui bordent l'Avenue Moï : elles furent érigées en 1956 en l'honneur de la visite de la Princesse Margaret et constituent aujourd'hui encore l'un des monuments les plus caractéristiques de l'identité de Mombasa.

Personnalités liées à la ville [modifier]

Mombasa Beach, une des plages touristiques de Nyali.

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. kisiwa = « île », cha = « de » (accord grammatical de possession), m- = préfixe nominatif pour les êtres humains ou leurs activités, vita = « guerres » (kita au singulier).

Références [modifier]

  1. (en) Statistical Abstract 2010, Kenya National Bureau of Statistics, p. 5, table 4 
  2. (en) Kenya census 2009, Kenya National Bureau of Statistic
  3. Orthographe d'avant l'indépendance, selon le dictionnaire Larousse
  4. (en) Weather Information for Mombasa, World Weather Information Service
  5. Ibn Battûta (trad. Charles Defrémery et Beniamino Raffaelo Sanguinetti), Voyages, vol. II : De la Mecque aux steppes russes, Paris, François Maspero / La Découverte (no 52), 1982, pdf, 477 p. (ISBN 2-7071-1303-4 et 978-2-7071-1303-0) (OCLC 489704896) (notice BnF no FRBNF346868248) [lire en ligne (page consultée le 2 mai 2013)], p. 74 
  6. (en) Paul Reynolds, « Al-Qaeda suspected in Kenya attacks », sur news.bbc.co.uk, 28 novembre 2002. Consulté le 30 avril 2013
  7. (en) Cyrus Ombati, « 12 die in attack by Mombasa militiamen », The Standard, Nairobi, The Standard Group, 4 mars 2013 [texte intégral (page consultée le 30 avril 2013)] 
  8. (en) Mombasa, Kenya, sur Sister Cites of Long Beach. Consulté le 1er mai 2013
  9. Les Giryama vivent essentiellement dans le comté de Kilifi.
  10. (en) Julius Francis, « Dr Tim McClanahan », sur wiomsa.org, 18 juin 2010. Consulté le 4 mai 2013

Voir aussi [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie [modifier]

  • Alfred E. Banner (photogr. Dino Sassi), Mombasa : Souvenir guide book, Nairobi, Kersta Nairobi, 1980, 68 p. (OCLC 702646999)  — Textes en anglais, allemand, français et italien.
  • Murielle Favrel-Samreth, Mombasa : Histoire d'un port africain, Nice, France Europe, 2005, 117 p. (ISBN 978-2-8482-5109-7) (OCLC 61666388) (notice BnF no FRBNF39995296n) 
  • Xavier Luffin, Un créole arabe : Le kinubi de Mombasa, Kenya, Munich, LINCOM Europa, coll. « LINCOM studies in Pidgin & Creole languages » (no 7), 2005, 470 p. (ISBN 978-3-8958-6804-7) (OCLC 61029921) (notice BnF no FRBNF399831166)  (KBR code 9 A/2012/3.195) — Ouvrage présenté dans « LINCOM Studies in Afroasiatic Linguistics », Afroasiatic languages & near eastern studies, vol. 28, no 29, 2010, p. 106 [texte intégral] 

Articles connexes [modifier]