Golfe du Lion

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Golfe du Lion
Carte du golfe du Lion.
Carte du golfe du Lion.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur
Géographie physique
Type Golfe
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° N 4° E / 43, 4 ()43° Nord 4° Est / 43, 4 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Golfe du Lion

Géolocalisation sur la carte : Méditerranée

(Voir situation sur carte : Méditerranée)
Golfe du Lion

Le golfe du Lion est une partie de la mer Méditerranée qui baigne le littoral sableux des régions françaises du Languedoc-Roussillon et de la Provence, depuis les Pyrénées jusqu'à Toulon, selon certaines cartes.

La côte se caractérise par la présence quasi continue d'un cordon lagunaire et de nombreux étangs. Quelques massifs, le plus souvent calcaires, bordent ces vastes étendues planes. Ainsi la montagne de la Clape dans l'Aude, l'ancien volcan du mont Saint-Loup au Cap d'Agde ; séparé de l'ancienne île de Sète, le mont Saint-Clair, par le vaste étang de Thau. Vient ensuite le massif de la Gardiole directement à l'ouest de Montpellier.

Les ports principaux sont Port-Vendres, Port-la-nouvelle, Agde, Sète, le Grau du Roi et Marseille. La côte a vu l'implantation de nombreux ports de plaisance (Port-Leucate, Cap d'Agde, La Grande-Motte, Port-Camargue, …)

Les principaux fleuves côtiers sont le Tech, la Têt, l'Aude, l'Orb, l'Hérault, le Vidourle. Les bras du Rhône forment le delta de Camargue.

Le golfe du Lion a été cité par le parolier et chanteur sétois Georges Brassens dans sa chanson Supplique pour être enterré à la plage de Sète.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel du golfe est apparu au plus tard au XIIIe siècle (en latin médiéval sinus Leonis, mare Leonis, en occitan golf del/dau Leon, en catalan golf del Lleó, en espagnol golfo de León) et pourrait venir de la comparaison avec un lion : cela suggèrerait simplement que cette partie de la mer est aussi dangereuse qu'un lion, car elle connaît des vents violents et soudains qui menacent les bateaux (les marins et les pêcheurs connaissent très bien ces dangers[1]). Cette comparaison avec un lion se retrouve dans plusieurs sources convergentes : le dictionnaire français de noms de lieux de Deroy et Mulon[2], le grand dictionnaire occitan de Mistral[3], la célèbre Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et d'Alembert[4] et plusieurs textes en latin depuis le XIIIe siècle[5]. Ces sources, notamment Deroy et Mulon, Diderot et d'Alembert, rejettent l'hypothèse selon laquelle le nom aurait une relation avec la ville de Lyon, qui est beaucoup trop loin du golfe.

Le pic Saint Loup, lion couché

Une autre hypothèse traditionnelle de la région Montpelliéraine voit dans le Pic Saint-Loup, dont la crête rappelle un lion couché, un amer qui aurait inspiré, par son aspect, le nom du golfe. Le pic Saint-Loup est le premier repère terrestre visible à partir d'une embarcation qui double les marais de Camargue pour s'engager dans le golfe, particulièrement net lorsque soufflent Mistral et Tramontane. L'aspect inquiétant de cette curiosité géologique, auquel s'ajoutent les rugissements du vent qui semblent en provenir, aurait stimulé l'imagination des marins et donné naissance a une tradition maritime retranscrite postérieurement.[6]

Un nom antérieur, pendant l'Antiquité romaine, était sinus Gallicus en latin classique, ce qui signifie « golfe Gaulois ».[7]

Géodynamique[modifier | modifier le code]

Le golfe du Lion n'est pas un simple talus continental passif, il est le résultat d'un bouleversement provoqué par la subduction de la plaque africaine à l'Oligocène-Miocène qui, en écartant la croute, a entrainée l'effondrement de la chaîne pyrénéo-provençale et la rotation vers l'Est de la Corse, séparée de la Provence, et de la Sardaigne, séparée des Grands Causses ; laissant comme vestiges le Massif de la Clape, le Mont Saint-Clair, le massif de la Gardiole.

L'orogenèse des Pyrénées à l'Éocène a compressé et épaissi la croute. Les géologues spécialisés dans le pétrole supposent l'existence de nappes au frontières marines du talus.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Michel, La langue des pêcheurs du golfe du Lion, Paris, 1964, D'Artrey.
  2. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  3. Frederic Mistral (1878-1886), Lou Tresor dóu Felibrige ou dictionnaire provençal-français, Aix-en-Provence, 1979, Edisud, cf. articles « gou » (golf, 'golfe') et « lioun » (leon, 'lion').
  4. [1]
  5. [2], [3]
  6. [4]
  7. http://encyclopedie.arbre-celtique.com/gallicum-mare-gallicus-sinus-golfe-du-lion-10286.htm

Articles connexes[modifier | modifier le code]