Highlands

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57° 07′ N 4° 43′ O / 57.12, -4.71

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Highlands
Carte des Highlands (en vert foncé).
Carte des Highlands (en vert foncé).
Géographie
Altitude 1 344 m, Ben Nevis
Massif Grande-Bretagne
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation constitutive Écosse
Géologie
Âge Dévonien

Les Highlands, ou « hautes terres », sont une région montagneuse située au nord et à l'ouest de la faille frontalière des Highlands qui traverse l'Écosse d'Arran jusqu'à Stonehaven. C'est une région géographiquement et historiquement isolée d'Écosse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Highlands est un nom anglais qui signifie littéralement « hautes terres » en français, terme qui est parfois utilisé pour désigner la région. Le mot se dit A'Ghaidhealtachd en gaélique écossais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation, topographie[modifier | modifier le code]

Cette région très peu peuplée et peu fertile est couverte de collines et de montagnes dont plusieurs sommets dépassent 1 000 mètres d'altitude. Elle est coupée en deux par la faille géologique de Glen Mor dans laquelle s'étire le Loch Ness célèbre pour son monstre marin. Le canal Calédonien qui relie la mer du Nord à Fort William, et au-delà, à l'océan Atlantique traverse le Loch Ness et le Loch Lochy. Le plus haut sommet d'Écosse (et de Grande-Bretagne) est le Ben Nevis, près de la ville d'Oban, ancien volcan qui culmine à 1 344 mètres d'altitude.

Inverness est la ville principale de la région, située au carrefour du canal Calédonien et de la voie ferrée qui monte vers le nord, vers Thurso et Wick. Le massif est partagé entre plusieurs council area dont celui de Highland.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les Highlands se trouvent au nord et à l'ouest de la ligne de faille des Highlands, qui court de l'île d'Arran à Stonehaven. Cette partie de l'Écosse est largement composée de roches du Cambrien et du Précambrien qui ont été soulevées au cours de l'orogenèse calédonienne. De plus petites formation de gneiss au nord-ouest sont âges de trois milliards d'années. Des grès forment les couches supérieures des Torridon Hills comme le Liathach.

Ces fondations sont entrecoupées d'intrusions de roches magmatiques plus récentes, dont les restes forment des massifs comme les Cairngorms et le Cuillin sur Skye. Les vieux grès rouges présents notamment le long du Moray Firth, qui présentent des fossiles, constituent une exception notable. Enfin, les couches du Jurassique qui se trouvent de manière isolée sur Skye et Applecross reflètent la complexité de la géologie. Elles sont une des sources majeures de pétrole en mer du Nord. Le Great Glen est une faille transformante qui divise les monts Grampians au sud-est et Highlands du Nord-Ouest[1],[2].

Toute la région a été recouverte par un inlandsis au cours du Pléistocène, à l'exception possible de quelques nunataks. La géomorphologie est marquée par des vallées glaciaires et des lochs creusés sous l'action des glaciers.

Climat[modifier | modifier le code]

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Le climat des Hightlands est océanique modérément frais sur les côtes avec des hivers frais mais adoucis par l'océan (température tournant vers °C en moyenne et des étés frais (°C le matin et 15 °C l'après-midi. L'intérieur des terres subit une nuance continentale voire montagnarde, plus particulièrement sur la façade est où les températures atteignent fréquemment −15 °C l'hiver (lors des vagues de froid à −30 °C voire −40 °C sur les plus hauts sommets) et 20 °C à °C en fonction de l'altitude et de l'exposition l'été (il fait plus chaud à l'est l'été et plus froid sur la partie orientale l'hiver).

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Paysage des Highlands.

Le paysage classique des Highlands est la lande couverte de bruyère ou de fougères et parsemée de rochers énormes et de lacs (lochs) aux eaux très claires. Les vallées profondes (les glens) ont été façonnées par les glaciers qui ont aussi découpé la côte ouest en fjords (également appelés lochs en écossais) semblables à ceux de Norvège. Par endroits le sol imperméable est marécageux et couvert de tourbières. Une flore et une faune particulière se sont développées dans ce milieu très humide et balayé par les vents froids. Les falaises escarpées par endroit abritent toutes sortes d'oiseaux marins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les Highlands sont une région pauvre et traditionaliste, peu influencée par les Lumières écossaises et la Révolution industrielle qui secouent les Lowlands.

La religion joue un rôle central dans les Highlands. Longtemps après le triomphe de l'Église d'Écosse dans les Lowlands au XVIe siècle, les habitants des Highlands s'accrochent encore à la vieille Église catholique romaine imprégnée de croyances populaires et pratiques animistes. L'isolement de la région et le manque de clergé gaélicisant rend les efforts des missionnaires vains. La fin du XVIIIe siècle voit un tournant avec l'activisme de la Society for Promoting Christian Knowledge et la perturbation de la société clanique traditionnelle engendrée par la bataille de Culloden en 1746. Pourtant, au XIXe siècle, les églises évangéliques libres, qui acceptent plus facilement le langage et la culture gaéliques, gagnent rapidement de l'influence[3].

L'époque des guerres napoléoniennes, de 1790 à 1815, apporte prospérité et optimisme dans les Highlands. L'industrie du kelp, la pêche, le textile et des grands projets, comme celui du canal Calédonien amène de la croissance économique. Sur la côte est, les propriétés agricoles sont améliorées et la hausse des prix du bétail apporte des revenus. L'Armée séduit les jeunes hommes[4]. Le gros bétail est remplacé par du petit bétail (des moutons). La Grande famine en Irlande atteint les Highlands en 1846 et provoque un exode, renforcé par une forme de regroupement familial. Les chefs de clans choisissent qui doit migrer, où et dans quel ordre[5].

Dans les années 1880, les fermiers se soulèvent contre les grands propriétaires terriens[6]. Une vague de violence apparaît sur l'île de Skye lorsque les grands propriétaires transforment leurs terres pour les moutons et les cervidés[7]. Contrairement à l'Irish Land War à la même époque, où les Irlandais étaient fortement politisés et influencés par un nationalisme irlandais, la dimension politique est peu présente dans les Highlands. Trois candidats paysans sont élus en 1885 au Parlement et, malgré quelques mesures obtenues, ils sombrent dans l'oubli à partir de 1892 et apportent leur soutien au Parti libéral[8].

Activités[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La région a donné son nom à la race bovine highland, reconnaissable à son long poil et à ses longues cornes.

Tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreux châteaux féodaux, comme Girnigoe et Sinclair Castles accrochés à leur falaise, rappellent la résistance que les Écossais ont opposée aux envahisseurs venus aussi bien de Scandinavie que d'Angleterre.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

L'école fictive de Poudlard se trouve aux Highlands dans la saga Harry Potter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. Keay, J. Keay, Collins Encyclopaedia of Scotland, HarperCollins, Londres, 1994
  2. (en) W. H. Murray, The Islands of Western Scotland, Eyre Methuen, Londres, 1974
  3. (en) George Robb, Popular Religion and the Christianisation of the Highlands in the Eighteenth and Nineteenth Centuries, Journal of Religious History, no 16 (1), 1990, (ISSN 0022-4227), pages 18–34
  4. (en) Malcolm Gray, The Highland Economy, 1750–1850, Édimbourg, 1957
  5. (en) Amanda Epperson, « ‘It would be my earnest desire that you all would come’: Networks, the Migration Process and Highland Emigration », Scottish Historical Review, octobre 2009, vol. 88#2, pages 313–331
  6. (en) James Hunter, « The Emergence of the Crofting Community: The Religious Contribution 1798–1843 », Scottish Studies, vol. 18, 1974, pages 95–11
  7. (en) Ian Bradley, « 'Having and Holding': The Highland Land War of the 1880s », History Today, décembre 1987, vol. 37#12, pages 23–28
  8. (en) Ewen A. Cameron, « Communication or Separation? Reactions to Irish Land Agitation and Legislation in the Highlands of Scotland, c. 1870–1910 », English Historical Review, juin 2005, vol. 120 Issue 487, DOI:10.1093/ehr/cei124, pages 633–666

Article connexe[modifier | modifier le code]