Déficit public de la France
Le budget des administrations publiques de la France (État, Sécurité sociale, collectivités territoriales) connaît un déficit public (en général mesuré annuellement) lorsque les dépenses publiques (dont le paiement des intérêts sur la dette) sont supérieures aux recettes publiques, dans le cadre des finances publiques en France.
Il diffère du Solde budgétaire de l'État en France, qui concerne seulement le budget de l'État français.
Évolution[modifier]
| 1974 | Le budget des administrations publiques est pour la dernière fois en léger excédent. |
| 1993 | Les finances publiques se dégradent du fait de la récession ; le déficit atteint un premier record. |
| 2000-2001 | Le déficit public français est réduit à son plus bas niveau depuis 1980. |
| 2006 | Le déficit public français est réduit en 2006 pour la troisième année consécutive et redevient, pour la première fois depuis 2001, inférieur à 3 % du PIB, seuil fixé par l'Union européenne selon le traité de Maastricht. À la fin 2006, il est de 2,5 %. |
| 2007 | Le déficit public de la France s'élève à 50,3 milliards d'euros en 2007, soit 2,7 % du PIB. |
| 2009 à 2011 | Le déficit public français atteint son plus haut niveau de dégradation depuis 1960. |
Solde primaire des finances publiques[modifier]
Comme le paiement des intérêts sur la dette déjà existante pèse sur le budget des administrations publiques, on mesure également le « solde primaire des finances publiques », qui est égal au solde budgétaire des finances publiques avant de retrancher la valeur des intérêts (« déficit primaire » lorsque le solde est négatif, « excédent primaire » lorsqu'il est positif). Si la dette publique était nulle, alors le déficit public serait égal au déficit primaire.