Monastères des Météores

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Météores *
Patrimoine mondial de l'UNESCO
Flickr - lo.tangelini - Mas cerca de Dios.jpg
Coordonnées 39° 43′ N 21° 38′ E / 39.717, 21.633 ()39° 43′ Nord 21° 38′ Est / 39.717, 21.633 ()  
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Type Mixte
Critères (i) (ii) (iv) (v) (vii)
Superficie 272 ha
Zone tampon 1 884 ha
Numéro
d’identification
455
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 1988 (12e session)

Géolocalisation sur la carte : Grèce

(Voir situation sur carte : Grèce)
Météores
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Les monastères des Météores (en grec moderne : Μετέωρα Μοναστήρια, « monastères suspendus au ciel ») sont un haut lieu du monachisme orthodoxe, situé au nord de la Grèce, en bordure de la plaine de Thessalie, à proximité de la ville de Kalambaka, en Hestiotide, dans la vallée du Pénée.

Ce sont des monastères chrétiens orthodoxes perchés au sommet d'impressionnantes masses rocheuses grises, sculptées par l'érosion et appelées « Météores ».

Le site est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les rochers au sommet desquels les monastères sont construits, sont, d’après les écrits d'Anciens, des roches envoyées sur la terre par le ciel (d'où leur nom de « Météores »), pour permettre aux ascètes de se retirer et de prier.

Ces masses rocheuses sont détritiques, composées de « poudingue », conglomérat formé de galets liés par un ciment sableux. À leur place se trouvait, à l'ère tertiaire, le lit d'un grand fleuve se jetant dans la mer de Thessalie, ayant déposé petit à petit, galets et sédiments. C'est ce qui explique l'aspect stratifié des rochers, semblables au « Bec de l'Aigle » de La Ciotat, en France. Pendant le plissement qui a donné naissance à la péninsule hellénique (les « Hellénides » des géologues) ce fleuve a été déplacé ou a disparu, les alluvions ont été en partie métamorphisées sous l'effet de la pression et de la chaleur, tandis que l'ensemble était soulevé puis dégagé par l'érosion, donnant un modelé gréseux fait de blocs arrondis typiques de ce type de roche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au vu des traces d'occupation remontant à l'Antiquité, le site a pu servir ponctuellement de refuge aux villageois et bergers des environs lors des invasions celtiques (IIIe siècle av. J.-C.), gothiques (IVe siècle), slaves (VIIe siècle), bulgares (IXe siècle) ou turques (XIVe siècle). Il n'y avait en revanche pas de sanctuaires antiques sur ce site, ou du moins, on n'en a pas trouvé de traces.

Le christianisme s'est implanté dans la région au Ve siècle mais les premiers moines à habiter les Météores ne sont attestés qu'au XIe siècle : comme les bergers ou les réfugiés avant eux, ils vivaient dans des grottes, en ermites.

Athanase, chassé de la République monastique du Mont Athos, fonda le Grand Météore avec plusieurs de ses fidèles, suivi par d’autres communautés (jusqu'à 24 lors de l’apogée au XVe siècle) qui occupèrent les rochers.

À partir du XVIIe siècle, de nombreux monastères furent progressivement abandonnés (surtout les dépendances appelées skites). Certains furent détruits ou abîmés au cours des guerres, notamment au début du XIXe siècle par les troupes d'Ali Pacha.

À l'époque moderne[modifier | modifier le code]

Vers 1920 furent aménagés les escaliers actuels permettant un accès plus facile. Auparavant, on montait dans de grands paniers suspendus à des poulies et manœuvrés à l'aide de contrepoids.

Pendant la Seconde Guerre mondiale le site fut occupé par les troupes allemandes.

Seuls six monastères sont aujourd'hui en activité, ayant parfois été réoccupés après une période d'abandon :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le départ de la visite se fait depuis la ville de Kalambaka. Un circuit de 17 km environ permet de faire le tour des monastères.

Sur les autres projets Wikimedia :