Eau du robinet

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De l’eau potable du robinet, fortement aérée.

L'eau du robinet, ou eau de distribution ou parfois eau courante, est une eau potable distribuée directement chez l'utilisateur (ménages, entreprises, bâtiments publics, etc.). Elle est transportée par un réseau de canalisations depuis son point de captage (source, forage, rivière, etc.) jusqu’aux robinets des utilisateurs. Le plus souvent, cette eau est rendue potable par un centre de traitement et de désinfection, puis stockée dans un ou plusieurs réservoirs (par exemple le château d'eau) en attendant d'être consommée.

La qualité de l’eau du robinet est très règlementée et soumise à de nombreux contrôles sanitaires, dans les pays développés. Elle provient le plus souvent d’une nappe souterraine, d’une rivière ou plus simplement d'une source apparente et subit de nombreux traitements avant d’arriver au consommateur. Dans certaines régions, elle provient du Dessalement. Il s'agit du circuit de l'eau, qui suppose une véritable transformation de la ressource et tout un service de la distribution de l'eau.

Production d'eau du robinet[modifier | modifier le code]

Les techniques de production d’eau varient énormément en fonction des particularités liées aux origines de la ressource : présence d’une nappe ou d’un cours d’eau, nature des sols, proximité de zones agricoles, présence de sites industriels très pollués[1]… Chaque situation demandera la mise en œuvre de techniques spécifiques, plus ou moins coûteuses, qui expliquent notamment, l’impossibilité de définir un tarif unique sur l’ensemble du territoire mais également la difficulté d’établir un comparatif viable des tarifs pratiqués.

Étapes du traitement de l'eau[modifier | modifier le code]

  1. L'eau est pompée ou amenée naturellement par gravité depuis son point de captage (puits, rivière, source) jusqu'à la station de traitement. Lorsqu'il s'agit d'un pompage en rivière, la prise d'eau est le plus souvent protégée par une grosse grille afin d'éviter l'intrusion de gros objets dans la canalisation.
  2. L'eau passe d'abord dans un décanteur où elle séjournera plus ou moins longtemps selon son état. Les matières en suspension les plus lourdes se déposent au fond du décanteur. Pour accélérer la décantation et améliorer son efficacité, des produits floculants et/ou coagulants sont parfois ajoutés dans l'eau, il s'agit le plus souvent de chlorure ferrique ou d'aluminium. Ces produits floculants et coagulants vont permettre aux petites matières en suspension de s'agglomérer et de former un amas qui s'enlèvera plus facilement.
  3. Les solides se déposent au fond du bassin de décantation. Par la suite, l'eau est prélevée à la surface du décanteur et débarrassée de la plus grosse partie de ses impuretés.

Note : Lorsque l'eau est pompée depuis une nappe souterraine très profonde, il peut arriver qu'elle soit particulièrement propre et n'ait donc pas besoin de subir une étape de décantation/floculation/coagulation. Cette eau subira donc directement l'étape de désinfection.

  1. L'eau peut ensuite être filtrée sur un filtre à sable. Les couches de sable retiennent les particules en suspension qui ne sont pas restées dans le décanteur, mais également les parasites. L'eau sort clarifiée et prête à être désinfectée.
  2. L'étape de désinfection peut se faire de différentes manières, avec de l'ozone ou du chlore. Ces produits très oxydants vont attaquer les bactéries et les virus afin de les rendre inoffensifs. L'ozone est un gaz qui ne se transporte pas et doit donc être produit sur place par un ozoneur. Le coût de cette production d'ozone explique pourquoi l'ozonation n'existe que dans les grandes stations de traitement.
  3. L'eau peut ensuite passer par une étape de filtration sur charbon actif en grains. Le charbon actif retient les substances chimiques ou organiques qui restent dans l'eau, peu les pesticides.
  4. L'étape finale consiste en un ajout de chlore dans l'eau afin de garantir que l'eau sera bien désinfectée jusqu'à son arrivée au robinet du consommateur.
  5. L'eau potable est pompée et envoyée dans des réservoirs situés en hauteur (de type château d'eau) en attendant d'être consommée par les utilisateurs qui n'auront qu'à ouvrir leur robinet pour accéder à leur eau. En général, les réservoirs sont remplis en continu ou jour après jour avec une eau nouvellement produite.

Chlore[modifier | modifier le code]

Après la désinfection de l'eau réalisée dans un centre de traitement, une quantité variable de chlore est introduite sous forme d'hypochlorite de sodium (voir : eau de Javel) dans l'eau avant sa mise en distribution afin d'éviter sa recontamination par des virus ou bactéries pathogènes. La dose de chlore est ajustée afin qu'une concentration minimale de 0,1 mg/L soit assurée au robinet du consommateur pour garantir une eau correctement désinfectée. Le chlore s'évaporant à l'air libre (et pas dans les tuyaux), le goût chloré de l’eau peut disparaître si on la laisse reposer quelques minutes (selon la quantité) dans une carafe ouverte.

Goûteurs d’eau[modifier | modifier le code]

Il n’existe pas de règlementation précise sur les paramètres de « confort » de l’eau : aspect, goût, odeur, … L’expertise se développe dans les laboratoires, principalement des sociétés de production et de distribution d’eau. Les méthodes relèvent de l’analyse des traces et l’utilisation de technologies de pointe, telles que le nez électronique capable de détecter des goûts et odeurs infimes ou volatiles. Une technologie également utilisée dans le secteur agro-alimentaire (café, champagnes, …)

Les goûteurs d’eau professionnels, « les palais les plus fins » sont capables de qualifier les goûts et odeurs de manière à les caractériser et pouvoir par la suite ajuster les réglages des usines.

Non buveurs, non fumeurs, les goûteurs d’eau sont à l’eau potable ce que sont les nez au parfum : de véritables agents de renseignement.

Les dix astuces et bons conseils du dégustateur d’eau du robinet :

  • Laissez couler l’eau jusqu’à ce qu’elle soit fraîche avant de la boire.
  • Laissez l’eau s’aérer quelques minutes dans votre verre ou votre carafe.
  • Protégez l’eau dans une bouteille ou carafe fermée par un bouchon ou film plastique.
  • Ne gardez pas votre eau plus d’une journée dans une bouteille ou carafe. Changez-la.
  • Rincez votre bouteille ou carafe à chaque utilisation.
  • Nettoyez régulièrement votre carafe avec de l’eau vinaigrée et du sel ; rincez bien.
  • N’utilisez jamais le robinet d’eau chaude pour préparer vos boissons ou faire la cuisine. Faites chauffer l’eau froide[2]., [3]
  • Changez régulièrement vos glaçons.
  • Faites preuve d’imagination pour agrémenter le plaisir de boire l’eau.

L'eau du robinet et la radioactivité[modifier | modifier le code]

Comme pour les eaux minérales[4], la radioactivité de l'eau du robinet varie selon les régions. L'origine de la radioactivité de l'eau est lié à la nature des terrains où elle a séjourné. C'est la raison pour laquelle, on va retrouver de la radioactivité en faible quantité au robinet du consommateur mais également dans les eaux en bouteille. Elle dépend des métaux et minéraux et de leurs isotopes présent dans l'eau et donc des régions. Elle peut avoir une origine naturelle (ex : radon 222, potassium 40, uranium 234, uranium 238, radium 226, radium 228, polonium 210 et plomb 210) ou artificielle (retombées des essais nucléaires, pollutions, fuites...).

La contribution de l'eau et des aliments à l'exposition annuelle de la population au rayonnement ionisant est très faible. Elle est 50 fois inférieure à une dose subie avec un scanner[réf. souhaitée]. Elle représente moins de 10 % de l'exposition au rayonnement naturel[réf. souhaitée]. Les rayonnements naturels sont constitués de l'exposition au radon (gaz radioactif naturel), des rayonnements cosmiques et des rayonnements telluriques. Les rayonnements naturels de l'eau sont essentiellement constitués de l'exposition au radon.

En France, aucun contrôle n'est effectué sur la présence de radon dans l'eau du robinet[5]. Toutefois, la dangerosité du radon n'est prouvée que lorsqu'il est dans l'air parce qu'il passe alors dans les poumons. Sa dangerosité n'étant pas établie lorsqu'il se trouve dans de l'eau du robinet ou dans de l'eau de boisson, les avis divergent.

Aspects environnementaux[modifier | modifier le code]

Un robinet mal fermé : gaspillage de l’eau garanti.

Eau du robinet Contre Eau en bouteilles[modifier | modifier le code]

La consommation alimentaire d’eau du robinet en lieu et place d'eau en bouteilles permet de diminuer la pression sur l’environnement. En effet, l'eau du robinet arrive directement au logement sans utiliser ni bouteilles en plastique, ni transports routiers. De plus, le contrôle de sa qualité s'effectue en continu, 24 heures sur 24.

Pollution des ressources en eau[modifier | modifier le code]

Il est important de préserver l’environnement autour des points de captage pour éviter la contamination de l’eau. Actuellement, en France, une importante politique de mise en place de périmètres de protection autour des ressources vise à protéger l'eau utilisée pour la production d'eau potable. L'établissement de ces périmètres de protection devrait être finalisé en 2014 (Deuxième Plan National de Santé-Environnementale). Le traitement de l’eau peut-être lourd et coûteux lorsque la zone de captage se situe dans une région très polluée, notamment là où est pratiquée une agriculture intensive, de par l’épandage d’engrais et/ou de pesticides, ou encore à cause de l'importance des déjections d'animaux d’élevage (Exemple des nitrates en Bretagne). Bien souvent, les ressources très polluées finissent par être abandonnées au profit d'autres moins polluées.

Traitement à domicile[modifier | modifier le code]

De nombreux dispositifs de traitement de l'eau à domicile sont commercialisés. Ils permettent par exemple d'éliminer le chlore, les pesticides, les métaux lourds ou le calcaire. Ce dernier représente pourtant, dans l’eau de boisson, une source importante de calcium. Ces systèmes fonctionnent sur la base du passage de l'eau sur une résine censée retenir les substances à éliminer. Au bout d'un certain temps d'utilisation, ces résines sont saturées par les substances à éliminer et n'assurent plus leurs fonctions efficacement, c'est pourquoi il est important de les renouveler régulièrement.

Le traitement de l'eau, dite potables, à domicile a pour but de retenir les impuretés que les sociétés de distribution publique ou privée ne peuvent éliminer, principalement dues à l'état des canalisations et à l'excès de chlore qui agit comme dissolvant des matières organiques; de plus il n'y aurait pas de recherches sur la complexité des substances provenant des pollutions par des pesticides agricoles ou chimiques (effets combinés).[réf. nécessaire] Des filtres (coton à 20 micron) sont installés à l'arrivée de l'eau et les excès de calcaires sont alors traités par des appareils du type adoucisseurs complété par un osmoseur inverse, suivi d'une légère reminéralisation. Le remplacement trimestriel des filtres révèle une forme de saturation par les impuretés, dans des villes à forte concentration urbaine.

La potabilité de l'eau étant le résultat d'une concertation entre les services publics de l'eau et les capacités de traitement des industriels, il peut à tout moment se produire des applications à minima pour réduire les coûts, d'où la nécessité de se prémunir. [réf. nécessaire]

Gaspillage de l'eau du robinet[modifier | modifier le code]

L’eau du robinet étant également utilisée pour des usages non alimentaires, certaines personnes considèrent comme un gaspillage le traitement poussé de l’eau lorsqu’elle sert au lavage du linge, des sols, à la chasse d'eau des toilettes ou à l’arrosage des plantes. Dans certains lieux (par exemple à Cambridge, mais également à Paris[6] ), un double réseau de distribution d’eau est en place, dont l’un distribue de l’eau non potable. Désormais, à Paris, ce double réseau, n'est utilisé que pour le nettoyage des voiries et par les pompiers. En effet, de nombreuses erreurs de branchements d'un réseau sur l'autre ont provoqué plusieurs petites épidémies de typhoïde ou de gastro-entérites et ont conduit les autorités à supprimer progressivement ce réseau non potable chez les particuliers. Depuis 2008 et l'arrêté du ministère de la santé du 21 août 2008 [7], il est possible de récupérer l’eau de pluie pour certains usages non alimentaires comme le lavage des sols, la chasse d'eau des toilettes ou encore le lavage du linge. Cependant, l'eau de pluie n'est pas potable et souvent bien moins propre que l'eau du robinet (elle peut par exemple contenir des pesticides ou des mousses récupérées sur les toits), son utilisation mérite donc une attention particulière. Le lavage du corps, des dents ou de la vaisselle n'est pas autorisé avec de l'eau de pluie.

Lorsqu’on se lave les mains, il suffit que les mains soient à peine humides et ne pas abuser du savon. C’est la vitesse et/ou la fréquence des frottements des mains qui compte. En rinçant les mains, le débit de l’eau doit être faible tout en continuant à frotter les mains.

L'eau du robinet en France[modifier | modifier le code]

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

Limites réglementaires acceptables pour les métaux lourds et substances chimiques[8]

Substances chimiques Taux limite Caractéristiques
Acrylamide 0,10µg/L
Antimoine 5 µg/L
Arsenic 10 µg/L
Baryum 0,1 mg/L
Benzène 1 µg/L
Benzopyrène 0,010 µg/L
Bore 1 mg/L
Bromates 10 µg/L La valeur la plus faible possible doit être visée
Cadmium 5 µg/L
Chrome 50 µg/L
Chlorure de vinyle 0,5 µg/L
Cuivre 2 mg/L
Cyanure totaux 50 µg/L
1,2-dichloroéthane 3 µg/L
Épichlorhydrine 0,10µg/L
Fluorures 1,5 mg/L
Hydrocarbures aromatiques polycycliques 0,1 µg/L
Mercure 1 µg/L
Microcystine 1 µg/L A rechercher en cas de prolifération algale dans les eaux brutes
Nickel 20 µg/L
Nitrates 50 mg/L Limité légale: Dépassement inoffensif
Nitrites 0,50 mg/L En sortie des installations de traitement, la concentration doit être inférieure ou égale à 0,1 mg/L
Pesticides organiques 0,10 µg/L pour chaque pesticide sauf aldrine, dieldrine, heptachlorépoxyde: O, O3 ug/L Insecticides, herbicides, fongicides
Total Pesticides 0,50 µg/L
Plomb 10 µg/L jusqu'en 2013
Sélénium 10 µg/L
Tétrachloroéthylène et Trichloroéthylène 10 µg/L
Total Trihalométhanes 100 µg/L

Concernant la qualité de l’eau, les Français bénéficient d'une eau abondante en général, de bonne qualité et à un prix raisonnable ; 3 composantes réunies dans le modèle français de la gestion de l’eau. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes, car il y a régulièrement des pénuries dans une dizaine de départements, dues le plus souvent aux prélèvements très importants faits dans les périodes d’été pour l’irrigation agricole. Il y a quelques problèmes de qualité sérieux, notamment en ce qui concerne les masses d’eaux souterraines et de nombreux captages ont dû être fermés ou approfondis pour répondre aux normes. Mais, indépendamment de cela, la France, qui est une région à climat tempéré, bénéficie de précipitations importantes. Nous avons une eau abondante, de qualité, et plutôt d’un prix abordable. Cette qualité est extrêmement contrôlée. Les pouvoirs publics font un nombre de prélèvements considérables, les opérateurs privés également sont contrôlés sur ce point de façon régulière et les indicateurs de qualité pour l’eau potable évoluent dans le bon sens. Les taux de nitrates et de pesticides sont néanmoins en croissance régulière dans plusieurs régions et localement préoccupants. L'aluminium ou le radon [9],[10] internes à l’IRSN. Un bilan historique [11] (le radon est cancérigène[12]) sont aussi des contaminants localement jugés préoccupants. Les eaux minérales et thermales sont également suivies[13].

Le code de la santé publique (CSP) et ses textes d'application ont du transposer la directive européenne 98/83/CE[14]. Ils cadrent le contrôle sanitaire des eaux potables, maintenant fait par les Agences Régionales de Santé (ARS) sur 25 546 unités de distribution (UDI) en France ; La fréquence de contrôle varie selon les quantités distribuées et la taille de la population desservie.
Les agences de l'eau publient régulièrement des bilans et cartographies sur la qualité des eaux superficielles ou souterraines, dans le cadre de la directive cadre sur l'eau notamment. Une base de données "SISE-Eaux d’alimentation" constitue le Système d'information en santé-environnement sur les eaux d’alimentation.

Les sondages montrent que les français ont une confiance de plus en plus grande dans la qualité de l’eau et trouvent que le rapport qualité prix est raisonnable.

Paramètres de qualité chimiques et organoleptiques [15]

Paramètres Références de qualité
Aluminium total 200µg/L Référence AFSSA si dépassement, mise en œuvre de mélange d'eau accordé
Ammonium 0,1 mg/L
Chlore libre total Absence d'odeur ou de saveur désagréable
Carbone organique total, oxydabilité au Permanganate de potassium 2 mg/L 5 mg/L après 10' en milieu acide
Chlorites 0,2 mg/L La valeur la plus faible doit être visée sans compromettre la désinfection
Conductivité des eaux entre 180 et 1000 µS/cm à 20° Les eaux ne doivent pas être corrosives
Chlorures 250 mg Les eaux ne doivent pas être agressives (corrosion des métaux), seuil gustatif pour les consommateurs
Concentration en ion hydrogène entre 6,5 et 9 unités PH Les eaux ne doivent pas être agressives
Cuivre 1 mg/L
Équilibre calcocarbonique (calcium/carbone) Les eaux ne doivent pas être agressives
Fer 200 µg/L
Manganèse 50 µg/L
Oxydabilité au Permanganate de potassium après 10' en milieu acide 5 mg/L 02
Odeur et saveur Acceptable pour les consommateurs, aucun changement anormal et pas d'odeur pour un taux de dilution de 3° à 25°
Sodium 200 mg/L
Sulfates 250 mg/L
Température 25 °C
Turbidité 1 NFU (FNU: Formazine Néphélometric Unit)

L'eau du robinet et la radioactivité[modifier | modifier le code]

La qualité radiologique des eaux fait l'objet d'une surveillance réglementaire, régulière depuis 2005. cette surveillance est basée sur les exigences européennes de 1998, mais également sur les recommandations de l'OMS qui datent de 1996.

La loi[16],[17],[18] fixe 4 indicateurs de qualité radiologique, des valeurs guides et des références de qualité[19].

La réglementation est basée sur plusieurs indicateurs. L’activité alpha globale est un indicateur de présence de radionucléides émetteurs alpha ; l’activité bêta globale résiduelle est un indicateur de présence de radionucléides émetteurs bêta; le tritium est un indicateur de radioactivité issue d’activités anthropiques[19]. La Dose Totale Indicative (DTI) représente la dose efficace résultant de l’ingestion de radionucléides présents dans l’eau durant une année de consommation[19]. Une procédure est prévue en cas de dépassement des valeurs guides[20]. À titre d'exemple, selon l'IRSN, en France, en 2008-2009, 98,83 % de la population a été alimentée par une eau dont la qualité (DTI) respectait en permanence les niveaux fixés par la réglementation ;

En cas de dépassement des valeurs de référence, des analyses spécifiques peuvent être réalisées par exemple pour rechercher l'uranium. Dans ces cas et seulement ces cas, la dose totale annuelle pour la population est calculée. Il y a une valeur de référence dans la réglementation française fixée à 0,1 mSv ce qui correspond à environ 4 % de la dose d'exposition pour la population aux rayonnements naturels.

Au vu de ce bilan, on peut aujourd'hui affirmer que la qualité radiologique de l'eau du robinet est satisfaisante et ne présente pas de risque pour le consommateur [21].

Polémique[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 2009 dans Le Parisien, le docteur David Servan-Schreiber, associé au WWF, déclenche une polémique en déclarant que boire de l'eau du robinet est potentiellement dangereux, en particulier pour les malades du cancer[22]. L'UFC-Que choisir soupçonne cette campagne de chercher à relancer le marché de l'eau en bouteille dont les ventes chutent depuis quelques années, et relève qu'elle « passe curieusement de la qualité de la ressource en eau, fort dégradée [...] à celle de l'eau au robinet, comme s'il n'y avait ni stations de traitement pour la rendre potable ni contrôles »[23]. Évidemment, le WWF dément tout parti pris en faveur des eaux en bouteilles ou eaux du robinet et ne pose que la question de la santé publique et de la protection des ressources. L'ONG étudie la qualité des eaux.

Face à la polémique, dans un communiqué en date du 2 juillet 2009, l’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau considèrent que les récentes recommandations de consommation sur l’eau potable adressées aux personnes atteintes de cancer constituent à la fois un déni de la science, un mépris de la médecine et une atteinte au respect des patients.

L'eau est le produit alimentaire le plus contrôlé. Contrôlé par les services déconcentrés de l'État. Contrôlé également par le producteur d'eau. Il n'y a aucune raison d'être alarmiste à l'idée de boire de l'eau du robinet. Si un problème sanitaire devait arriver, l'eau serait coupée et les populations averties. Dire que l'environnement est contaminé est une réalité.

Soutenir qu'il peut y avoir des dépassements de normes – et il faut tout faire pour en limiter la fréquence – est une réalité mais les normes ne sont pas des seuils de dangerosité et les experts toxicologues du monde entier les ont établies de manière que ces dépassements temporaires soient encore loin des valeurs à risque.

Relever qu'il existe un problème de santé publique à boire de l'eau du robinet est irresponsable, et que ce risque est supérieur pour une catégorie de personnes notamment atteintes malheureusement d'un cancer est totalement erroné.

Comme le rappellent l’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie de l’eau : "la Santé Publique n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de Santé Publique que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de l’imposture mais en aucun cas d’une démarche scientifique."

Derrière certains titres dramatisants d'articles ou d'émission, on construit un argumentaire sur des éléments vrais de contamination environnementale pour dériver vers une alerte de santé publique. Comme le relève l'antenne médicale du Centre d'Information sur l'Eau "Boire l'eau du robinet ce n'est pas boire l'eau des rivières."

Cela entraine une confusion dans l'esprit du public et engendre des peurs. C'est là que le discours doit s'arrêter et faire place à des messages clairs, objectifs, scientifiques et donc vérifiables.

Le ministère de la Santé et des Sports a mis en ligne les analyses d'eau effectuées en 2009 dans toutes les communes françaises[24]. Ces relevés comportent de nombreux paramètres, comme le pH et la conductance mais ignorent curieusement le potentiel redox, pour lequel aucune norme européenne n'a encore été fixée. Le chlore oxyde l'eau (en retire des électrons), de sorte que les trois paramètres précédents sur lesquels est fondée la thèse de la bio-électronique permettent de considérer que la plupart des eaux distribuées ne sont pas conformes aux critères physico-chimiques de cette thèse, non réfutée à ce jour.

Par ailleurs, la teneur de certaines eaux communales en aluminium montre que de nombreux réseaux sont encore floculés à l'aluminium, fortement soupçonné de favoriser la maladie d'Alzheimer[25]. La ville de Paris a déjà renoncé à ce procédé et flocule aux sels ferriques. Se pose enfin le problème de la minéralisation des eaux: faut-il boire une eau pure (résistive) ou une eau chargée en électrolytes? Les travaux du professeur Yann Olivaux et de son équipe de recherche tendent à montrer que ce choix est celui de l'hydratation ou de la minéralisation des cellules de l'organisme. Grosso modo, la minéralisation est normalement assurée par les aliments et l'hydratation par l'eau de boisson[26]. Cette eau passe par des canaux nanométriques (appelés aquaporines), ce qui implique logiquement le choix d'eaux très peu minéralisées (moins de 100 mg par litre d'après la bio-électronique). Une synthèse objective de ces divers problèmes est disponible en ligne[27].

Liste des interdictions relatives à la consommation[modifier | modifier le code]

Ces interdictions font suite à des pollutions diverses analysées dans l’eau (bactéries, microbes, engrais…).

  • 2009 :
    • 6 juillet 2009 : Alsace, des analyses d'eau réalisées dans le cadre du contrôle sanitaire réglementaire ont mis en évidence, une dégradation de la qualité bactériologique de l'eau au niveau du réservoir de Chalmont et en distribution dans tout le village. La contamination, due à des germes d'origine fécale (entérocoques et E. coli), rend l'eau impropre à la consommation[28].
    • 12 juin 2009 : Gironde, 2 jours sans eau potable. La Lyonnaise des Eaux a conseillé à 35 000 abonnés de l’agglomération bordelaise de ne pas boire l’eau du robinet, ni de l’utiliser pour la préparation des aliments. Cet avertissement concerne les communes d’Eysines, Bruges, Le Bouscat, Mérignac et Bordeaux-Caudéran. C'est un additif de produits pétroliers et de biocarburants, l'ETBE, qui est à l'origine de la pollution[29].
  • 2008 :
    • 3 décembre 2008 : Normandie[30] 7 jours sans eau potable : Depuis le mercredi 3 décembre, les communes de Cailleville, Néville et la zone du Plateau Ouest de Saint-Valery-en-Caux sont privées d'eau potable pour cause de turbidité constatée dans le réseau. Selon Jacky Héloury, maire de Néville, conseiller général du canton de Saint-Valery-en-Caux et ancien président du Syndicat d'assainissement et d'eau potable de Cailleville-Néville : « C'est une très longue histoire… »
    • 3 décembre 2008 : Saint Cannat [31] Saint Cannat privé d'eau potable : Une pollution aux hydrocarbures de la source du Touron rend, depuis mercredi soir, impropre à la consommation l'eau du robinet pour près de 4 000 habitants de Saint-Cannat. Vers 21h, plusieurs habitants ont signalé à la SPDE, filiale de la Société des eaux de Marseille, une odeur suspecte. Et pour certains, c'est la tisane qui avait un goût bizarre. Des agents dépêchés sur la place dans la soirée ont conclu "au nez" - les analyses confirmeront plus en détail- que la source était polluée.
    • 22 novembre 2008 : Orne[32] L'eau impropre à la consommation aux Aspres : Les Aspres et huit autres communes alentour se seraient bien passées de cette pollution. Depuis samedi, l'eau du robinet est impropre à la consommation. La préfecture de l'Orne indiquait que la pollution provenait des solvants, de la peinture ou des insecticides. « Même s'il n'y a pas de toxicité aiguë pour la population, les concentrations relevées sont très supérieures à la normale. » L'eau du robinet reste donc interdite à la consommation aux Aspres, à Auguaise, La Chapelle-Viel, Bonsmoulin, Bonnefoi, La Ferrière-aux-Doyens, Saint-Aquilin-de-Corbion, Les Genettes et Brethel.
    • 5 novembre 2008 : Ariège [33] La Dépêche : Foix. Pollution du réseau : Trois quartiers privés d'eau potable : Les habitants des quartiers du Cussol, de Cadirac et de Montgauzy ont trouvé un mot de la mairie dans leur boîte à lettres, leur déconseillant de boire l'eau du robinet. En fin de journée un autre courrier déclarait l'eau impropre à la consommation. Le réseau d'eau en provenance du Prat d'Albis était pollué par des éléments organiques. Selon Patrick Gauthié, directeur des services techniques, responsable de la régie des eaux, ce sont les pluies abondantes de ces derniers jours qui sont responsables de cette pollution temporaire. La pluie a lessivé des particules dans le captage et l'on a retrouvé des coliformes fécaux dans l'eau
    • 11 octobre 2008 : Antibes [34] École Sainte-Marie : la présence d'une bactérie dans l'eau confirmée : La présence de bactéries pathogènes dans les canalisations de l'école Sainte-Marie, pourrait être à l'origine de l'intoxication de 60 élèves. C'est ce qui ressort, en effet, des dernières analyses effectuées à la demande de la municipalité d'Antibes, par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales. Il a été décelé, après deux analyses sur 100 ml d'eau du robinet de l'école, la présence de deux « pseudomonas æruginosa ». Il s'agit là d'un germe hospitalier responsable d'infections nosocomiales, qui se rencontre aussi chez les personnes atteintes de mucoviscidose.
    • 6 octobre 2008 : Champagne Ardennes [35] L'Union : Le 6 octobre dernier, la DDASS a effectué une analyse de l'eau à Rouvroy-sur-Audry, celle-ci s'est avérée non conforme. Depuis, les habitants sont donc privés d'eau potable : « On a, c'est vrai, un problème de qualité d'eau, commente le maire Claude Tanton. L'analyse a eu lieu le 6 octobre, on a été prévenus le 9 octobre par téléphone, aussitôt nous avons distribué des bulletins dans les maisons pour informer la population. A la réception de l'analyse du laboratoire, nous avons purgé le réseau, augmenté le taux de javel. »
    • 4 octobre 2008 : Montreuil [36] Montreuil : Près de 2 000 habitants privés d'eau potable : Les habitants des communes d'Attin, Beutin, Brexent-Énocq, Frencq, Longvilliers, Maresville et Tubersent sont invités à ne pas consommer l'eau du robinet. En cause, une pollution dite « fécale ». Un prélèvement réalisé mardi à Attin a révélé la présence de bactéries dans le réseau d'eau du syndicat intercommunal de Beutin. Dès jeudi soir, la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires sociales) a lancé une alerte à la pollution microbiologique. Les sept communes rattachées au réseau d'eau du syndicat ont organisé une distribution d'eau.
    • 22 août 2008 : Montreuil [37] Pollution de l'eau en pays Montreuillois : La DDASS a relevé des pollutions dans les canalisations de plusieurs villages du pays montreuillois. Le Syndicat des eaux de Widehem-Cormont invite ses usagers à ne pas boire l'eau du robinet. Les bouteilles d'eau ont été distribuées en priorité aux personnes âgées et aux familles avec enfants.
    • 21 août 2008 : Lot[38] L'eau impropre à la consommation dans le Lot : dans la journée du 21 août les habitants de Cactus ont été priés de ne plus boire l'eau du robinet. Les dernières analyses de l'eau étaient mauvaises. "Nous l'avons su avec 24 heures de retard" déplore le premier magistrat. Les analyses ont montré, qu'il y avait trop de chlore et que des bactéries commençaient à se développer.
    • 13 août 2008 : Corse[39] : Eau polluée sur l'île de Beauté : Selon la DDASS, la qualité bactériologique de l'eau est insuffisante, voire mauvaise ou très mauvaise pour 17 % de la population corse vivant dans l'intérieur de l'île, soit 46 000 personnes qui ne disposent pas régulièrement d'eau potable. D'après les dernières évaluations techniques, l'eau n'est pas conforme aux normes bactériologiques de manière permanente, dans plus de 200 communes insulaires. L'eau présente de nombreux micro-organismes, en l'occurrence des virus, bactéries et parasites dont certains peuvent être pathogènes pour l'homme.
    • 29 juillet 2008 : La Réunion[40] : à la suite des résultats d’analyses effectués par la DRASS. Le préfet recommande aux abonnés des réseaux concernés de ne pas consommer l’eau du robinet pour les usages alimentaires (boisson, lavage des aliments, lavage des dents).
    • 19 juillet 2008 : Sainte-Enimie : La résurgence de la Burle qui alimente tout le village en eau potable (soit entre 800 et 1000 personnes) est polluée par de mystérieux hydrocarbures. Un arrêté municipal a immédiatement été pris par le maire de la ville pour interdire la consommation d’eau du robinet. Une enquête est ouverte pour connaître l’origine de cette pollution. CF PDF envoyé par la cliente.
    • 12 juillet 2008 : Somme[41] : Les villages d’Ognolles et de Solente dans la Somme ont été privés d’eau potable après la découverte d’une bactérie du nom d'entérocoque. Cousin éloigné des streptocoques, cette bactérie retrouvée dans l'eau de consommation indique le plus souvent une pollution d'origine fécale.
    • 8 juillet 2008 : Vaucluse et Drôme[42] : dans la nuit du 8 juillet à la suite d'un rejet d’uranium sur le site de la société SOCATRI à Bollène, les préfets de la Drôme et du Vaucluse ont interdit à la population via un arrêté municipal, la consommation d’eau potable issue des captages privés.
    • 1er juin 2008 : Uzès[43] : à la suite des intempéries, le taux de turbidité (Densité des particules en suspension) de l'eau a été évalué entre 10 et 11 ntu. Soit un taux largement au-dessus de la norme (inférieure à 2 ntu). Dans ce contexte, la municipalité a pris un arrêté interdisant la consommation d’eau potable.
  • 2007 :
    • 4 juillet 2007 : Alençon[44] : En raison d'une pollution de la Sarthe, l'eau du robinet est impropre à la consommation dans la communauté urbaine d'Alençon. La rivière a été polluée par 10 000 litres d'engrais liquides provenant de la société Lalande à Coulonges-sur-Sarthe. Des bouteilles d'eau ont été distribuées pour subvenir aux besoins de la population. Par arrêté préfectoral, le Préfet de l’Orne a interdit à partir de mercredi 4 juillet à 18 h 00, les usages alimentaires de l’eau: boire, cuisiner, se brosser les dents. Cette interdiction a été levée le 7 juillet à 15 heures.
    • 10 décembre 2007 : Rouen[45] : La Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Seine Maritime fait savoir par voie de communiqué, qu’au vu des résultats des analyses réalisées, 6 collectivités regroupant 24 communes en totalité et 25 en partie (soit 37 700 habitants environ) distribuent une eau impropre à la consommation. La population de ces secteurs est donc invitée à ne pas consommer de l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.
  • 2006 :
    • 1er juin 2006 : Mantes[46] : L’eau du robinet polluée à l’atzarine à Mantes ! les molécules d’atrazine et ses métabolites (résultat des transformations chimiques qui se produisent quand l’atrazine est lâchée dans l’environnement) sont toujours présentes dans le sol et donc dans les nappes phréatiques qui alimentent le réseau d’eau potable.
    • 20 mars 2006 : Gers – Auch[47] : à la suite d'un dysfonctionnement de la station de traitement de l’eau potable de Montégut-Arros, la préfecture du Gers n’est plus en mesure de garantir la qualité microbiologique de l’eau du robinet et interdit par arrêté préfectoral, les usages de cette eau pour la boisson, la préparation des aliments et le lavage de dents.
  • 2005 :
    • Seine et Marne[48] : Les pollutions observées portent sur des traces de pesticides, essentiellement agricoles, de nitrates, de sélénium et de fluorures. La situation concerne environ la moitié du département, qui compte en tout 514 communes. Dans 82 de ces communes, "il y a même des restrictions d'usage pour certaines couches de la population comme les enfants et les femmes enceintes", a ajouté la DDASS.
    • 7 décembre 2005 : Norville[49] : En raison des fortes pluies le réseau public de la commune de Norville, hameau de Cantepie, qui concerne environ 150 habitants, s’avère distribuer une eau colorée ou trouble. Ce phénomène pouvant être associé à une contamination bactérienne, il a été recommandé de ne pas boire l’eau du robinet jusqu’à nouvel ordre.
    • 1er avril 2005 : Nièvre[50] : à la suite de la parution d'une nouvelle réglementation sur l'eau potable, différents réseaux d'eau ont été concernés par une mesure d'interdiction de l'eau à la consommation étant donné les teneurs en arsenic, plomb ou fluor retrouvées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « D'où vient l'eau de nos robinets ? »
  2. Agence de l'eau Ardour-Garonne, « Eau potable »,‎ 14 février 2012 (consulté le 14 mai 2012) : « ne préparez jamais vos boissons à partir d'eau chaude du robinet, notamment si vous avez un cumulus (la température de l'eau, limitée à 60° maximum pour éviter les brûlures, n'est pas assez élevée pour tuer les microbes et autres micro-organismes, mais suffisante pour que certains puissent se développer, comme par exemple les légionnelles. Cet inconvénient n'existe pas avec un chauffe eau instantané), »
  3. Claire FUVELLE - ENGREF, « L’eau chaude des réseaux intérieurs est-elle toujours potable ? », sur oieau.org,‎ 2004 (consulté le 4 mai 2012)
  4. BRGM, juillet 2000, Eau minérale et radioactivité, note technique n° 15.
  5. www.kit-analyse.com/analyse-eau/analyse-radon-eau.html
  6. Le double réseau à Paris.
  7. Arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et de leur usages à l'intérieur et à l'extérieur des bâtiments
  8. Marian Apfelbaum, Monique Romon, Michèle Dubus Diététique et nutrition éd. Masson 2003 p.239 (ISBN 978-2-294-70566-3)
  9. recensement des résultats liés à la présence de radon dans l’eau, engagé par l’IRSN à partir des données historiques
  10. Note technique. Mesure du radon 222 dans l’eau des captages AEP : bilan historique des mesures réalisées entre 1977 et 2003. IRSN/DEI/STEME. Mars 2010
  11. (1977-2003 / Note technique IRSN/DEI/STEME n°2010-03) a été rédigé à partir de l’exploitation de 2000 valeurs
  12. OMS, juin 2005, Radon et cancer, Aide-mémoire N°291.
  13. Analyse de la radioactivité des eaux. Bilan des résultats obtenus en 2009 pour les eaux d’adduction et pour les eaux minérales et thermales. IRSN/DEI/STEME.
  14. Directive 98/83/CE du Conseil du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine
  15. Marian Apfelbaum, Monique Romon, Michèle Dubus op.cit. pp.241-242
  16. Circulaire DGS/EA4/2007/232 du 13 juin 2007 relative au contrôle et à la gestion du risque sanitaire liés à la présence de radionucléides dans les eaux destinées à la consommation humaine, à l’exception des eaux conditionnées et des eaux minérales naturelles
  17. Arrêté du 12 mai 2004 fixant les modalités de contrôle de la qualité radiologique des eaux destinées à la consommation humaine
  18. Arrêté ministériel du 11 juin 2007
  19. a, b et c IRSN, La qualité radiologique de l'eau du robinet en France, 2008-2009. PDF, 43 pages, Février 2011
  20. Recommandations de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN - délibération 2007-DL-003 du 7 mars 2007) jointes à la circulaire de la Direction Générale de la Santé (DGS) du 13 juin 2007
  21. « "Eau du robinet et radioactivité" », mycieau, 23 juin 2011.
  22. « "Malades du cancer, ne buvez pas l’eau du robinet" », Le Parisien, 23 juin 2009.
  23. « Halte à l'intox », Que Choisir, no 473, septembre 2009, page 5.
  24. « Résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable », sur sante-sports.gouv.fr,‎ 27 mai 2009 (consulté le 12 septembre 2009)
  25. « Eau, aluminium et Alzheimer », sur notre-planete.info,‎ 22 février 2008 (consulté le 12 septembre 2009)
  26. Yann Olivaux, « Les procédés de structuration de l'eau (PSE) », sur b-harmony.com (consulté le 12 septembre 2009)
  27. « Faut-il boire une eau minéralisée ou une eau pure ? » (consulté le 12 septembre 2009)
  28. « Lièpvre : pollution de l'eau », sur France3.fr,‎ 23 juillet 2009 (consulté le 12 septembre 2009)
  29. « Gironde, l'eau du robinet polluée », sur m6info.fr,‎ 11 juillet 2009
  30. France Normandie, 03/12/2008
  31. La Provence, 03/12/2008
  32. Ouest France, 22/11/2008
  33. Foix, 05/11/2008
  34. Nice Matin, 11/10/2008
  35. Rouvroy sur Audry, 06/10/2008
  36. Montreuil, 04/10/2008
  37. La Voix du Nord, 23/08/2008
  38. La Dépêche, 21/08/2008
  39. Corse Matin, 13/08/2008
  40. L’eau impropre à la consommation dans trois communes de la Réunion
  41. Deux villages privés d'eau potable dans la somme
  42. Arrêté municipal lié à l'affaire Tricastin
  43. Pollution de l'eau à Uzès
  44. L'eau du robinet impropre à la consommation à Alençon
  45. Arrêté municipal de consommation d'eau à Rouen
  46. L’eau du robinet polluée à l’atrazine à Mantes
  47. AVIS D’INTERDICTION DE CONSOMMATION D’EAU DE ROBINET à Auch
  48. Inquiétudes sur l'eau potable en Seine et Marne
  49. Interdiction de consommer l’eau du réseau public à Norville
  50. Evolution des normes pour les teneurs en arsenic, plomb, et fluor dans les eaux destinées à la consommation humaine dans la Nièvre

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eau à tous les étages. L’aventure de l’eau à domicile à travers l’histoire de la Compagnie Générale des Eaux, Liliane Franck, 1999, éditions L.Franck.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]