Afsluitdijk

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Afsluitdijk
Image illustrative de l'article Afsluitdijk
Extrémité occidentale de l'Afsluitdijk (à gauche la Mer des Wadden et à droite l'IJsselmeer
Géographie
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Coordonnées 53° 00′ 28″ N 5° 11′ 01″ E / 53.0077601, 5.183486953° 00′ 28″ Nord 5° 11′ 01″ Est / 53.0077601, 5.1834869  
Cours d'eau IJsselmeer
Objectifs et impacts
Vocation Contrôle des crues,

liaison routière,
formation d'un lac d'eau douce

Date du début des travaux 1927
Date de la fin des travaux 1932
Date de mise en service 1933
Barrage
Type Poids
Hauteur du barrage (lit de rivière) 7,25 m
Épaisseur du barrage (au sommet) 90 m
Épaisseur du barrage (à la base) 180 m
Réservoir
Altitude du réservoir -0,3 m
Surface du réservoir 110 000 ha

Géolocalisation sur la carte : Frise

(Voir situation sur carte : Frise)
Afsluitdijk

Géolocalisation sur la carte : Hollande-Septentrionale

(Voir situation sur carte : Hollande-Septentrionale)
Afsluitdijk

Géolocalisation sur la carte : Pays-Bas

(Voir situation sur carte : Pays-Bas)
Afsluitdijk

L'Afsluitdijk (en français : « digue de fermeture ») est une digue de grande taille située aux Pays-Bas, construite entre 1927 et 1933, reliant Den Oever sur Wieringen (province de la Hollande-Septentrionale) au village de Zurich sur la commune de Súdwest-Fryslân (province de Frise). Il est la pièce maîtresse des travaux du Zuiderzee effectués sous l'impulsion de l'ingénieur Cornelis Lely (1854 - 1929), qui, à l'époque, était ministre des transports et des aménagements hydrauliques. Strictement parlant ce n'est pas une digue, mais un barrage puisque le niveau des eaux n'est pas le même de chaque côté.

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage a une longueur de 32 kilomètres, pour une largeur de 90 mètres (180 mètres sous l'eau) et une hauteur de 7,25 mètres au-dessus du niveau de la mer[1]. Cette digue sert à fermer le Zuiderzee, un ancien golfe de la mer du Nord, afin de le transformer en une étendue d'eau douce désormais dénommée IJsselmeer. Elle accueille de plus une autoroute (A7-E22) qui permet de relier directement la Hollande-Septentrionale à la province de Frise. Celle-ci ne se trouve pas au sommet de la digue, si bien que la mer de Wadden n'est pas visible de la route. Un poste d'observation donnant une vue globale existe au milieu de l'ouvrage.

Aux deux extrémités de la digue, des systèmes d'écluses permettent le passage de bateaux. Elles sont accompagnées de vannes qui aident à décharger périodiquement vers la mer des Wadden le surplus d'eau du lac, tant apporté par les rivières (en particulier l'IJssel) que celle pompée dans les polders :

  • Le complexe de Den Oever à l'ouest, inclut l'écluse Stevinsluizen et trois séries de cinq vannes de décharge.
  • L'autre complexe situé à Kornwerderzand à l'est, comprend l'écluse Lorentzsluizen et deux séries de cinq vannes, pour un total de 25 vannes de décharge.

L'ouvrage n'est pas en ligne droite. Un léger coude peut être remarqué à l'est. Ceci est fait pour faciliter l'écoulement des eaux à travers les écluse de Lorentz, dans l'île de Kornwerderzand.

Construction[modifier | modifier le code]

construction de la digue
Statue de Cornelis Lely, (œuvre de Mari Andriessen inaugurée en 1954) et déplacée au lieu dit le Vlieter

De précédentes expériences avaient montré que le till (argile glaciaire), mieux que simplement du sable ou de l'argile, était le meilleur matériau pour une structure de terre telle que l'Afsluitdijk, avec l'avantage supplémentaire que cette matière était abondante dans les environs. Elle pouvait être extraite aisément en draguant simplement les fonds marins du Zuiderzee. Le travail fut entamé en quatre endroits : de chaque côté de la côte, et à partir de deux îles artificielles (Kornwerderzand et Breezand) dans l'alignement de la future digue.

À partir de ces points de construction, la digue fut érigée progressivement par les bateaux apportant le till dans la mer en deux lignes parallèles. Du sable fut dès lors apporté entre ces deux digues, et fut recouvert d'une autre couche de till quand l'ouvrage commença à émerger. Il fut alors renforcé par des blocs de basalte et des pieux de saule enfoncés à la base. La digue put dès lors être terminée en ajoutant d'autres couches de sable et d'argile, pour être finalement recouverte de végétation.

Au début la construction progressa plus vite que prévu. Mais à trois endroits des fosses provoquant des courants de marées donnèrent des inquiétudes et furent même considérés comme une difficulté majeure. Puis rapidement il apparut que celle-ci put être aisément maîtrisée. Mais au moment de clôturer complètement l'ouvrage des courants se formèrent et plusieurs fois de suite il fallut attendre la marée suivante. "Le Zuiderzee ne voulait pas mourir" dira-t-on. Le 28 mai 1932, deux ans plus tôt que prévu, le Zuiderzee cessa d'exister quand au lieu dit du Vlieter la dernière ouverture fut obstruée par un bloc de till. L'IJsselmeer était né, il contenait encore de l'eau de la mer mais elle sera rapidement remplacée par de l'eau douce.

Image satellite

La digue elle-même n'était pas encore terminée, puisqu'elle devait encore être surélevée à la hauteur requise, et la route reliant Frise et Hollande septentrionale (l'actuelle autoroute A7/E22) devait encore être construite. Ce ne fut que le 25 septembre 1933 que l'Afsluitdijk fut officiellement inauguré, par un monument indiquant l'endroit où la digue avait été fermée. On estime à 23 millions de m³ le volume total de sable et 13,5 millions de m³ de till utilisés, et une moyenne de 4 à 5 000 travailleurs employés en permanence pour cet ouvrage, emploi pour eux bienvenu en cette époque de la Grande Dépression.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Deuxième Guerre mondiale s'est déroulée la bataille de l'Afsluitdijk.

Rénovation[modifier | modifier le code]

En 1998, il apparaît que la capacité des écluses n'est plus suffisante. En 2001, des recherches débutent afin de déterminer le meilleur emplacement pour un troisième complexe nécessaire en raison du niveau des mers, des affaissements de terrain et d'approvisionnement accrue de l'eau à travers la rivière IJssel. En 2003, la construction est retardée de cinq ans à cause de problèmes de financement. Les nouvelles écluses devraient être en service jusqu'en 2050.

Selon la ministre des Transports Karla Peijs en 2006, après 75 ans de service, le barrage a besoin d'une rénovation importante. La digue est trop faible, les pentes ne sont pas suffisantes pour résister à l'érosion et les écluses ne répondent plus aux normes actuelles. Une rénovation s'impose ainsi que sur un bon nombre d'autres digues, barrages et écluses. Elle affecte environ un quart des 3 000 km de digues aux Pays-Bas. Le 24 mai 2007, le gouvernement annonce des travaux d'une durée de 15 ans, en commençant par la remise en état du barrage, pour un montant évalué à 1,8 milliard d'euros.

Le 1er novembre 2007, le journal Noordhollands Dagblad a même écrit que sur la digue une usine pilote pourrait produire de l'énergie osmotique en utilisant le mélange d'eau salée et d'eau douce.

La vieille idée du chemin de fer circulant sur la digue pourrait resurgir.

Insolite[modifier | modifier le code]

Au milieu de l'Afsluitdijk se trouve le hameau de Breezanddijk, comportant une seule habitation, avec un code postal unique de quatre chiffres (8766).

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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