Xinhua

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39° 53′ 55.55″ N 116° 21′ 54.83″ E / 39.8987639, 116.3652306 ()

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Entrée du siège de l'agence Xinhua (Chine nouvelle) à Pékin.

Xinhua (chinois simplifié :  ; chinois traditionnel : 新華社 ; pinyin : Xīnhuá shè ; littéralement : « Groupe Chine nouvelle », communément appelée « Agence Chine nouvelle »), est la plus grande et la plus ancienne des deux agences de presse nationales chinoises. Comme l'autre agence, China News Service, elle est rattachée au Conseil des affaires de l'État de la République populaire de Chine.

Historique[modifier | modifier le code]

Xinhua a été fondée en 1931 par le Parti communiste chinois. Le premier nom de l'agence est Red China, puis en 1937, elle a pris le nom de Xinhua (« Chine nouvelle »)[1].

Organisation[modifier | modifier le code]

Elle dispose de bureaux dans toutes les provinces de Chine, est largement utilisée comme source d'informations par d'autres media locaux. Elle dispose également d'une forte présence internationale, et publie sur le Web des informations en anglais, arabe, espagnol, chinois, français et russe.

Crédibilité[modifier | modifier le code]

En 2005, l'ONG Reporters sans frontières, dont le secrétaire général était Robert Ménard, la décrit comme « la plus grande agence de propagande du monde »[2]. Selon le journaliste français Gautier Battistella, « Xinhua permet au Parti communiste chinois de maintenir un monopole de l’Information en Chine »[3]. Pour le quotidien Rue89, lors d'évènements sensibles les médias chinois doivent se limiter à reproduire les dépêches de Xinhua[4].

Lors des émeutes du 14 mars 2008 à Lhassa, l'agence Xinhua, par la plume d'un de ses rédacteurs, Zhou Yan, a dénoncé les manipulations, intentionnelles ou non, des grands médias occidentaux dans leur comptes rendus des événements. Ainsi, sur le site de FoxNews, une photo montrant un policier indien évacuant un individu, se retrouve affublée de la légende : « Les troupes chinoises exhibent, dans des camions, des détenus tibétains menottés. » De même, sur le site du Washington Post, une photo représentant la police népalaise en train de rosser un manifestant, a pour légende : « Le gouvernement chinois réprime les manifestants tibétains ». Selon Zhou Yan, il y va de l'objectivité et de la crédibilité dont se targuent ces médias[5].[pertinence contestée]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Ternisien et Harold Thibault, Le monde selon Xinhua, Le Monde, 4 janvier 2011.
  2. « Xinhua, la plus grande agence de propagande du monde »,, enquête de Gautier Battistella et Reporters sans frontières, 2005, 12 pages.
  3. Gaël Vaillant, Xinhua, une certaine vision du journalisme, L'Express, 25 avril 2008.
  4. L'agence chinoise Xinhua éclaire Times Square, Rue89, 2 août 2011.
  5. (en) Commentary: Biased Media Reports Reveal Credibility Crisis, by Xinhua writer Zhou Yan, 2008-03-26 : « some media corporations have deviated from the basic principles of journalism, deliberately or indeliberately, by dubbing videos with fake sound bites, putting up photos with misleading captions and making groundless accusations of the Chinese government. Among them are big-name news groups including the Washington Post, CNN, Fox News, BBC, The Times (of London) and several French and German media organizations. [...] A photo indicating Indian policemen hauling away a man was captioned "Chinese troops parade handcuffed Tibetan prisoners in trucks" by the U.S.-based Foxnews.com. On the Washington Post website, a photo featuring Nepalese police thrashing a protestor was captioned "China's government is cracking down on Tibetan protestors". As a reporter I would like to ask; don't our counterparts in the Western world underscore accuracy and objectivity as the golden rules of journalism? [...] Now a word for these Western media: watch out for your credibility crisis ».