Bora

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La Bora à Starigrad en Croatie, de nuit
La Bora à Senj.
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La bora (en croate, bura, en slovène burja, en bulgare, буран, en turc, poyraz) est un vent catabatique du nord nord-est qui souffle sur la mer Adriatique, la mer Noire, la Grèce et la Turquie. En hiver il est souvent violent, avec une vitesse moyenne de 50 à 80 km/h avec des rafales qui ont été mesurées à 180 km/h sur le golfe de Trieste. Près des villes de Senj, Stara Novalja, Karlobag et au sud du tunnel de Sveti Rok en Croatie, la bora peut atteindre 220 km/h et le 15 mars 2006, une rafale à 235 km/h a été mesurée sur le pont de l'ile de Pag.

Le nom bora provient de Borée, dieu de la mythologie grecque, personnification du vent du nord.

Origines[modifier | modifier le code]

Comme tous les vents, la Bora est créée par des déplacements d'air dus à des différences de pression.

La Bora est un vent violent descendant qui, depuis l'altiplano karstique se précipite sur la ville et vers la mer de Trieste en direction du golfe de Venise. C'est un vent continental, froid et sec, qui a pour origine l'anticyclone russe situé en Europe centro-orientale, qui se caractérise par une masse de haute pression tendant à se précipiter dans la dépression située en Adriatique. Cette situation produit un flux d'air froid en provenance de la Carniolie (Slovénie) vers la mer Adriatique, traversant les passages situés entre les Alpes Juliennes et les monts Kapela en Croatie.

Au cours de son parcours, le courant d'air butte sur l'obstacle constitué par le Mont Nevoso, qui divise la Bora en deux flux: le premier, empruntant le passage de Postojna traverse l'altiplano karstique et s'abat sur le Golfe de Trieste, tandis que le second passe entre le mont Nevoso et les reliefs des monts Kapela et Velebit pour déboucher à Rijeka et pouvant arriver jusqu'à Senj en Dalamatie.

La bora de Trieste est beaucoup plus forte et turbulente que celle de Rijeka et Senj. Sur l'altiplano karstique, le courant d'air a la possibilité de se répandre et donc son écoulement est généralement modéré et uniforme. Lorsqu'elle arrive aux bords de l'altiplano, qui s'élève immédiatement au-dessus de la ville à une hauteur comprise entre 300 et 400 mètres, celle-ci se précipite dans l'étroit couloir côtier puis sur la mer à une vitesse qui augmente avec la descente, et son écoulement devient turbulent ce qui a pour conséquence de rendre la Bora momentanément extrêmement violente.