Patrouilleur (bateau)

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Un patrouilleur est un petit bateau de guerre, de quelques centaines de tonnes, qui équipe des forces côtières. Pendant les deux derniers conflits mondiaux, de nombreux chalutiers armés ont servi de patrouilleurs. Si le navire a un tonnage plus léger, on parle alors de « vedette rapide », autrefois « lance-torpilles » (PTL) ou « lance-missiles » (PM). S'il a un tonnage un peu plus important, certaines marines le dénomment « corvette » ou « patrouilleur hauturier ».

Classification[modifier | modifier le code]

Il existe aujourd'hui deux types de patrouilleur :

  • un petit navire de combat lance-missiles, rapide et furtif, dédié à la lutte anti-navires en eaux côtières et zones resserrées ;
  • un bâtiment de service public faiblement armé utilisé pour des missions de sauvegarde maritime, de police et de surveillance des zones économiques (ZEE).

Pour un patrouilleur, la classification OTAN fait toujours précéder d'un « P » le numéro de coque :

  • PB (patrol boat),
  • PBF (tonnage inférieur à 300 tonnes),
  • PC (patrouilleur côtier),
  • PG (armé de canons),
  • PH (hydroptère)

Le patrouilleur lance-missiles[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bateaux lance-missile.

Autrefois, il était seulement équipé d'artillerie de petit calibre, et de torpilles. Ces systèmes imposaient au patrouilleur ou à la vedette rapide de s'approcher très près d'un objectif. Malgré des tactiques d'attaque surprise en meute et des guidages par des moyens externes (radars côtiers, aviation) ou combiné avec l'aviation d'assaut, leur vulnérabilité vis-à-vis de l'aviation adverse, de l'artillerie[1] des forces de haute mer et leurs difficultés d'emploi ne leur donnaient pas un avantage déterminant.

L'avènement du missile mer-mer, dans les années 1960, a donné aux patrouilleurs et vedettes un regain d'intérêt en en faisant des navires d'une puissance offensive redoutable capables d'attaques à distance[2]. Ils ont pour cette raison été adoptés par de nombreux pays dont l'environnement géostratégique conduit à la nécessité de marines côtières[3].

Le patrouilleur de service public[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un navire armé d'artillerie de petit calibre, chargé d'opérations de surveillance et de police des pêches ou de la navigation. Compte tenu du développement des activités illicites en mer et de l'accroissement des espaces maritimes où les États exercent des droits souverains, il équipe la plupart des marines ou des corps de garde-côtes. Dans les pays qui disposent de peu de ressources budgétaires, ces patrouilleurs, d'un coût relativement peu élevé, peuvent même constituer les seules unités des forces navales.

Utilisé comme navire de surveillance de zone économique, il peut être conçu pour la haute-mer et être de tonnage relativement important et porte-hélicoptères. On parle alors d'« OPV » (Offshore Patrol Vessel). L'US Coast Guard l'appelle cotre (cutter).

Certaines marines utilisent des navires de défense côtière (NDC), bâtiments d'un tonnage un peu plus important, utilisé également comme navire de guerre des mines et de servitudes portuaires.

Certaines administrations civiles utilisent également des patrouilleurs, à l'exemple des douanes françaises, qui ont mis en service en 2007 deux patrouilleurs garde-côtes : le Jacques Oudart Fourmentin (DF P1) à Boulogne-sur-Mer et le Kermorvan (DF P2) à Brest. Ces navires de nouvelle génération sont dédiés au contrôle en mer, notamment en vue de lutter contre le trafic illicite de stupéfiants.

Patrouilleurs de la Marine nationale[modifier | modifier le code]

Les patrouilleurs de la Marine nationale française en service en 2010

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'artillerie de défense aérienne, qui s'est particulièrement développée au cours de la Seconde Guerre mondiale, se montre très efficace contre des navires rapides, cibles plus faciles à atteindre que les aéronefs
  2. L'épisode de la destruction de la corvette israélienne Eilath en 1967 par des vedettes égyptiennes équipées de missiles Styx a notamment provoqué un regain d'intérêt pour les vedettes rapides
  3. Les vedettes lance-missiles équipent en effet les pays aux côtes très découpées (Norvège, ex-Yougoslavie…), qui gardent des détroits (Danemark, Turquie, Singapour…) ou qui bordent des mers fermées comme la Baltique, la mer Noire ou la mer Rouge (Allemagne, Suède, Pologne, Russie, Égypte, Israël…)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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