Lafarge (entreprise)

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Lafarge

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Logo de Lafarge SA

Création 1833
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : LG
NYSE : LR
Slogan Construire des villes meilleures
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Bruno Lafont, PDG
Activité Construction
Produits Ciment, Granulat, Béton
Effectif 64 000 (au 31/12/2013)
Site web www.lafarge.com
Chiffre d’affaires 15,198 Mds € (2013) [1]
Résultat net 601 Millions € (2013) [1]

Lafarge (Euronext : LG, NYSE : LR) est un groupe français de matériaux de construction, leader mondial[Note 1] dans son secteur [2]. Il produit et vend principalement du ciment, des granulats et du béton prêt à l'emploi dans le monde entier. Lafarge a développé des ciments spéciaux et des bétons innovants de renommée internationale.

En 2013, le chiffre d'affaires de Lafarge s'est élevé à 15,198 milliards d'euros, dont 63,5 % dans le ciment et 35,9 % dans le béton et les granulats. Présent dans 62 pays, le groupe emploie environ 64 000 personnes sur 1 636 sites de production.

Historique de la société[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

C'est en Ardèche, en 1833, que naît l'activité du cimentier Lafarge, après la reprise par son fondateur, Joseph-Auguste Pavin de Lafarge, du Pavin de Lafarge, une activité familiale lancée en 1749[3], dont l'usine de fours à chaux exploite une carrière de pierre à chaux dans la montagne Saint-Victor, dominant le Rhône entre Le Teil et Viviers.

Dès 1864, le site livre 110 000 tonnes de chaux pour le Canal de Suez. C'est le premier chantier d'envergure internationale pour l'entreprise[3].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Carrière de la Madeleine. Villeneuve-lès-Maguelone, France.

En 1919, l'activité est transformée en société anonyme sous le nom de « Société anonyme des chaux et ciments de Lafarge et du Teil » et, dès 1939, Lafarge devient le premier cimentier français et progressivement l'un des leaders mondiaux. Lafarge étend son réseau sur trois territoires (dix usines en France, une implantation en Afrique du Nord et une filiale en Angleterre, la Lafarge Aluminous Cement en 1926)[4]. La société y pratique un « paternalisme théocratique »[5].

Bétonnière aux couleurs de Lafarge.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les usines dans la zone occupée pratiquent une collaboration neutre ou tactique alors que certains dirigeants d'usines dans la zone libre (où Lafarge a replié son siège social à Viviers) collaborent avec zèle pour la construction du Mur de l'Atlantique[6]. À la libération, le Comité départemental de libération de l'Ardèche préconise sa mise sous séquestre, qui est effective de septembre 1944 à avril 1947 et va de pair avec une autogestion ouvrière. Robert Lacoste, ministre à la Production industrielle dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle, appuie le recours en Conseil d'État contre le séquestre. L'arrêt du 28 mars 1947 lève la séquestration, et des projets de loi de nationalisation n'aboutissent pas[7].

Années 1980-1990[modifier | modifier le code]

sacs de ciment Lafarge.

En 1980, la fusion avec l'entreprise belge Coppée donne naissance au Groupe Lafarge Coppée et en 1997, elle acquiert le britannique Redland ce qui permet à Lafarge d'entrer dans le marché des tuiles.

Depuis les années 1990, la cimenterie de Cormeilles-en-Parisis a été transformée, successivement, en station d'ensachage puis en dépôt[8].

Années 2000[modifier | modifier le code]

Le 12 juillet 2001, l'acquisition du groupe britannique Blue Circle Industries Plc (BCI) permet à Lafarge de devenir le premier producteur mondial de ciment. Pour financer cet achat, Lafarge revend sous forme de LBO l'essentiel de sa branche de matériaux de spécialités, rebaptisée Materis.

Le 29 juin 2004, Lafarge décide de doubler la capacité de sa cimenterie de Dujiangyan, en Chine, pour la porter à 2,4 millions de tonnes, et signe un accord de partenariat avec Shui On Construction Materials Limited (SOCAM), cimentier chinois coté à la bourse de Hong Kong.

En 2007, Lafarge SA annonce le rachat de Orascom Cement, la division ciment du groupe égyptien Orascom, pour 8,8 milliards d'euros mais est condamné, la même année, avec la société Vicat pour entente illégale[9] et abus de position dominante collective sur le marché de gros de l'approvisionnement de la Corse en ciment[10].

Le 2 juillet 2008 : Lafarge Couverture devient Monier après la cession de l’activité Toiture à PAI partners[11] et le 19 août 2008, dans le cadre du plan de nationalisation de l'industrie du ciment[12], du président vénézuélien, Hugo Chávez, Lafarge conclut un accord de cession de ses filiales vénézueliennes[13].

Le 28 juillet 2009, dans le cadre du plan global de désinvestissements du Groupe, Lafarge annonce la cession de ses actifs Ciment et Granulats & Béton au Chili (Lafarge Chile SA et Immobiliaria San Patricio ainsi que la cimenterie de La Calera) au groupe péruvien Brescia, pour une valeur de 555 millions de dollars US[14]

En 2010, Lafarge renforce ses positions au Brésil (accord avec Votorantim[15]) et en Europe centrale (avec STRABAG[16]).

En 2011, le Groupe inaugure 3 usines en Hongrie, Syrie et Nigeria et crée une joint-venture avec Anglo American au Royaume-Uni[17].

Il cède la majorité de ses activités plâtre en Europe, en Amérique du Sud[18], en Asie[19] et en Australie[20]. Il possédait plus de 70 sites de production dans 30 pays.

Fin 2011, pour accélérer son développement, Lafarge présente un projet de nouvelle organisation tournée vers ses marchés et ses clients[21].

En avril 2013, Lafarge adopte une nouvelle signature de marque « Construire des villes meilleures » [22]. Elle traduit l’ambition du groupe de mettre ses produits, solutions et systèmes constructifs innovants au service de l’amélioration des villes.

En avril 2014, Lafarge et Holcim annoncent un projet de fusion entre les numéros 1 et 2 du ciment. La nouvelle entité sera basée en Suisse[23].

Le groupe[modifier | modifier le code]

Cimenterie à Frontignan, France.

Le groupe, qui comprend près de 1 000 sociétés dont 75 % sont consolidées ([réf. nécessaire]. Après avoir cédé la majorité de ses actifs plâtre fin 2011 et mis en œuvre une modification importante de sa structure de management, le groupe est désormais centré sur ses activités cœur de métier : le ciment, les granulats et le béton.

Il est organisé en trois branches :

  • Ciments : la direction générale se trouve à Clamart ainsi que les services techniques France, alors que les services techniques à l'international se trouvent à Saint-Quentin-Fallavier. Lafarge possède plus de 155 sites de production et est présent dans 56 pays[24].
  • Granulats et bétons : Lafarge possède plus de 1481 sites de production et est présent dans 37 pays[24].

Elles disposent chacune d’opérations décentralisées, et de départements centraux experts qui interviennent dans la prise de décisions stratégiques.

Le siège du groupe, situé à Paris, comprend la direction générale, le comité exécutif et l'ensemble des directions fonctionnelles.

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le président du conseil d'administration jusqu'en 2007 était Bertrand Collomb, par ailleurs président du World Business Council for Sustainable Development et de l'Association française des entreprises privées. Depuis mai 2007, le président-directeur général est Bruno Lafont.

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2012[25] :

  • Bruno Lafont - Président-Directeur général
  • Sonia Artinian - Directrice générale adjointe Organisation et Ressources Humaines
  • Jean Desazars de Montgailhard - Directeur général adjoint, Stratégie et Développement
  • Thomas Farrell - Directeur général adjoint Opérations
  • Jean-Jacques Gauthier - Directeur général adjoint Finance
  • Christian Herrault - Directeur général adjoint Opérations
  • Peter Hoddinott - Directeur général adjoint Performance
  • Gérard Kuperfarb - Directeur général adjoint Innovation
  • Eric Olsen (en) - Directeur général adjoint Opérations
  • Alexandra Rocca - Directrice générale adjointe Communication, Affaires Publiques et Développement Durable
  • Guillaume Roux - Directeur général adjoint Opérations

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

En mai 2012, au nombre de 16 et nommés pour quatre ans par l'AG des actionnaires.

Anciens Membres du CA[modifier | modifier le code]

Guilherme Frering, Raphaël de Lafarge, Michael Blakenham, Jean-Pierre Boisivon, Alain Joly, Bernard Kasriel, Jacques Lefèvre, Eric de Waubert de Genlis, Michel Pébereau, Pierre de Lafarge, Gérald Frère, Bertrand Collomb.

Conseil Consultatif international[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010[26] :

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros[27]
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Chiffre d'affaires en millions d'euros 13 698 14 610 13 658 14 436 15 969 16 909 17 614 19 033 15 884 14 834 15 284 15 816 15 198
Ebitda en millions d'euros 2 862 3 101 2 820 3 028 2 920 3 610 4 183 4 618 3 600 3 488 3 217 3 423 3 102
Résultat net en millions d'euros
Part du groupe
750 446 728 868 1 096 1 372 1 909 1 598 736 827 593 365 601
Dette nette en millions d'euros 9 332 8 544 6 734 7 017 7 221 9 845 8 685 16 884 13 795 13 993 11 974 11 317 10 330

Lafarge SA répond aux exigences de conformité du standard financier MSI 20000.

Données boursières[modifier | modifier le code]

Données boursières au 1er janvier
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Nombre d'actions cotées en millions 167,12 170,74 174,54 172,71 193,17 286,45 286,45 287,24 287,25
Capitalisation boursière en millions d'euros 9 700 12 180  ??  ??  ?? 15 000 13 400 7 800 13 900
Nombre de transactions quotidiennes 924 038 1 000 583 1 163 000 1 235 000 1 554 000 1 509 000 1 467 000 1 596 000 1 218 000

Notes et Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Des concurrents chinois et indiens émergent, qui atteignent pratiquement les mêmes tonnages, mais restent uniquement implantés dans leur pays, contrairement à Lafarge et Holcim qui ont un portefeuille d'activités mondial
  2. Un administrateur indépendant est un administrateur qui n'est pas salarié de l'entreprise, mais qui est rémunéré pour sa présence lors des réunions

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.lafarge.fr/04022014-press_publication-2013_annual_report-fr.pdf
  2. Alice Mérieux, « Lafarge innove pour consolider ses positions », sur Challenges,‎ 11 janvier 2013
  3. a et b Journal du Net 12 avril 2007
  4. Histoire du groupe[PDF]
  5. Jean-Dominique Durand, Bernard Comte, Cent ans de catholicisme social à Lyon et en Rhône-Alpes, édition de l'Atelier, 566 p. (lire en ligne)
  6. Le mur de l'Atlantique émission Deux mille ans d'Histoire sur France Inter du 1er novembre 2010
  7. Renaud de Rochebrune et Jean-Claude Hazera, Les patrons sous l'occupation, éd. Odile Jacob, 1995
  8. « La cimenterie Lafarge en cours de démolition », Le Parisien 3 novembre 2004
  9. Les Échos, 13 mars 2007.
  10. Concurrence - Distribution - Abus de position dominante collective - Comportement indépendant. Cour de Cassation, com., 7 juillet 2009, no 08-15.609 (no 706 FS-P+B) Sté Vicat c/ Ministre de l’économie, des finances et de l’emploi. Analyse de la décision sur le site Newsletter des avocats Amado, août-septembre 2009, Droits des affaires, concurrence, distribution et consommation
  11. http://www.monier.fr/ À partir du 2 juillet 2008, LAFARGE Couverture devient MONIER
  12. http://www.leblogfinance.com/2008/04/venezuela-natio.html Venezuela : nationalisation des filiales ciment de Lafarge, Cemex et Holcim
  13. Venezuela-Nationalisations: Lafarge indemnisé
  14. Lafarge cède ses actifs ciment, béton et granulats au Chili.
  15. Lafarge renforce sa présence au Brésil suite à la cession de sa participation dans Cimpor à Votorantim
  16. Lafarge et STRABAG créent une société commune dans le secteur du Ciment en Europe centrale
  17. Lafarge et Anglo American annoncent la création d’un leader des matériaux de construction au Royaume-Uni
  18. http://www.lafarge.fr/wps/portal/6_2_2-TCDet?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/wps/wcm/connect/Lafarge.com/AllPR/2011/PR041111c/MainFR Finalisation du rachat des activités Plâtre Europe et Amérique du Sud de Lafarge par le groupe Etex
  19. http://www.lafarge.fr/wps/portal/6_2_2-TCDet?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/wps/wcm/connect/Lafarge.com/AllPR/2011/PR170811/MainFR Activité Plâtre en Asie : Lafarge annonce la cession à Boral de sa participation dans leur JV commune pour 429 M€
  20. http://www.lafarge.fr/wps/portal/6_2_2-TCDet?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/wps/wcm/connect/Lafarge.com/AllPR/2011/PR210711/MainFR Lafarge annonce la vente de ses activités Plâtre en Australie pour 120 millions d’euros
  21. http://www.lafarge.fr/wps/portal/6_2_2-TCDet?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/wps/wcm/connect/Lafarge.com/AllPR/2011/PR211111/MainFR Lafarge présente un projet de nouvelle organisation
  22. http://www.lafarge.fr/wps/portal/6_2_1-CADet?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/wps/wcm/connect/Lafarge.com/AllPR/2013/PR20130411/MainFR "Construire des villes meilleures" L'innovation au service d’une ambition
  23. Holcim, Lafarge agree to create cement giant, Natalie Huet, Reuters, 7 avril 2014
  24. a et b http://www.lafarge.fr/04242013-finance_publication-shareholders_guide_2013-fr.pdf Guide de l’actionnaire 2013
  25. Équipe dirigeante sur le site www.lafarge.fr
  26. Conseil consultatif international sur le site www.lafarge.fr
  27. OpesC