Mer des Wadden

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Mer des Wadden
Image illustrative de l'article Mer des Wadden
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Géographie physique
Type Mer épicontinentale
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 53° 32′ N 6° 53′ E / 53.533333333333, 6.883333333333353° 32′ Nord 6° 53′ Est / 53.533333333333, 6.8833333333333  
Superficie 10 000 km2
La mer des Wadden *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Type Naturel
Critères (viii) (ix) (x)
Superficie 982 004 ha
Numéro
d’identification
1314
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2009 (33e session)
Année d’extension 2014 (38e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La mer des Wadden (Waddenzee en néerlandais, Wattenmeer en allemand, Vadehavet en danois) est une mer côtière qui s'étend sur 450 kilomètres le long du littoral de la mer du Nord du Helder aux Pays-Bas jusqu'à Esbjerg au Danemark en passant les zones d'estuaires de la côte allemande, couvrant une zone d'environ 10 000 km². Elle est limitée au nord et à l'ouest par les îles de la Frise.
Depuis le 26 juin 2009, certains sites de la mer des Wadden en Allemagne et aux Pays-Bas sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. De plus, la mer des Wadden est reconnue au titre de réserve de biosphère par l'UNESCO depuis 1990[1].

Description[modifier | modifier le code]

La mer des Wadden accueille plusieurs espèces de phoques (ici Phoca vitulina)

Un réseau de chenaux de marée, barres sableuses, vasières, marais salés, et îles crée une zone de transition entre la terre et la mer caractérisée par les changements journaliers de la marée, et une forte dynamique de salinité, lumière, oxygène et température. Il en résulte un système complexe qui fournit un habitat exceptionnel à une faune et à une flore très riches.

Wadden (Watten) désigne en néerlandais (allemand) l'estran aussi appelé batture.

Une coopération trilatérale (Pays-Bas, Allemagne et Danemark) pour la protection de la mer des Wadden a été établie en 1982.

Parmi les espèces patrimoniales ou remarquables liées à ces habitats et écosystèmes particulier, on trouve de nombreux oiseaux, poissons, crustacés et organismes marins, et surtout de grands mammifères tels le phoque commun, le phoque gris et le marsouin commun. Plus de 12 millions d'oiseaux hivernent et se nourrissent ou se reproduisent sur la zone[réf. nécessaire] ; pour 29 espèces d'oiseaux, ce site accueille plus de 10 % de la population migratrice mondiale. Il s'agit d'un des derniers écosystèmes intertidaux où les processus naturels se déroulent encore à grande échelle de manière peu perturbée, abritant de nombreux habitats rares, dont de transition (écotones) :

Séquelles de guerre[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, des stocks de munitions récupérés par les Alliés ont été jetés en mer près de plusieurs des îles de la Frise.

Patrimoine mondial de l'Unesco[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 2009, le Comité du patrimoine mondial a inscrit la mer des Wadden sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, en tant que site naturel transfrontalier de l'Allemagne et des Pays-Bas (la partie danoise n'en fait pas partie). De ce fait, la partie protégée de la mer des Wadden est gérée comme une réserve naturelle internationale, de manière coordonnée et transfrontalière entre les deux pays. C'est le premier site naturel inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en Allemagne. 66 % de toute la mer des Wadden est classée. Le site classé comprend :

en tant qu'écosystème tempéré remarquable de zones humides côtières, résultant d'interactions écologiques complexes (facteurs physiques, météorologiques, biologiques…).

Ce classement devrait à la fois attirer l'attention des touristes, tout en les encourageant à mieux protéger cet environnement, déjà perturbé par des forages de gaz et de pétrole proches, et les panaches pollués des estuaires de l'Ems, de la Weser et de l'Elbe ainsi que par un trafic maritime important. La commission Ospar a aussi attiré l'attention sur le fait que des munitions ont été immergées en grandes quantité à proximité de certaines îles après les guerres mondiales, contenant peut-être des munitions chimiques, ces dernières, comme les premières étant susceptibles de commencer à fuir et poser des problèmes d'environnement[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]