Circulation routière

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La circulation routière (anglicisme : trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route.

Mesure[modifier | modifier le code]

On mesure le débit de circulation en comptant le nombre de véhicules pendant une période de temps. Les unités les plus employées sont le nombre de véhicules par jour et l'unité de la « 30e heure». Cette dernière représente le niveau le plus sollicité de la section de la chaussée étudiée dans une journée. La 30e heure est celle la plus sollicitée en circulation pendant une heure sur une période d'un an. Elle est considérée comme la période de pointe.

Voirie[modifier | modifier le code]

Comparaison entre bus et véhicules légers du nombre de véhicules équivalents pour une capacité de transport donnée[1]

Le concepteur de voirie détermine le nombre de voies en fonction du volume de circulation. Pour prendre en compte les différents types de véhicules, il utilise souvent l'unité de véhicule particulier (UVP) définie comme suit :

  • un véhicule léger ou une camionnette = 1 UVP
  • un poids lourds de 3,5 tonnes et plus = 2 UVP
  • un cycle = 0,3 UVP (exceptionnellement entre 0,2 et 0,5)

L'ingénierie du trafic est une science qui distingue le débit d'une voie (qui varie d'un moment d'observation à l'autre) et la capacité, qui représente le débit maximal (et qui est donc un invariant pour un état de la voirie).

Le débit d'une voie dépend de la vitesse moyenne de circulation car, à allure élevée, les conducteurs augmentent l'intervalle entre véhicules. Il dépend aussi du degré d'attention des conducteurs. Ainsi, sur les voies rapides urbaines comme le boulevard périphérique de Paris, l'interdistance est plus faible que sur une route de rase campagne ; mais on ne pourrait pas conserver longtemps le degré de concentration que cela demande. Dans des conditions normales, le débit d'une voie atteint son maximum pour un flux de véhicules circulant environ à 50 km/h.

On peut, pour ce qui concerne la capacité, retenir les ordres de grandeur suivant :

  • 5 000 à 7 000 UVP/jour pour une route à deux voies, en rase campagne,
  • 10 000 à 13 000 UVP/jour pour une route à quatre voies sans terre-plein central,
  • 13 000 à 18 000 UVP/jour pour une deux fois deux voies et carrefours à niveau,
  • 30 000 UVP/jour pour une autoroute à deux fois deux voies et carrefours dénivelés (mais 60 000 UVP/jour en zone péri-urbaine).

Le trafic détermine aussi la constitution de la chaussée. La nature et l'épaisseur de la couche de roulement dépend du volume de circulation tandis que le corps de chaussée est dicté par le nombre de poids lourds.

Bruit[modifier | modifier le code]

L'aménagement urbain doit prendre en compte le niveau de bruit généré par les infrastructures routières, ferroviaires ou aériennes. En France, on répartit les infrastructures en cinq classes de bruit qui déterminent les niveaux d'isolation acoustique que les bâtiments voisins doivent respecter.

Transports[modifier | modifier le code]

L'élaboration d'un plan de déplacements urbains nécessite également une bonne connaissance de la circulation routière, mais cette donnée ne suffit pas. Il faut la compléter par des enquêtes origine-destination.

Impact sanitaire[modifier | modifier le code]

En 2004, l'OMS a publié un rapport qui évalue à 1,2 million de morts et de vingt à cinquante millions de blessés chaque année liés à la circulation routière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Arrêté du 30 mai 1996 modifié relatif aux modalités de classement des infrastructures de transports terrestres et à l'isolement acoustique des bâtiments d'habitation dans les secteurs affectés par le bruit
  • Simulation