Zbigniew Brzeziński

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Zbigniew Brzeziński

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Zbigniew Brzeziński, 14 mars 1977

Naissance (86 ans)
Varsovie (Pologne)
Profession politologue, géostratège

Zbigniew Kazimierz Brzeziński (né le à Varsovie en Pologne) est un politologue américain d'origine polonaise. Il a été conseiller à la sécurité nationale du Président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de l'URSS, en rupture avec la détente antérieure, qui mettrait l'accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l'utilisation des droits de l'homme contre Moscou.

Les débuts de Brzeziński[modifier | modifier le code]

Zbigniew Brzeziński, dont le père était diplomate de la République de Pologne, a fait ses études à Montréal puis à Boston. Le père de Zbigniew était en poste diplomatique au Canada en 1939 au moment du Pacte germano-soviétique, empêchant ainsi la famille de rentrer en Pologne. Sa femme, Emilie-Anne Beneš (en), est la nièce de l'ancien président tchécoslovaque Edvard Beneš, ce qui accroîtra la suspicion soviétique à son égard, notamment lors l'élection du pape Jean-Paul II et de la crise polonaise de l'été 1980 qui verra la naissance du syndicat Solidarité. Il a trois enfants, dont l'un, Mark (en), est avocat et a travaillé de 1999 à 2001 en tant que conseiller pour l'Europe de l'Est et la Russie au conseil de sécurité nationale, tandis que sa fille Mika est journaliste à MSNBC.

Zbigniew Brzeziński soutient sa thèse de doctorat en 1953 sur la question du « totalitarisme soviétique »[1]. Professeur à Harvard de 1953 à 1960, il devint expert au Center for strategic and international studies de Washington, professeur à l'Université Johns-Hopkins de Baltimore ainsi qu'à Columbia (de 1960 à 1989). Il est aujourd'hui professeur à l'université Johns-Hopkins. Auteur de plusieurs études et analyses sur le bouleversement et le rôle des États-Unis dans le monde, il devient conseiller politique au Département d'État de 1966 à 1968. Cette même année, il fait partie de l'équipe de campagne d'Hubert Humphrey, candidat démocrate à la présidentielle, en tant que chargé des affaires étrangères.

Dans Between Two Ages: America's Role in the Technetronic Era (1970), il affirme qu'une politique de coopération plus étroite entre les pays riches est nécessaire pour prévenir l'instabilité globale émergeant de l'accroissement des inégalités. Il cofonde alors, avec David Rockefeller, la commission Trilatérale en 1973, qu'il dirige jusqu'en 1976. Le rapport de 1975 de la Trilatérale est devenu célèbre pour sa distinction entre « intellectuels subversifs » et « responsables » et les « risques » à la démocratie que l'Université pouvait poser. Il a aussi été membre du comité directeur d'Amnesty International, du Conseil des relations étrangères (CFR), de l'Atlantic Council (en) et du National Endowment for Democracy (NED).

Le conseiller de Carter[modifier | modifier le code]

À partir de la fin 1975, il devient le principal conseiller aux affaires étrangères de Jimmy Carter, critiquant la politique de détente suivie par Nixon et l'URSS, en préférant mettre l'accent sur le processus engagé par les accords d'Helsinki. Il est nommé conseiller à la sécurité nationale de Carter après son élection en 1976. Il participe alors à l'écriture du discours inaugural de Carter, qui envoie un fort signal aux dissidents soviétiques, en rupture avec la politique de détente, ce qui lui vaut des critiques à la fois de Moscou et des États d'Europe de l'Ouest. À l'encontre de la perspective adoptée par le secrétaire d’État Cyrus Vance, qui préfère avancer sur le dossier unique du désarmement (SALT), Brzeziński souhaite lier ce dossier à celui des droits de l'homme. Il fait notamment augmenter la puissance des transmetteurs de Radio Free Europe, ce qui contredit de façon provocante la politique Nixon-Kissinger [2].

Son premier voyage en tant que conseiller de Carter fut, contre les souhaits du Département d’État, à destination de la Pologne, où il rencontra en 1977 l'archevêque Stefan Wyszyński, faisant de l'Église catholique polonaise l'interlocuteur légitime du pouvoir[3]. Brzeziński pense alors que les Soviétiques profitent de la détente pour progresser en Angola et au Moyen-Orient, et, contre le secrétaire d'Etat Cyrus Vance, prône alors à la fois le réarmement des États-Unis et le soutien à la cause des droits de l'homme utilisée contre l'URSS. Il fut ainsi l'un des instigateurs de l'United States Rapid Deployment Forces (en), dont la création fut publiquement annoncée par Carter en octobre 1979, et qui visait à permettre une intervention immédiate n'importe où dans le monde de l'armée américaine (on crédite souvent Reagan de la mise en place de cette force).

Brzeziński voyage aussi à Pékin en 1978 afin d'amorcer la normalisation des relations sino-américaines, prolongeant ainsi la diplomatie du ping-pong initiée par Nixon. Cela eut pour conséquence la rupture des relations diplomatiques, en 1979, avec Taïwan, allié fidèle de Washington.

Il voit d'un mauvais œil l'avancée des Sandinistes au Nicaragua, déclarant le , une semaine avant la prise de la capitale par les Sandinistes, « le bâton est en train de passer des États-Unis à Cuba[4]. » Alors que le secrétaire d'Etat adjoint Warren Christopher lui demandait ce que serait un « gouvernement castriste » au Nicaragua, Brzeziński répondit: « ce serait un gouvernement qui soutiendrait la politique étrangère cubaine et soviétique et les insurrections à l'étranger - par exemple, au Salvador » [5]. La stratégie plus conciliante de l'assistant secrétaire d'Etat Vaky (en), qui soulignait la large diversité de l'opposition à Somoza, fut néanmoins suivie[5].

Il est aussi l'un des artisans de l'Opération Cyclone, par laquelle Washington soutient les moudjahidins afghans dès juillet 1979. Brzeziński écrit une note au président après que celui-ci a décidé d'aider les moudjahidins, pour indiquer que l'aide provoquerait à son avis l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS, ce qui s'est effectivement produit en décembre[6]. Deux décennies plus tard, se félicitant que les Soviétiques se soient épuisés dans le « piège afghan », il répondra à l'accusation d'avoir provoqué l'intervention soviétique : « Nous n'avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu'ils le fassent[6]. » Il programme par ailleurs l'Opération Eagle Claw (avril 1980) visant à libérer les otages de Téhéran, dont l'échec mena à la démission de Cyrus Vance. Lors des événements en Pologne, Brzeziński adopta aussi une posture dure vis-à-vis de toute possibilité d'invasion du pays par les forces soviétiques, rompant ainsi avec l'attitude de Washington lors de l'insurrection de Budapest (1956) et du printemps de Prague (1968).

Brzeziński devint progressivement le membre le plus impopulaire de l'administration Carter, et se fit copieusement huer à la Convention démocrate par les supporters de Ted Kennedy à la candidature présidentielle de 1980.

Sous Reagan[modifier | modifier le code]

Sous Reagan, Brzeziński critique à la fois les colombes du Parti démocrate, appartenant au camp de McGovern, et le manichéisme de la vision reaganienne des relations internationales. Alors que Reagan arme les Contras au Nicaragua et intervient au Salvador, Brzeziński déclare, en 1982, à la BBC: « Il n'est pas possible pour les États-Unis de soutenir l'aspiration aux droits de l'homme des travailleurs de Gdańsk et, dans le même temps, de ne pas soutenir la volonté des paysans du Salvador d'acquérir des terres[7]. »

En 1985, il est nommé membre de la Commission présidentielle sur la guerre chimique, puis travaille de 1987 à 1988 sur la Commission mixte du Conseil de sécurité nationale et du Département de la Défense sur la stratégie à long terme des États-Unis. De 1987 à 1989, il fait partie du Conseil du renseignement extérieur pour le président (PFIAB).

Il rompt complètement avec les Démocrates en 1988, en soutenant la candidature de George H. W. Bush et en étant l'un de ses conseillers à la sécurité nationale lors de la campagne. Il publie la même année The Grand Failure (« Le grand échec ») qui prévoit l'échec de la politique de glasnost et de perestroika enclenchée par Gorbatchev et l'effondrement final de l'URSS d'ici... quelques décennies, affirmant qu'il y avait à peu près 50% de chances que le communisme soit encore en vigueur en 2017.

Dix jours avant la chute du Mur de Berlin, il est en visite en URSS, où il se recueille notamment devant le mémorial du massacre de Katyń, et aurait reçu une ovation à l'Académie soviétique des sciences pour avoir demandé à Moscou de reconnaître ses responsabilités dans cet événement.

En 1990, il critique l'euphorie post-soviétique, symbolisée par les thèses de Fukuyama sur la « fin de l'histoire » et s'oppose à la guerre du Golfe, affirmant qu'elle nuirait à la crédibilité des États-Unis, notamment dans le monde arabe, thèses qu'il ré-affirme dans Out of Control (« Hors de contrôle », 1992).

Il critique ensuite l'hésitation de l'administration Clinton à intervenir contre la Serbie dans la guerre en ex-Yougoslavie, et s'oppose à la première guerre de Tchétchénie, en dirigeant le Comité américain pour la paix en Tchétchénie (en) formé en 1999. Après l'arrivée de Poutine au pouvoir, il se méfie à nouveau de Moscou, devenant l'un des soutiens importants de l'expansion de l'OTAN aux États post-soviétiques.

Le Grand Echiquier (1997)[modifier | modifier le code]

Le Shah d'Iran avec Atherton, Sullivan, Vance, Carter et Brzeziński, 1977

En 1997, il écrit Le Grand Échiquier (traduit la même année chez Hachette). Ce livre n'étant plus vraiment d'actualité suite aux attentats du 11 septembre 2001, qui lui valurent des critiques pour son rôle dans le soutien aux moudjahidines, il en édita une version actualisée sous le titre Le Vrai Choix en 2004 (The Choice : global domination or global leadership, paru chez Basic Books).

Sa théorie exposée dans cet ouvrage se base sur l'idée que l'amélioration du monde et sa stabilité dépendent du maintien de l'hégémonie américaine. Toute puissance concurrente est dès lors considérée comme une menace pour la stabilité mondiale. Son discours est franc et direct, ce qui n'exclut pas un certain cynisme.

Mais contrairement à l'unilatéralisme du président George W. Bush, il est plutôt pro-européen, dans la mesure où selon lui le leadership américain, qui seul pourrait sauver le monde du chaos, ne peut être pleinement réalisé et atteindre ses objectifs qu'en coopérant avec l'Europe.

Selon ses propres mots : « Sans l'Europe, l'Amérique est encore prépondérante mais pas omnipotente, alors que sans l'Amérique, l'Europe est riche mais impuissante. »[réf. nécessaire] Il voit dans l'alliance USA-Europe un axe qui permettrait à chacune des parties de devenir plus puissante tout en ayant un impact plus fort sur la paix et le développement dans le monde.

Sous Bush fils et Obama[modifier | modifier le code]

Brzeziński devient un critique important de la « guerre contre la terreur » menée par l'administration Bush, affirmant entre autres (en 1998) qu'« il n'y a pas d'islamisme global » en mettant l'accent sur la diversité du monde musulman[6]. Comme l'a expliqué le journal Ynet [8], il a soutenu John Mearsheimer et Stephen Walt lors de la polémique à propos de leur livre Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, qui dénonçait notamment l'influence importante de l'AIPAC à Washington. Nommé conseiller aux affaires étrangères par Barack Obama lors de sa campagne présidentielle et renouant ainsi avec les démocrates, il fut ainsi immédiatement attaqué, pour cette raison, par le conservateur Alan Dershowitz[8].

Dans un entretien à The Daily Beast de septembre 2009, il déclarait que les États-Unis ne devraient pas rester là à rien faire si l'aviation israélienne décide de survoler l'espace irakien afin de toucher des cibles iraniennes[9] (cf. Relations entre les États-Unis et Israël).

Après l'obtention fin 2009 du Prix Nobel de la paix par Obama, Brzeziński déclara que cela apporterait une « légitimité internationale » à la politique étrangère de l'administration Obama, et que le nouveau président avait « redéfini les relations de l'Amérique avec le reste du monde », « nettement amélioré son image », et « fait une série de promesses pour tenter de résoudre certains conflits d'une manière non unilatérale » [10].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université jagellonne de Cracovie en 2000[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ouvrages principaux[modifier | modifier le code]

en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) The Permanent Purge : Politics in Soviet Totalitarianism, Cambridge, Harvard University Press, 1956.
  • (en) Soviet Bloc : Unity and Conflict, New York, Praeger, 1961 (ISBN 0-674-82545-4)
  • (en) Between Two Ages : America's Role in the Technetronic Era, New York, Viking Press, 1970 (ISBN 0-313-23498-1)
  • (en) Power and Principle : Memoirs of the National Security Adviser, 1977-1981, New York, Farrar, Strauss, Giroux, 1983 (ISBN 0-374-23663-1)
  • (en) Game Plan : A Geostrategic Framework for the Conduct of the U.S.-Soviet Contest, Boston, Atlantic Monthly Press, 1986 (ISBN 0-87113-084-X)
  • (en) Grand Failure : The Birth and Death of Communism in the Twentieth Century, New York, Charles Scribner's Sons, 1989 (ISBN 0-02-030730-6)
  • (en) Out of Control : Global Turmoil on the Eve of the 21st Century, New York, Collier, 1993 (ISBN 0-684-82636-4)
  • (en) The Grand Chessboard : American Primacy and Its Geostrategic Imperatives, New York, Basic Books, 1997 (ISBN 0-465-02726-1)
  • (en) The Choice : Global Domination or Global Leadership, Basic Books, 2004 (ISBN 0-465-00800-3)
  • (en) Second Chance : Three Presidents and the Crisis of American Superpower, Basic Books, 2007 (ISBN 0-465-00252-8)
  • (en) Strategic Vision : America and the Crisis of Global Power , Basic Books, 2012 (ISBN 978-0-465-02954-9)

en français[modifier | modifier le code]

  • La révolution technétronique, traduction de Jean Viennet de Between Two Ages : America's Role in the Technetronic Era, Paris, Collection Liberté de L'Esprit, Calmann-Lévy, 1971
  • Illusions dans l'équilibre des puissances, collection d'essais écrits entre 1971 et 1976, Paris, L'Herne, 1977
  • Le grand échiquier, traduction de The Grand Chessboard : American Primacy and Its Geostrategic Imperatives, Paris, Collection Pluriel, Hachette Littérature, 1997 (ISBN 978-2012789449)
  • Le Vrai choix : Les Etats-Unis et le reste du monde, traduction de The Choice : Global Domination or Global Leadership, Paris, Odile Jacob, 2004 (ISBN 9782738114129)
  • L'amérique face au monde, entretiens croisés de Zbigniew Brzeziński et Brent Scowcroft par David Ignatius, Paris, Pearson , 2008 (ISBN 978-2744063732)

Autres ouvrages et monographies[modifier | modifier le code]

  • (en) Russo-Soviet Nationalism, M.A. Thesis, McGill University, 1950.
  • (en) Political Control in the Soviet Army : A Study on Reports by Former Soviet Officers, New York, Research Program on the USSR, 1954.
  • (en) avec Carl Joachim Friedrich, Totalitarian Dictatorship and Autocracy, Cambridge, Harvard University Press, 1956.
  • (en) Ideology and Power in Soviet Politics, New York, Praeger, 1962.
  • (en) avec Samuel Huntington, Political Power : USA/USSR, New York, Viking Press, 1963 (ISBN 0-670-56318-8)
  • (en) Alternative to Partition : For a Broader Conception of America's Role in Europe, Atlantic Policy Studies, New York, McGraw-Hill, 1965.
  • (en) The Implications of Change for United States Foreign Policy, Department of State, 1967.
  • (en) International Politics in the Technetronic Era, Sofia University Press, 1971.
  • (en) The Fragile Blossom : Crisis and Change in Japan, New York, Harper and Row, 1972 (ISBN 0-06-010468-6)
  • (en) avec P. Edward Haley, American Security in an Interdependent World, Rowman & Littlefield, 1988 (ISBN 0-8191-7084-4)
  • (en) avec Marin Strmecki, In Quest of National Security, Boulder, Westview Press, 1988 (ISBN 0-8133-0575-6)
  • (en) The Soviet Political System : Transformation or Degeneration, Irvington Publishers, 1993 (ISBN 0-8290-3572-9)
  • (en) avec Paige Sullivan, Russia and the Commonwealth of Independent States : Documents, Data, and Analysis, Armonk, M. E. Sharpe, 1996 (ISBN 1-56324-637-6)
  • (en) The Geostrategic Triad : Living with China, Europe, and Russia, Center for Strategic & International Studies, 2000 (ISBN 0-89206-384-X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa thèse, The Permanent Purge and Soviet Totalitarianism, est publiée en 1956.
  2. David Binder, "Carter Requests Funds for Big Increase in Broadcasts to Soviet Bloc", The New York Times, 23 mars 1977
  3. David A. Andelman, "Brzezinski and Mrs. Carter Hold Discussion with Polish Cardinal", The New York Times, 29 décembre 1977
  4. Cité par Robert Kagan, A twilight struggle: American power and Nicaragua, 1977-1990, éd. Verlag für die Deutsche Wirtschaft AG, 1996, p.108 [lire en ligne]
  5. a et b Kagan, 1996, op. cit., p.108-109
  6. a, b et c Les révélations d'un ancien conseiller de Carter: « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes... », Le Nouvel Observateur n°1732, 15 janvier 1998 (entretien avec Brzeziński, par Vincent Jauvert)
  7. Cité par Pierre Blanchet dans Le Nouvel Observateur, « Le cauchemar des dominos », 20 février 1982
  8. a et b Obama advisor raises concerns, Ynet, 16 septembre 2007
  9. How Obama Flubbed His Missile Message, entrevue de Zbigniew Brzeziński par Gerald Posner, du 18 septembre 2009
  10. Corine Lesnes, Barack Obama, Prix Nobel de la paix : les raisons d'un choix, Le Monde, 10 octobre 2009
  11. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université jagellonne de Cracovie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]