Frontière maritime

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Une frontière maritime est une frontière délimitant, en mer, les territoires respectifs sur lesquels s'exerce la souveraineté de deux États. Souvent le prolongement d'une frontière terrestre atteignant une côte, elle définit les zones économiques exclusives auxquelles ces États peuvent prétendre, ce qui a des conséquences géostratégiques certaines. En effet, les ZEE permettent l'exploitation des ressources qu'elles couvrent, que ce soit par la pêche, l'exploitation minière ou autre.

Historique des frontières maritimes[modifier | modifier le code]

La capacité de l'homme à tirer profit de la mer en se déplaçant ou en l'exploitant à impliqué d'abord une volonté de domination géopolitique, puis un besoin d'en marquer les frontières. Ainsi durant des siècles, accords, alliances, batailles navales et/ou terrestres déterminaient l'appartenance des mers à tel ou tel État. Mais cela de façons arbitraire et variable. Il faut attendre le XVIIe siècle avec John Selden (Mare Clausum) pour que l'idée de frontière maritime émerge dans son acception actuelle. Ce n'est qu'en 1958 que quatre conventions des Nations unies viennent définir de façons juridiquement stable les droits et fonction attribués aux frontières maritimes. En 1960 une nouvelle conférence vient compléter ces définitions. Mais c'est surtout la Convention de Montego Bay (CMB) qui vient parachever tout ce qui entoure les frontières maritimes en 1982.

Trois niveaux de frontières maritimes[modifier | modifier le code]

Limite de 12 milles[modifier | modifier le code]

Sur ces douze milles à partir du tracés des côtes à la plus basse mer la zone maritime est considérée comme territoire national. S'exerce donc de la même façon droits et devoirs de l'État en question (contrôles, interdictions, droits d'entrées etc.).

La ZEE[modifier | modifier le code]

La ZEE (Zone économique exclusive) s'étend jusqu'à 200 milles des côtes. Sur cette zone, l'État peut exploiter et explorer les éléments qui s'y trouvent, sans contraintes ni obligations internes. Il n'a par contre qu'un pouvoir limité sur les navires qui s'y trouvent, et doit laisser le passage libre à tout navire. Les États sont libres de posséder une telle zone, cependant elle reste un facteur potentiel de puissance et de ressources.

Les eaux internationales[modifier | modifier le code]

Ces eaux constituent un bien public mondial, elles sont libre de circulation, et sous juridiction d'aucun État, elles renvoient au droit de la mer et la Haute Mer.

Problèmes liés à ces limites[modifier | modifier le code]

De telles zones ne correspondent pas toujours à la réalité concrète, en effet dans bien des cas, notamment les détroits et les petites mers, ces zones se révèlent trop étendues pour pouvoir s'appliquer de façons stricte. De ce fait, elles sont réduites de façons proportionnelle à l'endroit en question. Le cas du détroit de la Manche en est une illustration.

Enjeux spécifiques des frontières maritimes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]