Kisumu

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0°06′07″S 34°45′06″E / -0.10194, 34.75167

Kisumu
Pays
drapeau du Kenya
Kenya
Province Nyanza (16 162 km2)
District Kisumu (919 km2)
Circonscription Kisumu township
Longitude 34° 45’ 06’’ Est
Latitude 0° 06’ 07’’ Sud
Températures moyennes entre 17 et 29°C
Pluviométrie moyenne entre 48 et 191 mm/mois
Altitude entre 1 090 et 1 134 m
Population 375 000
(2007)
Fuseau horaire UTC+3
Préfixe téléphonique 00 254 57
Site Web http://kisumumunicipalcouncil.org
Ville jumelée
Pays
Roanoke
États-Unis États-Unis
Localisation de Kisumu
Kisumu
Localisation de Kisumu
La « clock tower » (tour de l'horloge). En fait, chaque face possède son horloge. C'est la vue la plus connue de la ville
Oginga Odinga street avec la « clock tower » dans le fond

Kisumu est la troisième plus grande ville du Kenya après Nairobi et Mombasa. C'est un port lacustre situé dans la partie orientale du Lac Victoria, au fond du golfe de Winam (autrefois appelé golfe du Kavirondo).

C'est aussi la capitale de la Province de Nyanza, du district de Kisumu et de la circonscription électorale de Kisumu (« Kisumu township »).

Sommaire

[modifier] Histoire et origine

Bien que le site ait vraisemblablement été occupé depuis la nuit des temps (l'humanité serait originaire de la Rift Valley), les occupants actuels, les jo Luo (« hommes (de la tribu) Luo » en luo)[1], sont arrivés en vagues successives à partir de 1500 « apr. J.-C. » du sud de la Nubie (probablement du Chamal Bahr al-Ghazal) chassant ou englobant les populations bantoues venues d'Afrique centrale présentes, elles, depuis les environs de l'an mil.[2]

Eduard Carl Oscar Theodor Schnitzer (18 mars 1840 à Opole : Silésie) - (23 octobre 1982 à Kinene : État indépendant du Congo) fut, probablement, le premier ja rachar (« homme de race blanche » en luo) à parvenir, pendant le dernier quart du XIXe siècle, sur le site de ki sumo l'actuelle Kisumu.

La ville fut fondée par les Anglais en 1901 sous le nom de Port Florence pour être un arrêt du chemin de fer, entre Mombasa et l'Ouganda, exploité par l'EAR et faisant partie intégrante du projet de chemin de fer entre Le Cap et Le Caire inspiré par Cecil Rhodes. Le premier train n'atteignit pourtant Kisumu qu'en 1903 lorsque les viaducs du Rift africain furent achevés. Entretemps, les moyens de transport étaient déjà arrivés sous la forme de bateaux à vapeur acheminés en pièces détachées, via la route, au départ de Mombasa après leur production en 1985 en Écosse. La première liaison fut Kisumu - Port Bell en Ouganda[3].

Elle a repris son nom originel suite à l'indépendance du pays en 1963 et signifie en langue luo (do Luo ou Dholuo)[4] « lieu d'échange, de troc » car c'était le lieu où les habitants des environs venaient échanger leurs marchandises.

[modifier] Gentilé

Contrairement à la francophonie où nous parlons de Parisiens, de Bruxellois, de Genevois, de Québécois, de Bamakois ou de Kinois, il n'y a pas de gentilé précise quant à l'appellation des habitants.

Cependant, pour les Luos, ceux qui sont nés à Kisumu s'identifient entre eux comme Wuod Kisumo (« Fils de Kisumu ») et Nyakisumo (« Fille de Kisumu ») même s'ils n'habitent pas la ville. Les résidents se reconnaissent parfois comme ja Kisumo (« homme de Kisumu ») ou parfois comme ja Kajulu (« homme (du clan des) Kajulu »)[5]

[modifier] Structure urbaine

La ville à une histoire urbanistique récente puisqu'elle ne date que de 1901. On n'y trouvera donc pas de constructions anciennes comme sur la côte mais non plus de gratte-ciel comme à Nairobi. La plus part des bâtiments du centre historique datent de la moitié du XXe siècle.

[modifier] Urbanisme

[modifier] Hébergement et complexes de loisirs

L'offre en hébergement est bien fournie avec plusieurs hôtels confortables et des campings dans les environs immédiats. Une auberge avec hébergement YMCA située sur Nairobi road (juste à côté du Kisumu museum) ainsi qu'une YWCA (le pendant des YMCA pour les femmes) sont aussi ouvertes.

La ville possède un golf « huit trous » (le Nyanza Club) jouxtant l'aéroport, où il n'est pas impossible de rencontrer un hippopotame sur le parcours. C'est une excellente base de départ pour les amateurs de pêche en eau douce (lac et rivières) au départ du Downtown Kisumu Fish Hotels, de l'Aga Khan Sports Club ou du club nautique Kisumu Yacht Club situé à Kiboko point.

Il n'y a ni Consulat ni Consul honoraire représentant la Belgique, la France ou la Suisse à Kisumu.

Habitat collectif à Myfair estate ou l'on peut voir, aussi, un réservoir collectif d'eau de pluie

[modifier] Habitat

Il est composé essentiellement de maisonnettes et d'habitations à appartements sans ascenseur comportant un maximum de 4 à 5 étages. Les accès (portes et fenêtres) situés au rez-de-chaussée sont munis de grilles métalliques ce qui permet de les laisser ouverts la nuit facilitant ainsi les courants d'air.

L'habitat traditionnel (ber gi dala) a complètement disparu dans la ville mais on peut en voir un exemplaire au Kisumu museum.

La ville possède aussi ses slums. Ils ceinturent complètement la ville sauf du côté du lac. Les principaux ont pour nom Obunga, Manyatta et Nyalenda.

[modifier] Sécurité

Tous les accès des bâtiments publics (aéroport, postes, banques, centres commerciaux, etc.) sont surveillés, bienveillamment, par des agents de sécurité[6] vêtus d'un uniforme bleu et équipés d'un casque ainsi que d'une matraque. Les accès des estates sont, en général, également gardés aimablement, 24h sur 24, par des gardiens payés directement par le propriétaire de l'ensemble immobilier ou par le syndic.

[modifier] Communications

[modifier] Transport

Kisumu est desservie par :

  • un aéroport régional relié directement à Nairobi, deux fois par jour, par les Kenya Airways et, également deux fois par jour, par Fly540 (Five Forty Aviation);
  • par une ligne, tri-hebdomadaire, de chemin de fer en provenance de Nairobi[7];
  • par des lignes de transbordeurs en liaison avec la Tanzanie et l'Ouganda;
  • par des lignes de bus longs courriers dont les terminus se situent sur la Jomo Kenyatta Avenue non loin du centre d'affaires.

Il n'existe pas de transport en commun propre à la ville. Cependant, comme partout au Kenya, l'offre en matatu (minibus-taxi partagé), en pikipiki (cyclomoteur-taxi) et en boda boda (vélo-taxi) est largement suffisante pour satisfaire toutes les demandes. Les taxis conventionnels, plus ou moins officiels, sont également bien représentés; la course est généralement payable à l'avance, après marchandage, et il ne faut pas s'étonner de voir le chauffeur se précipiter à la station-service la plus proche pour remplir son réservoir avant d'effectuer le trajet commandé. Il est également possible de louer une voiture avec ou sans chauffeur.

[modifier] Téléphonie et Internet

[modifier] Téléphonie filaire

Le raccordement au réseau filaire est possible partout en ville et dans les villages importants. Certains bâtiments isolés comme les écoles sont, en général, également reliés à ce réseau. Cependant, le prix des communications est trop élevé pour bon nombre de particuliers et, l'entretien du réseau n'est pas des meilleurs.

[modifier] Téléphonie mobile

L'accès au réseau de téléphonie mobile est disponible dans toutes les unités urbaines ainsi que, à de rares exceptions près (mauvaise configuration topographique), dans les campagnes et sur les eaux du lac (voir la couverture territoriale des deux principaux opérateurs Safaricom et Kencell). Le système utilisé est le DCS qui utilise la gamme des 900 et des 1 800 MHz.

Les prix des communications sont, comme partout ailleurs dans le monde, assez difficiles à comparer entre les différents opérateurs. Les tarifs, en 2009, varient de 3.50 Ksh pour un SMS national à 10.00 Ksh pour un SMS international et de 1.00 Ksh la seconde pour un appel national, à 14.00 Ksh la seconde pour un appel international[8].

Le Kenya est un pays test[9] pour les quatre opérateurs présents sur le territoire depuis la fin de 2008[10] afin de contre-balancer le manque d'accès au réseau Internet. Le service « M-PESA »[11] & [12] est accessible à tous pour le transfert d'argent[13]. Les fermiers utilisent le service « DrumNet »[14] pour connaitre les prix du marché. Les services du type « Mobile phone » de Facebook ou Twitter sont largement utilisés par les jeunes kenyans.

[modifier] Téléphonie IP et Internet

Il existe une quinzaine de fournisseurs d'accès à l'Internet[15] sur le territoire national.

Peu de particuliers peuvent se payer un accès à domicile. Les cybercafés sont par contre bien présents même dans les unités urbaines plus modestes. Bon nombres d'écoles, ainsi que d'hôtels, possèdent aussi des connexions à l'Internet. Le système d'exploitation utilisé ne sera pas souvent du dernier cri.

[modifier] Électricité

Que ce soit à Kisumu, dans les villages importants ou dans les lieux d'hébergement organisés pour touristes (ces derniers sont, souvent, également équipés d'un générateur électrique), l'approvisionnement en électricité haute tension ou en électricité domestique ne pose, jusqu'à présent, pas de gros problèmes[16]; mais le réseaux est mal entretenu, la demande va croissante[17] & [18] et subit un nombre croissant de raccordements illégaux[19]. La gestion du réseau et l'approvisionnement de l'énergie sont assurés (comme sur 80 % du territoire national) par la KenGen (Kenya Electricity Generating Company[20])

La tension « domestique » est en monophasé 220/240 V et la fréquence de 50 Hz ; les câbles d'alimentation extérieurs sont aériens et vétustes . Les prises électriques sont du type G bien que l'on puisse, encore quelque fois, trouver des anciennes prises de type M. Par contre, les hameaux et les habitations isolées sont rarement raccordés au réseau électrique.

[modifier] Eau potable

L'approvisionnement en eau potable par un réseau public est uniquement disponible dans l'agglomération et vendue, au consommateur privé, sous une provision de départ de 1.000 Ksh augmentée des frais de raccordement au réseau d'un montant de 1.500 Ksh. Le prix du m3, en 2009, varie entre 33 Ksh (pour la consommation inférieure à 7 m3) jusqu'à 60 Ksh (pour la consommation supérieure à 60 m3)[21]. Il est géré par la KIWASCO (Kisumu Water And Sewerage Company) mais est souvent difficile pour les résidents qui subissent parfois des coupures de plusieurs jours[22] et sont, ainsi, amenés à acheter cette eau potable à des sociétés privées, qui s'approvisionnent directement à cette KIWASCO au prix de 3 Ksh les 20 l, et vendu, chaque bidon de 20 l, entre 5 et 7 Ksh (rendu domicile en 2009) sans réelle certitude sur la potabilité de cette eau[23] & [24]. Cependant, il n'offre aucun problème pour les hôtels, les lieux touristiques (même ceux pourvus d'une piscine) ou les quartiers plus récents comme Milimani Estate. L'eau non potable sera souvent fournie par des réservoirs d'eau de pluie protégés contre les moustiques et autres insectes.

[modifier] Santé

[modifier] Hôpitaux

La ville possède 4 hôpitaux dont l'hôpital public New Nyanza General Hospital[25] et l'hôpital privé Aga Khan Hospital[26]. Ce dernier est mieux fourni en gros moyens (rayons x, scanner, etc.) et dépend directement de l'hôpital universitaire Aga Khan de Nairobi. Les soins sont en général de qualité et les médicaments de dernière génération présents. Cependant, les ambulances sont rares. Elles dépendent directement d'un hôpital et tous n'en n'ont pas une en ordre de marche.

[modifier] Conseils sanitaires

Le voyageur, surtout non africain, devra respecter certaines précautions :

Paludisme :

Kisumu, et toute la province du Nyanza, est une zone ou le paludisme est endémique. Il sera donc sage de :

Bilharziose :

Éviter les baignades en eau douce et stagnante. En cas d'infection par le parasite dont le vecteur est un ver plat non segmenté, utiliser du praziquantel Biltricide®[27] mais, attention aux effets secondaires qui seront proportionnels à la charge parasitaire.

Diarrhée du voyageur :

La prévention consiste essentiellement à surveiller son alimentation :

  • peler les fruits et légumes, éviter les crudités et la viande insuffisamment cuite, cuire les aliments à plus de 65 °C, ne boire que des boissons capsulées et munies d'une bande plastique d'origine sinon de l'eau qui aura été impérativement bouillie, éviter les glaçons;
  • se laver les mains au savon avant chaque repas, avant et après être allé aux toilettes ou avoir changé un nourrisson;
  • en cas d'intoxication, le bismuth est efficace tout en tenant compte de ses effets secondaires. Le lopéramide Imodium® est également efficace pour le traitement de la diarrhée due à une gastro-entérite et le Motilium® contre les nausées et les vomissements.

SIDA

Les règles de précautions édictées par l'OMS sont bien sûr d'application ici comme partout ailleurs.

Animaux

  • il faut éviter de toucher, ou d'approcher de trop près, les animaux domestiques ou de basse cour (tiques, puces, et autres insectes piqueurs). Il faut, également, se méfier de tout animal ayant un comportement anormal ou agressif (rage);
  • en dehors des zones urbaines, les plus gros dangers, relatifs, seront dans les herbes hautes où vivent les serpents et les insectes piqueurs. Il sera préférable de porter des chaussures de marche avec de grosses chaussettes ou des jambières recouvrant des pantalons longs;
  • en bordure du lac, en dehors des zones habitées ou habituellement fréquentées par les humains, il sera bon de se méfier des hippopotames et des crocodiles.

Autres

Comme dans toutes régions tropicales, la vaccination contre l'hépatite virale, le tétanos, la fièvre typhoïde, le typhus ou la rage est recommandée.

La maladie du sommeil n'est pas à craindre, ni à Kisumu ni dans ses environs. Le seul endroit ou peuvent être rencontrées des mouches tsé-tsé sera le parc national de Ruma. La diphtérie n'est pas non plus à redouter sur le territoire kenyan sauf si vous devez être amené à côtoyer des populations en provenance du Soudan.

Les voyageurs suivant un traitement médical prendrons la précaution d'emporter leur médication en suffisance. Les médicaments similaires risquent d'avoir un dosage différent comme, par exemple, les préparations d'insuline pour les diabétiques.

Enfin, il sera toujours sage de prévoir une pharmacie de voyage avec soi[28] & [29]. En cas de séjour prolongé loin de Kisumu, une seringue stérile et une aiguille hypodermique également stérile d'une mesure 21 (0,8182 mm de diamètre extérieur et 0,514 mm de diamètre intérieur permettant le passage de sang sans briser l'artère ou la veine)[30] ainsi qu'une couverture de survie pourront être ajoutés à cette pharmacie.

Stress

Le stress du décalage horaire n'aura pas d'incidence sur le voyageur d'Europe occidentale. Étant donné que l'heure officielle du Kenya est de UTC+3, la différence ne variera que de 1 à 2 heures selon l'heure d'été ou d'hiver.

Si le voyageur applique les recommandations d'usage, son voyage ne pourra lui apporter que de bons souvenirs et non du stress.

[modifier] Eaux usagées

La ville possède une petite station de recyclage des eaux usées à 9 bassins décanteurs primaires au sud-est de l'agglomération.

[modifier] Traitement des déchets

[modifier] Activités industrielles, agricoles et commerciales

2 anciens transbordeurs (à droite le MV NYANZA construit vers 1920) bloqués par les jacinthes d'eau dans le Pier

Notes et références[31]

Personnages en pierre à savon jouant à l'ajwa
Kanga ceinturant la taille d'une kenyane sur l'ile de Pate
  • Lait : il existe beaucoup de petites laiteries artisanales mais la production est largement en déficit par rapport à la demande locale;
  • Coton : Florissante au XXe siècle jusque dans années 1960 et 1970, la culture et la transformation du coton est devenue marginale après les années 1990;
  • Sisal : Tout comme le coton, la culture du sisal et sa transformation en ficelle ou en fil textile est devenue dérisoire bien que le Kenya reste le 3e producteur mondial (6%);
  • Culture maraichère : Beaucoup d'habitants de Kisumu et des environs cultivent leur propre terrain, principalement pour leur consommation personnelle mais aussi pour la vente directe sur Kibuye Market. Les cultures prédominantes sont le maïs blanc pour la confection de l'ugali; le chou blanc ou le chou frisé pour la préparation du sukuma wiki et la tomate pour le kachumbari;
  • Jacinthe d'eau : Si l'exploitation de cette plante aquatique est encore, à l'heure actuelle, mineure, on la transforme déjà en engrais pour les cultures ainsi qu'en meubles tressés[34] ou objets de vannerie grâce à ses racines pouvant atteindre 3 m;
  • Tourisme : Longtemps considéré comme le parent pauvre au Kenya, l'industrie du tourisme autour du lac Victoria commence à se développer avec Kisumu comme centre de départ fourni en infrastructures touristiques[35];
  • Artisanat : Outre, bien sûr, les photos ou vidéos classiques d'animaux sauvages ou de paysages magnifiques, moult objets artisanaux et locaux pourront être aisément exportés comme souvenirs de voyage :

[modifier] Des hommes et des loisirs...

Salle de fête itinérante pour projection cinématographique et soirée dansante

La population est, essentiellement, composée d'Africains, en majorité, de l'ethnie des Luo, d'Européens et d'Indiens (les descendants des ouvriers ayant construits la ligne de chemin de fer)[37]. Les Luo sont, en général, ouverts sur le dialogue et curieux de connaitre le point de vue d'autrui et, comme tous les Africains, de bons vivants surmontant leurs craintes et leurs frustrations grâce à la musique. Un excellent moyen d'aller à leur rencontre est, entre autres, une des nombreuses soirées dansantes, organisée soit dans une discothèque comme le Club Donna soit en plein air, dans des lieux plus ou moins improvisés, et animée par un orchestre jouant de la musique Ohangla ou Benga (qui signifie en luo « quelque chose de beau ») et, le plus souvent, après la projection d'un film de genre. Malgré sa densité de population, Kisumu est une ville beaucoup moins stressante et plus accueillante que Nairobi ou Mombasa. Pourtant, lors des dissonances politiques qui suivirent les élections présidentielles de décembre 2007, des heurts violents amenèrent au saccage et à l'incendie, entre autres, du centre commercial Wedco et du Kibuye Market.

Les traditions, les valeurs et les espoirs des Luo sont largement évoqués dans les chansons de Suzzana Owiyo, les œuvres littéraires de Grace Ogot et les travaux de l'historien Bethwell Allan Ogot.

[modifier] Politique

  • Parti au pouvoir : ODM (Orange Democratic Movement)
  • Maire (Bourgmestre) : Monsieur Sam Okello depuis 2008 - parti : ODM[38]
  • Député représentant la circonscription de Kisumu : Monsieur Ahmed Shakeel Shabbir depuis 2008 - parti : ODM

[modifier] Langues usuelles

Les langues usitées seront, dans l'ordre d'importance, le sheng (contraction des mots « SwaHili » et « ENGlish ») qui est un mélange d'anglais, de langue locale (ici le luo) et de swahili), l'anglais, le swahili et le luo. Bon nombre de jeunes connaissent des rudiments de français tandis que, pour, les personnes plus âgées se sera plutôt l'allemand.

[modifier] Gastronomie

Le tilapia du Nil, une espèce introduite par les Anglais

La gastronomie locale est surtout axée sur le poisson d'eau douce comme le ngege (« tilapia » en luo), le mbuta (« perche du Nil » en luo), le kamango (« anguille » en luo), l' odado (« barbeau » en luo) ou l' omena (« menu fretin » ou « ablette » en luo, qui ne fait pas la distinction entre les deux termes) qui sera servi choma (« grillé » en swahili), frit, séché au soleil (pour exemple, le tilapia fendu en deux et séché au soleil s'appellera alors obambla) ou with soup (« en sauce » en anglais).

Le gweno ou kuku (qui signifie indifféremment un « poulet ou une poule » respectivement en luo et en swahili), omniprésent à table, sera, également, servi grillé, frit ou en sauce[39]. On pourra aussi trouver de la rindiel (« viande de chèvre » en luo) bien que ce soit plutôt un plat Kikuyu (qui sont fort présents à Kisumu). Le plat typique pour les jours de fête sera constitué d'un poulet en sauce, à base de tomate, accompagné de riz pishori[40] (cultivé essentiellement à Mwea dans le district de Kirinyaga).

Les accompagnements pourront être constitués d' ugali (aussi appelé kwon) à base de maïs jaune ou blanc assorti soit de sukuma wiki (qui signifie, actuellement, « un plat de chou » mais dont l'expression est détournée; en swahili, sukuma signifie pousser et wiki signifie semaine. À l'origine, cela signifiait donc « l'art d'accommoder les restes ») soit de feuilles de alot bo ou kunde (en luo ou en swahili) ébouillantées puis rissolées. De chapati (en swahili) assortis de dengu (en swahili) ou autres oganda ou maharagwe (« haricots » en luo ou en swahili). De kachumbari (« salade de tomates, oignons et coriandre plus ou moins pimentée » en swahili). De banane plantain ou de patate douce. D'okra (cuit dans une sauce à la tomate) ou d' apoth (« légume glissant » en luo) qui est la feuille d'une herbe sauvage dont le goût rappelle celui de l' okra. Tout pourra être arrosé d'une bière locale (Tusker ou Senator) ou de vin de palme.

Comme entrée, des samusa (« feuilletés de maïs farcis de viande ou de légumes » en swahili) sont servis. Comme pâtisserie, ou en guise d'en-cas, les mandazi (« beignets frits dans l'huile » en swahili) viennent à table accompagnés d'une tasse de chai (« thé noir » en luo et en swahili) largement additionné de chak ou maziwa (« lait » en luo ou en swahili) à moins que vous ne préfériez une tasse de chai ya masala (« thé épicé » en luo et en swahili)[41].

Au petit déjeuner, le Luo se contentera souvent d'une tasse de thé et, si possible, d'un morceau de pain. Les enfants pourront bénéficier d'un uji (« porridge » en swahili) de mil bouilli, plus souvent dans l'eau que dans le lait.

Voir aussi

Article détaillé : Cuisine kenyane.

[modifier] Cimetières

Malgré la taille importante de l'agglomération, les cimetières de la ville sont relativement petits. Cela s'explique par le fait que les Luos se font inhumés sur la terre de leurs ancêtres, c'est-à-dire dans la propriété familiale (ber gi dala), si celle-ci existe toujours, tandis que les nombreux hindous se font incinérés.

Le plus important est situé, au Nord, dans le quartier de Mamboleo. Celui situé le long de la route vers Busia comporte aussi un enclos ou sont enterrés 56 militaires issus du Commonwealth et tués, au combat, pendant les deux dernières guerres mondiales ainsi que 9 militaires allemands tués pendant la guerre 1914-1918[42]

[modifier] Climat

Selon la classification de Köppen, le climat de Kisumu est de type Aw.

  • Températures : les moyennes les plus basses se situent entre 17 et 19°C et les plus élevées entre 27 et 29°C. Les minimums nocturnes enregistrés surviennent en août et septembre avec de températures de l'ordre de 12°C. Les maximums diurnes peuvent monter jusqu'à 37°C entre décembre et avril.
  • Pluviométrie : la saison des pluies est située entre mars et mai avec un maximum de précipitation mensuelle d'environ 200 mm en avril. Une petite saison pluvieuse survient en novembre et décembre avec une moyenne de 100 mm et un maximum de 140 mm. Cette mini saison pluvieuse est suivie, en janvier, du mois le plus sec avec des précipitations moyennes de 48 mm et maximales de 79 mm.

Notes et références[43] & [44]

[modifier] Sites touristiques

[modifier] Dans Kisumu

[modifier] Kibuye Market

Situé sur Jomo Kenyatta Highway (au nord-est du centre ville), à environ 1 500 m du terminus des autocars longs courriers en provenances de Nairobi ou d'ailleurs, c'est le 2e plus grand marché à ciel ouvert du Kenya et l'un des plus anciens. Échoppes diverses et vendeurs ambulants se « disputent » le chaland 7 jours sur 7 et pratiquement 24h sur 24 (la nuit à la lueur des bougies ou des lampes à pétrole).

[modifier] Kisumu museum

Créé en 1980 et situé sur Nairobi road, il dispose d'une série de pavillons en plein air. Certains abritent des animaux vivants. Un autre contient des aquariums avec une grande variété de poissons du lac Victoria et posters explicatifs. Un autre, encore, contient des terrariums avec des mambas, des cobras et autres serpents venimeux du Kenya. En outre, il existe une fosse à serpents et une autre avec des crocodiles.

D'autres pavillons exposent des armes, des bijoux, des outils agricoles et autres objets artisanaux réalisés par les différents peuples de la province de Nyanza. Une exposition d'animaux, d'oiseaux et de poissons empaillés est aussi visible.

Un pavillon abrite de l'art rupestre qui a été retiré, pour sa propre protection, vers le musée après avoir été dégradé par des graffitis sur son emplacement d'origine.

La présentation permanente la plus importante se nomme Ber gi dala (en luo, littéralement « c'est bon pour le domicile familial », autrement dit, « home sweet home ») et est parrainée par l'UNESCO. Il s'agit de la reconstitution à échelle réelle d'une maison traditionnelle Luo. Elle se compose de la maison, des greniers et de l'enclos pour bétail d'un imaginaire ja Luo (« homme Luo ») ainsi que les parties réservées à chacune de ses trois épouses et de son fils ainé. Grâce à des explications écrites et sonores en swahili et en anglais, l'exposition explique aussi bien les origines du peuple Luo que leur migration de Nubie vers l'ouest du Kenya, les plantes médicinales et le processus de création et d'évolution d'une maison ancestrale.

[modifier] Sanctuaire des impalas

Coucher de soleil sur Kiboko Bay Ressort
L'hôtel-camping à Kiboko Bay Ressort

Situé à l'ouest de la ville, en bordure du lac, il ne mesure 0,4 kilomètres carrés. C'est l'une des plus petites réserves animales du Kenya. Comme son nom l'indique, elle abrite un troupeau d'impalas, quelques hippopotames ainsi que des reptiles et des oiseaux. Il existe, en outre, plusieurs cages avec des babouins, des léopards et, parfois, des hyènes qui ont rencontrés des difficultés d'un type ou l'autre dans la nature.

[modifier] Kiboko point

Aussi connu sous le nom de Hippo point (kiboko signifie « hippopotame » en swahili). Il est situé à la pointe sud du sanctuaire des impalas et contigu au club nautique. Non loin, dans le quartier de Dunga, se trouve le Kiboko Bay Ressort[45] qui est une zone de 600 acres avec hôtel, chalets, camping, piscine et un bar-restaurant avec terrasse. Malgré leur nom, ces lieux sont mieux connus comme point de vue sur les couchers de soleil sur le lac que pour leurs quelques hippopotames.

[modifier] Dans les environs immédiats

[modifier] L'Équateur

La ligne équinoxale peut être aisément passée en voiture quelques kilomètres au Nord de Kisumu (le terminal de l'aéroport est situé à 0°05' de latitude Sud). Soit au nord du village de Mutet sur la route de Kisumu à Kakamega (A1) soit dans le village de Sibera sur la route de Kisumu à Busia (B1). Pour quelques shillings, on vous fera l'expérience de l'eau, versée dans un seau, qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens inverse dans l'hémisphère Sud.

[modifier] Kit Mikayi

Le site de Kit Mikayi

Signifie « pierre de la première femme » en langue luo. C'est un amoncèlement rocheux haut de 70 m situé non loin de la route (C27) vers Bondo à environ 29 km de Kisumu. Selon la légende, il représente la première épouse (nommée Ojuka), statufiée en pleurs, de l'ethnie Luo lorsque son époux (nommé Onyango) décida de « prendre » une deuxième épouse (nommée Achupa) puis une troisième (nommée Ogal). En fait, cet aggloméra fait partie des roches qui « pleurent » répertoriées dans la région. Quelle que soit l'aridité de la saison, de l'eau sourd en permanence de la base de l'ensemble.

L'endroit est également un lieu de pèlerinage pour les adeptes du mouvement Legio Maria qui y laisse en permanence un gardien et brulent des cierges tout au long de la nuit.

Peu avant l'élection de Barack Obama Jr., le 4 novembre 2008, en tant que 44e Président des États-Unis d'Amérique, des paysans venaient y faire des danses traditionnelles et déposer des offrandes avec l'espoir d'un sort favorable.[46]

[modifier] Dans la province de Nyanza

[modifier] Ile de Mfangano

Article détaillé : Mfangano (ile).

[modifier] Parc national de Ndere

Article détaillé : Ndere (parc national).

[modifier] Nyang'oma Kogelo

Article détaillé : Nyang’oma Kogelo.

[modifier] Marais de Yala

Article détaillé : Marais de Yala et Lac Kanyaboli.

[modifier] Parc national de Ruma

Article détaillé : Ruma (parc national).

[modifier] Ile de Rusinga

Article détaillé : Rusinga (ile).

[modifier] Thimlich Ohinga

[modifier] Personnalités liées à Kisumu

[modifier] Politique

  • Grace Onyango (1927 à Gobei), première femme Maire (Bourgmestre), première femme membre d'un Parlement national, première femme Présidente d'une Chambre des Députés en Afrique;
  • Jaramogi Oginga Odinga (± octobre 1911 à Bondo)-(20 janvier 1994), le premier Vice-Président du Kenya, inhumé dans un mausolée à Bondo;
  • John Robert Ouko (31 mars 1931)-(12 février 1990 entre Koru et Muhoroni?), Ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Daniel Arap Moi, décédé de façon suspecte, mais restée mystérieuse, en 1990 dans les alentours de sa propriété de Koru près de Muhoroni;
  • Pamela Arwa Mboya (1939 à Maseno)-(26 janvier 2009 en Afrique du Sud), épouse de Thomas Odhiambo Mboya, elle devint, après l'assassinat de son mari, un membre de la Kenya Women's Political Caucus et une déléguée permanente de l'ONU pour les « Etablissements Humains » . Elle est inhumée dans la propriété familiale de Lambwe au Nord-Est du parc national de Ruma[47];
  • Raila Amollo Odinga (07 janvier 1945 à Maseno), fils de Jaramogi Oginga Odinga, guide de l'opposition politique durant les élections présidentielles de décembre 2007 et actuel Premier Ministre;
  • Ramogi Achieng' Oneko (1920 à Tieng'a)-(2007 à Kunya), un des 6 pères fondateurs du Kenya indépendant;
  • Thomas Odhiambo Mboya (15 juillet 1930 à Thika)-(05 juillet 1969 à Nairobi) d'origine Luo, fut un homme politique et Ministre de l'Économie et du Développement sous le gouvernement de Jomo Kenyatta (Kamau wa Ngengi) avant d'être assassiné à Nairobi. Il fut inhumé dans un mausolée sur l'ile de Rusinga[48] & [49].

[modifier] Les arts

[modifier] La littérature

  • Bethwell Allan Ogot (1929 à Gem), historien et professeur au département d'histoire au University College de Nairobi et actuellement coordinateur de l'enseignement supérieur à la Moi University;
  • Grace Ogot (15 mai 1930 à Asembo), première femme écrivain kenyane de renommée internationale et épouse de Bethwell Allan Ogot.

[modifier] La musique

[modifier] Divers

[modifier] Notes et références

  1. La culture des Luo - everyculture.com [(en) lire en ligne]
  2. Les Nilotes (voir aussi le paragraphe « Kenya's People: the Nilotes » pour plus de détails sur les Luo) - bluegecko.org [(en) lire en ligne]
  3. quelques histoires à propos de Kisumu sur roughguides.com [(en) lire en ligne]
  4. Betsy McCall - Luo material (dernière mise à jour 25 mars 2005)[(en) lire en ligne]
  5. En luo, le pluriel de ja est jo. On dira un ja Kisumo et des Jo Kisumo.
  6. LYODSPI KENYA - Security guards Kenya [(en) lire en ligne]
  7. seat61.com - Comment voyager en train au Kenya [(en) lire en ligne]
  8. Tarifs « prepaid » de Orange Kenya [(en) lire en ligne]
  9. Internet Actu - Le futur de la téléphonie mobile se joue aussi au Kenya - Par Jean-Marc Manach - 18 septembre 2006 [(fr) lire en ligne]
  10. Malango actualités - Début d'activité pour le quatrième opérateur de téléphonie mobile au Kenya - 27 novembre 2008 [(fr) lire en ligne]
  11. CGAP - Why has « M-PESA » become so popular in Kenya? - Par Jim Rosenberg - 17 juin 2008 [(en) lire en ligne]
  12. afrik.com - Juste un mobile pour transférer de l’argent au Kenya - Par Falila Gbadamassi - 23 mars 2007 [(fr) lire en ligne]
  13. Un spot commercial de « M-PESA » sur YouTube [(en) lire en ligne]
  14. Pambazuka news - Farmers in Kenya using a mobile information exchange - Par Hash - 19 mars 2007 [(en) lire en ligne]
  15. RCB Kenya - Internet providers in Kenya [(en) lire en ligne]
  16. Énergies renouvelables - Neuvième inventaire (Électricité rurale décentralisée) - Édition 2007 [(fr) lire en ligne]
  17. Afrique Renouveau - De l’électricité pour les économies africaines - Vol. 22#3 (octobre 2008), page 8 [(fr) lire en ligne]
  18. Proparco - Promotion et Participation pour la Coopération économique - Projet de prêt au Kenya pour accroitre sa production électrique (2008) [(fr) lire en ligne]
  19. Article du The Standard-Mobile edition - KPLC to step up war on illegal power connections [(en) lire en ligne]
  20. Le site Web de la KenGen [(en) lire en ligne]
  21. Analyse par le Water and Sanitation Program sur l'approvisionnement de Kisumu en eau potable [(en) lire en ligne]
  22. Article du African Press International daté du 10 octobre 2008 et relatant une coupure de l'eau alimentaire pendant 1 mois [(en) lire en ligne]
  23. IRC International Water and Sanitation Centre - Kenya: water vendors in Kibera (Nairobi) and Kisumu - 11 janvier 2005 [(en) lire en ligne]
  24. Ambassade de France au Kenya - Inauguration de la première phase du projet « Kisumu Water & Sanitation Project » - 2ème semestre 2008 [(fr) lire en ligne]
  25. New Nyanza General Hospital - Présentation en format de fichier pdf [(en) lire en ligne]
  26. The Aga Khan Hospital in Kisumu - Page d'accueil [(en) lire en ligne]
  27. SAEPI - South Africa - Bilcricide® BAYER - février 2003 [(en) lire en ligne]
  28. Centre Belge d'information pharmacothérapeutique - La pharmacie du voyageur [(fr) lire en ligne]
  29. Service Public Fédéral des Affaires étrangères du Royaume de Belgique - Un voyageur averti[(fr) lire en ligne]
  30. Medical Tube Technology Inc. - Diagramme des mesures en inch. des aiguilles hypodermiques [(en) lire en ligne]
  31. 1) Université Columbia de New York - Focus Kisumu - July 2007; 2) Expériences personnelles.
  32. BBC « News Kenyan beer stirs Obamamania » (février 2008) [(en) lire en ligne]
  33. Diageo - Produit « Senator Keg Lager » [(en) lire en ligne]
  34. Green House furniture - Exemples de meubles tressés en jacinthe (malheureusement, en provenance d'Asie; la production kenyane est encore trop singulière pour posséder un site internet) [(fr) lire en ligne]
  35. Article du The Standard du 30 avril 2009 - L'objectif de la Province de Nyanza : Plus de touristes avec des expositions [(en) lire en ligne]
  36. Swahili language & culture - Histoire, motifs et explication des dictons écrits sur les kanga[(en) lire en ligne]
  37. Regards sur la diaspora indienne de Kisumu [lire en ligne]
  38. Scandales à propos du Maire sur Jaluo.com [(en) lire en ligne]
  39. Le plat traditionnel présenté lorsque le mari vient payer le « prix » de son épouse sera du gweno servi en sauce. Toutes les parties de l'animal sont dans la casserole (y compris les pattes) afin de prouver qu'il n'y a rien à cacher. Le cou sera réservé au mari
  40. National Cereals & Produce booard of Kenya [(en) lire en ligne]
  41. Une recette de thé épicé [(en) lire en ligne]
  42. Commonwealth War Graves Commission - Kisumu cemetery [(en) lire en ligne]
  43. BBC - Average conditions for Kisumu - année 2006 [(en) lire en ligne]
  44. Organisation Météorologique Mondiale - Prévision pour Kisumu - 16 décembre 2008 [(fr) lire en ligne]
  45. Kiboko Bay Ressort [(en) lire en ligne]
  46. FoxNew.com - Voir les photos 1,5,6,7 & 8 [(en) lire en ligne]
  47. Article du The East Standard - 05 février 2009 par Joe Ombuor [(en) lire en ligne]
  48. Kenya's heroes Innerpage [(en) lire en ligne]
  49. Afro - article du 25 juillet 2008 [(en) lire en ligne]

[modifier] Liens externes

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