Francfort-sur-le-Main

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Francfort-sur-le-Main
Frankfurt am Main
Image illustrative de l'article Francfort-sur-le-Main
Blason de Francfort-sur-le-Main
Héraldique
Drapeau de Francfort-sur-le-Main
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau du Land de Hesse Hesse
District
(Regierungsbezirk)
Darmstadt
Arrondissement
(Landkreis)
Francfort-sur-le-Main (ville-arrondissement)
Bourgmestre
(Oberbürgermeister)
Peter Feldmann (SPD)
depuis 2012
Partis au pouvoir CDU, Verts
Code postal 60311–60599,
65929–65936
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
06 4 12 000
Indicatif téléphonique +49-69,
+49-6109, +49-6101
Immatriculation F
Démographie
Population 687 775 hab. (31 décembre 2012)
Densité 2 770 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 07′ 01″ N 8° 40′ 59″ E / 50.117, 8.68350° 07′ 01″ Nord 8° 40′ 59″ Est / 50.117, 8.683  
Altitude 113 m
Superficie 24 831 ha = 248,31 km2
Localisation

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Francfort-sur-le-Main

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Francfort-sur-le-Main
Liens
Site web www.frankfurt.de

Francfort-sur-le-Main (Frankfurt am Main en allemand), est une ville d’Allemagne, généralement appelée simplement Francfort malgré le risque de confusion avec la ville de Francfort-sur-l'Oder. Située sur le Main, la ville est, avec ses 700 000 habitants (les Francfortois), la cinquième ville d'Allemagne par sa population et la plus grande du Land de Hesse. Près d'un habitant sur trois n'a pas la nationalité allemande. Son aire urbaine compte 2 517 561 habitants[1].

Francfort est la 4e place financière[2] et la 3e ville d'affaires[3] d'Europe ainsi que la ville la plus riche d'Allemagne avec un PIB par habitant de 85 300 euros[4]. Elle est notamment le siège de la Banque centrale européenne (BCE) et de la bourse de Francfort. Francfort est également un carrefour majeur européen. Son aéroport international est le troisième d'Europe après l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle et l'aéroport international de Londres Heathrow. La ville se caractérise par un nombre important de gratte-ciel. La ville est parfois surnommée Mainhattan en référence au cours d'eau qui la traverse et au quartier de Manhattan à New York. Son bâtiment le plus élevé est la Commerzbank Tower, siège social de la banque, culminant hors antenne à 259 mètres, et construit par Norman Foster.

Francfort est considérée à ce titre comme une ville mondiale de premier plan grâce à sa puissance économique, ses infrastructures et sa richesse culturelle[Note 1]. The Economist classe Francfort première de son classement des 140 villes les plus chères en Allemagne pour un expatrié en 2012 et dixième au monde[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Francfort est située à une altitude moyenne de 113 mètres et implantée sur le Main, un affluent du Rhin. La ville occupe une position centrale en Europe. Elle est distante de 393 km de Munich, 399 km de Bruxelles, 444 km d'Amsterdam, 415 km de Zurich, 582 km de Paris. Les villes situées près de Francfort sont Wiesbaden, Mayence, Darmstadt, Offenbach et Hanau.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui règne à Francfort est de type semi-continental avec des écarts de températures relativement importants. La température moyenne est de 1,6 °C pour le mois de janvier et de 19,4 °C pour le mois de juillet. La température moyenne annuelle est quant à elle de 10,1 °C. Avec 611 millimètres de pluie par an, les précipitations sont modérées[6].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Francfort est divisée en 16 arrondissements puis 46 quartiers (Ortsteile) subdivisés en 118 districts. La ville abrite une forêt, la Frankfurter Stadtwald ainsi que de nombreux gratte-ciels qui symbolisent sa puissance économique. Francfort est également caractérisée par la prédominance du trafic routier, favorisé par les larges avenues qui irriguent la ville. Le petit centre historique, partiellement reconstruit à l'identique après la guerre, ainsi que les rues commerçantes du centre, sont piétonnes.

Panorama de la ville de Francfort-sur-le-Main vue du sud, en 2010

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation humaine relevées dans la région de Francfort-sur-le-Main sont dues aux hommes de Neandertal, un coup-de-poing de l’époque du Pléistocène retrouvé attestant de leur présence. Cependant, le Domhügel - colline de la cathédrale - fut colonisée par intermittence à partir de 6000 avant Jésus-Christ. La zone connut une première colonisation permanente à l’âge de fer et cette colline resta jusqu’au Xe siècle une place très importante : sa topographie permettait aux hommes de se protéger des crues du Main.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Représentation du marché aux vins, de la porte Saint-Léonard et de la tour et de l'église, par Matthäus Merian (1646)

L'occupation romaine de la région commence dès le Ier siècle. Francfort est cependant citée pour la première fois en 794 sur un document de Charlemagne, sous le nom de Franconofurd qui signifie « le gué des Francs » (ou Franconiens). Charlemagne y construit un palais.

Francfort va rapidement devenir une des plus grandes villes du Saint Empire Germanique. À partir de 855 les empereurs allemands y sont nommés avant d'être couronnés à Aix-la-Chapelle. Francfort va connaître un développement rapide. L'essor démographique oblige les dirigeants à agrandir la ville en 1180. En 1220, Francfort est proclamée ville libre impériale et, en 1250, elle reçoit de nouveaux privilèges. En 1356, la Bulle d'or est promulguée à Francfort. Ce texte, dont la ville conserve un exemplaire original, reconnaît aux archevêques de Mayence la primauté pour l'élection du roi et met fin aux conflits qui oppose alors Louis de Bavière à la papauté.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À partir de 1562 et jusqu'en 1792, les empereurs sont couronnés dans la cathédrale construite au cours du XIIIe siècle. Ce privilège leur resta acquis jusqu'à la dissolution du Reich en 1806.

Au cours du XVIe siècle les activités artistiques et commerciales vont se développer. L'invention de l'imprimerie à caractères mobiles par Johannes Gutenberg entre Mayence et Strasbourg profite très vite à Francfort dont la foire du livre est la plus importante du Saint empire. Le début du XVIIe siècle marque la fin d'une longue période de prospérité, notamment avec le soulèvement des artisans contre le conseil municipal en 1614 et le pillage des quartiers juifs. En 1618, la guerre de Trente Ans éclate. Francfort n'intervient pas dans le conflit, mais elle est touchée par la peste. Le traité de Westphalie qui met fin au conflit sonne glas de la puissance des Habsbourg. Francfort conserve son statut de ville libre impériale, mais elle est profondément affaiblie.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'histoire contemporaine de la ville est marquée par de nombreux conflits. En 1792, durant les guerres de la Révolution française, la ville est brièvement occupée par le général Custine (du 22 octobre au 2 décembre)[7]. Puis au cours des guerres de l’Empire, en 1806, Francfort est attaquée et occupée par les forces françaises commandées par Augereau. L'année suivante, la ville est intégrée à la confédération du Rhin, et devient la capitale du Grand Duché de Francfort. Au début du XIXe siècle, la ville change profondément de visage et les fortifications du Moyen Âge sont détruites.

La ville est finalement rattachée à la Confédération germanique lors du congrès de Vienne en 1815. À cette époque, Francfort est toujours une ville libre. L'année suivante, Francfort devient le siège du Bundestag. En 1815, quand Goethe visite sa ville natale pour la dernière fois, il encourage les conseillers municipaux en ces termes : « Un esprit libre sied à une ville libre… Il sied à Francfort de briller dans toutes les directions et à être active dans toutes les directions ». Dans le domaine économique, Francfort ouvre en 1820 la troisième bourse des valeurs d'Europe[8], après Londres et Milan, et six ans avant l'inauguration du Palais Brongniart à Paris.

La cathédrale de Francfort en 1866.

En 1848, la ville joue un rôle essentiel dans la révolution qui secoue l'Allemagne (et plus particulièrement Berlin) en abritant le parlement de Francfort dans l'église Saint-Paul (Paulskirche). Francfort devient alors le centre de la vie politique allemande. De nouvelles lois sont promulguées ; elles mettent l'accent sur la liberté de commerce et sur l'émancipation des Juifs.

En 1866, lorsque sous un prétexte futile la Prusse envahit le Holstein, la guerre austro-prussienne éclate : Francfort est annexée au royaume de Prusse et intégrée à la Province de Hesse-Nassau. Le 10 mai 1871, le traité de paix mettant fin à la guerre franco-prussienne de 1870 est signé à Francfort (Traité de Francfort).

En 1933, le maire de la ville, Ludwig Landmann, d'origine juive, est démis de ses fonctions et remplacé par un membre de la NSDAP. La ville est alors surnommée Jerusalem-am-Main du fait de l'importance de la population juive et très vite la nouvelle municipalité appelle au boycott des commerces juifs.

Francfort en 1945 après les bombardements alliés.
Article connexe : Bataille de Francfort.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est presque entièrement détruite par les bombardements alliés. Le 22 mars 1944, une attaque britannique détruit la quasi-totalité du centre historique, tuant 1 001 personnes. Le bilan est lourd. Environ 5 500 citoyens sont morts lors des bombardements et plus de 10 000 de ses habitants juifs sont morts dans les camps. Quelques bâtiments d'intérêt historique (dont la bien connue Römerplatz) sont néanmoins reconstruits, mais l'ensemble de la ville est reconstruit dans un esprit définitivement plus moderne.

En 1949, à l'issue des élections du premier Bundestag allemand, Bonn est désignée, au détriment de Francfort, comme capitale de la RFA. Malgré cela, Francfort reprend rapidement une place de premier plan au niveau économique. C'est aujourd'hui une des principales villes d'Allemagne et son premier centre économique. La construction effrénée de grands immeubles dans le quartier des banques et de la foire témoigne aujourd'hui de la richesse économique de la ville. Le fait que Francfort ait été retenue pour être le siège de la Banque centrale européenne conforte la ville dans sa réputation incontestable de métropole financière.

Économie[modifier | modifier le code]

La Buchgasse (rue du livre), dans la vieille ville (en allemand, Altstadt), lieu historique de la foire pluriséculaire de Francfort.

Francfort est la troisième place financière d'Europe, après Londres et Paris, et l'un des principaux pôles économiques allemands. Selon un classement effectué en 2001 par l'université de Liverpool, elle est la ville la plus riche d'Europe en termes de PIB par habitant[9]. Francfort est appelée la cité des banques (the city of the banks) ou Bankfurt (contraction-association de Bank et Frankfurt en allemand). Comme plus de 80 % des employés travaillent pour des entreprises du service (commerces, trafic et communication, finances et autres services), on remarque l’importance du troisième secteur. Plus de 498 banques sont représentées et de nombreux sièges sociaux sont situés dans le quartier des affaires. Six des dix plus grandes banques allemandes siègent à Francfort, notamment la Deutsche Bundesbank, la banque centrale, Deutsche Bank, dont les noms des tours jumelles de la Deutsche Bank font référence à la comptabilité (Soll et Haben, soit débit et crédit), la Commerzbank et la Dresdner Bank. La ville est également le siège de la Banque centrale européenne. La Bourse de Francfort est le plus grand marché d'échange allemand (85 % des échanges allemands en actions), et la deuxième bourse européenne. Devant la bourse, les deux célèbres statues de l'ours et du taureau, le premier symbolisant la baisse des cours et le second leur hausse.

Francfort est également une grande ville de salons et d'exposition, la troisième dans le monde. Parmi les évènements les plus connus, le Salon de l'automobile qui est organisé en alternance avec celui de Paris, la Foire du livre ou encore Achema.

La chimie (Höchst, repris par Sanofi-Aventis), l'automobile (Opel) et la publicité (Saatchi & Saatchi, JWT et Publicis) sont les autres piliers de l'économie de Francfort. Environ 50 % des produits industriels sont exportés, un fait qui souligne l’orientation internationale.

Transport[modifier | modifier le code]

Francfort se trouve dans la dorsale européenne, une région où les voies de communication sont particulièrement denses.

La ville possède, intra-muros, l'une des plus grandes gares d'Europe (Frankfurt Hbf.), avec 35 000 passagers et environ 700 mouvements de trains par jour, complétée par ailleurs par la gare de l'aéroport qui a été installée en 1999. En 2009, 16 % des passagers de l’aéroport ont profité de cette gare pour accéder à l’aéroport. Depuis juin 2007, Francfort est relié à Paris par des TGV et ICE (Intercity-Express, directs empruntant la Ligne de Francfort à Mannheim et en partie la LGV Est européenne (trajet de 3h50). On y trouve également la gare de Francfort-Taunusanlage.

De plus, Francfort est aussi sillonnée par des lignes de tramway et par un métro, subdivisé en neuf lignes. Le S-Bahn (RER) passe par un tunnel sous le centre-ville et relie Francfort à ses banlieues.

L'aéroport international de Francfort[10] est le premier aéroport d'Allemagne pour le trafic de passagers et le troisième d'Europe après ceux de Londres Heathrow et Paris Roissy-Charles-de-Gaulle[11]. En 2011, environ 56 millions de passagers ont fréquenté l’aéroport. Une spécifité de l’aéroport est que plus de 50 % des passagers utilisent l’aéroport pour changer. Il se place à la première position européenne pour le fret et est desservi par plus de 110 compagnies aériennes[11]. Agrandi en 1984, il est aujourd'hui saturé ; le gel de son extension profite à d'autres places telles que Berlin et Munich.

Enfin la Frankfurter Kreuz, échangeur entre les autoroutes nord-sud (A5) et est-ouest (A3) et desservant par ailleurs l'aéroport, est le nœud autoroutier le plus fréquenté en Europe. Du fait de son importance, sa position et sa forme de trèfle, l’échangeur est salué comme un symbole du nœud de circulation Francfort-sur-le-Main.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses villes allemandes, elle fut en grande partie détruite durant la Seconde Guerre mondiale, en particulier le centre-ville détruit à 95%. Les quartiers de Sachsenhausen, Bockenheim, Bornheim, Nordend et Westend évoquent ce que fut cette ville avant la guerre.

Francfort-sur-le-Main est parfois appelée Bankfurt ou Mainhattan. C'est l'une des villes européennes à avoir beaucoup de gratte-ciels, dont la Commerzbank Tower, inaugurée en mai 1997 après 35 mois de travaux, et culminant à 259 mètres (299 avec l'antenne). Construite par l'architecte Norman Foster, elle dépasse de 2 mètres sa voisine la Messeturm, ancienne détentrice du record européen.

Une autre tour intéressante : la tour Henninger (Henninger Turm), ancien silo de la Brasserie Henninger sur les hauteurs de Sachsenhausen au sud de la ville (un restaurant circulaire aujourd'hui fermé se trouve au sommet), est le premier bâtiment de la ville à dépasser les 100 mètres de hauteur (elle en compte 110)[12]. Elle marque en 1961 le début de la construction de gratte-ciel dans la cité, et détient le record de hauteur de la ville jusqu'en 1972 avec l'érection de l'AfE Turm.

Le centre ville de Francfort est très commerçant, notamment avec la Zeilstraße, dans laquelle se trouve la Zeilgalerie (Centre commercial sur plusieurs étages) du haut de laquelle on peut avoir une vue globale sur Francfort (nord excepté). Outre ses fonctions commerciales et d'affaires, les principaux monuments de la ville sont :

Le quartier de Sachsenhausen, de l'autre côté du Main, est aussi très typique avec ses petites rues pavées et est parfait pour boire un verre d'Apfelwein (le cidre local) ou manger des produits locaux (Grüne Soße, par exemple (importée par le grand-père de Johann Wolfgang von Goethe lorsqu'il est immigré à Francfort depuis Lyon).

La Faculté de philosophie et de théologie de Sankt Georgen ouvert en 1926, a accueilli le Pape François en 1986.

Culture[modifier | modifier le code]

Francfort possède de nombreux musées, dont la plupart se trouvent sur le Schaumainkai, ce qui en fait une très belle promenade. La Städelsches Kunstinstitut possède des œuvres majeures de Dürer, Cranach, Hans Holbein le Jeune, Botticelli, Rembrandt, Vermeer, Cézanne, Renoir, Beckmann, Kirchner, Dix et le « Goethe dans la campagne romaine » de Tischbein. Quant au MMK, Museum für Moderne Kunst, superbe bâtiment occupant une parcelle triangulaire, il possède également une très belle collection. De manière générale, les musées de Francfort sont richement dotés.

Le muséum Senckenberg est le plus grand musée d'Allemagne, proche de l'Université Johann Wolfgang Goethe, il présente au public le plus vaste ensemble de grands dinosaures d'Europe.

Le musée des Arts Appliqués (Museum für angewandte Kunst) avec 30 000 objets sur les arts décoratifs européens et asiatiques.

La galerie municipale de la maison Liebig abrite de beaux exemples de sculptures appartenant à différentes civilisations et époques de l'Antiquité égyptienne au Moyen Âge. On peut y voir des œuvres de Tilman Riemenschneider.

Le musée de la Communication retrace l'histoire des communications depuis les tablettes d'argile jusqu'aux ordinateurs et aux lecteurs MP3 en passant par le télégraphe et le téléphone.

Rénové depuis fin 2003, le musée d'histoire naturelle Senckenberg, fondé en 1821, se distingue par sa riche section de paléontologie.

On peut encore mentionner le musée allemand du cinéma et le musée Goethe.

Les principales salles de spectacle de la ville sont : le vieil opéra, salle reconstruite en 1981 après avoir été détruite pendant la guerre et l'opéra de Francfort dédié maintenant aux représentations lyriques.

La ville accueille également le festival international du film pour enfants de Lucas et la Luminale bi-annuelle.

Religion[modifier | modifier le code]

La ville de Francfort était historiquement majoritairement protestante, mais à cause de migrations des régions catholiques depuis le XIXe siècle, aujourd'hui les catholiques sont de peu majoritaires dans la ville.

Les communautés catholiques font partie du diocèse de Limburg, à l'exception de Bergen-Enkheim qui fait partie du diocèse de Fulda; et Harheim, Nieder-Erlenbach et Nieder-Eschbach qui font partie du diocèse de Mayence.

Sports[modifier | modifier le code]

Clubs de la ville[modifier | modifier le code]

Club Sport Fondé en Ligue Stade
Eintracht Francfort Football 1899 1. Bundesliga Commerzbank-Arena
FSV Francfort Football 1899 2. Bundesliga Frankfurter Volksbank Stadion
1. FFC Francfort Football 1998 1. Frauen-Bundesliga Stadion am Brentanobad
Francfort Skyliners Basket-ball 1999 Basketball-Bundesliga Ballsporthalle Frankfurt-Höchst
Mainhatten Skywheelers Basket-ball en fauteuil roulant 1967 RBBL Wilhelm-Merton-Sporthalle
Lions de Francfort Hockey sur glace 1991 DEL Eissporthalle Frankfurt
Francfort HC Handball 1994 1. Frauen-Bundesliga Brandenburg-Halle
SC 1880 Frankfurt Rugby 1880 Rugby Bundesliga
Redbacks de Francfort Football australien ? 1. Frauen-Bundesliga ?

Épreuves sportives renommées[modifier | modifier le code]

Chaque année, le départ et l'arrivée du Grand Prix de Francfort cycliste ont lieu dans la ville.

Au mois de juillet a également lieu tous les ans un triathlon sous le format Ironman, alors que le marathon de Francfort se déroule en octobre.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • En 2005, Francfort avait le plus haut taux de délinquance d'Allemagne (17 213 délits pour 100 000 habitants)[13]. Il convient toutefois de préciser que ces chiffres incluent aussi l'aéroport de la ville, le plus important d'Allemagne, et sont donc artificiellement gonflés par les saisies de douane par exemple.
  • Francfort a la densité de lieux de travail la plus élevée en Allemagne, avec 600 000 postes de travail sur 670 000 habitants. Cette situation s'explique par l'arrivée quotidienne dans la ville de plus de 300 000 personnes qui travaillent à Francfort mais n'y résident alors que moins de 100 000 personnes font le trajet inverse.
  • Bien que Francfort possède deux brasseries réputées (dont une qui est la plus productive du pays, ce qui fait de Francfort la première ville de la bière d'Allemagne avant Munich), la boisson est ici le cidre ; appelé Ebbelwei, il est aigrelet, non sucré, très peu gazeux et désaltérant.

Légendes[modifier | modifier le code]

La création de Francfort[modifier | modifier le code]

Selon la légende à l'endroit où se trouve Francfort aujourd'hui, Charlemagne fut poursuivi par les Saxons et bloqué au nord par le Main. Ne voyant aucune issue il se mit à prier. Soudain le ciel s'ouvrit et un rayon de soleil illumina un cerf qui traversa le Main sur un gué. Charlemagne et ses troupes traversèrent le Main et le ciel s'assombrit à nouveau. Lorsque les saxons arrivèrent ils ne savaient pas par ou traverser et Charlemagne était sauvé. Il s'exclama donc « Da drüben sollen die Sachsen hausen » (Là-bas devront vivre les Saxons) ce qui a donné l'origine du quartier de Sachsenhausen, un des premiers quartiers intégré à la ville. D'ailleurs une statue de Charlemagne ou Charles le Grand se trouve devant le musée historique de Francfort[14].

Alte Brücke[modifier | modifier le code]

L'Alte Brücke est le plus vieux pont de la ville, il a été mentionné pour la première fois en 1222, mais a certainement été construit au Xe ou XIe siècle. Selon les frères Grimm lorsque le maître d’œuvre voyait qu'à deux jours de la date à laquelle il s'était engagé de finir les travaux, il ne serait pas dans les temps il appela le diable à l'aide. Le diable accepta sous conditions d'avoir le premier être vivant traversant le pont. Le contrat fut signé. Le diable finit le pont la nuit avant le dernier jour. Et au lendemain le maître d’œuvre traversa le pont en chassant un coq devant lui afin de le livrer au diable. Aujourd'hui encore on voit un coq sur un crucifix sur le Alte Brücke. Le pont a, par ailleurs, été détruit et reconstruit au moins 18 fois[15].

Jumelages[modifier | modifier le code]

En outre, il existe un jumelage depuis 1967 entre le district de Nieder-Eschbach (rattaché à Francfort en 1972) et la ville de Deuil-la-Barre (France)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. La ville est classée parmi les villes Alpha selon l'étude du Globalization and World Cities Research Network, elle est 7e mondiale selon MasterCard Worldwide et 21e selon Foreign Policy.
Références
  1. Eurostat
  2. Global Financial Centres Index
  3. Francfort, ville d'affaires.
  4. [_id_inhalt=3890759 Données officielles de la ville.]
  5. (en) World's most expensive place to live is…, CNN, le 22 février 2012
  6. Climat à Francfort
  7. Jean Delmas (historien) (directeur), De 1715 à 1870, Presses universitaires de France, Paris, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p. 265
  8. Histoire de la Bourse - Site de la bourse suisse
  9. les villes les plus riches d'Europe
  10. Frankfurt Airport ou Rhein-Main-Flughafen ou encore Flughafen Frankfurt am Main
  11. a et b Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p. 114
  12. « Frankfurt/Main Timeline Diagra », Skyscraperpage.com (consulté le 6 mars 2010)
  13. Courrier International, web, 16/05/2006
  14. (de) Frankfurter Sagen und Geschichten, Karl Enslin, lire en ligne.
  15. (en) Histoire du vieux pont de Francfort.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]