Oblast de Kaliningrad

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Oblast de Kaliningrad
(ru) Калининградская область
Armoiries de l'oblast de Kaliningrad
Armoiries de l'oblast de Kaliningrad
Drapeau de l'oblast de Kaliningrad
Drapeau de l'oblast de Kaliningrad
Oblast de Kaliningrad
Administration
Pays Drapeau de Russie Russie
Région économique Kaliningrad
District fédéral Nord-Ouest
Statut politique Oblast
Création 7 avril 1946
Capitale Kaliningrad
Gouverneur Nikolaï Tsoukanov
Démographie
Population 937 914 hab. (2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 49′ 25″ N 21° 28′ 54″ E / 54.8235, 21.481654° 49′ 25″ Nord
       21° 28′ 54″ Est
/ 54.8235, 21.4816
  
Superficie 15 125 km2
Autres informations
Langue(s) officielle(s) Russe
Fuseau horaire UTC+3
Code OKATO 27
Code ISO 3166 RU-KGD
Immatriculation 39, 91
Liens
Site web http://www.gov39.ru

L’oblast de Kaliningrad (en russe : Калинингра́дская о́бласть, Kaliningradskaïa oblast), également appelé la « Russie baltique », ou le « pays de l’ambre » (Янтарный Край, Iantarny Kraï), est une exclave russe au bord de la mer Baltique, entourée par la Lituanie au nord et la Pologne au sud. L'oblast de Kaliningrad, la voïvodie de Varmie-Mazurie en Pologne et le Memelland (région de Memel/Klaipeda en Lituanie actuelle) ont remplacé en 1945 la Prusse-Orientale, aujourd'hui disparue, qui appartenait à l'Allemagne. À partir de cette date, la région fut intégrée à la république socialiste fédérative soviétique de Russie (l'une des quinze républiques soviétiques de l'ex-Union soviétique). L'oblast, d'une superficie de 15 125 km², a une population de 937 914 habitants (2010). Sa capitale est Kaliningrad (anciennement Königsberg).

L’oblast de Kaliningrad est la région la plus occidentale, la plus petite et la plus récente de la Fédération de Russie.

Oblast de Kaliningrad

Sommaire

Histoire [modifier]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la province allemande de Prusse-Orientale fut conquise par l'Armée rouge, à partir de janvier 1945, puis divisée entre l'Union soviétique et la Pologne, selon les souhaits de Staline, comme convenu après les conférences de Yalta et de Potsdam. La partie soviétique fut rattachée directement à la république socialiste fédérative soviétique de Russie et constitua l'oblast de Kaliningrad.

Jusqu'en 1945, la province eut une population allemande, mais il y avait aussi une minorité d'origine lituanienne et une minorité masurienne qui parlait un dialecte polonais. Les habitants qui n'avaient pu s'enfuir furent finalement expulsés.

L'oblast de Kaliningrad et l'Union européenne [modifier]

Carte de la Russie baltique

Depuis l'adhésion de la Pologne et de la Lituanie à l'Union européenne, l'enclave de Kaliningrad est au cœur de négociations diplomatiques entre la Russie et l'Union. En effet, en vertu des accords de Schengen, les frontières de l'enclave deviennent en juillet 2003 des frontières extérieures de l'Union européenne, rendant donc difficiles les liaisons terrestres avec le reste de la Russie[1].

Les deux parties en présence ont intérêt à trouver un accord :

  • les autorités russes ont refusé de voir une partie de leur territoire isolé de la Russie, surtout que Kaliningrad est victime de difficultés économiques à cause de son isolement depuis la chute de l'URSS ;
  • la Pologne et la Lituanie ne souhaitent pas voir une enclave russe se développer sur la frontière qu'elles doivent surveiller.

Un accord est conclu en avril 2004 entre la Russie et l'Union européenne, exemptant de taxes douanières les transits traversant le territoire lituanien[2].

Le 5 novembre 2008, le président russe Dmitri Medvedev annonce la possible installation de missiles Iskander près de Kaliningrad au cas où les États-Unis installeraient un bouclier antimissile en Pologne et en République tchèque[3].

Le 29 juillet 2011, la Commission européenne a proposé d'étendre à l'ensemble des habitants de l'oblast la possibilité de se rendre en Pologne et en Lituanie sans visa Schengen. La zone concernée serait de 30 kilomètres à partir de la frontière, voire 50 kilomètres dans des cas exceptionnels. Selon la Commission, il s'agit de faciliter la vie des habitants : « Assez souvent, ils doivent traverser la frontière pour des raisons familiales, culturelles ou économiques; quelques fois pour quelques heures, quelques fois pour plusieurs jours ». Ils auraient cependant encore besoin d'un visa pour aller plus loin, que ce soit Varsovie, Vilnius ou un autre État membre de l'UE[4],[5].

L'oblast permet à la Fédération de Russie d'avoir un accès à la Baltique lorsque les ports du nord sont pris dans les glaces.

Sources [modifier]

Références [modifier]

Bibliographie [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]