Dèmes et communautés de Grèce

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Politique en Grèce
Image illustrative de l'article Dèmes et communautés de Grèce
Les subdivisions de la Grèce après la réforme Kallikratis de 2010. Les dèmes sont délimités en blanc.

Les dèmes[1] et les communautés[2] sont le premier niveau de collectivités territoriales existant en Grèce. Depuis la fin du mois de mai 2010, suite à la réforme Kallikratis, on compte 325 dèmes, les communautés ayant disparu (par fusion ou par transformation en dème).

Dèmes et communautés avant 2010[modifier | modifier le code]

Réforme dite Kapodistrias de 1997[modifier | modifier le code]

Leurs attributions, leurs compétences et leur fonctionnement étaient régis par la loi 2539 de 1997, baptisée « Ioannis Kapodistrias », qui a vu une réduction drastique du nombre des circonscriptions par la fusion de nombreuses communautés pour former de nouveaux dèmes. Cette réforme a ainsi en grande partie effacé l'ancienne distinction entre les anciens dèmes, à caractère urbain, et les anciennes communautés, à caractère rural, et vu l'apparition de nombreux « dèmes ruraux ».

On comptait suite à cette réforme environ 900 dèmes et 130 communautés, eux-mêmes généralement divisés en districts municipaux qui correspondent souvent aux anciennes communautés existant avant la fusion.

Il existait de très importants écarts de taille géographique et démographique entre ces entités. Le dème le plus peuplé (Athènes) compte 745 514 habitants, le moins peuplé (Gramos) seulement 28 habitants. Le plus étendu (Kato Nevrokopi) fait 873,552 km², le plus petit (Nea Chalkidona) seulement 0,8 km².

Les dèmes[modifier | modifier le code]

Selon le Code des Dèmes et Communes (CDC) sont constitués en dèmes :

  • Les chefs-lieux des nomes ;
  • Les villes de plus de 10 000 habitants (article 2, paragraphe 1) ;
  • Les collectivités créées par décret en applications de la loi 1416/1984 par la fusion des dèmes et communes d'une certaine circonscription prédéterminée, à condition que parmi les collectivités ayant fusionnées, il y ait déjà un dème, ou que la population de la collectivité issue de la fusion soit supérieure à 2 500 habitants,
  • Les « villes d'eau » (c'est-à-dire les villes thermales) ayant au moins 2 500 habitants (la décision est prise par décret),
  • Les villes ayant un intérêt historique (la décision est prise par décret présidentiel après avis d'un conseil de onze membres présidé par le ministre de l'intérieur, constitué de hauts fonctionnaires, de professeurs d'université et de représentants de l'Union central des dèmes et communautés).

Les communautés[modifier | modifier le code]

Les communautés forment les collectivités territoriales de base qui ne possèdent pas les critères pouvant leur permettre de se constituer en dème. Une circonscription désirant obtenir ce statut doit former une agglomération d'au moins 1 000 habitants (à la demande des trois quart d'entre eux) et détenir les capacités financières nécessaires pour assurer leur fonctionnement. Un certain nombre de communautés n'ont pas été fusionnées en 1997 malgré une population inférieure à 1 000 habitants, il s'agit souvent d'îles ou de zones isolées.

Les dèmes depuis 2010[modifier | modifier le code]

La réforme initiée en 2010, baptisée programme Kallicratis, a abouti à la fusion de nombreux dèmes et à la disparition de la distinction entre dèmes et communautés, toutes les circonscriptions de premier niveau étant dorénavant des dèmes.

Organisation[modifier | modifier le code]

Capitale historique[modifier | modifier le code]

Depuis la réforme Kapodistrias, certains dèmes possèdent, en plus leur capitale, une « capitale historique » où sont organisées certaines fêtes et commémorations officielles. Il s'agit d'un statut officiel visant à mettre en valeur une localité ayant eu un rôle historique important mais ne pouvant prétendre au rôle de capitale (par exemple : Paleá Epídavros pour le dème d'Épidaure, Delphes pour le dème de Delphes, Samonida pour le dème de Souli).

Onomastique[modifier | modifier le code]

Les noms des dèmes ne correspondent pas toujours à celui d'une localité : certains portent ainsi le nom d'un personnage historique (Lord Byron, Georges Caraïskakis, Vénizélos etc), de régions (Triphylie, Cynourie-du-Nord etc), d'habitants antiques (Locriens, Iétiens, Chalcidiens etc) ou modernes (Thraco-Macédoniens), de montagnes ou de cours d'eau (Parnasse, Tzoumerka, lac Plastiras, Pénée etc), de cités antiques disparues dont le nom n'a pas été relevé par une localité moderne (Thérapné, Phaestos etc).

Par ailleurs, la plupart des localités ou des circonscriptions portant des noms antiques sont le fruit de renommages réalisés aux XIX et XXèmes siècles. Ces renommages ont parfois créé des doublons : il existe ainsi deux districts municipaux de Sicyone.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En grec δήμος, dhímos, au pluriel δήμοι, dhími.
  2. En grec κοινότητα, kinótita, au pluriel κοινότητες, kinótites

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]