Politique européenne de voisinage

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Politique européenne de voisinage (PEV), entamée en 2004, vise à améliorer les relations de l'Union européenne (UE) avec ses voisins n'entrant pas dans le projet d'adhésion. Cette politique favorise les relations et avantages de l'UE (sécurité, stabilité et prospérité) avec ses nouveaux pays voisins, et prône l'externalisation de l'asile. Au sein de la Commission Barroso II, elle est sous la responsabilité de Štefan Füle, commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage. Elle était auparavant (Commission Barroso I) sous la responsabilité de Benita Ferrero-Waldner, commissaire aux Relations extérieures et Politique européenne de voisinage.

Initialement, la PEV ne visait que les états à l'est des nouvelles frontières de l'UE à la suite de l'élargissement de 2004, c'est-à-dire la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine, et la Moldavie. La PEV a cependant été étendue aux pays du Caucase méridional (Géorgie, Arménie, et Azerbaïdjan) ainsi qu'au partenariat euro-méditerranéen (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Tunisie, Syrie).

La Turquie et les pays des Balkans ne rentrent pas dans cette politique, vu qu'ils sont candidats à une adhésion à l'Union européenne[1].

Un partenariat oriental a ainsi été inauguré en mai 2009 avec l'Arménie, l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l'Ukraine et la Biélorussie.

Quoique la Russie soit également un voisin de l’UE, les relations avec ce pays sont régies dans le cadre d’un Partenariat stratégique qui couvre quatre « espaces communs ».

La PEV appuie les réformes politiques et économiques dans 16 pays voisins de l’Union européenne en vue de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité économique dans toute la région. Elle est conçue pour donner plus d’importance que par le passé aux relations bilatérales entre l’Union et chacun de ses voisins.

Un nouveau mécanisme de financement, l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) a été mis en place en janvier 2007.

Critiques[modifier | modifier le code]

Association européenne de libre-échange (AELE) Euroïsation par accord avec l'UE Espace Schengen Espace économique européen Accord de libre-échange centre-européen (ALECE) Conseil de l'Europe Union européenne Zone euro Union douanière de l'Union européenne Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan Union de la Russie et de la Biélorussie Suisse Islande Liechtenstein Norvège Kosovo (UNMIK) Albanie Bosnie-et-Herzégovine Macédoine Monténégro Serbie Moldavie Organisation pour la démocratie et le développement (GUAM) Ukraine Géorgie Azerbaïdjan Kazakhstan Biélorussie Russie Arménie Vatican Saint-Marin Monaco Andorre Turquie Croatie Bulgarie Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Roumanie Tchéquie Danemark Hongrie Lituanie Pologne Suède Chypre Irlande Autriche Belgique Estonie Finlande France Allemagne Grèce Italie Luxembourg Lettonie Malte Pays-Bas Portugal Slovaquie Slovénie Espagne
Diagramme d'Euler cliquable montrant les relations entre divers accords et organisations multinationaux européens.vdm

À la suite du printemps arabe, commencé en 2011, et à la réaction tardive et divisée de l’Union européenne (UE), beaucoup ont demandé un changement d’approche dans les relations extérieures de l’UE. Les socialistes au Parlement européen ont appelé à une nouvelle approche dans les relations avec les pays du Maghreb, car les révolutions arabes, qui ont pris au dépourvu l’Europe, « consacrent l’échec de la politique de voisinage de l’Union européenne ». Une politique, selon Kader Arif, député européen socialiste, qui était « nourrie par nos craintes et qui n’avait comme priorité que la lutte contre l’immigration, le terrorisme et l’islamisme radical, plus quelques intérêts économiques, en particulier l’accès à l’énergie ». Alors que la politique de voisinage de l’Union européenne est fondée sur le principe de l’aide au développement conditionnée à un respect des droits de l’homme notamment, l’Europe « s’est accommodée de régimes autoritaires qui n’avaient comme seul but que de répondre à nos angoisses[2] ».

Les révolutions arabes, pour Catherine Trautmann, Présidente de la délégation socialiste française au Parlement européen, devraient être « l’occasion de mettre en perspective le débat sur les questions migratoires ». Les socialistes se prononcent pour une réelle politique commune et équilibrée des migrations, dans le cadre de politiques de voisinage et de développement renouvelées. Les eurodéputés socialistes, à l’image de Vincent Peillon, insistent également sur le fait « qu’il est maintenant fondamental de mobiliser et de réexaminer les instruments existants afin de soutenir les réformes politiques, économiques et sociales dont les pays arabes ont besoin[3] ».

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dumont, Gérardot, Andrieu, L'Europe, Paris, 2010, p.47.
  2. Communiqué de presse de la Délégation socialiste française au Parlement européen quant au rôle que doit jouer l'Union européenne dans la transition démocratique des pays arabes
  3. Intervention de Kader Arif en séance plénière au Parlement européen quant à la situation en Egypte

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ch. Manigand, E.du Reau, T. Sandu (Dir.), Frontières et sécurité de l'Europe, territoires, identités et espaces européens, coll. Aujourd'hui l'Europe, L'Harmattan, Paris, mars 2008, 262 p. ; voir V. Hacker " Identité institutionnelle et devenir constitutionnel".
  • M. Dumont, M. Gérardot (dirs.), L'Europe, Atlande, Paris, 2010, pp. 46–53.

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]