République tchèque

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49° 45′ N 15° 45′ E / 49.75, 15.75 ()

La République tchèque ou Tchéquie en forme courte, en tchèque Česká republika [ˈtʃɛs.kaː ˈrɛ.pu.ˌblɪ.ka ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter et Česko [ˈtʃɛs.ko ], est un pays d'Europe centrale sans accès à la mer, entouré par la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie au sud-est. Regroupant les régions historiques de Bohême, de Moravie, et une partie de la Silésie, la République tchèque[4] naît formellement le 1er janvier 1969 de la fédéralisation de la Tchécoslovaquie. Elle est indépendante depuis le 1er janvier 1993 à l'occasion de la scission de la République fédérale tchèque et slovaque, dernière forme de gouvernement de la Tchécoslovaquie.

La République tchèque est membre de l’OTAN depuis le 12 mars 1999 et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Tchèques, « peuple de Čech », du nom d'un chef mythique, arrivent au VIe siècle lors des grandes invasions, en Bohême, contrée qui tient son nom du peuple celte des Boïens.

Au Moyen Âge, les chroniques, tenues par des clercs écrivant latin, mentionnent le « royaume de Bohême » (regnum Bohemiae). Plus tard, le royaume passe des Přemyslides à la Maison de Luxembourg qui occupa le trône impérial aux XIVe et XVe siècles puis se fondit dans la Maison de Habsbourg qui lui succéda. Il est qualifié de « Pays de la couronne de Bohême » (Země Koruny české).

Tchéquie et République tchèque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nom de la République tchèque.

Quand, en 1918, les Slaves de l'Ouest s'émancipent de la tutelle austro-hongroise (les Slovaques ont passé mille ans sous la domination hongroise et les Tchèques près de quatre siècles sous celle de souverains allemands, notamment les Habsbourg), le nom du nouveau pays devient la Tchécoslovaquie (Československo) agrégation de Česko (« Tchéquie ») et Slovensko (« Slovaquie ») dérivés des adjectifs český (« tchèque ») et slovenský (« slovaque ») avec le suffixe -sko qui sert, en tchèque et en slovaque, à former le nom d'un pays. Le terme Česko est ainsi un néologisme[5] qui donne le français « Tchéquie ».

L’Institut de la langue tchèque, équivalent tchèque de l’Académie française, n’a ni imposé ni réfuté le mot Česko : il lui consacre un long chapitre didactique et explicatif sur son site[6]. Il est, en revanche, prôné par l'Office tchèque des levés, de la cartographie et du cadastre (cs) (Český úřad zeměměřický a katastrální) en 1993 comme étant le « toponyme correct » du pays. Le Ministère des Affaires étrangères lui emboîte alors le pas et recommande ce nom, dûment adapté à chaque langue, sur son site. La commission de toponymie de l'ONU recommande, pour le français, l'usage du terme République tchèque, tout en reconnaissant l'existence de cette forme courte[7].

Bohême et Moravie[modifier | modifier le code]

Il existe une subtilité géo-linguistique propre à la Tchéquie. En effet, certains Moraves, citoyens de la République tchèque, refuseront de dire qu'ils sont « Tchèques » (Čech en tchèque) terme qui désigne pour eux un habitant de la Bohême (Čechy en tchèque), mais se définiront comme Tchèques (český) quand ils chercheront à se définir par rapport aux nationalités allemandes, polonaises ou slovaques. Česko, « Tchéquie » est là pour définir le nom du pays dont le cœur historique est la Čechy, « Bohême » mais qui inclut, de plus, la Morava, « Moravie ». Notons ici que l’extension toponymique et méronymique aurait pu jouer comme elle a joué pour la Suisse partie de Schwytz. La constitution de 1993 est riche en contorsions sémantiques pour circonvenir la susceptibilité morave et pallier l'absence de toponyme exact : le territoire de la République tchèque est défini comme celui de la « communauté territoriale des citoyens » (územní společenství občanů). Aussi la fédération tchèque de football, en tchèque, Českomoravský fotbalový svaz se traduit par « Fédération de football de Bohême-Moravie ».

La Bohême et La Bohème[modifier | modifier le code]

Le nom Bohême, vient de la tribu celte qui résidait dans cette région au IIIe siècle avant J.C. : les Boïens. Ceux-ci furent chassés de cette région par les Slaves qui venaient du bassin de la Dniepr au VIe siècle après J.C. Au XVe siècle, lorsque des Français ont demandé à des Tziganes, qui avaient quitté la Bohême pour s'installer en Europe Occidentale, d'où ils venaient, ils ont, tout naturellement, répondu de Bohême et l'on a donné, à tort, le nom de Bohémiens à ces Tziganes. La Bohème se réfère à la vie de bohème, que l'on attribue aux « Bohémiens, Tziganes », et non à la principale région de la République tchèque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Prince Venceslas (Saint Venceslas), l'un des fondateurs de l'État Tchèque (statue équestre de Prague).

La Tchéquie est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie (incluant une partie de la Silésie, qui constituaient le Royaume de Bohême (la Couronne de Saint Venceslas) et le Margraviat de Moravie, parties du Saint-Empire romain germanique, puis de l’Empire d'Autriche.

Après la dislocation de l’Empire d'Autriche-Hongrie à la fin de la Première Guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants au sein d’un pays qui inclut également les régions slovaques en Tchécoslovaquie. Thomas Garrigue Masaryk (1850-1937) devient le premier président tchécoslovaque. En 1935, Edvard Beneš (1888-1948) lui succède à la présidence de la République. Le régime politique de l'entre-deux guerres est celui d'une démocratie parlementaire instituée par la Constitution de 1920 et fera figure d'exception en Europe centrale et orientale jusqu'en 1938, année où l'Allemagne nazie annexe la région des Sudètes. Sur le plan économique, le pays connaît une forte prospérité, si bien que la Tchécoslovaquie fera partie des dix premières puissances industrielles de l'époque. Cette première Tchécoslovaquie disparaît lorsque l’Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie en mars 1939, créant un Protectorat de Bohême-Moravie sous administration militaire, tandis que la Slovaquie (1939-1945) proclame son indépendance.

Néanmoins, la résistance s'organise tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Edvard Beneš organise un gouvernement en exil réfugié à Londres qui combat aux côtés des Alliés. En 1942, des résistants assassinent Reinhard Heydrich gouverneur de la Bohème-Moravie. En représailles, l'occupant nazi extermine le village de Lidice. En 1945, les troupes soviétiques entrent dans Prague tandis que les Américains s'avancent jusqu'à Plzeň.

Reconstituée en 1945, la Tchécoslovaquie doit céder à l'Union soviétique la Ruthénie subcarpatique. En 1946, des élections donnent aux communistes la majorité des voix avec Klement Gottwald à leur tête, qui devient président du conseil. En 1947, la Tchécoslovaquie sous la pression de l'URSS, doit refuser le plan Marshall. En février 1948, Gottwald prend le pouvoir lors du coup de Prague, faisant de la Tchécoslovaquie un satellite de l’URSS pendant la guerre froide. Le début des années 1950 est suivi par les procès de Prague contre de hauts dignitaires du Parti, dont Rudolf Slánský, secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque (PCT) depuis 1945 (l'un des protagonistes, Arthur London, relatera les horreurs du procès dans son ouvrage L'Aveu). Sur le plan économique, le nouveau régime nationalise tout le secteur privé et met en place une économie de type soviétique avec des plans quinquennaux. La Tchécoslovaquie adhère au Conseil d'assistance économique mutuelle (COMECON) dès 1949. En 1955, elle adhère au Pacte de Varsovie, équivalent de l'OTAN à l'Est. En 1968, Alexander Dubček lance un programme de réformes allant dans le sens d'une libéralisation du régime, appelé « Printemps de Prague ». L'URSS et ses alliés du Pacte de Varsovie envahissent la Tchécoslovaquie en août de la même année et imposent la normalisation. Gustav Husak arrive au pouvoir. Il remplace Dubček à la tête du Parti communiste en 1969 et accède à la présidence de la République en 1975. En 1977, un groupe de dissidents crée la Charte 77 en appelant le gouvernement à respecter les engagements pris lors de la conférence d'Helsinki sur les droits de l'homme. Les années 80 voient un raidissement du régime, notamment lors de l'arrivée de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir. Le 17 novembre 1989, en commémoration du cinquantième anniversaire de la répression estudiantine, débute la « Révolution de Velours », qui le 30 décembre porte l’opposant tchèque Václav Havel à la présidence de la république tchécoslovaque. Les premières élections libres sont organisées en 1990 avec une participation de 96 %. En juillet, Vàclav Havel est réélu Président de la République, renouant avec la tradition républicaine de l'entre-deux guerres.

Le château de Karlštejn près de Prague.

Après un épisode fédéral (la « Tchéco-Slovaquie » ou République fédérale tchèque et slovaque), la Tchécoslovaquie disparaît le 1er janvier 1993, d’un commun accord entre les autorités tchèques et slovaques, issues des élections de juin 1992 (d’où le nom de « partition de velours »).

En février 1993, Václav Havel devient le premier président de la nouvelle République tchèque et sera réélu pour un deuxième mandat de cinq ans aux termes de la Constitution de décembre 1992. En 2003, Václav Klaus (qui a été Premier ministre entre 1992 et 1996) est élu à la présidence de la République (réélu en 2008).

Le président de la République, Václav Klaus, nomme comme Premier ministre Stanislav Gross, en août 2004. Le 25 avril 2005, celui-ci remet au président Klaus sa démission à la suite d'un scandale patent sur l'origine douteuse de sa fortune personnelle. Jiří Paroubek, ministre du développement régional dans le gouvernement de M. Gross, le remplace alors.

Les élections législatives du 4 juin 2006 débouchent sur un « pacte électoral » : la gauche et la droite, y compris les Verts, disposent chacune de 100 députés et aucun des deux blocs n'a la majorité. Après six mois de laborieuses tractations, Mirek Topolánek, leader de la droite, reçoit enfin l'investiture du Parlement tchèque le 19 janvier 2007, grâce à l'absence volontaire de deux députés socialistes. Les observateurs estiment que ce gouvernement de coalition réunissant le Parti démocratique civique, l’Union chrétienne-démocrate - Parti populaire tchécoslovaque et le Parti vert (parti écologiste) disposera d'une majorité trop fragile pour conduire son programme de réformes.

Relations avec l'Union européenne[modifier | modifier le code]

Le 4 octobre 1993, la République tchèque et l'Union européenne signent un Accord d'association qui entre en vigueur le 1er février 1996. Le 31 mars 1998 les négociations d'adhésion commencent et aboutissent, le 14 avril 2003 à l'approbation par le Conseil Européen de l'adhésion[8]. En conséquence de cette décision, le 16 avril 2003, a lieu la signature du Traité d'adhésion[9].

Par référendum en date du 14 juin 2003, 77,3 % des Tchèques votants (avec une participation de 55,21 % des inscrits)[10] approuvent l'adhésion et le 1er mai 2004, la République tchèque devient membre de l'Union européenne.

Le 21 décembre 2007, la République tchèque intègre l'espace Schengen.

Du 1er janvier 2009 au 30 juin 2009, la République tchèque accède pour la première fois à la Présidence du Conseil de l'Union européenne. Son président, eurosceptique, n'œuvre pas à une présidence active ; une crise politique majeure s'ouvre au sein du gouvernement tchèque[réf. souhaitée]. lors de cette présidence. Bien que la Chambre des députés tchèque ait donné son accord à la ratification du traité de Lisbonne le 18 février 2009 et le Sénat le sien le 6 mai 2009, Václav Klaus multiplie les manœuvres pour en retarder la signature dans l'espoir que l'élection prochaine au Royaume-Uni d'une personnalité conservatrice partageant ses vues permettra l'abandon du traité. À l'automne 2009, un groupe de sénateurs eurosceptiques demande à la Cour Constitutionnelle d'examiner la compatibilité du Traité de Lisbonne avec l'ordre constitutionnel national. Finalement, cette dernière rend son verdict et rejette le recours le 3 novembre 2009. Le jour même, le Président Václav Klaus appose sa signature au bas du texte européen, non sans avoir exprimé une nouvelle fois sa réticence, notamment en ce qui concerne la perte de souveraineté du pays.

L'économiste et fondateur du Parti des citoyens libres, Petr Mach, proche du président Klaus, incarne l'opposition virulente d'une partie de la société tchèque à l'égard de l'Union européenne. À propos du Traité de Lisbonne et de l'euro, il a notamment déclaré :

« Nous défendons la souveraineté de la République tchèque et de ce fait nous refusons le Traité de Lisbonne. En ce qui concerne l’introduction de l’euro, nous voulons attendre le moment réellement favorable pour la majorité des citoyens tchèques. À cette fin, nous imposerons un référendum. »

En avril 2013, selon un sondage réalisé par le Centre d'étude de l'opinion publique (CVVM), 75 % des sondés se prononcent contre l'adhésion à la zone euro (contre 23 % en 2001). Seulement 18 % expriment un avis positif.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique en République tchèque.

La Constitution de la République tchèque a été adoptée en décembre 1992 et amendée à plusieurs reprises. La République tchèque est une république parlementaire, démocratique et pluraliste. Le président est élu pour cinq ans par un vote populaire ; son rôle est essentiellement honorifique. Il nomme le président du gouvernement, qui exerce le pouvoir exécutif. Le président du gouvernement dirige l'action du gouvernement ; celui-ci est responsable politiquement devant la Chambre des députés qui peut le renverser par le vote d'une motion de censure.

Le Parlement est constitué de la Chambre des députés (en tchèque : Poslanecká sněmovna), composée de 200 membres élus pour quatre ans, et du Sénat (en tchèque : Senát) dont les 81 membres sont élus pour six ans et renouvelés par tiers tous les deux ans.

La Cour constitutionnelle contrôle la constitutionnalité des lois. Elle peut être saisie par tout justiciable lors d'un procès, s'il estime qu'une loi n'est pas conforme à la Constitution.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la Tchéquie

Le paysage tchèque n'est pas varié ; sa partie occidentale, la Bohême, consiste en un bassin, parcouru par l’Elbe (Labe en tchèque) et la Vltava (Moldau en allemand), entouré principalement par des basses montagnes comme les Sudètes incluant les Monts des Géants, où l’on peut aussi trouver le plus haut point du pays, le Snezka qui culmine à 1 602 mètres. La Moravie, dans l'Est, est plus montagneuse et est arrosée par la Morava, elle abrite la source de l’Odra (Oder en allemand). Les eaux de la Tchéquie s’écoulent vers trois mers différentes : la mer du Nord, la Baltique et la mer Noire.

Le climat local est tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

La Tchéquie est divisée en quatorze zones administratives appelées régions (kraje, au singulier kraj) et 6 254 communes (obce, au singulier obec). Prague, la capitale du pays, a également le statut de région à part entière, elle est située au milieu de la plus grande région, celle de la Bohême centrale.

Les districts (pl. okresy, sing. okres) ont été officiellement supprimés en tant que collectivités territoriales le 1er janvier 2003, dans le cadre de la seconde phase de réforme territoriale. Les compétences des districts ont été transférées partiellement aux régions et partiellement aux municipalités à compétence étendue.

Toutefois, les districts subsistent comme unité territoriale de base pour les tribunaux, les services déconcentrés de l'État, les unités organisationnelles de la police de la République tchèque, éventuellement d'autres institutions publiques. Ils sont également utilisés en tant qu'unité statistique.

Les districts ont également été utilisés jusqu'au 1er janvier 2008 comme unité statistique européenne de niveau NUTS4, niveau supprimé depuis pour la Tchéquie.

Carte de Tchéquie
Région Capitale
A Prague Praha (Prague)
S Bohême-Centrale Kladno
C Bohême-du-Sud České Budějovice
P Région de Pilsen Plzeň (Pilsen)
K Région de Karlovy Vary Karlovy Vary
U Région d'Ústí nad Labem Ústí nad Labem
L Région de Liberec Liberec
H Région de Hradec Králové Hradec Králové
E Région de Pardubice Pardubice
M Région d'Olomouc Olomouc
T Moravie-Silésie Ostrava
B Moravie-du-Sud Brno
Z Région de Zlín Zlín
J Vysočina Jihlava

Villes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes de République tchèque.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1993 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants.

Comme la plupart des pays d'Europe centrale et orientale (PECO), la République tchèque subit un déclin démographique depuis la chute du communisme.

Les mesures natalistes comme la garantie d’un logement à la naissance du premier enfant disparaissent et les allocations familiales ne sont pas réindexées sur le coût de la vie, ce qui accélère la chute des naissances alors que le taux de natalité était déjà bas.

Le solde migratoire reste positif, en particulier grâce à l'immigration venant de pays de l’ex-URSS, ce qui permet de compenser le déclin de la natalité. En 2010, la population s'élevait à 10 674 947 habitants.

Religion[modifier | modifier le code]

La République tchèque est l'un des pays les moins religieux du monde. Lors du recensement de 2011, 34 % de la population déclarait ne pas avoir de religion et 45 % ne répondait pas à la question sur l'affiliation religieuse. On dénombrait également 10 % de catholiques et 1 % de protestants[11].

Catholicisme en République tchèque[modifier | modifier le code]

Les diocèses catholiques de la République tchèque.

Il y a un peu plus d'un million de catholiques, ce qui représente donc un 1/10e de la population totale. Ils sont répartis en huit diocèses dont deux sont des archidiocèses mais peuvent aussi relever de juridictions autres s'ils sont de rite byzantin ou de rite tridentin.

La catholicisme, qui a pu se développer surtout grâce à l'influence des Habsbourg, subit la répression des communistes arrivés au pouvoir en 1948. Ces derniers confisquèrent toutes les propriétés de l'Église et persécutèrent de nombreux prêtres : églises saisies, prêtres emprisonnés ou exécutés. Certains offices étaient cependant permis lorsque menés par des prêtres étroitement encadrés, payés par l'État et surveillés par la police secrète. Après la Révolution de velours, certains monastères et églises furent restitués mais pas dans leur intégralité ni les autres propriétés d’antan. En janvier 2012, un compromis, sous forme de dédommagement financier, aboutit entre le gouvernement et l'Église catholique tchèque dont la figure actuelle la plus importante est le cardinal Dominik Duka. Cependant, le problème de la propriété de la cathédrale Saint-Guy de Prague persiste.

Économie[modifier | modifier le code]

Des pays émergents de l'Europe centrale, la Tchéquie offre l'économie la plus industrialisée et la plus développée. C'est l'un des pays les plus stables et prospères parmi les ex-pays communistes.

De la Révolution de velours (17 au 24 novembre 1989) à nos jours, le pays a dû démanteler une économie planifiée parmi les plus rigides de la région et opérer une transition vers l’économie de marché puis assurer sa propre préparation économique et législative à l’élargissement de l'Union européenne.

La monnaie est la couronne tchèque.

Transports[modifier | modifier le code]

Le pays compte près de sept réseaux de tramway Škoda 15 T, dont celui de Prague qui est un des plus grands d'Europe, ainsi que 13 réseaux de trolleybus.

La capitale compte aussi un réseau de métro.

La République tchèque compte deux constructeurs d'autobus, équipant la plupart des réseaux tchèques : TEDOM et SOR.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la République tchèque.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an Nový rok
Le premier lundi suivant la première pleine lune de printemps Lundi de Pâques Velikonoční pondělí
1er mai Fête du travail Svátek práce Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques
8 mai Libération 1945 Den osvobození Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe
5 juillet Arrivée de Cyrille et Méthode en Moravie Příchod Cyrila a Metoděje na Moravu L’évangélisation des peuples slaves en Grande Moravie en 863
6 juillet Jan Hus Upálení Jana Husa Le Martyre de Maître Jan Hus en 1415 à Constance
28 septembre Fête nationale Den české státnosti La mort de Saint Venceslas, en 929 ou 935
28 octobre Fête nationale Vznik Československa La naissance de la Tchécoslovaquie à la suite de la fin de la Première Guerre mondiale
17 novembre Journée de lutte pour la liberté et démocratie Den boje za svobodu a demokracii Le début de la Révolution de velours en 1989
24 décembre Veille de Noël Štědrý den
25 décembre Premier jour de Noël První svátek vánoční La naissance de Jésus Christ
26 décembre Second jour de Noël Druhý svátek vánoční

Codes[modifier | modifier le code]

La République tchèque a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Inde a une devise quasi-similaire : Satyamēva Jayatē (Seule la vérité triomphe)
  2. (fr)"Où est mon foyer?" Source : Avantgarde Prague.
  3. Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  4. Agitée par les revendications nationalistes des Slovaques, la République socialiste tchécoslovaque devient formellement une république fédérale à partir du 1er janvier 1969 qui réunit la République socialiste tchèque et la République socialiste slovaque lesquelles changeront leur nom respectif le 1er mars 1990 pour la République slovaque et le 6 mars 1990 pour la République tchèque.
  5. Le terme est référencé dans la revue de politique française et internationale, L’Europe nouvelle, dans une conversation entre Édouard Daladier et Georges Bonnet, alors ministre des Affaires étrangères, où celui-là reproche à celui-ci d'utiliser ce mot « allemand » qui traduit alors Tschechei.
  6. Cf. « Česko » sur le site du Conseil pour la langue tchèque, Ústav pro jazyk český.
  7. Groupe d'experts des nations unies pour les noms géographiques, division francophone, « République tchèque » (consulté le 30 juillet 2010)
  8. Décision du Conseil de l'Union européenne du 14 avril 2003 relative à l'admission de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([PDF] GU EU L 236 du 23.9.2003)
  9. Traité entre le Royaume de Belgique, le Royaume de Danemark, la République fédérale d'Allemagne, la République hellénique, le Royaume d'Espagne, la République française, l'Irlande, la République italienne, le Grand-Duché de Luxembourg, le Royaume des Pays-Bas, la République d'Autriche, la République portugaise, la République de Finlande, le Royaume de Suède, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord (États membres de l'Union européenne) et la République tchèque, la République d'Estonie, la République de Chypre, la République de Lettonie, la République de Lituanie, la République de Hongrie, la République de Malte, la République de Pologne, la République de Slovénie, la République slovaque relatif à l'adhésion de la République tchèque, de la République d'Estonie, de la République de Chypre, de la République de Lettonie, de la République de Lituanie, de la République de Hongrie, de la République de Malte, de la République de Pologne, de la République de Slovénie et de la République slovaque à l'Union européenne ([PDF] GU EU L 236 du 23.9.2003)
  10. http://www.robert-schuman.eu/print_oee.php?num=110
  11. « Population by religious belief and by municipality size groups », Czech Statistical Office (consulté le 23 avril 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]