Géographie de l'Union européenne

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Géographie de l'Union européenne
carte : Géographie de l'Union européenne
Continent Eurasie
Région En majeure partie en Europe, plus de petites parties en Amérique du Sud et en Afrique.
Coordonnées 50° 10′ 21″ N 9° 09′ 00″ E / 50.1725, 9.15 (Gelnhausen (27 membres))
Superficie
Côtes 71 928,9 km
Frontières 12 639,8 km
(Albanie, Andorre, Belarus, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Liechtenstein, Macédoine, Moldavie, Monaco, Norvège, Russie, Saint Marin, Serbie, Suisse, Suriname, Turquie, Ukraine, Vatican)
Altitude maximale 4 810 m (Mont Blanc)
Altitude minimale –6,76 m (Zuidplaspolder)
Plus long cours d’eau Danube
Plus importante étendue d’eau lac Vänern

La géographie de l'Union européenne (UE) prend en compte plusieurs éléments : dans un premier temps la géographie physique de celle-ci qui évolue au travers de ses élargissements ; et sa géographie humaine, c'est-à-dire l'organisation de son espace (espaces ruraux, urbains, ou encore son organisation politique, etc.), de sa richesse (économique, culturelle, etc.), qui, comme la géographie physique, est soumise aux évolutions liées à ses élargissements. La géographie de l’Union prend aussi en compte les régions d'outre-mer de l’Union européenne, ainsi que, dans une moindre mesure, les territoires dépendant de l’Union sans en faire partie.

L'Union européenne est une structure sans précédent qui évolue en fonction d'élargissements successifs. Ainsi, à ses débuts elle n'était composée que de six pays ce qui limitait son étendue géographique. Avec 28 membres, l'Union européenne a pris de l'ampleur et a accès à plusieurs mers et milieux.

Sommaire

Présentation de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

L'Union européenne en bleu, en vert les territoires n'en faisant pas partie mais dépendant d'un de ses États membres.

L'Union a une superficie de 4 493 712 km2 ce qui la place au 7e rang mondial devant l'Inde et derrière l'Australie[2].

Située sur le continent européen, elle s'étend du 35e parallèle nord en Méditerranée jusqu'au-delà du cercle polaire arctique en Scandinavie, et de l'océan Atlantique à l'ouest jusqu'au 30e méridien est. Elle est bordée au sud par la mer Méditerranée, sauf au niveau des Balkans occidentaux où elle est frontalière des pays de l'ex-Yougoslavie, à l'exception de la Croatie et de la Slovénie qui sont deux États membres. Au nord, l'Union est bordée par la mer Baltique (qu'elle englobe), la mer du Nord, et l'océan Atlantique nord[3]. Elle s'étend, en ne considérant que la partie européenne, sur trois fuseaux horaires allant de UTC±00:00 à UTC+02:00.

L'Union européenne possède aussi des territoires outre-mer, avec ses régions ultrapériphériques, et possède ainsi une assise sur le continent américain avec la Guyane française, la Martinique et la Guadeloupe ; dans l'océan Indien avec l'île de la Réunion ; au large du continent africain avec les archipels portugais et espagnol que sont respectivement Madère et les îles Canaries[4]. L'archipel des Açores, au milieu de l'océan Atlantique, fait aussi partie de l'UE[4].

Des interrogations subsistent sur l'existence de limites infranchissables à l'Union européenne, qui mettraient un terme aux processus d'élargissement. La question est notamment soulevée en ce qui concerne la candidature de la Turquie[N 1]. L'Europe est une péninsule du continent eurasiatique, dont les limites géographiques méridionales et orientales « traditionnelles » que sont l'Oural et le Caucase sont contestées. Le sud du Caucase n'est pas pris en compte par cette définition : ainsi, alors que des États tel que l'Arménie, ou la Géorgie, voire l'Azerbaïdjan, sont considérés comme européens[5], la Turquie en est souvent exclue. Valéry Giscard d’Estaing considère ainsi que l’Europe s’arrête au Bosphore et que la Turquie, dont seule une petite partie est du « côté européen » du Bosphore, ne peut donc pas en faire partie[6]. Chypre, située au sud de la Turquie et au large de la Syrie, n'a pas soulevé ces interrogations lors de son adhésion, bien qu'elle soit selon cette conception géographique située en Asie[6].

Composition[modifier | modifier le code]

Espace continental[modifier | modifier le code]

Créée par le traité de Maastricht de 1992 à partir de la Communauté économique européenne fondée en 1957, l'Union européenne est une association sui generis de vingt-sept États. À mi-chemin entre la confédération et la fédération, le Tribunal constitutionnel fédéral de l'Allemagne utilise le néologisme de Staatenverbund pour désigner sa structure[N 2],[7]. L'Union n'a pas de capitale officielle mais plusieurs sièges institutionnels ; Bruxelles incarne de facto ce rôle[8] car beaucoup d'institutions y ont leur siège (le Parlement ayant ses sessions entre Strasbourg et Bruxelles ; et son secrétariat à Luxembourg).

Composée initialement de six États d'Europe occidentale (1957 : Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, et Pays-Bas), l'Union s'est peu à peu étendue à l'ouest (1973 : Danemark, Irlande, et Royaume-Uni), puis au sud (1981 : Grèce ; 1986 : Espagne et Portugal), au nord (1995 : Autriche, Finlande et Suède) et enfin à l'est par un élargissement en deux temps (2004 : Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie ; 2007 : Bulgarie et Roumanie), pour atteindre les 28 États en 2013 avec l'entrée de la Croatie[9], . Cette extension n'est cependant pas terminée puisque d'autres États sont engagés dans un processus d'adhésion : l'Islande[10], la Macédoine[11], le Monténégro[12],[13], la Serbie[14] et la Turquie[15]. D'autres pays ont aussi déposé une candidature ou manifesté une volonté de rejoindre l'Union européenne.

Outre-mer de l'Union[modifier | modifier le code]

En raison de difficultés économiques et sociales liées à « l'éloignement, l'insularité, leur faible superficie, le relief et le climat difficiles, [et] leur dépendance économique vis-à-vis d'un petit nombre de produits »[16], neuf territoires insulaires faisant partie de l'Union disposent d'aménagements concernant l'application des traités. La liste de ces régions ultrapériphériques (RUP) est établie par l'article 349 du TFUE.

Elles dépendent de trois États membres : une pour l'Espagne, deux pour le Portugal, et sept pour la France[16]. Pour l’Espagne, il s'agit des îles Canaries dans l’ouest de l’océan Atlantique Nord, au large de l'Afrique[16]. Pour le Portugal, ce sont les deux régions autonomes des Açores et de Madère, situées dans l’ouest de l’océan Atlantique Nord mais éloignées de l’Europe et plus proches du continent africain[16]. Enfin, pour la France, ce sont les cinq départements d’outre-mer : dans la zone Caraïbe, la Guyane ainsi que (parmi les Antilles françaises) la Guadeloupe et la Martinique, et dans l’océan Indien, la Réunion[16] et Mayotte[17],[18] ; et la collectivité d'outre-mer de Saint-Martin qui n'a pas changé de statut au niveau européen depuis qu'elle s'est détachée de la Guadeloupe le 15 juillet 2007.

Frontières[modifier | modifier le code]

Frontière entre la Croatie et la Slovénie.
La rue Ledra à Nicosie.

L'Union européenne a des frontières terrestres avec dix-neuf États (soit 12 639,8 km)[19] dont dix qui sont enclavés en son sein.

Frontières terrestres[modifier | modifier le code]

La plus longue frontière entre l'Union et un autre pays est celle qui la sépare de la Norvège avec une longueur de 2 348 km[19], suivi de celle avec la Russie qui mesure 2 257 km[19].

Les autres frontières principales sont celles avec l'Ukraine avec 1 257 km[19] (qui est séparée en deux parties du fait de la présence de la Moldavie avec laquelle l'Union partage une frontière longue de 450 km[19]) et avec le Belarus qui s'étend sur 1 050 km[19]. Les autres principales frontières, en termes de longueur, sont celles qui se trouvent entre l'Union et le Brésil avec 730,4 km[20], le Suriname avec 510 km[21], et la Turquie avec 446 km[19]. Enfin, l'UE a une frontière longue de 15,9 km avec le Maroc (enclaves de Ceuta, Melilla ainsi qu'avec quelques autres petits territoires espagnols au Maroc)[22].

Il existe des frontières « intérieures » dans l'Union du fait de la présence d'un État ou d'un groupe d’États enclavés dans celle-ci. Parmi ces États enclavés certains sont côtiers et d'autres n'ont pas d'accès à la mer.

Parmi ces pays enclavés, deux sont côtiers : l'enclave de Kaliningrad, et la principauté de Monaco. L'enclave russe de Kaliningrad partage avec l'Union une frontière longue de 437 km (longueur incluse dans les 2 257 km de frontières ci-dessus)[23],[24]. Afin de faciliter la vie des habitants de l'oblast enclavé, le 29 juillet 2011, la Commission européenne a proposé d'étendre à l'ensemble des habitants la possibilité de se rendre en Pologne et en Lituanie sans visa Schengen[25]. La zone concernée serait de 30 kilomètres à partir de la frontière, voire 50 kilomètres dans des cas exceptionnels[25]. La principauté de Monaco a une frontière de 4,4 km avec l'Union (190 km si on tient compte du fait que ses eaux territoriales sont enclavées)[19].

La Suisse n'est pas un État côtier, cependant elle bénéficie, depuis la convention de Mannheim de 1868 d'une ouverture aux « eaux internationales » du Rhin lesquelles s'étendent du dernier pont de Bâle jusqu'à la mer du Nord[26]. Cependant elle reste enclavée sans accès direct à la mer. Sa frontière avec l'Union est longue de 1 811 km[19]. Le Liechtenstein, petit État frontalier de la Suisse, enclavé et sans accès à la mer, a une frontière avec l'Union longue de 34,9 km[19].

L'Andorre est un État des Pyrénées enclavé et sans accès à la mer. Sa frontière avec l'Union fait 120,3 km de long[19]. Dans la botte italienne, deux petits États sont enclavés sans accès à la mer : le Saint-Siège, ou État de la Cité du Vatican, qui partage avec l'Union une frontière de 3,2 km[19] ; et Saint-Marin dont la frontière mesure 39 km[19].

Enfin, les Balkans occidentaux sont, en tant qu'ensemble, enclavés dans l'Union. Ainsi, l’Albanie a 999 km de frontières avec l'Union et a accès à la mer[19]. La Macédoine et la Serbie ont respectivement 394 km et 945 km de frontières avec l'Union mais n'ont pas d'accès à la mer[19].

Enfin, deux États des Balkans occidentaux n'ont pas de frontières communes avec l'Union, mais ils se trouvent tout de même encerclés par celle-ci : il s'agit du Monténégro et du Kosovo (ce dernier État, sans accès à la mer, n'est pas reconnu internationalement).

À noter une frontière de facto entre la Chypre et la République turque de Chypre du Nord, non reconnu internationalement.

Frontières maritimes[modifier | modifier le code]

Zone économique exclusive (ZEE) partagée de l'Union européenne.
  •      États membres de l'Union européenne et les régions ultrapériphériques.
  •      ZEE partagée de l'UE[N 3]
  •      Pays et territoires d'outre mer (PTOM), dépendants d'un État membre mais hors-UE
  •      ZEE des PTOM (ZEE hors-UE)
  •      États reconnus candidats officiels de l'Union européenne
  •      ZEE des États candidats

L'UE possède des frontières maritimes avec de nombreux États. Ces frontières sont soit la continuité maritime des frontières terrestres, soit entièrement maritimes.

Les frontières exclusivement maritimes sont notamment :

Particularités territoriales[modifier | modifier le code]

Pays et territoire d'outre-mer[modifier | modifier le code]

Les pays et territoires d'outre-mer (ou PTOM) sont des dépendances et territoires d'outre-mer des États membres de l'Union européenne ne faisant pas partie de l'Union mais qui bénéficient d'un statut d'associé aux États membres depuis le traité de Lisbonne[27].

Ce statut concerne des dépendances de quatre États membres : le Danemark, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Les PTOM par zones géographiques[28]
Caraïbes Océan Pacifique Océan Indien Océan Atlantique
Aruba Nouvelle-Calédonie[A 1] Territoire britannique de l'océan Indien[A 2] Groenland
Bermudes[A 3] Polynésie française Saint-Pierre-et-Miquelon
les îles Vierges britanniques Wallis-et-Futuna Territoire britannique de l'Antarctique[A 4]
Saint-Martin Pitcairn les îles Falkland
Anguilla
Géorgie du Sud-et-les Îles Sandwich du Sud[A 5]
les îles Caïmans Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha[A 6]
les îles Turques et Caïques Terres australes et antarctiques françaises[A 7]
Montserrat
Saint-Barthélemy[A 8]
Curaçao
Pays-Bas caribéens [A 9]
Notes :
  1. Ce territoire sui generis dispose d'un statut à part au sein de la République française.
  2. Il s'agit de l'archipel des Chagos, dont l'île Diego Garcia, concédée de façon non perpétuelle aux États-Unis qui y ont établi une base militaire.
  3. Les Bermudes, pourtant citées parmi les PTOM dans le traité CE, n'ont jamais appliqué le régime d'association, conformément au souhait du gouvernement de ce territoire.
  4. Ce territoire regroupe un ensemble de territoires dont la Terre de Graham, les Îles Shetland du Sud, les Îles Orcades du Sud et une partie de la Péninsule Antarctique.
  5. Territoires comprenant l'île de Géorgie du Sud et les Îles Sandwich du Sud.
  6. Comprenant donc l'île de Sainte-Hélène, l'archipel Tristan da Cunha et l'Île de l'Ascension.
  7. Ce territoire comprend cinq districts : Saint-Paul-et-Amsterdam, les Îles Crozet, les Îles Kerguelen, la Terre Adélie et les Îles Éparses.
  8. Jusqu'au 31 décembre 2011, Saint-Barthélemy était une région ultrapériphérique de l'Union européenne. À la demande du président de la République, la Conseil européen a adopté en octobre 2010 la décision de changement de statut de l'île qui, à compter du 1er janvier 2012, est entré dans la catégorie des pays et territoires d'outre-mer associé à l'Union. Lors du référendum du 7 décembre 2003, l'île avait déjà vu son statut évolué de celui de département à celui de collectivité d'outre-mer.
  9. Ils comprennent les îles de Bonaire, Saba et Saint-Eustache, communes à statut particulier des Pays-Bas

Régions à statut spécifique[modifier | modifier le code]

Régions à statut spécifique dans l'Union européenne[modifier | modifier le code]
L'île d'Heligoland.
L'île de Clipperton.

Il existe des régions dans les États membres où la totalité du droit européen ne s'applique pas. Leur statut est alors parfois proche de celui des PTOM sur le plan communautaire européen, mais elles ne bénéficient des fonds structurels spécifiques alloués au PTOM et aux régions ultrapériphériques (RUP). Juridiquement, ces régions sont bien dans le territoire de l'Union européenne.

Un cas particulier résulte de l'adhésion de Chypre où la législation européenne ne s'applique pas dans la république autonome turque de Chypre du Nord, non reconnu internationalement, bien que celle-ci fasse partie juridiquement du territoire de l'Union et dont les citoyens (qui ont non seulement voté pour l'adhésion de Chypre à l'Union européenne mais aussi pour l'unification de Chypre contrairement à leurs voisins du Sud de l'île) sont également électeurs aux élections des représentants chypriotes au Parlement européen[29]. Elle est traitée comme une exception dans le traité d'adhésion de Chypre à titre conservatoire en attendant des évolutions dans les négociations entre les deux républiques[29]. Il résulte de cette scission de l'île la création d'une zone tampon, sous mandat international de l’ONU (en bordure des deux régions nord et sud, et des deux zones de souveraineté britanniques), qui échappe aussi partiellement au droit communautaire, bien que le droit de la République de Chypre y soit observé pour les résidents de nationalité chypriote.

Toujours sur l'île de Chypre, dans les bases sous souveraineté britannique d'Akrotiri et Dhekelia, le droit européen ne s'applique qu'aux résidents britanniques et à ceux de nationalité chypriote[30].

Dans la mer Baltique se trouve une région à statut dérogatoire dépendante de la Finlande : les îles Åland qui sont situées en continuité avec les zones économiques exclusives de la Suède et de la Finlande, toutes deux membres de l’Union[31]. Bénéficiant d'une large autonomie, les îles ont tenu un référendum séparé de celui de la Finlande quant à l'adhésion de leur territoire à l'Union. L'adhésion fut approuvée avec certaines dérogations[32].

Certaines communes bénéficient de statuts particuliers pour des raisons soit géographiques, soit historiques. Ces statuts concernent notamment l'usage de l'euro et la TVA. Il y a tout d'abord les exclaves allemande et italienne, respectivement les communes de Büsingen am Hochrhein[33] et de Campione d'Italia[33],[34], en Suisse. Enfin, la commune italienne de Livigno, laquelle n'est pas une exclave, mais bénéficie d’un statut d’extraterritorialité réglementé depuis les XIXe et XXe siècles[33],[35].

En mer du Nord, l'île allemande d'Heligoland, bien que membre de l'Union européenne, est exclue de l'union douanière et n'est pas soumise au régime fiscal allemand[33].

Les cités autonomes de Ceuta et Melilla et les autres zones de souveraineté espagnole en Afrique bénéficient elles aussi d'un statut dérogatoire notamment concernant la TVA, la PAC et la Politique commune de la pêche[32].

La République monastique du Mont Athos dispose d'une autonomie accrue au sein de la République hellénique. En effet, bien que membre de l'espace Schengen et de l'Union européenne, seul un permis permet d'entrer sur son territoire et l'accès est interdit à toute créature femelle (à l'exception des poules et des chats)[36].

Enfin, l’Île de Clipperton, sous administration direct du gouvernement français, n'est pas citée parmi les PTOM bien que l'île fasse partie de l'Union[37]. Cependant l'île ne fait pas partie de l'espace Schengen[38] et, à défaut de population permanente, n'est pas prise en compte lors des élections au Parlement européen.

Régions hors du territoire communautaire[modifier | modifier le code]

L'article article 355 paragraphe 5 du TFUE dispose que trois territoires, dépendant d'un État membre, sont exclus de l'Union sans pour autant être des PTOM.

Tout d'abord, les îles Féroé, sous souveraineté danoise, qui sont exclues de l'Union européenne[30]. Leur statut est à rapprocher du statut des possessions de la Couronne britannique. En effet, les bailliages de l'île de Man, de Jersey et de Guernesey ne font juridiquement pas partie du Royaume-Uni et sont traités comme des États souverains (même s'ils sont librement associés au Royaume-Uni sous la forme d'une coopération renforcée et s'ils ont le même chef d'État, leur gouvernement et leur législation sont totalement distincts). Ces trois États sont des possessions personnelles du souverain de la Couronne britannique, laquelle n'est pas reconnue internationalement comme un État mais comme une organisation internationale. Toutefois, dans le cas de ces possessions, certaines dispositions restent applicables « dans la mesure nécessaire pour assurer l'application du régime prévu pour ces îles par le traité relatif à l'adhésion de nouveaux États membres à la Communauté économique européenne et à la Communauté européenne de l'énergie atomique, signé le 22 janvier 1972 »[30] – c'est-à-dire, dans le cadre d'une demande d'adhésion de ces îles[30].

Géographie physique de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

L’organisation du relief de l'Union est complexe. La disposition du relief détermine, en partie, les localisations humaines et économiques de l'Union.

Les milieux naturels d'Europe ont souffert de l'anthropisation[39]. En dépit de la complexité du relief de l'Union, les distances ont depuis longtemps été réduite par les transports. Le point culminant est le Mont Blanc à la frontière entre la France et l'Italie qui culmine à 4 810 m d'altitude[40]. Le fleuve Danube, premier fleuve de l'Union européenne bien qu'il ne soit pas entièrement dans ces frontières, est le vingt-septième plus long fleuve du monde en parcourant 2 875 km[41]. Le lac Vänern, en Suède, est le premier lac de l'Union par sa superficie 5 650 km² avec une profondeur maximale de 106 mètres[42].

Péninsule scandinave[modifier | modifier le code]

Sommet Massif État Altitude
(m)
Mont Blanc Alpes France
Italie
4 810 m
Teide Tenerife Espagne 3 718 m
Mulhacén Sierra Nevada Espagne 3 480 m
Aneto Pyrénées Espagne 3 404 m
Etna Sicile Italie 3 350 m
Piton des Neiges Piton des Neiges France 3 070,50 m
Mousala Rila Bulgarie 2 925 m
Mont Olympe Olympe Grèce 2 918 m
Vihren Pirin Bulgarie 2 915 m
Monte Cinto Corse France 2 706 m
Île Localisation État Superficie
(km²)
Grande-Bretagne Atlantique Royaume-Uni 229 850 km²
Irlande Atlantique Royaume-Uni
Irlande
81 635,1 km²
Sicile Méditerranée Italie 25 711 km²
Sardaigne Méditerranée Italie 24 090 km²
Chypre Méditerranée Chypre 9 251 km²
Corse Méditerranée France 8 680 km²
Crète Méditerranée Grèce 8 336 km²
Eubée Méditerranée Grèce 3 684,848 km²
Majorque Méditerranée Espagne 3 625,75 km²
Gotland Baltique Suède 3 140 km²

Plusieurs ensembles de relief, plus ou moins important, se succèdent du nord au sud : le premier est constitué par une partie des Alpes scandinaves. Situé en grande partie en Norvège, les contreforts des Alpes scandinaves s'étendent du nord de la Finlande, forment une courbe longeant la frontière avec la Norvège[43] pour s'arrêter quelques kilomètres au nord du lac Vänern[44]. La combinaison de la localisation septentrionale et de l'humidité de l'océan Atlantique proche a causé la formation de plusieurs champs de glace et de glaciers[43].

La Laponie se situe dans l'espace de transition entre les Alpes scandinaves et les plaines du sud de la Finlande et de la Suède[44],[45]. Plus au sud, le paysage reste plat notamment dans les plaines côtières de Finlande dites d’Ostrobotnie, vallonné de collines dans le centre et l'est[45],[44]. Elle est, par endroit, montagneuse, mais généralement formée de vastes étendues assez planes[45]. Cette région comporte des milliers de lacs, la plupart communiquant entre eux, et d'îles[45],[44]. Le lac Saimaa, le deuxième plus grand de l'Union, s'y trouve[46]. Dans le sud-ouest de la Finlande, et le long de la côte méridionale du Golfe de Finlande se trouvent les îles, principalement dans l'archipel d’Åland. Le territoire de l'État est principalement occupé par les forêts boréales qui couvre environ 77 % du territoire finlandais[47]. À l'inverse, le pays comporte assez peu de terres arables, lesquelles représentent seulement 9 % de la superficie du territoire[47].

Le détroit d'Øresund avec le pont de l'Øresund et l'île Peberholm.
Le Ben Nevis, le point culminant des iles britanniques, avec ses 1 344 mètres d'altitude[48].

La côte suédo-finlandaise du golfe de Botnie portent le nom de « Haute Côte »[N 4], laquelle se soulève de plus de 9 mm par an[49]. Ce rebond isostatique est un phénomène qui résulte de la fonte des glaciers[49]. Il résulte de ce phénomène que, depuis 9 600 ans, le sol s'est élevé de 285 m, altitude à laquelle on peut trouver la ligne côtière la plus élevée formée à cette époque[49].

De l'autre côté de la mer Baltique se trouvent les plaines du sud de la Suède. S'étendant d'abord sur un léger espace côtier face au golfe de Botnie (plus précisément la région côtière du Norrland), elles s'élargissent pour occuper l'ensemble du sud de la partie suédoise de la péninsule Scandinave[44]. Plus au sud, l'espace occupé par les forêts diminue et la vocation agricole des sols apparait[50]. La région est, à l'instar du sud de la Finlande, riche en lac avec notamment le plus grand lac de l'Union, le lac Vänern[42].

Grandes plaines européennes[modifier | modifier le code]

L'ensemble de plaines qui entre dans l'Union au niveau de la frontière avec la Russie s'appelle la grande plaine européenne[51]. Celle-ci s'étend vers l'est, hors de l'Union européenne, jusqu'aux monts de l'Oural et vers l'ouest jusqu'au bassin aquitain[51]. Celle-ci se subdivise, dans l'UE, en plusieurs sous ensembles dont le premier, en partant du nord-est, est la plaine d'Europe orientale[52].

Pays baltes[modifier | modifier le code]

Du golfe de Finlande au nord de la Pologne s'étend une petite partie de la plaine d'Europe orientale[52]. Au niveau de l'Estonie, cette plaine est surtout marécageuses et est souvent inondée au printemps[53]. De nombreux lacs s'y trouvent dont le lac Peïpous, à la frontière avec la Russie[53]. Plus au sud, en Lettonie, se trouve le golfe de Riga, peu profond et partiellement isolé du reste de la Baltique par les îles estoniennes de Saaremaa et Hiiumaa[54]. Le reste du territoire est plutôt plat, avec quelques collines à l'est[54]. Le sud des pays baltes, en Lituanie, est accentué par les hautes terres de Samogitie et le bassin de la Niémen[24]. Enfin, une partie des côtes lituaniennes se trouve sur une étroite bande de sable large de 0,4 à 4 km, l'isthme de Courlande[55].

Plaine européenne du Nord[modifier | modifier le code]

Au nord de la Pologne commence la plaine européenne du Nord qui s'étend de la mer Baltique à la mer du Nord (où se trouvent notamment les lagons de la mer Baltique : les lagunes de Szczecin, de la Vistule et de Courlande[56]) en passant par le Danemark ou elle est séparée de la plaine du sud de la Suède par le détroit d'Øresund[57]. Au sud elle est délimitée par les hauts plateaux et les montagnes de Pologne, de République tchèque et d'Allemagne. Son relief est relativement plat, entrecoupé par les fleuves tels que la Vistule, l'Elbe ou le Rhin[51]. À l'ouest, la plaine est prolongée par la plaine de Flandre, laquelle est parfois confondue avec la plaine européenne du Nord[51].

Espace côtier de l'Atlantique[modifier | modifier le code]

Toujours plus à l'ouest, au-delà des collines d'Artois qui en constitue la limite, les plaines de Flandre sont prolongées par le bassin parisien comprenant le nord de la France, le Luxembourg et le sud-ouest de l'Allemagne, s'étalant du massif armoricain jusqu'aux Vosges et aux Ardennes ainsi qu'au massif central[58]. Le relief est principalement composé de plaines entrecoupées par des fleuves parmi lesquels se trouve la Seine, dont le basin versant occupe le nord du bassin parisien[58]. Plus au sud, une partie du bassin versant de la Loire est aussi comprise dans le bassin parisien[59].

Au sud-ouest de la France, limité au nord par le massif armoricain et le bassin parisien, à l'ouest par le golfe de Gascogne à l'est par le massif central et au sud par la chaîne des Pyrénées, se trouve le bassin aquitain[59]. Il est traversé par la Garonne et l'Adour entre lesquels se trouve la Forêt des Landes[59]. Cet espace constitue la limite sud-ouest de la grande plaine européenne[51].

Au nord de la limite composée par ces deux bassins se trouve le massif armoricain présentant un relief érodé dépassant rarement les 400 mètres d'altitude[60]. Au large des côtes françaises, plus précisément du pas de Calais à la pointe bretonne, se trouve la Manche et par delà les îles Britanniques : l'Irlande et la Grande-Bretagne. Cette dernière est aussi la plus grande île de l'Union européenne[61]. Au sud-est de la Grande-Bretagne se trouve le bassin de Londres où s'écoule la Tamise[62]. Le bassin est en pente douce vers le sud-est de l'Angleterre et l'Est-Anglie[62]. Au sud-ouest se trouve la péninsule des Cornouailles[63]. De cette péninsule au nord de l'île, la Grande-Bretagne est traversée par plusieurs massifs, plus ou moins importants, dont les plus hauts se trouvent en Écosse[64]. À l'ouest de la Grande-Bretagne, séparée d'elle par la mer d'Irlande, se trouve l'île du même nom[65]. Cette île se présente sous la forme d'une grande plaine centrale entourée par une couronne de montagnes côtières dont seulement trois sommets dépassent les 1 000 m d'altitude[48].

Paysage typique de Peñalba de Ávila.

Péninsule ibérique[modifier | modifier le code]

Au sud du bassin aquitain se trouve la chaîne des Pyrénées qui s'étend du golfe de Gascogne au cap de Creus sur la Costa Brava[66]. Plusieurs sommets dépassent les 3 000 m d'altitude (Pic d'Aneto, 3 404 m)[67]. La chaîne sépare les plaines du sud de la France des plateaux de la péninsule Ibérique[66]. Cette dernière est composée d'un ensemble de boucliers, d'anciennes îles de la Téthys, compressées lors de l'orogenèse alpine entre des sédiments marins soulevés et plissés[68]. Le massif de la Galice et du nord du Portugal est le fragment méridional du massif avallonien, dont le fragment septentrional est le massif Armoricain[68]. Cette histoire géologique a formé un plateau central (la Meseta) entouré de chaînes plus élevées, les monts Cantabriques, les Pyrénées, ou encore la Sierra Nevada[68]. Le reste de la péninsule étant principalement composé de hauts plateaux entrecoupés de vallées occupées par le cours de fleuves tel que l'Èbre, le Tage et le Guadalquivir dont l'embouchure crée une plaine littoral à l'ouest du détroit de Gibraltar[68].

Espace rhénan et chaîne des Alpes[modifier | modifier le code]

Vue du Mont Blanc (France).

En centre de la France se trouve le massif central, un massif hercynien composé de plateaux de moyenne altitude, inclinés du sud-est au nord-ouest (allant de plus de 1 500 m à seulement 300 à 400 mètres dans le Bas-Limousin), dénivelé par des failles, aéré par des bassins d’effondrement, entaillé par des gorges étroites et couvert de volcans[69]. Il est limité au sud par le golfe du Lion et à l'ouest par le sillon rhodanien, un couloir vallonné creusé par le Rhône[69].

À l'est du Rhône se trouve la chaîne des Alpes, prolongée au sud-est par les Apennins, en Italie[70]. La limite traditionnelle entre les deux massifs est située au col d'Altare (435 m), en Ligurie[70]. Les Alpes peuvent être subdivisées en trois entités distinctes : les Alpes occidentales, de la Méditerranée au massif du Mont-Blanc, les Alpes centrales, du massif du Mont-Blanc au col du Brenner, et les Alpes orientales, du col du Brenner à Vienne[71].

Péninsule italienne[modifier | modifier le code]

Vue des rizières et du Po depuis une colline de Montferrat.

La péninsule italienne, entourée par la mer, « prend racine » au pied des Alpes occidentales, dominés par le mont Blanc[40], qui s'étirent en forme d'arc de cercle le long de la frontière[72]. Entre le versant sud des Alpes occidentales et le versant nord des Apennins, la plaine du Pô, ou plaine padane, est de loin la plus grande plaine de la péninsule[73]. Elle est arrosée principalement par le Pô et ses affluents, mais recouvre aussi les basses vallées des fleuves côtiers de Vénétie : l’Adige, la Brenta, le Piave, le Tagliamento ; de Frioul-Vénétie julienne avec l’Isonzo ; ou encore le bassin du Reno et des autres fleuves de l'Émilie-Romagne qui s'écoulent directement vers la mer Adriatique[73]. De forme générale triangulaire, longue de 347 km, elle s’élargit vers l’est sur un front maritime de 270 km entre Rimini au sud et l’Isonzo au nord-est[73]. On distingue la haute plaine au nord et la basse plaine au sud[73]. Les Apennins forment un arc entre le golfe de Gênes, sur la Méditerranée et Naples sur la mer Tyrrhénienne, le centre de l'arc s'approchant de la côte est, au niveau de Rimini (mer Adriatique)[74]. La Sicile, prolongeant les Apennins, est séparé de la péninsule par le détroit de Messine[74]. C'est sur cette île que se trouve l'Etna, le plus haut volcan européen et aussi l'un des plus actifs au monde[75],[76].

Alpes orientales et Carpates[modifier | modifier le code]

Les Alpes occidentales sont prolongées par les Alpes orientales au sud desquels se trouve l'embouchure du Pô dans l'Adriatique[71]. Au nord des Alpes orientales se trouvent notamment la panhandle constituée par le Vorarlberg et une partie du Tyrol, deux Bundesländer autrichiens[77]. Plus au nord, dans la région entourant le tri-point Allemagne-Autriche-République tchèque, se trouvent les plateaux du centre de l’Union européenne[78]. Au niveau de la frontière austro-hongroise, se trouve notamment l’Alpokalja, les Préalpes[79]. Au nord de l’Alpokalja se trouvent les contreforts des Carpates qui commencent au niveau de la frontière entre la République tchèque et la Slovaquie, longent la frontière entre la Pologne et la Slovaquie, sortent de l'Union et y rentrent à nouveau au nord de la Roumanie pour occuper une grande partie du centre de la Roumanie[80]. L'espace créé par la courbe du massif des Carpates est occupé par la plaine de Pannonie[81].

Embouchure de la Veleka sur la mer Noire.

Balkans[modifier | modifier le code]

Au sud de l'Autriche, les Alpes se poursuivent en plusieurs ensembles au sein de la Slovénie avec les Alpes juliennes (frontière italo-slovène) et les Karavanke. Ces préalpes orientales méridionales sont suivies, au sud, par les Alpes dinariques, s'étendant, dans les Balkans, au sud de la plaine de Pannonie. Plus particulièrement, les hauts plateaux karstiques de Slovénie et de Croatie sont dans l'Union tel que le groupe de Trnovski gozd, le groupe de Snežnik-Risnjak, les plateaux de Carniole-Intérieure et Basse-Carniole et le groupe de Velika Kapela.

La bande côtière balkanique est celle de la Dalmatie, région très découpée comprenant 698 îles, 389 îlots et 78 récifs. Là, la côte de l'Union est divisée en deux parties du fait de la présence du port de Neum, seul accès à la mer de la Bosnie-Herzégovine.

Côte de la mer Noire[modifier | modifier le code]

Au sud et au sud-est des Carpates se trouvent les plaines côtières de la mer Noire appelées plaines valaques à la frontière roumano-bulgare[82]. Plus au sud, la Bulgarie est divisée en bande de montagnes et de plaines ou de plateaux d'orientation est-ouest[83],[84]. Ainsi le plateau danubien succède à la plaine valaque, et précède le Grand Balkan[84],[85]. Le versant sud du massif des Balkans débouche sur la plaine de Thrace et le bassin de Sofia[84]. Approximativement de forme triangulaire, la plaine de Thrace débute à l'est des montagnes dominant Sofia et va vers l'est en s'élargissant jusqu'à la mer Noire[86]. Elle inclut la vallée de Maritsa et les basses terres qui vont du fleuve à la mer Noire[86]. Comme le plateau danubien, la plaine de Thrace, qui s'étend au sud de la Bulgarie et à l'est de la Grèce, est vallonnée[86].

Région grecque[modifier | modifier le code]

Les Météores où se trouvent les monastères du même nom.

À l'ouest de la Thrace, la plaine se prolonge en Macédoine-Centrale et en Thessalie bordé au nord par les Rhodopes[86]. Plus à l'ouest de ces plaines côtières se trouvent les monts du Pinde qui forment la chaîne centrale du pays, avec une hauteur moyenne de 2650 mètres[87]. Les îles de la mer Égée, dont le nombre dépasse les 6 000[88], sont les pics de montagnes sous-marines qui sont une extension géologique des monts du Pinde[87]. Ces monts sont de hauts sommets escarpés[87]. On y trouve de nombreux canyons et autres paysages karstiques, dont les Météores et les gorges de Vikos[89]. Ces gorges sont d'ailleurs les plus grandes au monde, plongeant à plus de 1 112 mètres[90].

Îles de la Méditerranée[modifier | modifier le code]

En mer Méditerranée, dans le bassin occidental, se trouvent les îles de la Corse et de la Sardaigne[91]. La Sicile délimite les deux bassins méditerranéens[91]. À l'est se trouve notamment Malte puis la Crète[92], une île montagneuse de forme étirée (260 km d'est en ouest et maximum 60 km nord-sud)[93]. À l’extrême est de la Méditerranée se trouve Chypre caractérisé par deux massifs montagneux : l'un au sud-ouest, le massif du Troodos[94] ; l'autre au nord, s'étalant d'ouest en est, le chaîne de Kyrenia[94] qui se prolonge pour former un long cap, le cap Saint-André[95].

Outre-mer[modifier | modifier le code]

Butte rocheuse d'où l'on voit la forêt tropicale guyanaise.

Dans l'océan Atlantique se trouvent trois archipels-régions ultrapériphériques. L'archipel des Canaries, à environ 500 km au nord du tropique du Cancer et à 97 km côtes marocaines, est composé de sept îles principales et d'autres îles et rochers de taille variable[96]. La plupart de ces îles ont un relief marqué par l'activité volcanique de l'archipel[96]. Environ 450 km au nord, se trouve l'archipel de Madère dont l'île principale, du même nom, représente 90 % de la superficie totale[97]. Cet archipel, lui aussi d'origine volcanique, présente une surface érodée[97]. Au nord-ouest de Madère, à environ 900 km, et à environ 1 500 km à l'est de Lisbonne (presque sur la même latitude) se trouve l'archipel des Açores d'origine volcanique[98].

De l’autre côté de l’Atlantique, la Guyane est la plus grande des régions ultrapériphériques[99]. Son relief est peu marqué, l’altitude variant la plupart du temps entre 100 et 200 mètres[100]. Le nord, sur la côte Caraïbe, marque le commencement de la plaine côtière laquelle s'étend sur 15 à 50 km vers l'intérieur des terres[101]. C'est une plaine alluviale, plus ou moins inondable d'une altitude le plus souvent inférieure à 30 mètres[101]. Au-delà, jusqu'à la frontière avec le Brésil, se trouvent les « terres hautes » qui se développent sur le plateau des Guyanes et représentent près de 95 % du territoire[101]. L'absence de mouvement tectonique depuis l'ère primaire et l'érosion importante qu'il a subie ont sculptées des formes de relief diverses[101].

Au nord de la Guyane se trouve la zone Caraïbe où sont les régions ultrapériphériques dépendantes de la France, du nord au sud : la Martinique, île au relief accidenté réparti en deux zones, d'une part, une zone située au nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, qui constitue la partie la plus montagneuse et sauvage de l'île, domaine de la forêt tropicale, et, d'autre part, une zone située au sud de cet axe, moins accidentée, plus sèche avec notamment la Savane des pétrifications[102] ; la Guadeloupe est divisée entre la Basse-Terre à l’ouest, 848 km²[103], montagneuse et recouverte d'une forêt tropicale très dense du nord au sud[103], où abondent de nombreuses rivières et cascades[103], et la Grande-Terre à l’est, 586 km², est plate et aride[104]. L’eau douce de consommation y est amenée de l’île de Basse-Terre par des canalisations sous le pont traversant la Rivière Salée qui sépare les deux terres[104]. Plus au nord se trouvent l'îles de Saint-Martin.

De l'autre côté du continent africain, baigné par l’océan Indien, se trouve un autre territoire de l'Union, La Réunion dont l'intérieur du territoire est très accidenté[105]. La roche volcanique est progressivement érodée par les précipitations tropicales[105]. Le point culminant est le Piton des Neiges qui culmine à 3 069 m[105]. L'érosion a creusé trois cirques naturels dans ce volcan éteint : Cilaos, Mafate, Salazie[105]. Le reste de l'île reste très escarpé, spécialement dans les Hauts où l'on retrouve de nombreuses rivières et des cascades qui creusent des ravines profondes[105]. La plus haute cascade de l’Union, le Trou de Fer, s'y trouve avec 725 m[106].

Plus au nord, à l'entrée du canal du Mozambique, se trouve Mayotte, composée de plusieurs îles et îlots couverts d'une importante végétation. Les deux plus grandes sont Grande-Terre et Pamandzi (ou Petite Terre) entourées par un lagon de 1 100 km² (un des plus grands du monde) formé par un récif de corail de 160 km de long, qui entoure la quasi-totalité de l'île à l'exception d'une douzaine de passes, dont une à l'est appelée Passe en S. Le lagon est parsemé d'une centaine d'îlots coralliens.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Eaux courantes[modifier | modifier le code]

Classement des douze plus longs fleuves de l'Union
Rang Fleuve Longueur Bassin versant
(km²)
Débit moyen Tributaire de
1 Danube 2 875 kilomètres (1 786,44 mi) 805 000 km² 6 500 m3⋅s-1 Mer Noire
2 Rhin 1 233 kilomètres (766,15 mi) 185 000 km² 2 300 m3⋅s-1 Mer du Nord
3 Elbe 1 091 kilomètres (677,92 mi) 144 055 km² 711 m3⋅s-1 Mer du Nord
4 Vistule 1 047 kilomètres (650,58 mi) 194 424 km² 1 054 m3⋅s-1 Mer Baltique
5 Loire 1 013 kilomètres (629,45 mi) 117 000 km² 931 m3⋅s-1 Océan Atlantique
6 Tage 1 006 kilomètres (625,1 mi) 78 460 km² 444 m3⋅s-1 Océan Atlantique
7 Tisza 965 kilomètres (599,62 mi) 157 100 km² 814 m3⋅s-1 Danube
8 Meuse 950 kilomètres (590,3 mi) 36 000 km² 400 m3⋅s-1 Mer du Nord
9 Èbre 928 kilomètres (576,63 mi) 85 550 km² 426 m3⋅s-1 Mer Méditerranée
10 Douro 897 kilomètres (557,37 mi) 97 290 km² 443 m3⋅s-1 Océan Atlantique
11 Oder 854 kilomètres (530,65 mi) 119 000 km² 529 m3⋅s-1 Mer Baltique
12 Rhône 812 kilomètres (504,55 mi) 95 500 km² 1 700 m3⋅s-1 Mer Méditerranée

Les eaux courantes varient en fonction des données climatiques, topographiques et géologiques. Il existe six grands bassins de drainage dans l'Union, qui correspondent aux lignes de partage des eaux entre l'océan Atlantique, la mer du Nord, la mer Baltique, la mer Noire, et les bassins méditerranéens occidentaux et orientaux[107]. Le principal système fluvial, celui du Danube, se jette dans la mer Noire. Sa longueur dépasse les 2 800 km[41]. Son bassin hydrographique est le deuxième plus grand d'Europe après celui de la Volga, avec une superficie totale de 805 000 km², soit plus d'un cinquième du territoire de l'Union[108]. Relié au Rhin par le canal Rhin-Main-Danube, l'ensemble constitue un réseau navigable de plus de 4 000 km entre la mer du Nord et la mer Noire[108]. Son principal affluent, la Tisza, est long de 965 km[109].

Le Rhin est le deuxième plus grand fleuve de l'Union européenne avec une longueur dépassant les 1 200 km[110]. Il présente la particularité d'être classé parmi les « eaux internationales », de la Suisse à la mer du Nord, afin de permettre un accès à la mer à celle-ci, enclavé dans l'Union européenne[111],[112]. Ce classement date de 1898 lorsque fut signé la convention de Mannheim qui créa la Commission centrale pour la navigation du Rhin[111].

Quatre autres fleuves ont une longueur supérieure à 1 000 km : l'Elbe, la Vistule, la Loire et le Tage. L'Elbe parcourt environ 1 094 km entre les monts des Géants et la mer des Wadden (mer côtière de la mer du Nord)[113]. La Vistule, longue de 1 047 km, prend sa source dans les Beskides et se jette dans la Baltique[114]. La Loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc et, après un parcours de 1 013 km, se jette dans l'Atlantique[115]. Elle a un régime pluvio-nival ce qui la rend en partie non navigable. Le Tage, long de 1 006 km, prend sa source à Albarracín (plus précisément Fuente de García) et se jette dans l'Atlantique[116].

Les plus grandes chutes d'eau de l'Union se trouvent principalement outre-mer. L'île de la Réunion en compte deux dépassant les 400 mètres de hauteur : la plus haute est celle du Trou de Fer avec ses 725 m[106], la seconde, la cascade Blanche, est haute de 640 m[106]. Viennent ensuite les chutes d'eau de l'Union européenne continentale, la plus importante étant celle de Savica (571 m) en Slovénie[106] suivit des Walcherfall (500 m) en Autriche[106], de Röthbachfall (470 m) en Allemagne[106], la cascade de Gavarnie (422 m) et la cascade du Moulin-Marquis (400 m) en France[106].

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Eaux stables[modifier | modifier le code]

Cinq plus grands lacs de l'Union européenne
Rang Lac Étendue Volume Localisation
1 Vänern 5 650 km2 153 km3 Suède
2 Saimaa 4 400 km2 36 km3 Finlande
3 Vättern 1 900 km2 77 km3 Suède
4 Mälar 1 120 km2 14,4 km3 Suède
5 IJsselmeer 1 100 km2 Pays-Bas

De nombreux lacs se trouvent dans l'Union notamment le système lacustre présent en Suède ou encore en Finlande. Le plus grand des lacs de l'Union européenne est le lac Vänern situé au sud de la Suède[42]. Il couvre une superficie de 5 648 km² et a un volume de 153 km3[42].

Les eaux stables dépendent des précipitations, de l'alimentation par les cours d'eau ou encore de la couverture végétale. Les nappes phréatiques et les aquifères sont conditionnés par la géologie et l'histoire climatique de la région. Le système lacustre de Finlande couvre une superficie correspondant à un taux de surface de 10 % du territoire[117]. Ces lacs sont reliés entre eux par un système complexe d'affluents et d'émissaires. Le deuxième lac de l'Union européenne s'y trouve, le lac Saimaa, avec 4 400 km², subdivisé en plusieurs bassins dont le plus grand mesure 1 377 km²[46].

Dans la partie centrale de l’Union européenne, le plus grand lac est le lac Balaton en Hongrie avec une superficie de 592 km²[118]. Dans la partie occidentale de l'Union, l'IJsselmeer, 1 100 km², se distingue car il s'agit d'un lac des Pays-Bas qui était à l'origine un golfe de la mer de Wadden qui a été clos par la construction de l'Afsluitdijk et qui a depuis perdu sa salinité[119]. Contigu à l'IJsselmeer se trouve le Markermeer, lui aussi un lac artificiel d'une superficie de 700 km²[120]. Cependant, dans cette région, en dehors des lacs artificiels et du lac Léman – lequel est partagé entre la France et la Suisse et dont seulement 40,47 % soit 234,71 km2 sont dans l'Union[121], le plus grand lac est le lac de Constance dont la superficie est de 536 km²[122]. Les frontières entre l'Allemagne, l'Autriche (et donc de l'Union) et la Suisse n'ont jamais été définis dans ce lac, le partage entre les juridictions est donc imprécis[123],[124],[125].

Eaux littorales[modifier | modifier le code]

Klubudden vu depuis le phare de Högbonden.
Vue satellite de la Manche.

Avec 65 992,9 km de long[19], les côtes de l’Union européenne sont parmi les plus longues du monde, derrière celles du Canada. Les interfaces maritimes sont nombreuses : la mer Baltique, l'océan Atlantique, la mer du Nord, l'océan Atlantique, la mer Méditerranée, la mer Noire, la mer des Caraïbes, et l’océan Indien (La Réunion)[3].

Le littoral est très découpé, avec de nombreux bras de mer s'enfonçant à l’intérieur des terres, des golfes de Botnie et de Finlande dans la Baltique et des îles du détroit d'Øresund au littoral atlantique, et du détroit de Gibraltar aux îles égéennes[3]. Partout le littoral est fragilisé par l’anthropisation bien que certaines initiatives soient prises par les États membres notamment en France avec le conservatoire du littoral, auquel l'Union apporte son concours, dont l'objectif est d'acquérir et de protéger un tiers du littoral français[126].

Les principaux courants s'approchant de l'océan Atlantique sont la dérive nord atlantique qui prolonge le Gulf Stream[127]. Il se sépare en deux au large de l’Irlande, une partie continue son chemin vers le nord, l'autre devient le courant du Portugal, ce dernier est un courant qui prolonge la dérive nord atlantique sur un axe sud-est[127], il est prolongé par le courant des Canaries qui traverse les îles Canaries, le courant des Açores qui encercle les Açores et s'étend jusqu'au détroit de Gibraltar[128], le courant des Antilles qui concerne les Antilles françaises[129], et le Slope qui commence dans la mer Celtique, longe la côte ouest de l'Irlande, suit les Hébrides et part vers le nord[130].

La mer Méditerranée, quant à elle, ne présente pas un système régulier de circulation des eaux. Les courants sont principalement locaux et discontinus. L'eau Atlantique pénètre dans la mer Méditerranée par le détroit de Gibraltar formant le courant algérien qui longe le sud des côtes espagnoles dans la mer d'Alboran[131]. Au sud-est de la Sardaigne, une partie du courant part vers le nord, tandis que l'autre moitié continu sa route vers le détroit de Sicile[131]. La partie qui va vers le nord longe alors les côtes de Sardaigne et de Corse pour arriver en mer Ligure[131]. La partie du courant qui avait continué vers l'est se subdivise à nouveaux en deux. La partie qui progresse vers le nord pénètre en mer thyrénienne et longe les côtes italiennes et se jette en mer Ligure ou elle forme le courant liguro-provençal[131],[132]. Celui-ci longe les côtes italiennes, les côtes françaises au large de Nice, le golfe du Lion, les côtes catalanes et pénètre en mer des Baléares où il devient instable[131].

Dans la mer Égée, ou baignent les îles grecs, le courant provient principalement des Dardanelles et du Bosphore[133],[134]. Le courant du Bosphore, d'une vitesse de 6 à 7 km/h, est difficile à remonter pour les navires allant de la mer Égée à la mer Noire[134].

Dans l’océan Indien, le principal courant affectant la région ultrapériphérique de la Réunion est la gyre de l'Océan Indien, plus précisément le courant équatorial sud[135].

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

L'Union européenne abrite de nombreuses espèces telles que le cerf[136], l'élan[137], le bison[138], le sanglier[139], le loup[140] ou l'ours brun[141]. Cette dernière espèce, parmi d'autres, est en danger du fait de la réduction de son aire de répartition avec l'anthropisation[141].

Certaines espèces font l'objet de réintroduction dans certains habitats où ils avaient disparu. Parmi les réintroductions ayant eu lieu sur le continent européen se trouvent le lynx boréal (en France notamment)[142],[143],[144], le bison d'Europe (France, Lituanie, Pologne, etc.)[145], le castor d'Europe (Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas, etc.)[146], le gypaète barbu (Autriche, France et Italie)[147], l'ibis chauve (Autriche et Espagne notamment)[148],[149], l'outarde canepetière[150] ou encore l'ours[151] (France). Certaines espèces, jusqu'alors disparu d'une zone géographique, réapparaissent parfois par elle-même[152].

La Guyane française est le lieu de l'Union ou la biodiversité est la plus élevée (à titre d'exemple, sa faune représente 98 % de la faune vertébrée de France)[153].

Flore[modifier | modifier le code]

Une forêt en Suède.

Le territoire de l'Union était à l'origine majoritairement couvert de forêts. Cependant, du fait de l'expansion humaine, elle ne représente plus que 37,8 % du territoire[154] et seules les forêts des régions de montagnes les plus septentrionales sont restées préservées. Actuellement l'UE est majoritairement couverte de forêts plantées par l'homme. La Finlande et la France sont les deux pays où les forêts couvrent une étendue très importante[47]. Ces forêts peuvent être réparties en trois grands groupes : la zone de la forêt boréale de conifère, la zone tempérée fraîche et la zone subtropicale humide[155]. Ces trois groupes peuvent comporter plusieurs subdivisions parmi lesquelles[156], dans la zone boréale : les forêts subarctiques de bouleau et les forêts boréales de conifères sempervirens (persistant)[156] ; dans la zone tempérée fraîche : les forêts de feuillus à l'ouest de l'Union et les forêts en mélange de feuillus et conifères à l'est. On peut y inclure les zones de moyennes et hautes montagnes[156] ; et dans la zone subtropicale avec les forêts sclérophylles méditerranéennes[156]. Les zones pannoniennes et la steppe pontique sont peu voire pas boisées[156].

Enfin, en Guyane française abonde la végétation tropicale sud-américaine, laquelle représente à elle seule 96 % des plantes de France[153].

Climat[modifier | modifier le code]

Facteurs de répartition climatique[modifier | modifier le code]

Compte tenu de sa superficie et de son étalement en latitude du 35e au 69 e parallèle nord, le territoire de l'Union européenne est une mosaïque de climats[157]. La majeure partie de l'Union se trouve dans la zone tempérée, ce qui n'empêche pas les phénomènes climatiques extrêmes[158].

Seuls le climat des régions ultrapériphériques se distinguent du climat de l'Union européenne continentale[159]. La prise en compte des climats de territoires non-membres de l'Union mais sous la souveraineté de certains États membres accentue les distinctions climatiques existantes[159]. La répartition des climats dépend de plusieurs facteurs. L'Union européenne dispose d'une vaste zone côtière, et l'influence océanique atlantique et méditerranéenne contribuent à modérer les températures sur une bonne partie de l'Union[160].

Du fait de sa latitude, la majeure partie de l'Union est soumise à une masse d'air provenant de l'Atlantique. Ce flux d'ouest passe au-dessus de la dérive nord atlantique qui prolonge le courant chaud du Gulf Stream et ainsi se trouve ainsi adoucie[127]. Ce flux n'est pas contrarié dans sa progression vers l'est du fait des grandes plaines ouvertes de l'Union. Ce flux tempéré est porteur de perturbations assurant des pluies régulières. En progressant dans les terres, la masse d'air subit les influences continentales et devient moins tempéré, s’assèchant petit à petit, et les précipitations deviennent irrégulières[161]. Le record européen de pluviométrie (345,1 mm) a été enregistré le 30 juillet 1897 à la station de Nová Louka (près de Bílý Potok (Liberec), dans l'actuelle République tchèque)[162]. À l'est, le flux océanique est stoppée par les hautes pressions hivernales. Ces pressions sont la source d'épisodes froids et secs. Au nord, les Alpes scandinaves font obstacles aux vents d'ouest ce qui cause un climat continental froid sur la partie orientale de la Scandinavie. Le record de froid y a été mesuré avec -52,6 °C enregistré le 2 février 1966 à Vuoggatjålme en Suède[163]. Le flux océanique voit aussi son influence diminuer au sud de l'Europe à cause de la latitude, des hautes pressions estivales et des barrières montagneuses qui s'interposent avec la Méditerranée. C'est à Catenanuova, en Italie, que le record de chaleur a été enregistré le 10 août 1999, avec 48,5 °C[164].

Principales aires bioclimatiques[modifier | modifier le code]

Sommaire de la section

Les différents types de climat, selon la classification de Köppen, sont compris entre le climat polaire et le climat équatorial. La majeure partie de la population vit en climat méditerranéen, tempérée, océanique et continental :

  • le climat équatorial qui se rencontre sur l'ensemble de la Guyane[165]. Il se caractérise par une unique saison ou les fortes chaleurs côtoient de fortes précipitations ;
  • le climat tropical en Guadeloupe[166], en Martinique[167], à la Réunion[168] et aux îles Canaries[169]. Il se caractérise par une saison sèche (faibles températures, précipitations quasiment nulles) et une saison humide (hautes températures, très fortes précipitations) ;
  • le climat subtropical (ou climat tempéré chaud) :
  • le climat tempéré :
    • le climat océanique concerne tous les pays qui côtoient l'océan Atlantique (à l'exception du Portugal)[169]. Les communautés autonomes de Galice, d'Asturies et du Pays basque, le littoral atlantique de la France, la Belgique, le Danemark et le littoral allemand sont concernés de même que les régions externes du Portugal et de l'Espagne des Açores, de Madère et des îles Canaries[169]. Il se caractérise par un total annuel des précipitations assez fort et par une faible amplitude thermique (les hivers sont doux et pluvieux, et les étés sont frais et relativement humides)[169]. Il se dégrade dans l'intérieur des terres (centre de la France par exemple) ou l'amplitude thermique augmente. Là il y a une transition progressive en climat continental[169] ;
    • le climat continental qui concerne le centre de la France, le Luxembourg, l'Autriche, le sud de l'Allemagne, la Hongrie et l'est de l'Union (République tchèque, Slovaquie, etc.)[169]. Il se caractérise par de fortes précipitations et une amplitude thermique[169] ;
      • le climat subarctique qui englobe le nord de la Finlande et de la Suède et qui influence les pays baltes[169]. On le rencontre aussi dans des poches de climat en plus au sud, tel que dans le Massif central et ailleurs dans l'Union[169]. Il se caractérise par des températures froides toute l'année, sans chaleur estivale et avec des hivers glaciaux[169].
Ouest de l'Union, l'influence océanique[modifier | modifier le code]
Des îles Britanniques aux Charentes, un climat océanique bien défini[modifier | modifier le code]

Le long du littoral, depuis les Îles britanniques jusqu'aux Charentes, en passant par la bordure côtière des Pays-Bas, de la Belgique, de la France s'étend un climat océanique bien caractérisé (Cfb dans la classification de Köppen), avec une température moyenne qui augmente du nord vers le sud mais assez homogène par rapport à l'étalement en latitude[171]. Dans cette zone, le flux océanique modère les températures, les pluies sont fréquentes et régulières en toutes saisons avec cependant un maximum d'automne au nord et d'hiver au sud[157]. Le total des précipitations annuelles est compris entre 700 mm et 1 000 mm sauf sur certains massifs côtiers – Écosse, Pays de Galles, chaîne cantabrique – où ce total peut largement dépasser 3 000 mm[157]. Les tempêtes automnales et hivernales sont fréquentes. En hiver, par rapport à la latitude, le gel et la neige sont relativement rares ainsi que les fortes chaleurs en été[157]. Les étés sont tempérés avec une température moyenne qui dépasse 10 °C pendant plus de 4 mois[157]. Pour le mois le plus chaud la température est comprise entre 15 °C et 19 °C du nord au sud, celle du mois le plus froid de °C à 10 °C du nord-est au sud-ouest[157].

Climat océanique aux étés chauds de l'Aquitaine aux Asturies[modifier | modifier le code]

Un peu plus au sud, de l'Aquitaine jusqu'aux Asturies, le climat est encore océanique (toujours Cfb dans la classification de Köppen)[171], mais se distingue par ses températures d'été plus élevées (moyenne de juillet de 19 °C à 22 °C)[157]. Les étés sont plus humides, plus nuageux et plus orageux. Mais la chaleur moyenne de juillet reste en dessous de 22 °C, ce qui fait que l'été connaît encore des périodes de refroidissement épisodiques, ce qui est un trait des climats océaniques[157].

Grandes plaines du centre, la dégradation du progressive du climat[modifier | modifier le code]

À l'est de cette zone, le climat est également océanique, mais connaît une dégradation de ses caractéristiques. La limite avec le domaine précédent étant assez floue, dans la vaste zone de plaines ou de moyennes montagnes qui va du bassin parisien au sud de la Scandinavie, à l'ouest de la Pologne et limitée par les contreforts des Alpes au sud, le climat se « continentalise » peu à peu tout en conservant des caractéristiques modérées par rapport à la latitude (comme précédemment Cfb selon Köppen)[171], les pluies deviennent cependant un peu moins régulières, leur volume diminue progressivement, entre 500 et 700 mm en plaine, 800 à 1 500 mm sur les reliefs[157]. Les pluies sont réparties très uniformément tout au long de l'année avec un maximum pluviométrique qui tend à devenir plutôt estival[157]. Les tempêtes automnales et hivernales voient leur importance diminuer au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'océan, mais ne sont pas exclues[157]. La fréquence des épisodes de température extrêmes augmente progressivement mais la moyenne reste modérée, la température du mois le plus chaud est comprise entre 17 °C et 20 °C du nord au sud, celle du mois le plus froid de °C à −3 °C respectivement d'ouest en est[157]. En France, cette zone correspond aux appellations traditionnelles de climat « parisien », « lorrain », « semi-continental », « d'abri », etc.

Bordure méditerranéenne de l'Union, les climats subtropicaux[modifier | modifier le code]
Plaine du Pô et mer Noire, le climat subtropical humide[modifier | modifier le code]

De la plaine du Pô à la mer Noire vers l'est, le climat se caractérise par ses chaleurs estivales persistantes, avec une température moyenne de juillet supérieure à 22 °C, et des précipitations importantes en été. Selon la classification de Köppen, ce climat devient de ce fait subtropical humide (Cfa)[171]. Les hivers sont assez variables, de doux comme sur les côtes occidentales de l'Adriatique, à assez froid (Bulgarie, Roumanie), mais toujours avec une température moyenne de janvier supérieure à -3 °C[157]. La température du mois le plus froid est comprise entre °C et −3 °C de l'ouest vers l'est[157]. Les influences océaniques concernent peu cette zone. Le cumul annuel des précipitations s'assèche progressivement vers l'est. Les pluies, réparties sur toute l'année, prennent une importance estivale marquée, notamment sous forme d'orages. Du fait du relief beaucoup plus compartimenté, il y a multiplication des climats locaux[157].

Sud de l'Union, le climat méditerranéen[modifier | modifier le code]
Mer agitée par la Tramontane dans les Pyrénées-Orientales.

Les régions bordant la Méditerranée (majeure partie de l'Espagne, sud-est de la France, Italie hors les Alpes et la plaine du Pô, la Croatie, la Grèce et les îles méditerranéennes) connaissent un climat méditerranéen (Csa et Csb d'après Köppen)[171]. À l'écart du flux océanique humide du fait des montagnes et de la latitude, ce climat est caractérisé par une sécheresse estivale et un ensoleillement nettement plus importants que dans les domaines précédents[157]. Les pluies ne sont pas souvent apportées par le flux atlantique mais la plupart du temps par des perturbations qui se développent sur place, alimentées par l'air méditerranéen, ces perturbations sont moins nombreuses que les perturbations océaniques mais les pluies qu'elles apportent sont copieuses et parfois excessives[157]. Le total pluviométrique annuel des régions méditerranéennes est à peu près le même que pour les domaines précédents mais la répartition des précipitations est beaucoup plus irrégulière. L'été est à peu près sec surtout près des côtes et dans le sud, les pluies de printemps et d'automne sont prédominantes au nord du domaine méditerranéen[157]. Suivant les effets d'abris ou au contraire suivant les effets de couloir induits par les reliefs environnants, ce domaine est calme ou au contraire très venté (mistral, tramontane, bora, etc.)[157]. Les températures hivernales sont douces sauf en moyenne montagne, 5 à 11 °C en janvier, de l'intérieur vers la côte et du nord vers le sud. L'été est chaud 22 °C à 27 °C en juillet du nord vers le sud, à l'exception du domaine Csb dont les températures sont comprises entre 19 et 22 °C[157]. Le domaine Csb (Galice, nord du Portugal) reste une source de débats. Certains auteurs veulent le rattacher au domaine océanique en raison d'étés modérément chauds. Cette zone conserve toutefois des traits méditerranéens marqués (une sécheresse d'été entraînant des feux de forêt réguliers, un ensoleillement élevé comparé aux régions océaniques, etc.)[171].

Extrême nord et extrême est de l'Union : la dominante continentale[modifier | modifier le code]
Extrême est de l'Union, le climat continental[modifier | modifier le code]

À l'est de l'Union – à partir de l'est de l'Allemagne, en République tchèque, dans les pays baltes, du sud de la Finlande et de la Suède, en Pologne, en la Slovaquie et en Hongrie et au nord de la Roumanie – apparaît le climat continental humide[171]. L'hiver est froid avec blocage fréquent du flux océanique par l'anticyclone continental générateur d'épisodes très froids et secs. La moyenne de janvier va de −3 °C vers l'ouest à −20 °C vers le nord-est[157]. L'été, l'anticyclone continental disparaît et le flux atlantique pénètre plus librement à l'intérieur du continent, l'été est encore frais au nord mais il est de plus en plus chaud vers le sud — 10 °C en juillet à la frontière du domaine polaire[157]. Les saisons intermédiaires sont courtes. Les pluies sont plus irrégulières avec un maximum de printemps ou d'été. Au nord du domaine, les étés sont assez pluvieux et restent frais avec une évaporation modérée, la sécheresse d'été est modérée. Vers le sud, la chaleur augmente ainsi que l'irrégularité des pluies, la sécheresse relative d'été s'intensifie[157].

Bordure nord de l'Union, le sous-ensemble climatique subarctique[modifier | modifier le code]

Le nord de la Finlande et de la Suède possède un climat subarctique dont les caractéristiques sont de longs et glacials hivers et des étés courts et souvent frais et humides[171]. Les Alpes scandinaves contribuent à réduire l'influence océanique sur cette région. C'est sous ce climat que peuvent se rencontrer les variations de températures les plus extrêmes sur Terre[157].

Outre-mer insulaire : le climat tropical[modifier | modifier le code]

Le climat tropical se retrouve dans la plupart des régions ultrapériphériques de l'Union européenne[172],[173]. On le rencontre ainsi en Martinique, en Guadeloupe, à la Réunion et aux Canaries. Le climat tropical est un climat non-aride dans lequel la température moyenne ne descend pas en dessous de 18 °C pendant l'ensemble de l'année : les variations saisonnières se caractérisent alors par les précipitations[157]. On distingue donc deux saisons : la saison sèche et la saison humide. La saison sèche correspond au solstice d'hiver, la saison humide au solstice d'été. Cependant, le climat des îles Canaries s'éloigne un peu de cette règle en ce qu'il existe des périodes de sécheresses estivales et de pluies hivernales[157].

Le climat de ces îles est tempéré par l'influence maritime. Les îles caraïbes sont placées sur le trajet des ouragans[157].

Guyane : le climat équatorial[modifier | modifier le code]

Le climat de la Guyane varie en fonction des oscillations de la zone de convergence intertropicale, qui résultent du contact entre les anticyclones des Açores et de Sainte-Hélène[157]. Sa position proche de l’équateur et sa façade océanique lui confèrent une bonne stabilité climatique. La température annuelle moyenne est de 26 °C[157]. Elle ne diffère en général que de °C du mois le plus chaud au mois le plus froid. Les amplitudes sont faibles sur la zone côtière et un peu plus marquées à l'intérieur. Ses caractéristiques font que la Guyane est partagé entre le climat équatorial et le climat de mousson (Af et Am)[174].

Il existe quatre variations climatiques saisonnières distinctes[175],[165] : la grande saison des pluies, d'avril/mai à mi-août ; la grande saison sèche, de mi-août à novembre ; la petite saison des pluies, de novembre/décembre à janvier/février ; et la petite saison sèche appelée aussi « petit été de mars » en février/mars[157]. Les mois les plus pluvieux sont mai et juin. Au niveau mondial la Guyane est l'une des régions les plus humides au monde variant de 2 000 mm à 4 000 mm par an[157].

Sommets de l'Union européenne : le climat montagnard[modifier | modifier le code]

Les montagnes (Alpes, Pyrénées, Carpates, Alpes scandinaves) connaissent le climat montagnard qui correspondent à peu près à celui des plaines environnantes mais modifiés par l'altitude[171]. Il se rapproche du climat subarctique[171]. Celle-ci provoque un abaissement de la température, en toutes saisons mais davantage en été qu'en hiver et une augmentation des pluies pour les versants exposés aux vents pluvieux. Les reliefs multiplient les climats locaux du fait des différences d'expositions au Soleil et du fait de la modification du régime des vents qu'ils induisent[157].

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie de l'Union européenne est variée et complexe[176]. Elle donne naissance à une grande variété de paysages allant des Highlands aux plaines de la Hongrie[177] ainsi que la Guyane et les autres régions ultrapériphériques.

L'Union européenne peut se scinder en plusieurs sous-ensemble : l'Europe précambrienne (bouclier scandinave, bouclier des Hébrides), l'Europe calédonienne (au nord-ouest), l'Europe hercynienne (sud-ouest), l'Europe méditerranéenne et le plateau des Guyanes[178].

Pour ce qui est de la partie continentale de l'Union, la principale caractéristique est la dichotomie entre les plateaux et les montagnes de l'Europe méridionale et une vaste, et en partie immergée, plaine du nord allant de l'Irlande à la Pologne et s'étirant plus à l'est, hors de l'Union, jusqu'à l'Oural[176]. Ces deux moitiés sont séparées par la chaînes des Pyrénées et des Alpes/Carpates[176]. Les plaines du nord sont délimités à l'ouest par les Alpes scandinaves et les sections montagneuses des îles britanniques. De même elles contiennent l'ancien continent géologique de Baltica qui devrait être regardé géologiquement comme le « contient principal » à l'inverse des autres formations montagneuses périphériques dans le sud et l'ouest qui sont des fragments de plusieurs autres continents géologiques[176]. L'Europe de l'Ouest est principalement issu de l'ancien microcontinent Avalonia. En Pologne, les plaines du nord sont des moraines comportant des sols sablonneux ou fait de loam. Au sud, les vallées creusées par les glaciers sont faites de lœss.

La Guyane, quant à elle, se situe sur le plateau des Guyanes formé au précambrien entre 2,5 et 1,9 million d'années[179]. Certaines formations précambriennes affleurent du fait de l'absence de couverture sédimentaire (érodée par le temps)[179].

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Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Carte de la répartition du pétrole et du gaz en Europe.

Les États de l’UE à 15 représentent, en 2011, environ 85 % de la production agricole de l’Union européenne en dépit de l'adhésion de nouveaux États membres dans l’Union depuis 2004. L'agriculture européenne est en majeure partie tournée vers la production végétale (à hauteur de 54 %)[180]. Avec une production de 35 milliards d’euros, les céréales sont la principale production agricole de l’Union (avec 11 % de la production totale des États membres). La France et l’Allemagne sont les deux principaux producteurs de céréales de l’Union (14 % pour la France) alors que la production n’atteint pas 5 % dans certains États (Chypre, les Pays-Bas, le Portugal, l’Irlande et la Belgique). En matière animale, là encore, ce sont les États de l'ouest de l’Union qui produisent le plus[180].

En matière forestière, le territoire de l'Union est couvert par 37,8 % de forêts[181]. Ce chiffre est en augmentation constante. Cependant, la couverture forestière varie fortement en fonction des États membres[181]. Ainsi, ce sont les États de la péninsule scandinave (la Finlande et la Suède) qui ont la plus importante couverture forestière avec 73,9 % et 66,9 % de leur superficie totale respective[181]. À l'inverse, les forêts d'Irlande, des Pays-Bas et du Danemark représentent respectivement 9,7 %, 10,8 % et 11,8 % de leur superficie totale respective[181].

En matière énergétique, l'Union est très largement dépendante de ses importations de pétrole et de gaz[182]. Cependant, les États membres produisent eux-mêmes une petite quantité de pétrole[182]. Ainsi, en mer du Nord, le Royaume-Uni exploite plusieurs gisements géants (Brent, Ninian, Piper, Forties) qui ont toutefois atteint leur pic de production. De même, le sous-sol de l’Union renferme du gaz naturel[182]. Les principaux producteurs sont le Royaume-Uni et les Pays-Bas avec le gisement de Groningue. Les Pays-Bas fournissent près de 15 % du gaz consommé par l'UE[182].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

L'Etna et Catane au premier plan.

Les risques naturels font l'objet de mesures de prévention des risques de la part de l'Union européenne, notamment de la part de la Direction générale de l'environnement. C'est dans le cadre de son volet « protection civile et accidents environnementaux » qu'elle participe au financement des programmes de protection des risques. Parmi les risques naturels concernant l'Union se trouvent notamment les inondations, les tempêtes, les aléas climatiques (vagues de froid et de sécheresses), les feux et incendies ainsi que les volcans et séismes.

Les inondations comptent parmi les risques naturels les plus importants de l'Union. Celles-ci sont principalement fluviales et concerne notamment les régions de la plaines nord-européennes. Les Pays-Bas sont aussi concernés du fait que l’État se trouve dans une dépression, accentuée par la poldérisation. Les inondations causent, parmi les risques naturels, le plus grand nombre de victimes[183]. Concernant les risques climatiques, ce sont notamment les vagues de sécheresse qui sont fréquentes et qui entraînent non seulement des pénuries d'eau mais aussi d'importants incendies.

L'Union est aussi soumise au risque sismique qui concerne principalement la région méditerranéenne de l'Union[184],[185]. La Grèce est le premier pays concernés puisque la totalité de son territoire est considéré comme étant à haut risque. L'Italie est elle aussi concernée avec des risques élevés le long de la chaîne des Apennins, de Florence au nord de la Sicile, et les montagnes au nord de l'Adriatique. Le sud de la chaîne des Carpates, en Roumanie, est aussi concernés par de forts risques sismiques[184],[185].

Il y a, sur le territoire de l'actuelle Union européenne, plusieurs volcans qui ont été actifs ces 10 000 dernières années et qui menacent les habitants de certaines régions (et qui par suite peuvent provoquer des problèmes socio-économiques)[186]. Parmi les États membres les plus concernés se trouvent l'Italie, le Portugal, l'Espagne et la Grèce[186]. L'Italie, qui figure en première place de cette liste, possède un certain nombre de volcans toujours actifs. Ainsi, le Vésuve est l'un des volcans dont le danger est le plus élevé du fait de la présence de la ville de Naples, dont la population s'élève à plus de 950 000 habitants[187], sur ses abords. En cas d'éruption, une grande partie de la population devrait être évacuée tant à Naples que dans ses environs, une autre partie serait soumise aux diverses retombées volcaniques. Sa dernière éruption date de 1944, et depuis son cratère est obstrué par un bouchon de lave ce qui peut créer une importante éruption explosive[186]. La zone des Champs Phlégréens est, elle aussi, à très haut risque en cas de reprise de l’activité[186]. On y trouve notamment les villes de Pouzzoles et de Cumes. Plus de 500 000 personnes vivent à l'intérieur même de la caldeira[188], et près de 1,5 million de personnes vivent à l'intérieur ou à proximité[189],[186]. L'Etna, en Sicile, connait aussi de fréquentes éruptions effusives mais peut parfois connaitre de petites éruptions explosives lesquelles peuvent causer d'importants dégâts (communications, infrastructures, économie, etc.)[186]. En Espagne, aux Canaries, sur l'île de Tenerife, se trouve le Teide (entre 3 715-3 718 mètres d'altitude). Ce volcan, dont la dernière éruption a eu lieu du 18 novembre 1909 au 27 novembre 1909, représente un danger pour l'ensemble des personnes vivant ou transitant (touristes) par l'île. Une petite éruption aurait des conséquences importantes pour le tourisme, au cœur de l'économie de l'île[186].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Répartition de la population[modifier | modifier le code]

Le territoire de l'Union européenne, et de l'Europe en général, a été très tôt maîtrisé par la population européenne. La majeure partie de la population se concentre le long de la mégalopole européenne, de Londres à Milan, laquelle est, depuis longtemps, l'axe d'échange entre la Méditerranée et la mer du Nord. La notion de mégalopole européenne a été étendue à celle de Pentagone dans lequel vit environ 40 % de la population européenne[190].

Le reste de la population se concentre sur les côtes et les principaux axes fluviaux. Ensuite, les autres grandes aires urbaines de l'Union se trouvent sur les rives d'un fleuves tel que Londres sur la Tamise, Paris sur la Seine, la région de la Ruhr avec le Rhin, Barcelone et Athènes sur la mer Méditerranée ; et Hambourg, à l'embouchure de l'Elbe, près de la mer du Nord[190].

La densité diminue à l'intérieur des terres. Les chaînes des Alpes, des Pyrénées, le cœur de la péninsule ibérique, le nord de l'Europe (principalement l’Écosse, la Suède, la Finlande, l'Estonie et la Lettonie) sont faiblement peuplées, à l'exception de lieux isolés comme la région de Madrid, de Malmö, de Stockholm, et d'Helsinki.

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Répartition des sous-ensembles culturels[modifier | modifier le code]

Diversité linguistique[modifier | modifier le code]

Les langues, dans l'Union européenne, sont en majeures parties des langues indo-européennes lesquelles côtoient des langues finno-ougriennes. Ces langues sont très diverses mais partagent, du fait de leur origine, des racines communes. Cette diversité linguistique dans l’Union européenne s'exprime de deux façons :

Les langues officielles sont au nombre de vingt-trois. Il s'agit de l'allemand, l'anglais, le bulgare, le danois, l'espagnol, l’estonien, le français, le finnois, le grec, le hongrois, l'irlandais gaélique, l'italien, le letton, le lituanien, le maltais, le néerlandais, le polonais, le portugais, le roumain, le slovaque, le slovène, le suédois, et le tchèque[191]. Parmi ces langues certaines sont officielles dans plusieurs États membres : l'anglais est la langue officielle du Royaume-Uni, de l'Irlande et de Malte ; l'allemand l'est en Allemagne, en Autriche, en Belgique et au Luxembourg ; le français, en France, en Belgique, au Luxembourg et en Italie ; le néerlandais aux Pays-Bas et en Belgique ; le suédois en Suède mais aussi en Finlande ; et le grec en Grèce et à Chypre[191].

Parmi ces langues, la plupart utilise l'alphabet latin, le bulgare utilise l'alphabet cyrillique et l'alphabet grec est utilisé en Grèce et à Chypre.

L'allemand est la première langue maternelle de l'Union européenne (18 % de la population), mais l'anglais est la première langue secondaire avec près de 38 % de locuteurs[192].

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Parallèlement aux langues officielles, il y a aussi des langues régionales et minoritaires. Parmi celles-ci se trouvent notamment le breton, le catalan ou le russe. À ces langues viennent s'ajouter celles des immigrants parmi lesquels on retrouve une nouvelle fois le russe, mais aussi le turc, l'arabe, le mandarin, l'ourdou ou l'hindoustani[192].

Diversité religieuse[modifier | modifier le code]

La religion la plus représentée dans l'Union est le christianisme, dont les subdivisions principales sont le catholicisme (l'ouest et le centre de l'Union[N 6]), le protestantisme (le nord de l'Union[N 7]) et le christianisme orthodoxe (l'est de l'Union[N 8])[193].

En dehors de ce découpage général, d'autres religions minoritaires sont présentes et se répartissent sur l'ensemble du territoire de l'Union. Parmi celles-ci se trouvent l'Islam[N 9],[194]. Selon le Zentralinstitut Islam-Archiv-Deutschland, le nombre de musulmans dans l'Union européenne était de 16 millions. De même, le judaïsme est aussi présents dans l'ensemble de l'Union[194].

L'athéisme représenterait selon Jean Baubérot 5 % des Européens[195]. Plus précisément, une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 estime que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale[196]. Toujours selon cette enquête publiée dans le The Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais le sont[196].

En dehors de ce découpage confessionnel, il est à noter qu'au niveau étatique la séparation des Églises et des États est souvent établie notamment France. Cependant certains États conservent toutefois systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'État reconnaît une religion officielle ou dominante : entre autres, le Royaume-Uni (Église anglicane et Église d'Écosse, cette dernière étant presbytérienne)[197] ; le Danemark et la Finlande (Église du Danemark[198] et Église évangélique-luthérienne de Finlande[199], rattachées au luthéranisme) ; l'Irlande, la Belgique, l'Espagne, l'Italie (catholicisme) ; et la Grèce (Église orthodoxe de Grèce).

Dans les régions ultrapériphériques de l'Union, la religion la plus pratiquée est le christianisme.

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Géographie administrative[modifier | modifier le code]

Subdivisions territoriales des États membres[modifier | modifier le code]

États Code NUTS 1 NUTS 2 NUTS 3 LAU 1 (ancien NUTS 4) LAU 2 (ancien NUTS 5) Subdivisions non prises en compte
Drapeau de l'Allemagne Allemagne DE 16 Länder 41 district
(regierungsbezirke)
402 arrondissements[A 1]
(kreise ou kreisfreie Stadt)
539 organismes communautaires[A 2]
(verwaltungsgemeinschaften)
14 308 communes
(gemeinden)
Drapeau de l'Autriche Autriche AT 3 groupes d’État
(Gruppen von Bundesländern)
9 Länder 35 groupes de districts politiques
(Gruppen von politischen Bezirken)
2 381 communes
(gemeinden)
Drapeau de la Belgique Belgique BE 3 régions 10 provinces 42 arrondissements 589 communes 3 communautés linguistiques
4 régions linguistiques
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie BG 2 rajoni
(pайони)
6 régions de planification
(pайони за планиране)
28 oblasti
(oбласти)
264 obchtini
(oбщини)
5 329 naseleni mesta
(населени места)
Drapeau de Chypre Chypre CY 6 districts
(Επαρχίες, Eparchies)
613 municipalités et communautés
(Δήμοι et Κοινότητες, dimoi et koinotites)
Drapeau de la Croatie Croatie CY 3 régions économiques 21 comitats
(županije)
546 municipalités
(općine)
Drapeau du Danemark Danemark DK 5 régions
(regioner)
11 sous-régions[A 3]
(landsdeler)
99 communes
(kommuner)
2 148 paroisses
(sogne)
Drapeau de l'Espagne Espagne ES 7 groupes de communautés autonomes
(agrupación de comunidades autónomas)
19 Autonomies[A 4]
(comunidades y ciudades autónomas)
59 provinces, îles, Ceuta et Melilla
(provincias, islas)
8 111 municipalités
(municipios)
Comarques (Comarca)
Mancomunidad
Drapeau de l'Estonie Estonie EE 5 groupes de comtés
(maakonna rühm)
15 comtés
(maakond)
227 communes
(vald, linn)
Localités (Asula)
Drapeau de la Finlande Finlande FI 2 territoires[A 5]
(Manner-Suomi, Ahvenananmaa)
5 secteurs principaux[A 6]
(suuralueet)
20 régions
(maakunnat)
77 sous-régions
(seutukunnat)
416 communes
(kunnat)
Drapeau de la France France FR 9 ZEAT 27 régions[A 7] 101 départements 3787 cantons 36 683 communes 342 arrondissement
Intercommunalités
Drapeau de la Grèce Grèce GR 4 groupes de développement régional
(Γεωγραφική Ομάδα)
13 périphéries
(Περιφέρειες)
51 nomes
(Νομοί)
325 dèmes
(Δήμοι, )
6 130 districts municipaux
(Δημοτικά Διαμερίσματα,
Κοινοτικά Διαμερίσματα
)
Drapeau de la Hongrie Hongrie HU 3 super-régions statistiques
(statisztikai nagyrégiók)
7 régions
(tervezési-statisztikai régió)
20 entités[A 8]
(megyék, Budapest)
174 micro-régions statistiques
(statisztikai kistérségek)
3 152 localités
(települések)
Drapeau de l'Irlande Irlande IE 2 régions statistiques
(regions)
8 régions d'autorité régionale
(regional authority regions)
34 comtés et villes
(counties, cities)
3 440 districts électoraux
(electoral districts)
Drapeau de l'Italie Italie IT 5 groupes de régions
(gruppi di regioni)
20 régions[A 9]
(regioni)
110 provinces
(provincie)
8 094 communes
(comuni)
Drapeau de la Lettonie Lettonie LV 6 entités[A 10]
(reģioni)
33 entités[A 11]
(rajoni, republikas pilsētas)
527 entités[A 11]
(pilsētas, novadi, pagasti)
Drapeau de la Lituanie Lituanie LT 10 apskritys 60 municipalités
(savivaldybės)
546 seniūnijos
Drapeau du Luxembourg Luxembourg LU 12 cantons 116 communes
Drapeau de Malte Malte MT 2 groupes d'îles
(gzejjer)
6 districts
(distretti)
68 conseils
(kunsilli)
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas NL 4 groupes de provinces
(landsdelen)
12 provinces
(provincies)
40 régions COROP
(COROP regio’s)
421 communes
(gemeenten)
Drapeau de la Pologne Pologne PL 6 régions
(regiony)
16 voïvodies
(województwa)
66 groupes de districts
(podregiony)
379 districts
(powiaty)
2 478 municipalités
(gminy)
Drapeau du Portugal Portugal PT 3 territoires[A 12]
(continent, regioes autonomas)
7 régions[A 13]
(região)
30 sous-régions[A 14]
(grupos de concelhos)
308 municipalités
(município et concelho)
4 260 freguesias
Drapeau de la République tchèque République tchèque CZ 8 oblasts
(oblasti)
14 régions
(kraje)
77 districts
(okresy)
6 249 communes
(obce)
Roumanie Roumanie RO 4 macro-régions
(macroregiuni)
8 régions de développement
(regiuni)
42 entités[A 15]
(judeţe, Bucarest)
3 174 communes
(comuni, municipiu, orașe)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni GB 12 entités[A 16]
(government office regions, country)
37 entités[A 17]
(counties, Inner London, Outer London,
groups of unitary authorities)
133 entités[A 18]
(upper tier auth., groups of lower tier auth.)
443 entités[A 19]
(lower tier auth., individual unitary auth.,
individual unitary auth., LECs, districts)
10 664 circonscriptions
(wards)
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie SK 4 oblasts
(oblati)
8 régions
(kraje)
79 districts
(okresy)
2 928 communes
(obce)
Drapeau de la Slovénie Slovénie SI 2 macro-régions
(kohezijske regije)
12 régions statistiques
(statistične regije)
58 unités administratives
(upravne enote)
211 communes
(občine)
Drapeau de la Suède Suède SE 3 groupes de régions
(grupper av riksområden)
8 régions
(riksområden)
21 comtés
(län)
290 communes
(kommuner)
Légende : le symbole « – » signifie, pour les NUTS, que l’État constitue dans sa totalité un seul niveau statistique. Au niveau des LAU 1, le symbole « – » signifie que ce niveau est le même que le NUTS 3.
Notes :
  1. Il peut aussi s'agir de villes-arrondissements.
  2. Tels que les Ämter, les collectivités mixtes (samtgemeinde) et les communautés de gestion (Verwaltungsgemeinschaften).
  3. En dépit de la réforme territoriale de 2007 qui a entrainé la fusion des amter en 5 régions, Eurostat a maintenu 11 entités intermédiaires entre les régions et les communes (Eurostat - NUTS).
  4. Il s'agit des 17 communautés autonomes et des deux villes autonomes de Ceuta et Melilla.
  5. Il s'agit de la Finlande continentale et d'Åland (Eurostat - NUTS).
  6. En dépit de la réforme territoriale de 2010 qui a supprimé les provinces, Eurostat a maintenu 5 entités intermédiaires (Eurostat - NUTS).
  7. Il s'agit des 21 régions de France métropolitaine, des 4 départements et régions d’outre-mer et des deux collectivités qui n'ont pas la dénomination de « région » mais en exercent les compétences : la collectivité territoriale de Corse et le département de Mayotte.
  8. Il s'agit des 19 comitats et de la ville-capitale de Budapest.
  9. Parmi celles-ci, cinq sont des régions autonomes à statut spécial.
  10. Il y a, en réalité, cinq régions de planifications, cependant Eurostat subdivise la Lettonie en 6 régions. En effet, la région de planification de Riga et la ville de Riga sont prises en compte séparément.
  11. a et b Jusqu'au 1er juillet 2009, le niveau LAU 1 était occupé par les rajons (districts) et les villes à statut spécial. Après cette réforme, le territoire fut redécoupé en 110 novadi (sing. novads) et 9 villes républicaines. Au sein de ces novadi se trouve plusieurs et villes, municipalités et communes (respectivement pilsētas, novadi, pagasti).
  12. Il s'agit du Portugal continental, des Açores et de Madère.
  13. Parmi ces sept régions se trouvent les cinq régions dites « administratives » et les deux régions insulaires autonomes des Açores et de Madère.
  14. Parmi lesquels les régions insulaires autonomes à sous-région unique des Açores et de Madère.
  15. Il s'agit des 41 judeţe et la municipalité de Bucarest.
  16. Il s'agit des 9 régions d'Angleterre et de trois des quatre nations constitutives : l'Écosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles.
  17. Pour l'Angleterre, il s'agit des 30 comtés cérémoniaux (certains sont groupés) ainsi que l'Outer London et l'Inner London. Pour l'Écosse et le Pays de Galles, ce sont les 6 autorités unitaires. L'Irlande du Nord n'a pas de référencement NUTS 2.
  18. Pour l'Angleterre, il s'agit des 93 autorités de niveau supérieur ou groupes d’autorités de niveau inférieur (upper tier authorities or groups of lower tier authorities) : groupes de comtés, autorités unitaires ou districts (counties, unitary authorities or districts). Pour le Pays de Galles, il s'agit des 12 groupes d'autorités unitaires. Pour l’Écosse, il s'agit des 23 groupes de council areas. Pour l'Irlande du Nord, ce sont les cinq groupes de districts.
  19. En Angleterre et au Pays de Galles, il peut s'agir de districts ou d'autorités unitaires individuelles. En Écosse, il peut s'agir de council areas ou de local enterprise companies. En Irlande du Nord, ce sont les districts.

Groupement européen de coopération territoriale[modifier | modifier le code]

Les groupements européens de coopération territoriale (ou GECT) ont été institués par le règlement (CE) n°1082/2006 en date du 5 juillet 2006 pris par le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne. Leur création résulte de la nécessité de faciliter la « coopération transfrontalière, transnationale et, ou inter-régionale » entre ses membres dans le but exclusif de renforcer la cohésion économique et sociale[200]. Cette avancée politique européenne appuie concrètement la volonté et les objectifs du Comité des Régions de développer une politique commune de cohésion au travers de différents espaces transfrontaliers. En plus d'avoir la personnalité juridique, le GECT possède dans chacun des États membres la capacité juridique la plus large reconnue aux personnes morales par la législation nationale de l'État membre[N 10],[200].

La plupart des GECT créés l'ont été à l'ouest de l'Union (le premier GECT, l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, a été créé entre la Belgique et la France en janvier 2008). Les principales régions participantes sont les régions frontalières de l'Allemagne, de la Belgique, d'Espagne, de France, du Luxembourg et du Portugal. Ainsi, les GECT créés en Allemagne le sont intégralement avec des États membres situés à l'ouest, aucun GECT n'ayant été projeté avec l'Autriche, la Pologne ou la République tchèque. Cependant, les États de l'est de l'Union ne sont pas exclu de ce mouvement d'intégration au travers des GECT. Ainsi, la plupart de ces GECT ont été créés entre la Hongrie et la Slovaquie[N 11].

Enfin, certains GECT sont particuliers : ainsi les GECT Amphictyony et ArchiMed ne sont pas constitués de régions frontalières mais de régions partageant un espace commun, la région méditerranéenne. De même, le GECT Hôpital de Cerdagne est un GECT technique, localisé en Espagne et institué entre l'Espagne et la France, sans territoire de compétence propre[201].

Géographie économique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de l'Union européenne.

Réseaux de transports et de communication[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

En 2010, le réseau routier européen a une longueur totale de 5 814 080 km[202]. C'est le mode de transport le plus utilisé de l'Union, et également le plus polluant puisqu'il représente, en 2010, 70,9 % des émissions de CO2 liées au transport[203].

Environ 65 100 km de ces près de six millions de kilomètres sont des autoroutes[204]. Les transports routiers des États de l'ouest de l'Union européenne ont fait l'objet d'un immense investissement dans les infrastructures qui a permis la mise en place d'un réseau autoroutier d'une densité très importante.

Les États membres dont les réseaux routiers sont les plus longs sont la France, l'Allemagne et l'Italie, avec respectivement 978 000, 626 981, et 452 541 km. Les réseaux routiers les plus denses par rapport à la population sont ceux de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie avec respectivement 40,5 km, 25,8 km et 23 km de routes pour mille habitants[205].

Les États membres participent à la Commission économique pour l'Europe, sous l'égide des Nations unies, responsable des routes européennes.

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

L'Union européenne possède le plus important maillage ferroviaire au monde, avec 228 710 kilomètres de chemins de fer sur les 1 115 000 existants dans le monde[202].

Celui-ci présente le problème de l'interopérabilité, c'est-à-dire la possibilité de faire circuler sans entrave des trains sur des réseaux ferroviaires différents. Par exemple, l'écartement des rails est de 1 435 mm dans la majeure partie des États membres de l'Union, mais il existe des exceptions. Ainsi dans la péninsule ibérique l'écartement est de 1 668 mm, sur l'île irlandaise de 1 600 mm, en Finlande de 1 524 mm et dans les pays baltes de 1 520 mm. L'Agence ferroviaire européenne a été créée en 2004 avec comme mission d'assurer la sécurité ainsi que l'interopérabilité ferroviaires.

La mise en service d'une liaison à grande vitesse entre Paris et Budapest, la magistrale européenne, est prévue pour 2015[206].

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Axes maritimes et fluviaux[modifier | modifier le code]

L'Union européenne possède deux principales interfaces maritimes : le range nord-européen et la mer Méditerranée.

Le range nord-européen est la deuxième façade maritime mondiale. De la mer du Nord à l'océan Atlantique en passant par la Manche, il s'agit de la principale interface maritime de l'Union européenne et le principal pôle commercial de la Triade. Il rassemble plus de 600 millions de tonnes de trafic.

Le range est dominé par Rotterdam, le principal port européen et un des trois principaux ports mondiaux depuis plus de trente ans (premier port mondial de 1962 à 1986), qui est la véritable porte d'entrée de l'Europe. Le complexe portuaire de Rotterdam-Europoort, sur plus de 30 km de quais, est un port polyvalent qui assure la majeure partie des importations et des exportations de l'Union européenne. C'est un carrefour au débouché de l'Europe rhénane, avec de nombreux ports fluviaux dans l'hinterland. Pivot de ce « range », il est complété par le port d'Anvers (deuxième port européen) et le port de Bruges-Zeebruges en Belgique, ainsi que par le port de Hambourg en Allemagne et le port du Havre en France[207].

La Méditerranée a longtemps été la première voie maritime du monde. Elle est devenue aujourd'hui secondaire à l'échelle planétaire mais reste importante pour l'Union dont elle est la seconde interface, vitale pour son approvisionnement en pétrole ainsi que pour l'importation des produits venus d'Asie via le canal de Suez. Le grand port maritime de Marseille, en France, en est le port principal (36e avec près de 100 millions de tonnes de marchandises). L'Espagne (avec Algésiras, Valence, Barcelone et Tarragone) et l'Italie (Gênes Livourne et La Spezia sur la côte nord-ouest, Trieste sur la côte adriatique, Tarente et Gioia Tauro au sud) disposent aussi de ports majeurs, notamment par leur trafic de conteneurs. Algésiras s'est ainsi imposé comme le port principal entre la péninsule Ibérique et le Maghreb tandis que Gioia Tauro, situé sur le détroit de Messine entre le continent et la Sicile, est un nœud de communication et d'échanges entre l'Italie et l'Afrique du Nord ainsi qu'entre l'ouest et l'est. Le port de Malte, Marsaxlokk, est également favorisé par sa position centrale en Méditerranée[207].

En matière de transports fluviaux, la longueur des voies navigables (canaux, rivières, etc.) de l'Union est de 44 103 km[202]. Le plus important réseau de voies navigables dans l'Union se trouve dans la région nord de l'Europe. Il inclut le nord-est de la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Allemagne[208].

Ainsi, en France, le canal du Midi permet de relier l'Atlantique à la Méditerranée. Ce canal est prolongé par le canal du Rhône à Sète qui permet de relier l'Atlantique au Rhône. Le Rhône est relié à la Seine par le canal de Bourgogne. Le Rhône est aussi relié au Rhin par le canal du Rhône au Rhin. Le Rhin est lui-même relié au Danube par le canal Rhin-Main-Danube. Des canaux relient aussi le Rhin à la Weser, puis à l'Elbe et l'Oder. Plus loin, l'Oder est relié à la Vistule[208].

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'Union européenne compte 3 383 aéroports en 2010[N 13] dont 1 391 où les pistes ne sont pas recouvertes[202].

Les sept premiers aéroports européens par nombre de passagers[209]
Rang Aéroport État Nombre total de passagers
1 Heathrow Royaume-Uni 65 884 143
2 Roissy-Charles-de-Gaulle France 58 167 062
3 Francfort-sur-le-Main Allemagne 53 009 221
4 Madrid-Barajas Espagne 49 844 596
5 Schiphol Pays-Bas 45 211 749
6 Léonard-de-Vinci Italie 36 227 778
7 Franz-Josef-Strauß Allemagne 34 721 605

Espaces régionaux[modifier | modifier le code]

Régionalisation indicative du rapport Europe 2000 +[modifier | modifier le code]

Le rapport Coopération pour l’aménagement du territoire européen - Europe 2000 Plus publié par la Commission[210] met en avant une régionalisation relative aux dynamiques transnationales entre les États membres. Huit ensembles régionaux ont été distingués :

Le découpage adopté par la Commission dans ce rapport est une simple hypothèse de travail visant à faciliter les analyses et à mettre en évidence les dynamiques transnationales[211]. La Commission ajoute, par ailleurs, que ce découpage ne vise pas à créer de « nouvelles super-régions européennes »[211].

Autres espaces traditionnellement défini[modifier | modifier le code]

Espace rhénan[modifier | modifier le code]

Le centre des capitales définies par la Commission européenne se superpose à trois autres espaces. Les deux premiers ont été distingués par Roger Brunet et le dernier par le Conseil informel des Ministres responsables de l'aménagement du territoire, respectivement le concept de mégalopole européenne et celui de Pentagone.

La mégalopole européenne[N 14] a été développé par Roger Brunet pour désigner un espace densément peuplé et fortement urbanisé qui s'étend approximativement de Londres à Milan en passant par la vallée du Rhin. C'est à l'intérieur de cet espace que la production de richesse et les flux sont les plus importants dans l'Union. C'est le centre économique de l'Union.

En 1998, Roger Brunet propose de distinguer un nouvel espace regroupant les principales villes de la moitié Nord de la mégalopole : Londres, du Randstad hollandais, Düsseldorf, Cologne, Francfort, Stuttgart, Zurich, Bâle et Paris[213]. Cet ensemble est appelé le Ring[213]. Il correspond à peu près au centre des capitales définis par la Commission européenne dans son rapport 2000+ qui se structure autour de Bruxelles, Strasbourg et le Luxembourg[213]. Roger Brunet y inclut deux périphéries : une périphérie ancienne incluant Berlin, Vienne, le nord de l'Italie, la région de Bordeaux et Dublin ; et une seconde périphérie incluant Madrid, Rome et Stockholm[213].

Enfin, le Pentagone est un espace définis par le Schéma de développement de l'espace communautaire. Il relie les villes de Londres-Paris-Milan-Munich-Hambourg. Il permet de mettre en évidence le caractère centralisé de l'Union. Il s'oppose au concept de mégalopole européenne qui n'inclut pas Paris et à celui de Ring qui ne comprend pas la ville de Munich.

Espace balte[modifier | modifier le code]
Article connexe : Arc baltique.

L'arc baltique est un espace qui suit la courbure décrite par la mer du même nom de Hambourg à Helsinki[214]. L'espace géographique de l'arc correspond à peu près à l'espace occupés par la Hanse[214]. Cet espace est marqué par son isolement du reste de l'Union. La région fait l'objet de projets concernant les énergies, les infrastructures de transports, l'éducation, la santé et le tourisme.

Géographie militaire[modifier | modifier le code]

Après l'échec de la Communauté européenne de défense fut créé l'Union de l'Europe occidentale. À l'origine celle-ci se voulait indépendante du processus d'intégration économique et politique des autres Communautés, cependant, dès 1984, elle fut identifiée par les États membres de l'Union européenne comme support de la politique européenne de sécurité et de défense.

Avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne en décembre 2009, une partie de ses attributions furent transférées à l'Union européenne. Elle fut complètement dissoute et intégré à l'Union européenne en 2011. Depuis 2009, c'est l'article 42, et notamment son paragraphe 7, qui instaure le principe de défense mutuelle : « au cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies. »

Zbigniew Brzeziński, conseiller de Jimmy Carter et membre du Conseil national de sécurité des États-Unis, a développé une théorie qui fait du contrôle de l'Eurasie (le « continent central ») la clef de la domination mondiale car il s'agirait de la région la plus prospère et la plus riche du monde (en matière de ressources et de démographie). Selon sa théorie, l'enjeu géopolitique pour le continent périphérique (donc les États-Unis) serait d'empêcher toute suprématie d'un de ses concurrents directs et équilibrer les puissances que sont l'Union européenne, la Russie et la Chine. Dans cette optique, comme le considérait déjà Halford Mackinder et Karl Haushofer, l'Europe de l'Est constitue une zone pivot pour le contrôle du « continent central ».

De même, dans le cadre de la candidature turque à l’Union européenne, l’Union est amenée à s'interroger sur ses rapports avec les pays voisins de la Turquie. En effet, d'après le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, « l'adhésion de la Turquie donnerait à l'UE un rôle décisif dans le maintien de la stabilité à l'est des mers Méditerranée et Noire, qui est clairement dans l'intérêt stratégique de l'Europe[215] ». Cependant, une adhésion turque rapprocherait l'UE des conflits ayant lieu dans les États voisins de la Turquie sur lesquelles l'UE exerce encore peu d'influence. Elle verrait son influence augmenter dans leur résolution mais, cependant, cela nécessiterait une forte protection des frontières afin d'éviter que ces crises ne se répandent en Europe. L'UE devra par exemple intervenir dans le conflit entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie auquel cas elle devra aussi tenir compte de la Russie. L'UE verrait son influence augmenter au Moyen-Orient, se rapprochant de l'influence qui y est exercée par les États-Unis.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En ce qui concerne la Turquie, on observe ainsi une opposition entre ceux qui sont contre l'adhésion (position défendue notamment par Valéry Giscard d'Estaing ou Helmut Schmidt) tandis que d'autres ont objecté que la pertinence des détroits, comme frontière continentale, serait nulle, et que la géographie seule, même physique, ne saurait établir de frontières immuables à l'Europe (tel Pascal Clerc).
  2. Ce terme allemand n'a pas d'équivalent en français, même si cependant il pourrait être traduit par l'expression « confédération d'États » il n'en perd pas moins son sens initial.
  3. L'étendue de ZEE représentée dans la mer Méditerranée est indicative puisqu'il n'y a aucune revendication de ZEE dans cette mer.
  4. Son nom suédois est : Höga Kusten.
  5. a, b, c, d, e et f À savoir la Croatie et l'Islande.
  6. C'est-à-dire la Pologne, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la France, la Belgique, l'Allemagne du sud, l'Irlande, la Pologne, l'Autriche, la Slovénie, …
  7. Le Royaume-Uni, Scandinavie, Pays-Bas, Allemagne du Nord, l'Estonie, la Lettonie, …
  8. Principalement la Grèce, la Roumanie, et la Bulgarie.
  9. Présente notamment en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, …
  10. De ce fait, il peut acquérir ou aliéner des biens mobiliers et immobiliers, employer du personnel et ester en justice.
  11. À noter qu'en Hongrie, les GECT sont « à responsabilité limitée ».
  12. EVP (équivalent vingt pieds), en anglais : TEU ; un EVP correspond à un conteneur de vingt pieds (6,1 m).
  13. Le comptage effectué par le CIA World Factbook ne prend en compte que les aéroports immédiatement reconnaissable depuis les airs.
  14. Elle est aussi appelée de dorsale européenne ou banane bleue.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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  11. Deloy 2006
  12. Le Monde - 17 décembre 2010
  13. Smolar 2011
  14. 20minutes.fr 2012
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  17. Décision du Conseil européen - 12 juillet 2012, p. 5, article 1er
  18. Ordre du jour du Parlement européen pour le 12 décembre : http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=AGENDA&reference=20131212&secondRef=SIT&language=fr ; voir aussi le fil de la procédure à http://ec.europa.eu/prelex/detail_dossier_real.cfm?CL=fr&DosId=1041157
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  22. CIA - Frontières de l'Espagne
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  26. Objectifs et orientation - CCNR
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  32. a et b Directive 2006/112/CE
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  35. Loi du 17 juillet 1910, n° 516
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  215. Ekman 2006

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Législation[modifier | modifier le code]

Droit de l'Union européenne[modifier | modifier le code]
  • Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : Déclaration ad article 355, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, Journal officiel de l'Union européenne (présentation en ligne, lire en ligne)
  • Décision  2010/718/UE du Conseil modifiant le statut à l’égard de l’Union européenne de l’île de Saint-Barthélemy, 32010D0718, adoptée le 29 octobre 2010, JO du 9 décembre 2010, p. 4-5, entrée en vigueur le 1 janvier 2012 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Directive  2006/112/CE du Conseil relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, 32006L0112, adoptée le 28 novembre 2006, JO du 11 décembre 2006, p. 1-118, entrée en vigueur le 1 janvier 2007 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Règlement  450/2008 du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes communautaire (code des douanes modernisé), 32008R0450, adoptée le 23 avril 2008, JO du 4 juin 2008, p. 1-64, entrée en vigueur le 24 juin 2008 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Règlement  1082/2006 du Parlement européen et du Conseil relatif à un groupement européen de coopération territoriale (GECT), 32006R1082, adoptée le 5 juillet 2006, JO du 31 juillet 2006, p. 19-24, entrée en vigueur le 1er août 2006 [consulter en ligne, notice bibliographique]
  • Décision du Conseil européen modifiant le statut à l'égard de l'Union européenne de Mayotte,‎ 12 juillet 2012, 6 p. (lire en ligne)
Droit des États membres[modifier | modifier le code]
  • (de) Traité sur le tracé de la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche (lire en ligne)
  • (fi) Chapitre VI - Article 76 de la Constitution de la Finlande (lire en ligne)
  • (fr) Loi n°55-1052 du 6 août 1955 portant statut des Terres australes et antarctiques françaises et de l'île de Clipperton, Légifrance (lire en ligne)
  • (fr) Traité sur le tracé de la frontière entre la Suisse et l'Autriche (lire en ligne)
  • (fr) Traité sur le tracé de la frontière entre la Suisse et l'Allemagne dans le secteur Constance-Neuhausen am Rheinfall (lire en ligne)
  • (it) Loi du 17 juillet 1910, n° 516 [« Legge 17 luglio 1910, n. 516 (GU n. 180 del 02/08/1910) in merito ad alcune esenzioni gabellarie a favore del comune di Livigno »] (lire en ligne)
  • (it) Decreto Legislativo 18 agosto 2000 n. 267 - Statuto del Comune,‎ 18 août 2000, 46 p. (lire en ligne)
  • (da) Chapitre 1 - Paragraphe 4 de la Constitution du Danemark (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages en allemand
  • (de) Ministère fédéral de l'Environnement, Conservation de la Nature et de sûreté nucléaire : Atlas hydrologique de l'Allemagne [« Naturschutz und Reaktorsicherheit: Hydrologischer Atlas von Deutschland »], Fribourg,‎ 2003
  • (de) Claus Dieter Classen, Die demokratische Legitimation der Tätigkeit Internationaler Organisationen,‎ 2008 (lire en ligne)
  • (de) Max H. Fink, Otto Moog et Reinhard Wimmer, Fliessgewässer-Naturräume Österreichs, Vienne, Agence fédérale pour l'environnement,‎ 2000 (ISBN 3-85457-558-0)
Ouvrages en anglais
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  • (en) Despoina Amanatidou, A case study in Vikos-Aoos National Park - Greece, Université de Fribourg,‎ 2005 (lire en ligne [PDF])
  • (en) Guinness World Records 2005 : Special 50th Anniversary Edition, Guinness World Records,‎ 2004 (ISBN 9781892051226, lire en ligne)
  • (en) Klement Tockner, Urs Uehlinger et Christopher T. Robinson, Rivers of Europe, Londres, Academic Press,‎ 2009 (ISBN 978-0123694492, lire en ligne)
  • (en) High-speed Europe : EU energy and transport in figures - statistical pocketbook 2010 (lire en ligne)
  • (en) DG Éducation et Culture, Europeans and their Languages, Commission européenne, coll. « Eurobaromètre »,‎ février 2006, 176 p. (lire en ligne)
  • (en) John T. S. Madeley et Zsolt Enyedi, Church and state in contemporary Europe: the chimera of neutrality, Psychology Press,‎ 2003 (ISBN 9780714653945, lire en ligne)
  • (en) Ivar Ekman, « Top Swedish official backs Turkey for EU », International Herald Tribune, Stockholm,‎ 11 novembre 2006 (lire en ligne)
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  • (bg) D. Donchev, Geography of Bulgaria [« География на България »], Sofia, Ciela,‎ 1997 (ISBN 954-649-717-7)
  • (bg) R. Penny, Géographie naturelle de la Bulgarie [« Природна география на България »],‎ 2000
Ouvrages en espagnol
  • (es) Manuel de Terán et al., Geografía general de España, Ariel,‎ septembre 1994, 490 p. (ISBN 978-84-344-3444-8)
  • (es) Antonio Higueras Arnal, Alpes II. Geografía, enciclopedia GER, Rialp S.A. (présentation en ligne)
  • (es) Manuel de Terán et Lluís Solé, Geografía regional de España, Barcelone, Ariel,‎ 1987, 491 p. (ISBN 84-344-7436-0)
Ouvrages en français
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  • Strabon (trad. Amédée Tardieu), Géographie,‎ Ier siècle (réimpr. 1867) (lire en ligne), « Causes de la puissance romaine »
  • Jean Demangeot, Les milieux « naturels » du globe, Paris, Armand Colin,‎ 2002, 10e éd. (ISBN 2200346085)
  • Mauro Rosi, Paolo Papale, Luca Lupi et Marco Stoppato, 100 volcans actifs dans le monde, Paris, Delachaux et Niestlé,‎ 2000 réimpression en 2008, 335 p. (ISBN 978-2-603-01398-4)
  • Jean Baubérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, Syros,‎ 1994, 300 p. (ISBN 978-2841460014)
  • Les RUP et les PTCOM : Le statut de l'outre mer européen (lire en ligne)
  • Thierry Demey, Bruxelles, capitale de l'Europe, Bruxelles, Badeaux,‎ 2007, 528 p. (ISBN 2-9600414-2-9)
  • Istituto geographico de Agostini, Atlas géographique, Paris, Atlas,‎ 1978
  • Dieter Meinhardt, Eberhard Schäfer et al., Le grand Atlas du Monde, Stuttgart, Maxi Livres,‎ 1996, 312 p. (ISBN 9-78-2743-406806)
  • Michel Deveze, Les Guyanes, Paris, PUF, coll. « que sais-je ? »,‎ 1963 (présentation en ligne), chap. 1315
  • Rémy Marion, « La réintroduction du lynx en France », dans Larousse des félins, Larousse,‎ octobre 2005, 223 p. (ISBN 978-2035604538)
  • C. Kempf et al., « Historique des populations », dans Chez nous Le Lynx ? Mythes et réalité, Les guides Gesta,‎ 1979 (ISBN 2-903191-01-8)
  • Comité français de l'Union mondiale pour la nature, La France et la bioversité : Enjeux et responsabilité, Karibu,‎ février 2005 (lire en ligne)
  • Hans-Jürgen Otto, Écologie forestière, Institut pour le développement forestier,‎ 1er janvier 1998, 396 p. (ISBN 978-2904740657, lire en ligne)
  • Bruce Millan, Coopération pour l’aménagement du territoire européen - Europe 2000 Plus, Bruxelles, Commission des Communautés européennes,‎ 1994, 247 p. (ISBN 92-826-9100-4, lire en ligne)
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  • La production agricole dans l’Union européenne, Ministère de l’agriculture,‎ janvier 2011 (lire en ligne)
Ouvrage en italien
  • (it) Giotto Dainelli, Il confine alpino secondo il massimo geografo tedesco, Florence, Ricci,‎ 1917
Ouvrage en polonais
Ouvrages en suédois
Ouvrages en tchèque
  • (cs) Hebelková Libuše, Už víte, kde u nás nejvíc prší?, Metreopress,‎ 9 février 2001 (lire en ligne)

Articles[modifier | modifier le code]

En anglais
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  • « L’ancien Chancelier Helmut Schmidt contre l’adhésion turque ! », Altermedia,‎ 12 novembre 2007 (lire en ligne)
  • « Invisibles frontières », Libération,‎ 16 décembre 2002
  • Pascal Clerc, « Turquie : la géographie prétexte », Le Monde,‎ 19 novembre 2002 (lire en ligne)
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  • Sébastien Gobert, « Russie : La porte de Kaliningrad pourrait s'ouvrir sur l'UE », Regard sur l'Est,‎ 2 août 2011 (lire en ligne)
  • Piotr Smolar, « Le Monténégro souhaite poursuivre sa marche vers l'UE », Le Monde,‎ 28 octobre 2011
  • P. J. Pargoire, « Une loi monastique de St Platon », Byzantinische Zeitschrift, vol. 8,‎ 25 août 2009 (ISSN 1864-449X et 0007-7704, DOI 10.1515/1899, lire en ligne)
  • Semin Suvarierol, « La question de l'adhésion de Chypre à l'Union européenne et le problème de la République turque de Chypre du Nord », un article du Centre d'études et de recherches internationales,‎ septembre 2001 (lire en ligne)
  • Rachid Amara, « Impact de l’anthropisation sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes marins. Exemple de la Manche-mer du nord », VertigO - la revue électronique en sciences de l'environnement,‎ 4 octobre 2010 (DOI 10.4000/vertigo.10129, lire en ligne)
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  • Jean Aubouin et Pierre Rat, « Géologie, Europe », Encyclopædia universalis,‎ 2011
  • Roger Brunet, « Les lignes de forces de l'espace européen », Mappemonde,‎ 2002 (lire en ligne)
  • « La gestion des risques naturels : un enjeu pour l'Europe », La documentation française,‎ 2005 (lire en ligne)
  • « Séisme en France, est-ce possible ? », Le petit journal,‎ 22 février 2011 (lire en ligne)
  • « Carte de la sismicité en Europe », Le petit journal,‎ 2011 (lire en ligne)
  • Yves Lambert, « Religion : l'Europe à un tournant », Futuribles,‎ juillet-août 2002 (lire en ligne)
  • Pierre Melquiot, « Plan d'action pour la gestion durable des forêts de l'UE », News environnement,‎ 2006 (lire en ligne)
  • Hôpital de Cerdagne et son projet de santé du territoire : Premier hôpital transfrontalier européen,‎ avril 2010, 12 p. (lire en ligne)
  • « La Serbie reçoit le statut de candidat à l'Union européenne », 20minutes.fr,‎ 1er mars 2012 (lire en ligne)
  • Corinne Deloy, « La Macédoine a obtenu, en décembre 2005, le statut de pays candidat à l'Union européenne », Colisée,‎ 14 avril 2006 (lire en ligne)

Sites[modifier | modifier le code]

CIA World Factbook
Encyclopædia Britannica
Autres
En allemand
En anglais
En espagnol
En français
En finnois
En italien
En néerlandais
En suédois

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]