Kaliningrad

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Kaliningrad
Калининград
Blason de Kaliningrad
Héraldique
Drapeau de Kaliningrad
Drapeau
La cathédrale de Königsberg entourée par la nouvelle Kaliningrad
La cathédrale de Königsberg entourée par la nouvelle Kaliningrad
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Kaliningrad
District fédéral Nord-Ouest
Sujet fédéral Flag of Kaliningrad Oblast.svg Oblast de Kaliningrad
Maire Aleksandr Iarochouk
Code postal 236010
Code OKATO 27 401
Indicatif (+7) 04012
Démographie
Gentilé Kaliningradois
Population 441 376 hab. (2013)
Densité 2 046 hab./km2
Géographie
Coordonnées 54° 44′ N 20° 29′ E / 54.733, 20.483 ()54° 44′ Nord 20° 29′ Est / 54.733, 20.483 ()  
Altitude 4,8 m
Superficie 21 570 ha = 215,7 km2
Fuseau horaire UTC+03:00 (USZ1)
Heure de Kaliningrad
Divers
Fondation 1255
Statut Ville depuis 1286
Ancien(s) nom(s) Koenigsberg (avant 1946)
Localisation

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Kaliningrad
Liens
Site web www.klgd.ru
Sources
Liste des villes de Russie

Kaliningrad (en russe : Калининград), anciennement Kœnigsberg (en allemand : Königsberg ; en vieux-prussien : Twangste, Kunnegsgarbs, Knigsberg ; en lituanien : Karaliaučius ; en polonais : Królewiec), est une ville de Russie, située dans une exclave territoriale, l'oblast de Kaliningrad, totalement isolée du territoire russe (jusqu'en 1945 « Prusse-Orientale ») au bord de la mer Baltique, entre la Pologne et la Lituanie. Sa population s'élève à 441 376 habitants en 2013.

Histoire[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On a retrouvé sur le site de la ville des vestiges d'habitats des IIe et IIIe siècles, à l'époque où les Wisigoths occupaient la Prusse Baltique, initialement peuplée de Baltes dont deux tribus, les yotvingiens et les Prusses (en allemand Pruzzen) demeurèrent sur les rives de la Baltique lorsque les Wisigoths cédèrent la place aux Ostrogoths. Ces derniers à leur tour furent remplacés par les Varègues qui fondèrent au VIIIe siècle la ville de Truso sur la lagune de la Vistule (en allemand Frisches Haff, aujourd'hui golfe de Kaliningrad). À l'emplacement actuel de la vieille ville se trouvait alors le village prusse de Tvankste. Au IXe siècle des Baltes, les Coures, s'installèrent aussi dans la région, laissant leur nom à la Baie de Courlande (en allemand Kurisches Haff).

En 1226 le duc polonais Konrad Ier de Mazovie appela à l'aide les chevaliers Teutoniques pour l'aider à reprendre la Coujavie (en allemand Kulmerland) aux païens Prusses. Les chevaliers commencèrent donc par s'emparer en 1231 des terres occupées par ces tribus. Afin de tenir les territoires conquis, ils firent venir de toutes les régions du Saint Empire des colons de langue allemande, afin de former l'État teutonique.

Le mélange entre ces colons et les populations locales donna un dialecte balte local avec un fort emprunt germanique, le Borussien ou Vieux-Prussien (en allemand Alt-Preussisch) dont les locuteurs furent appelés Borussiens ou Prussiens (en allemand: Preussen).

Les quartiers de la future Kœnigsberg n'étaient alors que des villages épars : Juditten (en vieux-prussien : noir), Kosse (arbres morts), Tragheim (foyer), Sackheim (pinède), Laak (coudrier), Ponarth (estrans). Même le nom de l'île du Kneiphof dérive du dialecte vieux-prussien et signifie submersible, inondable. Cette île ne fut fortifiée et colonisée par les Teutoniques qu'à partir de 1327. En 1255, avec l'autorisation du roi Ottokar II de Bohême, l'Ordre rasa donc le village prusse de Tvankste et édifia à son emplacement une petite ville du nom de Conigsberg (Mont-royal), dont les premiers édifices maçonnés datent de 1257.

La ville devint la tête de pont de ce territoire teutonique, appelé Prusse (en allemand Preussen) et plus tardivement (après la réunion au Duché de Prusse du Brandebourg et d'autres territoires occidentaux): Prusse-Orientale (en allemand Ost-Preussen). Depuis cette extension, le nom de Prussiens désigne aussi les habitants de tout le Royaume de Prusse constitué au fil des siècles en Allemagne du Nord. Aujourd'hui, cette terminologie est devenue désuète et on emploie plutôt les termes d'Oblast de Kaliningrad ou encore de Russie baltique (Baltiyskaja Rossia dans les média russes)[1].

Capitale de l'Ordre Teutonique[modifier | modifier le code]

Autour de la citadelle, trois châteaux furent édifiés : l'Altstadt, le Löbenicht et l'île de Kneiphof, qui avaient chacun leurs remparts, leur garnison, un marché et une église. L'Altstadt, qui s'élevait en 1256 à l'emplacement de la chaussée pavée ultérieure, succomba aux assauts des Borussiens en 1263 et dut être reconstruit plus près du Löbenicht. Königsberg obtint une charte en 1286 et rejoignit la Ligue hanséatique en 1340. L'île du Kneiphof était depuis 1322 un sanctuaire religieux, et l'on y édifia la cathédrale entre 1327 et 1380. Après la chute de la forteresse teutonique de Marienbourg en 1457, Königsberg devint la capitale de l'Ordre Teutonique.

Capitale du duché de Prusse[modifier | modifier le code]

En 1525, le Margrave Albert de Brandebourg-Ansbach, Grand-Maître de l'Ordre, annexa la capitale de son Ordre au Duché de Prusse et y propagea la Réforme. Albert n'était toutefois pas véritablement duc de toute la Prusse, car la Pomerellie et la Warmie (patrie de Nicolas Copernic) restèrent sous dépendance héréditaire (jusqu'en 1569 : Union de Lublin) puis militaire du Royaume de Pologne.

À l'instigation du duc Albert, la première université de Königsberg (l'Albertina) ouvrit ses portes en 1544 pour propager le nouvel Évangile luthérien. Le recteur du lycée d'Elbing, Willem van de Voldersgraft, fut appelé à l'Albertina comme doyen et reçut la charge de conseiller ducal[2]. Il recruta l'érudit Andreas Osiander comme professeur.

Comme ses prédécesseurs, Albert avait dû toutefois se reconnaître comme le vassal du Grand-Duché polonais. Mais par une série de manœuvres diplomatiques auprès des autres cours d'Europe, l'électeur Frédéric Guillaume Ier de Brandebourg fit reconnaître sa souveraineté pleine et entière sur le duché de Prusse, avec les forteresses d'Altstadt, Kneiphof et du Löbenicht (traités de Labiau en 1656, de Wehlau en 1657, et paix d'Oliva en 1660). Il eut cependant à combattre le soulèvement de Königsberg contre la pression fiscale du Duché.

Ville royale de Prusse[modifier | modifier le code]

En récompense de son ralliement à la cause autrichienne au début de la Guerre de Succession d'Espagne, l'électeur Frédéric III de Brandebourg obtint l'élévation de la Prusse au rang de royaume, et c'est naturellement à Königsberg qu'il se fit couronner en tant que Frédéric Ier de Prusse. Avec la requalification de l'électorat de Brandebourg en tant que fief du roi de Prusse, l'ensemble des territoires de la couronne Hohenzollern reçut le nom de Royaume de Prusse.

La Prusse-Orientale fut décimée par une épidémie de peste de 1708 à 1710. Pour repeupler la région, le « Roi-sergent » Frédéric-Guillaume Ier combina colonisation forcée et octroi d'avantages fiscaux : ainsi, en 1732, les protestants Salzbourgeois, chassés d'Autriche, y furent accueillis à bras ouverts.

Carte de Königsberg en 1905

Königsberg fut plusieurs fois assiégée au cours des guerres de Frédéric II Le Grand entre 1741 et 1760, et fut même occupée par les Russes en 1758. Malgré tout, c'est au XVIIIe siècle qu'elle connut son apogée commercial et intellectuel. Les armateurs et négociants écossais (également actifs à Saint-Pétersbourg) y importaient du thé, du tabac et du café, et exportaient du bois de charpente et des céréales. Les notables de la ville (et Emmanuel Kant en particulier, un des plus illustres enfants de la ville, qu'il n'a pratiquement jamais quittée) appréciaient leur compagnie, car ils étaient le lien avec une Europe techniquement et politiquement plus moderne.

Après sa défaite contre Napoléon en 1807, l'armée prussienne se replia sur Königsberg. Et après la Retraite de Russie, c'est dans cette ville que se réorganisa, le 30 décembre, la riposte des coalisés contre la France (pacte militaire de Tauroggen entre le général prussien Yorck et le chef d'état-major russe Hans Karl von Diebitsch).

Königsberg renforça son rôle de pôle administratif au XIXe siècle, en étant chef-lieu du district de Königsberg tout en étant capitale de la province de Prusse-Orientale, sans toutefois pouvoir rivaliser avec Berlin, qui s'industrialisait et se peuplait plus rapidement. Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III décide de la création d'une académie des beaux-arts en 1838. La gare ferroviaire desservie par la compagnie Preußische Ostbahn ouvrit en 1860, et fit de la ville pendant quelques décennies une plaque tournante entre l'Europe de l'Ouest et la Russie. Königsberg fut la capitale de la province de Prusse (entité qui regroupait la Prusse-Orientale et la Prusse-Occidentale, jusqu'en 1878) et fit partie du nouvel Empire allemand à partir de 1871, lorsque le royaume de Prusse s’intégra. Dès 1871, le gouvernement allemand avait profondément revu le système défensif de la ville, construisant notamment des forts type « von Biehler » autour de l’agglomération.

Fin du Troisième Reich et rattachement à l'URSS[modifier | modifier le code]

Article principal : Bataille de Königsberg.

Königsberg était défendue par un réseau de forts entourant la ville. Ces forts posèrent des difficultés à l'armée soviétique qui dut les prendre un par un. L'aviation des alliés anglais et américains bombarda la ville avant l'assaut final par les troupes soviétiques. Il est curieux de remarquer que le centre historique fut presque entièrement détruit alors que des endroits stratégiques comme les gares ou les forts sont, dans la majorité, encore intacts de nos jours. Il est important aussi de préciser que du vieux Königsberg subsistent aujourd'hui quelques quartiers, notamment le quartier « Central », dont le nom provient du fait qu'après la guerre ce fut le seul quartier encore habitable.

La ville et sa population subirent à la fin de la Seconde Guerre mondiale des bombardements anglo-américains sévères. L'assaut de la ville par les troupes soviétiques, sous le commandement du maréchal Vassilievski commença le 6 avril et se termina le 9 avril 1945 par la capitulation de la garnison allemande. De cette prise témoignent encore des monuments ou des tombes communes (en russe « fraternelles ») des soldats tombés lors de la prise de la ville. Le plus grand d'entre eux est le monument à la mémoire des 1 200 combattants de la garde tombés à cet endroit. Ce monument construit sur leur tombeau constitue le point de rassemblement de la population locale à chaque anniversaire de la victoire de 1945.

Königsberg fut renommée Kaliningrad (du nom du président du Praesidum du Soviet suprême et membre du Comité central du Parti, Mikhaïl Kalinine) en 1946, lorsque l'URSS reçut ce territoire (oblast de Kaliningrad) en compensation des destructions et des pertes subies lors de la Seconde Guerre mondiale. Le partage de la Prusse-Orientale entre la Pologne et l'URSS résulte aussi d'une volonté d'empêcher la résurgence des revendications territoriales, naguère élevées par Hitler, à propos du couloir de Dantzig.

La population allemande subsistante reçut l'ordre de quitter ce territoire sous quelques jours avec le droit d'emporter seulement quelques affaires personnelles. On peut qualifier le repeuplement ultérieur de la région de russification, notamment en raison de l'expulsion totale de la population antérieure. En revanche, la population implantée par l'URSS était constituée des peuples composant l'URSS, et pas exclusivement des Russes. Les survivants de plusieurs villages biélorusses détruits par les nazis furent déplacés dans la région de Kaliningrad. Plusieurs villages de l'oblast en témoignent actuellement, dont le Novobobrouïsk (littéralement « Nouveau Bobrouïsk »), fondé par les rescapés de la région biélorusse de Bobruisk, ou bien Mozyri, fondé par les rescapés de Mozyr.

Deux projets de région autonome dans l'oblast de Kaliningrad ont été suggérés par des groupes ethniques, au moyen de lettres adressées au Comité central (exhumées par l'historien Nikolaï Bougaï) et rejetés. En 1956, lors de la réhabilitation des victimes de Staline, des Juifs d'URSS ont suggéré le transfert à Kaliningrad de l'arrondissement autonome des Juifs, jusque-là établi au Birobidjan, en Sibérie orientale. En 1989-1995, ce fut au tour des Allemands de la Volga, déportés par Staline au Kazakhstan, de réclamer le rétablissement de leur arrondissement autonome (supprimé en 1941), mais dans l'oblast de Kaliningrad.

Un troisième projet, économique cette fois et réclamé par les habitants actuels de l'oblast de Kaliningrad, a été rejeté par le gouvernement russe et l'Union européenne : celui d'une zone franche en union douanière avec les pays voisins.

Depuis la chute du bloc communiste[modifier | modifier le code]

Selon un article de Der Spiegel de 2010, lors la réunification allemande, des réformateurs soviétiques, anticipant des troubles à Kaliningrad, proposèrent l'idée d'un retour de la Prusse Orientale dans le giron allemand, proposition rejetée par Bonn à l'époque, soucieuse de concentrer la réunification entre la RFA et la RDA[3].

La ville est encore de nos jours associée à la mémoire d'un dignitaire soviétique, tandis que Stalingrad (renommée Volgograd après la mort de Staline), Léningrad, Gorki, Kalinine, Kirov ou Sverdlovsk ne sont plus employés. L'emploi du nom allemand originel Königsberg ayant été massivement rejeté par l'opinion locale et par la municipalité, bien que l'appellation familière courante soit en russe Kenig (Кениг pour König), de nombreuses propositions furent faites dans les années 1991-1995, sans qu'aucune ne soit adoptée : « Korolovets » comme le font déjà les Polonais (« Królewiec »), les Tchèques (« Královec ») ou les Lituaniens (« Karaliaučius »), rejetées comme traductions de Königsberg, « Korolevsk » ou « Korolevgrad » en hommage au « père » de l'astronautique russe Sergueï Korolev, rejetée parce qu'encore trop proche de l'idée de « roi » (Korolev est l'équivalent de Leroy en russe) et parce que Korolev était ukrainien, ou encore « Tvansk », du nom balte originel, rejeté parce que balte et non russe. Il est aussi possible que les générations élevées en Union soviétique, qui ont travaillé pour la construction de la ville ou y ont grandi, et dont beaucoup sont des familles de militaires, attachent d'autant plus de valeur à ce nom de Kaliningrad que leur ville ne porte pas de nom antérieur qui soit historiquement russe, comme les autres villes rebaptisées en Russie.

Les ports civils de Kaliningrad jouèrent un rôle important dans l'industrie de la pêche du côté occidental de la Russie. En URSS, la ville pouvait se targuer d'avoir plusieurs navires simultanément présents dans tous les océans de la planète. La ville, qui a été l'un des ports militaires les plus importants de l'Union soviétique en mer Baltique, jouait un rôle militaire de premier ordre dans le Pacte de Varsovie, et fut la base de départ des expéditions soviétiques en Antarctique (musée du Vityaz).

Une fête pour les 750 ans (700 d'histoire allemande, 50 d'histoire russe) de la ville le 2 juillet 2005 a rassemblé les présidents Poutine, Chirac et le chancelier Schröder. Depuis l'adhésion de dix pays de l'Est à l'Union européenne, la ville est désormais une enclave russe au milieu de l'UE.

Il semble aussi que Dimitri Medvedev ait fait le choix d'installer à Kaliningrad une base de missiles dite « Iskander ». Il souhaite aussi y installer des brouilleurs destinés à troubler la possible installation du bouclier anti-missile américain. « Pour neutraliser en cas de nécessité le système de défense antimissile, on va déployer dans la région de Kaliningrad le complexe de missiles Iskander » […] « Depuis la même région, on va brouiller les nouveaux éléments du système de défense antimissile que les États-Unis ont l'intention de déployer »[4].

Longtemps symbole de ville détruite et d'architecture soviétique typique, Kaliningrad a vu son centre historique réhabilité à partir de la fin des années 2000, des travaux de reconstruction des anciens bâtiments ayant commencé. Un projet de reconstruction du château de Königsberg est régulièrement évoqué, soutenu par Vladimir Poutine[5]. Il paraît même, depuis l'annexion de la Crimée par la Russie, que Vladimir Poutine serait favorable à la restitution de l'enclave de Kaliningrad à la Lituanie ou à la Pologne, pays voisins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Königsberg, édifiée sur l'estuaire de la Pregolia (Pregel, en allemand), occupe les deux berges de ce fleuve, ainsi qu'une île centrale, le Kneiphof. Le port est naturellement séparé de la mer Baltique par une presqu'île, la Sambie (Samland), fermant la lagune de la Vistule. Un canal de 43 km de longueur, le canal maritime de Kaliningrad (de), relie la ville au port maritime de Baltiisk (Pillau). Par voie de terre, Berlin se trouve à environ 650 km de cette ancienne capitale de la Prusse. La presqu'île de Sambie est très fréquentée l'été en raison de ses stations balnéaires : Zelenogradsk (Cranz), Svetlogorsk (Rauschen), Iantarny (Palmnicken) et Pionerski (Neukühren).

Climat[modifier | modifier le code]

  • Température record la plus froide : -33,3 °C (février 1956)
  • Température record la plus chaude : 36,5 °C (août 1992)
  • Nombre moyen de jours avec neige dans l'année : 65
  • Nombre moyen de jours de pluie dans l'année : 159
  • Nombre moyen de jours avec de l'orage dans l'année : 22
  • Nombre moyen de jours avec tempête de neige dans l'année : 11
Relevé météorologique de Kaliningrad
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3,8 −3,2 −0,8 2,7 7,4 10,6 12,9 12,8 8,8 5,1 0,3 −1,9 4,2
Température moyenne (°C) −1,9 −1,4 1,7 6,6 12,1 15,4 17,4 17,1 12,7 8,2 3,1 −0,1 7,6
Température maximale moyenne (°C) 1,3 2,3 6,1 11,6 17,7 20,4 22 22,1 17,2 11,9 5,3 2,4 11,7
Précipitations (mm) 62 46 45 40 51 78 74 84 83 85 78 78 804
Source : Le climat à Kaliningrad (en °C et mm, moyenne mensuelles) Pogoda.ru.net


Transports[modifier | modifier le code]

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare Kaliningrad-Passajirski
Façade de la gare du sud

La gare Kaliningrad-Passajirski (Калининград-Пассажирский), construite du temps de la Prusse-Orientale, connue aussi comme la gare du Sud (Южный вокзал), est la gare principale de la ville. Elle est desservie à la fois par les trains locaux (circulant dans les confins de l'oblast de Kaliningrad) et les trains longues distances. Cette gare est reliée à la fois au réseau ferroviaire russe à voie large et au réseau européen à voie normale. C'est pourquoi les trains allemands et polonais peuvent accéder à cette gare sans changer de boggies.

L'autre gare importante est la gare du Nord (Северный вокзал). Elle est seulement desservie par les trains locaux, notamment les trains électriques vers le littoral : Zelenogradsk, Svetlogorsk et Pionerski.

Il y a aussi quelques autres petites gares dans la ville.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport international Khrabrovo se trouve à 24 km de la ville. Cet aéroport est aussi la base principale de la compagnie aérienne KD Avia.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Une rame de tramway de type Tatra T4 à Kaliningrad

La ville possède un réseau de tramway à voie métrique, un réseau de trolleybus et une multitude de lignes d'autobus. Les réseaux de tramway et de trolleybus sont gérés par une entreprise municipale, mais la plupart des lignes d'autobus sont exploitées par des entreprises privées.

Culture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

C'est à Kaliningrad qu'a lieu tous les deux ans depuis 1999 le Concours international d'orgue Mikaël Tariverdiev[6].

Monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La Cathédrale du Christ-Sauveur.

L'ancienne cathédrale de la ville, aussi appelée Cathédrale de Königsberg, datant du XIVe siècle se trouve au centre ville, sur l'île qui était appelée Kneiphof par les Allemands et qui est aujourd'hui aussi connue comme île de Kant. En effet, cette île faisait partie de l'ancien quartier de la ville datant du Moyen Âge. Mais à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce quartier a été entièrement détruit, puis transformé en parc. La cathédrale est le seul bâtiment qui soit resté, les Soviétiques n'ayant pas osé la détruire, le philosophe Emmanuel Kant étant enterré à l’intérieur.

Après la restauration des années quatre-vingt-dix, la cathédrale fonctionne maintenant comme un centre culturel avec un musée et des salles de concert et il existe à l'intérieur une petite chapelle luthérienne et une petite chapelle orthodoxe. Elle abrite un grand orgue remarquable[7].

La cathédrale moderne orthodoxe, la cathédrale du Christ-Sauveur, a été achevée en 2006. Elle se trouve sur la place de la Victoire.

Il y a aussi plusieurs anciennes églises allemandes qui datent surtout de la seconde moitié du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, comme l'église de la Sainte-Famille réputée pour son orgue.

Fortifications[modifier | modifier le code]

La Porte Royale
Fortin n° II dit Bronsart bei Mandein

Koenigsberg a d'abord été fondée autour d'un château fort et elle est restée ville fortifiée jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, une partie de ses anciennes fortifications est encore debout.

Les fortifications du deuxième entournage

Le deuxième entournage comporte des bastions, demi-lunes, portes ville etc. et a été construit au milieu du XIXe siècle. Vers le début du XXe siècle, ce système de défense était devenu obsolète et empêchait le développement de la ville. C'est pourquoi on les[Quoi ?] a partiellement démolies en 1910.

Les parties les plus connues du deuxième entournage qui subsistent aujourd'hui sont :

  • Les sept portes de la ville néo-gothiques, dont la Porte Royale (Königstor) est la plus célèbre. Elle a d'ailleurs été choisie comme symbole des célébrations du 750e anniversaire de la fondation de la ville en 2005. La Porte Royale et la Porte de Friedland sont aujourd'hui des musées.
  • Les tours Dohna (ou se trouve le Musée de l'ambre) et Wrangel.
  • La caserne fortifiée Kronprinz.
  • Les bastions Sternwarte et Grolmann.
L'entournage des fortins

L'entournage des fortins a été construit dans les années 1870. Il consiste en douze grands fortins et cinq petits fortins. Tous les fortins ont été préservés, mais ils ne sont pas ouverts aux touristes.

Musées[modifier | modifier le code]

Bateau Vitiaz au musée océanographique.

La ville possède cinq musées et quelques filiales. Les musées sont:

  • Musée d'art et d'histoire (Калининградский областной историко-художественный музей)
  • Musée de l'ambre (Музей янтаря), situé dans la tour ancienne Der Dona
  • La galerie d'art (Калининградская художественная галерея)
  • Musée océanographique (Музей Мирового океана), avec trois bateaux et un sous-marin
  • Musée Porte de Friedland (Фридландских воротах) avec de nombreux objets anciens (couverts, récipients, plaque de nom des rues etc.)
  • Musée des fortifications et du génie militaire (Калининградский негосударственный музей фортификации и военной техники) (artillerie etc.), situé dans le Fort n° 5, une des quinze anciennes casernes de la ville.

Population[modifier | modifier le code]

date population
1400 10 000
1663 40 000
1708 40 600
1711 30 000
1813 48 729
1er décembre 1819 63 869
1er décembre 1825 67 125
1er décembre 1831 67 580
1er décembre 1837 69 600
1er décembre 1840 70 839
3 décembre 1846 75 234
3 décembre 1852 79 887
3 décembre 1855 83 593
date population
3 décembre 1858 87 267
3 décembre 1864 101 500
1er décembre 1871 112 092
1er décembre 1875 122 636
1er décembre 1880 140 909
1er décembre 1885 151 151
1er décembre 1890 161 666
2 décembre 1895 172 796
1er décembre 1900 189 483
1er décembre 1905 223 770
1er décembre 1910 245 994
1er décembre 1916 229 007
5 décembre 1917 224 758
date population
8 octobre 1919 260 895
16 juin 1925 279 926
16 juin 1933 315 794
17 mai 1939 372 164
30 juin 1945 73 000
31 décembre 1956 188 000
15 janvier 1959 204 000
15 janvier 1970 296 962
17 janvier 1979 354 788
12 janvier 1989 401 280
9 octobre 2002 430 003
1er janvier 2006 423 651
1er janvier 2008 421 678

Parallèlement à son expansion économique et administrative, Königsberg voit sa population croître continuellement :

  • vers 1400 on estime que la ville comptait déjà 10 000 habitants.
  • L'épidémie de peste de 1601/02 fit 12 000 victimes en Prusse-Orientale, mais en 1813 on dénombre 50 000 habitants dans la capitale régionale.
  • En 1864 Königsberg dépassa les 100 000 habitants et en 1910 elle en comptait 246 000.
  • La Première Guerre mondiale ralentit évidemment la croissance, mais en 1925 la ville atteint les 287 000 habitants.
  • Jusqu'en 1933, la population s'accroît à 316 000 et on comptait 372 000 habitants peu avant qu'éclate la Seconde Guerre mondiale.
  • Pratiquement vidée de ses habitants en 1945, Kaliningrad affiche aujourd'hui presque un demi-million d'habitants, Russes à plus de 90 %.

Quelques personnalités[modifier | modifier le code]

L’église réformée française de Königsberg, aujourd'hui disparue, au début du XXe siècle.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Kaliningrad est jumelée avec[8] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) et al., Westermann grosser Atlas zur Weltgeschichte, Westermann,‎ 1965, 24x33, 256 p. (ISBN 3-07-509520-1[à vérifier : isbn invalide], présentation en ligne).
  2. On doit à l'historien prussien Christoph Hartknoch une biographie (en latin) de ce conseiller Vita Guilielmi Gnaphei (Acta Borussica III).
  3. Der Spiegel, 21 mai 2010: Wiedervereinigung: Moskau bot Verhandlungen über Ostpreußen an
  4. Dimitri Medvedev à Moscou, le 5 novembre 2008.
  5. Der Spiegel, 2 février 2007: A Russian Enclave Renewed: Kaliningrad Wants Its Castle Back
  6. http://www.organcompetition.ru/
  7. http://sobor-kaliningrad.ru/eng/the_cathedrals_history.html
  8. (en) Jumelages de Kaliningrad

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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