Radio numérique
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La radio numérique désigne communément la radiodiffusion numérique, c’est-à-dire la diffusion de programmes de radio par voie numérique.
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[modifier] Principe
Contrairement à la radio analogique telle qu'on la rencontre avec la diffusion en AM ou FM où le signal électrique traduisant le son module directement l'onde porteuse, la radiodiffusion numérique convertit d'abord le son en données binaires (généralement compressées pour en réduire la taille et donc augmenter le débit) et les transmet par des procédés spécifiques aux technologies utilisées (satellite, Internet, terrestre VHF, terrestre UHF, câble, etc.)
[modifier] Avantages
- Meilleure qualité du son.
- Possibilité de véhiculer de l'information associée (musique : titre auteur du morceau, donnée complémentaire d'information par exemple les coordonnée GPS d'un accident dans un flash routier...)
- Multiplier les radios : il est possible de diffuser plusieurs radios sur la même fréquence.
[modifier] Inconvénients
Au niveau de l'entité qui a un message à diffuser, le coût et l'environnement technique changent.
Citation :
Avec le passage au numérique, les radios devront nécessairement passer par un nouveau prestataire technique appelé « multiplexeur », chargé de coordonner la diffusion de neuf programmes sur une même fréquence. Le multiplexage signe donc la fin de l’autodiffusion, et inaugure une double obligation : celle de transiter par un prestataire, et celle de s'allier avec huit autres radios pour être diffusées. Les tarifs des multiplexeurs seront fonction de la qualité d’écoute et de la nature des « données associées » - il existe donc un risque certain que ces prestataires privés jouent un rôle dans l’attribution des places des radios (ce qui était en FM du ressort du seul CSA).
(extrait du site : http://radiosenlutte.free.fr/[1])
Selon un représentant de la radio associative Canal Sud, le passage au numérique correspond à 17 222 € supplémentaires par an. [2]. Gilles Misslin, expert en radiodiffusion confirme les doutes que l'on peut émettre quant au potentiel des normes T-DAB et T-DMB à pouvoir remplacer, un jour, la radio FM, dans un papier à lire ici [1].
Au niveau de l'usager, la transition vers le numérique s'accompagne également d'une hausse des coûts évaluée en 2008 à +50€ par rapport à un poste de radio traditionnel. L'autonomie exécrable, sur piles ou batteries, des postes de radio numérique constitue également un frein à leur adoption par le marché. Le consommateur admet qu'il faille recharger un téléphone portable tous les 2 jours, en revanche, la même chose n'est pas ou plus imaginable pour un poste de radio. Un foyer français moyen dispose de 6 postes de radio, qui devront tous être remplacés avant l'arrêt de la diffusion AM/FM, qui pourrait intervenir dans quelques années. Le prix de vente d'un récepteur de radio numérique est compris, pour l'instant, entre 90 et quelques centaines d'euros, à mettre en face du prix des récepteurs FM que l'on peut trouver à partir de quelques Euros.
L'arrivée sur le marché de postes de radio internet (wifi radio, autoradio 3G, smartphones) constitue un nouvel inconvénient pour la radiodiffusion numérique de type T-TAB ou T-DMB qui peine à rassembler, de ce fait, la confiance et les investissements massifs nécessaires pour la construction d'une infrastructure spécifique d'émetteurs.
[modifier] Déploiement
Déjà lancée aux États-Unis, en Asie et dans des pays européens comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la radio numérique devrait connaître un développement comparable à celui de la TNT pour la télévision.
En France, le projet de décret du gouvernement a choisi la norme de diffusion T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting), dérivée de la technologie DAB (Digital Audio Broadcasting) ainsi que le DRM (Digital Radio Mondiale) et soutenue par la majorité des opérateurs (Radio France, Lagardère Active, NRJ, RTL, Littoral AM, etc.). Le T-DMB permet de diffuser de la vidéo associée à l'audio. Le DAB+, nouvelle version du DAB, est une norme retenue dans de nombreux pays européens et sera peut-être ajoutée au T-DMB et au DRM pour faire de la radio numérique française une radio multi-standard, pluraliste et diverse. Une expérimentation est en cours à Paris en 2007, et la radio numérique devrait commencer à émettre en 2009. Signalons qu'en France aucune date d’extinction de la radio analogique n’a été annoncée, contrairement à la télévision analogique[3].
[modifier] Normes
Il existe plusieurs procédés de diffusion de radio numérique. Certains sont le fruit de travail de collaboration entre fabricants, centres de recherches et diffuseurs et sont ouverts, ceux-ci sont généralement standardisés par des organismes de standardisation comme l'union internationale des télécommunications (UIT) ou l'ETSI. D'autres sont développés par des entreprises et sont donc propriétaires. On distingue également des différences entre pays et continents.
Quelques standards ouverts :
- DAB (Digital Audio Broadcasting). Standard européen pour la radiodiffusion dans les ondes ultra-courtes (VHF, UHF) et micro-ondes (SHF). Elle a donné naissance à des variantes, comme le T-DMB (Terrestrial Digital Multimedia Broadcasting).
- DRM (Digital Radio Mondiale). Standard mondial pour la diffusion numérique en ondes courtes, moyennes et longues (<30MHz).
- DVB (Digital Video Broadcasting). Standard à la base pour la télévision mais qui inclut la diffusion radio. Il se décline en une version destinée à la diffusion par satellite : DVB-S, c'est le plus courant actuellement, à la diffusion terrestre : DVB-T, à la diffusion terrestre vers les mobiles : DVB-H et à la diffusion par câble : DVB-C.
- SDR : standard pour la radio diffusion par satellite, normalisé pour l'Europe par l'ETSI depuis novembre 2006
Quelques standards propriétaires ou partiellement ouverts :
- IBOC, système américain rencontré aussi sous le terme de HD Radio.
Systèmes propriétaires de diffusion par satellite:
- XM Satellite Radio, diffusé par satellite et réseau terrestre en Amérique du Nord.
- Sirius Satellite Radio, également.
- Worldspace, diffusé par satellite sur chaque continent.
Quelques systèmes abandonnés ou en voie de disparition:
- ADR, Astra Digital Radio, système de diffusion par satellite.
- DSR, Digital Super Radio, système de diffusion par câble et satellite. Le son n'est pas compressé et donc la bande passante occupée sur le canal de transmission est grande.
[modifier] Équipement
La radio numérique peut être captée en voiture, sur un terminal de poche ou à la maison avec un récepteur radio compatible. Reste que l'auditeur doit acquérir un poste compatible avec la norme de diffusion adoptée par les stations de son pays.
Pour harmoniser l'offre dans ce domaine, des organismes s'efforcent d'encourager les industriels à développer des récepteurs en commun. Par exemple, le consortium WorldDAB, qui regroupe les intérêts du DAB, a passé en 2003 un accord avec le consortium DRM pour le développement dans le futur de récepteurs DAB/DRM.
Un autre espoir de convergence réside dans l'évolution de la radio logicielle (software radio). L'Association pour la Radio Numérique DR, aux côtés du Syndicat national des radios libres[4], milite pour la radio numérique multistandard, dont les premiers récepteurs (compatibles DRM/DAB/AM/FM/MP3) sont actuellement en test.
Un label commun a été créé pour la promotion de la radio numérique en France et en Belgique/Luxembourg.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Lien externe
[modifier] Notes et Références
- ↑ http://radiosenlutte.free.fr , qui rappelle qu'il faut pouvoir conserver l'usage de la bande FM
- ↑ [Le Canard Enchaîné] 1/10/2008 : "Le hic du numérique"
- ↑ Radio numérique, un succès garanti ?
- ↑ www.snrl.org : Site officiel du Syndicat National des Radios Libres

