Organisation territoriale de la Grèce

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Politique en Grèce
Image illustrative de l'article Organisation territoriale de la Grèce
Les subdivisions de la Grèce après la réforme Kallikratis de 2010.

Depuis 2010 et la réforme Kallikratis (du nom de l'architecte du temple d'Athéna Nikè), les divisions administratives de la Grèce ont été simplifiées :

  • 13 périphéries ou « régions » et la communauté autonome du Mont Athos. (grec moderne : περιφέρεια / periféria, pluriel περιφέρειες / periféries))
    • Les anciens nomes (grec moderne : νομός / nomós) ou « préfectures » ont été supprimés, diminuant le nombre d'élus régionaux (de 14 960 à 703). Des districts régionaux ont été créés pour assurer la coninuité avec les nomes supprimés cependant ceux-ci ne constituent pas un niveau administratif à part entière.
  • Le nombre de dèmes ou « municipalités » est passé de 1 034 à 325 diminuant le nombre d'élus locaux de moitié (16 150 à 8 070). (δήμος / dhimós, pluriel δήμοι / dhimí)

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

En 1828, le premier Gouverneur de la Grèce indépendante, Ioannis Capodistrias, a conduit le premier découpage administratif de la Grèce (el), organisant le Péloponnèse en sept nomes (départements) et les îles en six. Ces nomes étaient subdivisés en provinces (éparchies), et celles-ci en villes et villages. Capodistrias ayant été assassiné en 1833, le régime politique en Grèce est devenu une monarchie dirigée par un conseil de régence.

Un décret d'avril 1833 (el) rédigé par le juriste allemand von Maurer, sous la régence d'Armansperg, divisa la Grèce en 10 nomes (préfectures) et 47 éparchies (sous-préfectures) et créa aussi les dèmes (municipalités). Nomarques et éparques étaient nommés, mutés et révoqués par le souverain. Au départ, tous les titulaires des postes n'étaient pas forcément grecs. Les démarques (maires) étaient élus localement, mais le système électoral favorisait ceux favorables au régime. Toutes leurs décisions étaient soumises aux nomarques et éparques voire à la Couronne.

Le système fut modifié à plusieurs reprises, en 1836 (el), 1845 (el), 1899 (el) et 1909 (el). Une importante réforme en 1912 (el) amena à la multiplication des municipalités (dèmes et communautés).

La Constitution de 1952 (article 99) identifiait clairement le rôle administratif des autorités municipales et de communauté. L'article 102 de la Constitution de la République hellénique de 1975 disposait que le premier échelon administratif était celui des communautés et des municipalités.

En 1984 a été votée la loi 1416 pour renforcer les compétences des autorités municipales. En 1986, la Constitution fut modifiée par l’ajout de l’article 101 et 102 qui établissait les relations entre les administrations locales.

En 1995, le décret présidentiel 410 (Code communal et municipal) a codifié la législation concernant les municipalités et communautés. En 1998, la loi 2647 a transféré des responsabilité de l’État aux autorités locales.

Programme Capodistrias (1997)[modifier | modifier le code]

En 1997, la loi 2539 (el) (baptisée «programme Capodistrias (el)») a réorganisé les circonscriptions administratives locales, dans un but de décentralisation. Les 441 municipalités («dèmes») et 5 382 communautés ont été fusionnées en 900 municipalités et 133 communautés, ces entités pouvant être à leur tour divisées en districts municipaux ou communaux. Alors qu'avant la réforme les dèmes ne désignaient que des circonscriptions urbaines, sont ainsi apparus des dèmes « ruraux » dans des zones peu urbanisées.

La réforme a aussi fait disparaître les anciennes « Éparchies » (provinces), une circonscription administrative plus étendue.

Programme Kallikratis (2010)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme Kallikratis (2010).

Le gouvernement Papandréou a initié en janvier 2010 une réforme des collectivités locales, nommée Kallikratis en référence au célèbre architecte. Ce plan prévoit la fusion de nombreux dèmes, qui ne seraient plus que 326, ainsi que la disparition des nomes[1]. Par ailleurs, la distinction entre dème et communauté a maintenant totalement disparu, les 133 communautés encore existantes ayant été soit fusionnées, soit transformées en dèmes.

Subdivisions européennes[modifier | modifier le code]

Groupes de développement régional[modifier | modifier le code]

Les groupes de développement régional (en grec Γεωγραφική Ομάδα) sont une subdivision administrative européenne définie par Eurostat pour répondre au critère de la nomenclature d'unités territoriales statistiques. Il s'agit du premier niveau statistiques en Grèce (NUTS 1)[2].

Districts municipaux[modifier | modifier le code]

Les disticts municipaux (en grec Δημοτικά Διαμερίσματα, Κοινοτικά Διαμερίσματα) sont une subdivision administrative européenne définie par Eurostat pour répondre au critère des unités administratives locales. Il s'agit du second niveau (LAU 2)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. kathimerini 12/01/2010 (lire en ligne)
  2. a et b http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/nuts_nomenclature/correspondence_tables/national_structures_eu

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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