Transsexualisme

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La transidentité, transsexualisme ou transsexualité, est le fait chez un individu d'avoir une identité de genre, ou identité sexuelle, non conforme à son sexe de naissance.

On parle parfois aussi plus globalement de transgenre pour désigner la situation d'un individu dont l'identité de genre est différente de ses apparences et attributs sexuels (barbe, seins…), ou pour évoquer les personnes transsexuelles ne souhaitant pas se faire opérer.

La transidentité est le sentiment d'être né dans le mauvais corps à la naissance en général dès l'enfance. Elle n'est pas un choix et elle peut s’affirmer à tout âge et génère le plus souvent un conflit intérieur, un mal profond, mais surtout un malaise social. La personne concernée ne pouvant se reconnaître dans les rôles et apparences traditionnellement attribués aux hommes et aux femmes.

La notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L'identité sexuelle était jusqu'à présent définie par la présence de chromosomes XX ou XY, mais on sait depuis les années 2000 qu'il existe exceptionnellement des femmes XY et des garçons XX[note 1],[1].

Il arrive qu'une personne transsexuelle souhaite être opérée, que ce soit pour des modifications esthétiques (insertion de prothèses mammaires, par exemple) ou pour conduire à la reconstruction d'un nouvel appareil génital. Certaines personnes ont également recours à des traitements hormonaux (qui sont souvent une des premières étapes de leur transformation physique). Dans tous les cas, le but premier reste le besoin impératif d'être en cohérence physique avec son identité de genre.

Tous les transgenres ne ressentent pas forcément ce besoin de changement radical. Il arrive que des personnes transsexuelles commencent leur parcours d'exploration et d'acceptation d'elles-mêmes en se travestissant, mais ne vont pas forcément réaliser toutes les transformations chirurgicales et esthétiques. De leur côté, les personnes dites « travesties » (cross-dresser en anglais) n'ont pas en général ce ressenti.

L'appellation habituelle pour désigner une personne transsexuelle est celle qui a une identité de genre à l'opposé de son sexe de naissance, mais pas forcément, elle peut-être ambivalente ou neutre. Ainsi, le terme « femme transsexuelle » peut désigner une personne de sexe masculin qui se sent du genre féminin ; de même, un « homme transsexuel » se sent homme bien qu'étant de sexe féminin.

Vocabulaire[modifier | modifier le code]

Il existe une multitude de mots pour évoquer la sensation ou la volonté que ressent une personne de relever du genre opposé à son sexe de naissance. Les mots sont généralement formés à partir du préfixe latin trans, qui évoque le passage (la transition d'un genre vers un autre). Certaines expressions prêtent à confusion ou ne font pas consensus.

Le terme « transsexualité » est parfois compris ou amalgamé dans le sens de l’orientation sexuelle ou d'un comportement sexuel, or la sexualité des personnes transidentitaires n'est ni spécifique ni évolutive de manière sensible en cas de transition. La transidentité n'a en effet aucune incidence sur les goûts ou opinions d'un être humain[2], même si leur évocation peut sembler étonnante. En effet, les orientations sexuelles sont généralement définies par comparaison de genre (hétéro, homo…), et non par genre ou sexe (qui aime les hommes ou qui est attiré par les femmes). Il peut ainsi apparaître surprenant qu'un "homme hétérosexuel" (aimant les femmes) devienne une femme lesbienne (dans le cas d'une femme trans, c'est-à-dire une personne s'identifiant dès le début comme une femme), d'autant qu'une "femme hétérosexuelle" (aimant les hommes) puisse devenir un homme homosexuel (dans le cas d'un homme trans).

Dans plusieurs pays, les transsexuels eux-mêmes ont souvent recours à des acronymes pour préciser le sens de leur transition. Les termes les plus usités sont MtF (male to female, signifiant "homme vers femme") pour une femme trans et FtM (female to male, signifiant "femme vers homme") pour un homme trans.

Quelques personnes utilisent la dénomination « transsexualisme » plutôt que « transsexualité », pour cause d'une trop forte connotation purement sexuelle. Elle viendrait des psychiatres, sonne - aux oreilles de nombreuses personnes transidentitaires - comme un symptôme ou une pathologie et est donc perçue comme stigmatisante et mensongère[3]. Cette dénomination est en effet associée à une pathologie d'après le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux[4], ce terme est donc rejeté par les transgenres, qui ne sont pas des malades mentaux, mais souffrent notamment du regard que la société porte sur eux (transphobie), ainsi que des législations et démarches psychiatriques de transition jugées trop complexes voire oppressives et discriminantes[5],[6].

Le nom commun transidentité tend alors à prévaloir[7],[8],[9],[10],[11]. Il en va de même pour les adjectifs « transgenre » et « transidentaire » qui sont préférés à « transsexuel »[12].

Approche sociomédicale[modifier | modifier le code]

L'interprétation traditionnelle du transsexualisme ramène à une définition sociale, elle-même inspirée par une vision médicale. Les définitions depuis le début du XXe siècle n'ont cessé d'évoluer. D'une maladie mentale, nous sommes passés à une définition d'un trouble de l'identité sexuelle (mais de plus en plus de personnes récusent cette définition[13]).

Aujourd'hui les transsexuels ne sont plus définis comme des hommes ou des femmes possédant en réalité une âme féminine ou masculine, mais bien d'hommes ou de femmes existant dans un corps de femme ou d'homme[14]. Les transsexuels n'essaient pas de changer de genre, mais seulement de sexe[15].

Selon cette approche, le transsexualisme peut donc être défini comme une discordance entre l'identité de genre et l'identité de sexe ressentie d'un individu.

La catégorisation de la transsexualité comme une maladie mentale est parfois le fait des sociétés patriarcales, qui font des hommes et des femmes deux « classes » totalement séparées, dans un binarisme implacable. Ce sont ces mêmes sociétés qui font tout pour nier et faire disparaître les personnes intersexuées. Les personnes qui ont le plus ardemment défendu cette catégorisation se sont justement appuyées sur des théories fondamentalement patriarcales[réf. nécessaire], comme une certaine lecture des premiers courants de la psychanalyse ou les travaux béhavioristes de John Money, dont il est d'ailleurs maintenant prouvé qu'ils sont des faux[16].

Dans l'Histoire, toutes les sociétés n'ont pas réagi de la même manière. Un certain nombre de groupes, dont les Indiens d'Amérique du Nord, ont des sociétés avec trois ou même quatre genres qui leur permettent, entre autres, d'intégrer les personnes homosexuelles, transgenres et transsexuelles[17]. D'autre part, des formes primitives d'opération de réattribution de sexe ont été pratiquées depuis l'Antiquité. Des groupes comme les Hijra du sous-continent Indien continuent à pratiquer l'émasculation pour des raisons religieuses.

Identité de genre[modifier | modifier le code]

Militantes transgenres à la Gay Pride de Paris, juin 2005
Transgenre à la Gay Pride de Tokyo, août 2006

Conviction intime d'un être humain d'être de tel ou tel genre.

En ayant eu les repères de l'efféminé et de la virilité, les individus peuvent remettre en cause leur identité sexuelle, mais des personnes peuvent se sentir tout aussi masculines ou féminines sans pour autant avoir une forme identitaire commune.

Selon les personnes, cette identité peut être simple (à savoir « homme » ou « femme ») ou beaucoup plus complexe (par exemple « homme et femme », « ni l'un ni l'autre », « beaucoup de l'un moins de l'autre », etc.).

Cette conviction est vécue comme une évidence. Le caractère inné ou acquis de cette conviction n'est pas clair.
Pour certains, dont le psychologue et sexologue néo-zélandais John Money[réf. nécessaire] elle est la résultante de l'éducation (parents habillant leur petit garçon en fille jusqu'à un âge tardif). Beaucoup de transsexuels pensent que cette conviction est le plus souvent innée [réf. nécessaire]. Mais par là on sous-entend que cette identité est immuable. Pour certains[Qui ?], dire que cela est inné est sans fondement. Cela serait un argument d'autorité visant à manipuler, et à faire croire que l'identité de genre est immuable et qu'à l'avenir on ne peut pas changer d'opinion.

Dans la quasi-totalité des cas, l'identité de genre d'une personne est en conformité avec le sexe indiqué par ses organes génitaux internes et externes. Dans 1 cas sur 2500, selon des estimations[18], l'identité de genre d'une personne et son sexe biologique sont en opposition si radicale que la personne a entrepris une opération de réattribution de sexe. Il semble que les personnes non prises en charge soient environ 10 fois plus nombreuses, soit environ une personne sur 250. Pour finir, les personnes transgenres semblent 10 fois plus nombreuses que les personnes transsexuelles non prises en charge, soit environ une personne sur 25[18].

Ces chiffres sont considérablement plus importants que ceux autrefois produits par l'hôpital Johns Hopkins, qui parlait d'une personne transsexuelle pour 30 000[réf. incomplète]. Mais ils sont cohérents au vu des chiffres de plusieurs pays occidentaux. De plus, ils correspondent à la proportion des Hijras dans le sous-continent Indien.

Ils sont aussi à comparer avec la proportion de personnes homosexuelles (10-15 % de la population) et de personnes intersexuées (environ 1,7 % de la population selon Anne Fausto-Sterling[19]).

Il ne faut pas non plus confondre l'identité de genre d'une personne avec le savant mélange de potentialités dites « féminines » et de potentialités dites « masculines » que l'on trouve chez chaque être humain. Ce mélange est totalement indépendant de l'identité de genre de la personne. Il existe des femmes très masculines qui ne mettront jamais en cause leur identité de femme et des hommes qui ont une très forte dimension féminine et qui, pour autant, se sentent clairement des hommes.

Identité de sexe[modifier | modifier le code]

Mlle Kamikawa Aya, transgenre et conseillère municipale de Setagaya-ku à Tokyo, mars 2007

L'identité de sexe est un ensemble de caractéristiques anatomiques, physiologiques et génétiques qui font dire que telle personne est soit mâle, soit femelle, soit hermaphrodite, soit intersexuée plutôt masculine, soit intersexuée plutôt féminine (herms, merms et ferms selon la terminologie d'Anne Fausto-Sterling[20].

L'existence des personnes intersexuées et des personnes transsexuelles tend à prouver qu'il existe plus de deux sexes selon la thèse de Judith Butler [réf. nécessaire] dans l'humanité et que la division de l'humanité en deux groupes totalement distincts (les hommes et les femmes) peut être remise en cause.

De leur côté, les personnes intersexuées insistent d'ailleurs de plus en plus fortement sur leur identité sexuelle propre, et c'est un des principaux chevaux de bataille de l'Organisation Internationale des Intersexués (OII)[21].

Les travaux de la biologiste et théoricienne du féminisme Anne Fausto-Sterling sont essentiels et ont grandement aidé les personnes intersexuées à sortir de l'effacement dont elles font l'objet depuis si longtemps[20],[22]

Article détaillé : Troubles de l'identité sexuelle.

Redéfinition du transsexualisme[modifier | modifier le code]

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Toutes les sociétés ne prennent pas forcément en considération l'existence des personnes intersexuées et transsexuelles. Ces sociétés sont souvent démunies face à ces personnes. Les personnes intersexuées se trouvent dès la naissance être bien souvent assignées arbitrairement à un genre choisi par les parents ou le corps médical  : c'est, par exemple, ce qui est prévu dans la législation française[23].

Ces sociétés ne reconnaissant pas l'existence des personnes transsexuelles, ne disposent d'aucun cadre législatif permettant de les protéger et de prendre en charge leur spécificité. Ce manque de législation les livrent dans de tels cas à une prise en charge arbitraire des soins qu'elles nécessitent. Par ailleurs, les demandes de changement du genre et du prénom leur permettant une vie en adéquation avec leur nouvelle apparence à la suite des soins de réassignation sont laissées au libre-arbitre des administrations publiques lorsqu'aucune législation n'encadre les demandes de changement d'identité spécifiques aux personnes transsexuelles.

Malgré tout, depuis l'Antiquité, nombre de sociétés l'ont compris et ont mis en œuvre des moyens qui permettent, au moins de manière approximative, de « restaurer » le corps des personnes qui ressentent impérativement ce besoin. Ces solutions ont été découvertes tant par des sociétés qui ont un système de genre binaire, comme la société indienne, que des sociétés qui ont des systèmes de genre ternaires ou quaternaires comme les sociétés amérindiennes[24].

Rôle social et sexe biologique[modifier | modifier le code]

Dans les sociétés bipolaires, le sexe biologique définit automatiquement l’identité de genre et donc le genre lui-même : femme-féminité, homme-masculinité. Elles ne définissent que deux sexes-genres sociaux inamovibles et complètement distincts, et homme et femme sont affirmés comme étant des entités naturelles, homogènes et mutuellement exclusives.

Les personnes transsexuelles, qui s'identifient clairement en tant qu'hommes ou en tant que femmes et qui ont un besoin impératif de « restaurer » leurs corps ont un peu moins de difficulté d'insertion que les personnes transgenres (qui ne veulent pas d'opération), mais cette plus grande tolérance est des plus relatives.

Tout comme les personnes intersexuées, les personnes transgenres luttent actuellement pour faire en sorte que leur propre parcours soit reconnu avec ses spécificités. Cela signifie en particulier faire reconnaître officiellement leur genre alors même qu'elles n'ont pas (et ne veulent surtout pas) bénéficier d'opération de réattribution de sexe.

Sur le plan médical, elles doivent également faire avec le fait que mélanger à long terme des bloqueurs d'hormones (que produisent leur corps) avec d'autres (associées à l'autre genre) engendre des problèmes de santé.

Les sociétés ternaires[modifier | modifier le code]

Contrairement aux préconceptions de nombreuses personnes, le transsexualisme n'est ni récent ni un phénomène exclusif au monde occidental.

Ainsi, des identités sexuelles intermédiaires sont apparues dans de nombreuses cultures depuis la nuit des temps: Mahus à Hawaii, Acaults au Myanmar, les Faikakekines aux îles Tonga, shemale chez les anglophones, new half au Japon, Hijras en Inde, muché chez les Zapotec du Tehuantepec Juchitan, rae rae en Polynésie, fa'afafine aux Samoa, woobie en Côte d'Ivoire, femminielli en Italie, etc.

Il existe également à Oman des hommes très parfumés et maquillés nommés Xaniths qui ont le droit de partager la vie sociale des femmes, à l'instar des Hijras en Inde qui ont subi une émasculation complète, s'habillent et vivent en femmes, et sont des parts essentielles de certains rites de base de la société indienne traditionnelle.

Maintes sociétés ont ainsi inclus un sexe tiers permettant d'intégrer les personnes homosexuelles et, souvent, aussi les personnes transsexuelles, transgenres, intersexuées, androgynes, etc. Selon les groupes, la position sociale de ces genres est très variable. Nombre de sociétés amérindiennes recrutent leurs chamans dans ces groupes.

Certains chefs de guerre indiens fameux (et craints des envahisseurs blancs) étaient des personnes que nous définirions aujourd'hui comme des « FtM » (Female to Male, transsexuels de type « femme vers homme »). D'un autre côté, la caste des Hijras, bien qu'intégrée dans la société indienne, y joue un rôle mineur et correspond à un statut de personnes marginales.

Dans cette socialité ternaire, le sexe physique ne définit pas automatiquement le genre ni le rôle que prendra la personne devenue adulte. Par contre, cela n'empêche pas qu'il existe au sein de ces groupes des personnes qui ressentent un conflit irréconciliable entre leur identité de genre et leur corps, et pour qui le fait de « restaurer » leur corps est une question de vie ou de mort. De fait, depuis l'Antiquité, des sociétés ont utilisé des opérations primitives de réattribution de sexe, correspondant en gros à une émasculation complète et à rendre aussi féminine que possible la zone uro-génitale. Bien qu'elles fussent pratiquées sans asepsie, avec au mieux des produits naturels pour soulager la douleur et avec des risques post-opératoires non négligeables, ces opérations ont été pratiquées depuis l'Antiquité et elles le sont toujours de nos jours, par exemple au sein de la caste des Hijras.

La grande différence aujourd'hui, est que ces groupes comprennent que des traitements modernes, comme les traitements hormonaux, leur permettent de « restaurer » encore mieux leurs corps et ils font tout pour se les approprier.

Dans tous les cas, le but premier est « la volonté d’être en cohérence physique avec son identité de genre » et ce, quel que soit le mode (binaire, ternaire ou plus).

Développement et sexualité[modifier | modifier le code]

Les futurs transsexuels voient leur penchant à changer de sexe apparaître dès l'enfance pour certains, et à l'adolescence pour d'autres (statistiques inconnues). Pour la plupart, la prise de conscience du besoin de changer de sexe est, au départ, massivement refoulée ou ignorée, ce qui entraîne une dépression qui tend à s'aggraver avec le temps. La levée du refoulement et le processus de résilience ont lieu dans ce cas au début de la vie adulte.

Le développement d'internet a permis une meilleure information pour se gérer sur le plan psycho-émotionnel, ainsi qu'une meilleure communication entre les intervenants du domaine médico-chirurgical et les sujets. Les symptômes psychiques et/ou psychiatriques accompagnant le sujet sont aujourd'hui mieux pris en compte grâce à l'écoute possible sur le web. L'acceptation de soi en tant que transsexuel et la transformation sont alors plus aisées pour ceux qui s'orientent vers la réalisation du changement de genre.

Toutes les sexualités sont représentées dans le groupe social des transsexuels. La palette de pratiques s'étend de la sexualité conventionnelle à d'autres pratiques plus extrêmes. Les facteurs d'épanouissement sont les mêmes que pour des personnes normosexuelles. Toutefois, les résultats chirurgicaux interviennent fortement dans cet épanouissement.

Approche médico-psychologique[modifier | modifier le code]

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Le transsexualisme (Gender Identity Disorder) était répertorié dans le Manuel Statistique et Diagnostique des troubles mentaux américain jusqu'en 2012 comme un trouble de l’identité sexuelle. La Société américaine de psychiatrie l'en a retiré de sa cinquième édition et l'a remplacé par Gender Dysphoria, catégorie qui ne classe plus les transgenre parmi les malades mentaux[25].

Dans la Classification Internationale des Maladies (10e révision), il entre dans les déviations et troubles sexuels (CIM-10).

La pulsion de changement de sexe ou "délire de transsexualisme" a été décrite à maintes reprises. Si l’on retrouve certaines descriptions de cas dans la première moitié du XIXe siècle, c’est surtout dans la seconde moitié de ce même siècle que ce comportement a fait l’objet d’études, associées à celles des perversions sexuelles et en particulier de l’homosexualité.

Selon Colette Chiland, psychiatre et psychanalyste, le transsexualisme demeure une énigme. La question est de savoir s'il s'agit d'une véritable entité nosographique, ou d'une conséquence de l'accessibilité plus aisée à des traitements chirurgicaux et endocriniens permettant une transformation pour ceux qui le souhaitent.

Les premières observations comportementales proviennent du docteur Harry Benjamin en 1953. Il dira que « les vrais transsexuels ont le sentiment qu’ils appartiennent à l’autre sexe, ils veulent être et fonctionner en tant que membres du sexe opposé, et pas seulement apparaître comme tels. Pour eux leurs organes sexuels, primaires (testicules) aussi bien que secondaires (pénis et autres), sont de dégoûtantes difformités devant être changées grâce au bistouri du chirurgien… Le tableau a changé suite aux récentes et grandes avancées de l’endocrinologie et des techniques chirurgicales. » La caractéristique principale du syndrome repose sur la conviction : il s’agit, chez un sujet dont la physiologie est normale, de la conviction d’appartenir à l’autre sexe. Cette conviction, souvent issue de l’enfance, est constante et donne lieu à l’âge adulte à des manifestations telles que le travestissement, d’abord privé puis public, et à des demandes de traitements hormonaux et chirurgicaux qui permettent de rectifier l’apparence corporelle.

Pour l'école lacanienne, le transsexualisme est une psychose dans laquelle le sujet présente un délire : être né dans le mauvais corps.

Lieux communs et préjugés courants[modifier | modifier le code]

Les personnes transsexuelles sont victimes de certains préjugés tels que :

Les personnes transsexuelles seraient des homosexuel(le)s qui refusent leur orientation sexuelle.

Ce préjugé, encore assez courant, est lié à une erreur dans la distinction entre genre et sexe. Ainsi par exemple, deux hommes gays attirés l'un par l'autre s'identifient bien comme des hommes et sont attirés par l'autre en particulier parce que l'autre est un homme. Et les deux vont interagir en homme dans la relation. Pour de telles personnes, une intervention de réattribution de sexe a toutes les chances de se révéler catastrophique et les personnes homosexuelles, bien au clair sur leur identité, n'en voudront jamais.

Il en va tout autrement avec des personnes transsexuelles. Une femme transsexuelle se situe en femme et a besoin d'entrer en relation en tant que femme, de pouvoir s'investir affectivement en tant que femme et de pouvoir vivre une relation sexuelle en tant que femme (quelle que soit son orientation sexuelle, d'ailleurs). Il en va de même pour un homme transsexuel. Les deux conditions sont donc bien distinctes.

Là où il arrive qu'elles interagissent, c'est en début ou en fin de parcours. Au début, il arrive que des personnes ne puissent pas mettre tout de suite le mot « transsexualité » sur ce qu'elles vivent et qu'elles commencent par vivre en tant que personnes homosexuelles, pour se rendre compte que ça n'est pas vraiment cela qu'elles vivent et pour alors comprendre que, contrairement aux personnes homosexuelles, il est question d'abord de leur identité sexuelle, de qui elles sont, et pas de qui elles aiment. En fin de parcours, il arrive aussi que des personnes transsexuelles se découvrent en plus homosexuelles (et se définissent alors comme des femmes lesbiennes ou comme hommes gays).

Les personnes transsexuelles seraient condamnées à vivre une vie marginale et à vivre de la prostitution.

Ce genre de propos est encore opposé bien trop souvent à toute personne qui envisage une transition et à ses proches. Mais, avec l'arrivée d'Internet, certaines ont pris le risque de publier leur témoignage sur le web. C'est ainsi que, parmi d'autres, le site de Lynn Conway contient des pages de témoignages de femmes ayant réussi leur transition[26] ainsi que d'autres consacrées aux hommes (FtM)[27].

Ces témoignages de personnes de nombreux pays et de nombreuses origines sociales peuvent rassurer les personnes qui envisagent leur transition ainsi que leurs proches et leur permettre de comprendre que, même si une transition est une entreprise très délicate, il est tout à fait possible de la réussir et de vivre pleinement sa vie.

Les personnes transsexuelles devraient renoncer à toute forme de plaisir sexuel.

Ce préjugé est répandu, y compris parmi certains psychiatres et autres intervenants censés prendre en charge, aider et accompagner les personnes transsexuelles. Dès la création des premières vaginoplasties modernes par le Dr Georges Burou à Casablanca, Maroc au milieu des années 1950, on a eu le souci de préserver la capacité de plaisir sexuel et même d'orgasme des personnes opérées. De ce fait, un protocole a été créé, lequel conserve les nerfs et une partie du tissu érectile qui sont placés dans le corps, entre autres pour reconstituer un clitoris.

Cela fait maintenant 50 ans que ce protocole a été perfectionné, et le moins que l'on puisse dire est que, tant qu'il est pratiqué par un des chirurgiens de premier plan, la personne a toutes les chances de pouvoir vivre une vie sexuelle pleine et épanouie après son opération. Il lui faudra certes prendre le temps de redécouvrir son corps, mais elle pourra alors vraiment en jouir, accomplissant une vraie renaissance par rapport à ce qu'elle a vécu avant sa transition. Les phalloplasties sont moins perfectionnées sur ce point, mais elles sont en progrès rapide et elles devraient bientôt devenir aussi raffinées que les vaginoplasties[réf. nécessaire].

Culture et législation[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnalités furent transsexuelles, comme la chanteuse Dana International qui se fit connaître grâce à sa chanson Diva et remporta le prix de l'Eurovision le 9 mai 1998 en représentant Israël. Renée Richards, homme à la naissance et célèbre joueuse de tennis, fut l'héroïne d'un film autobiographique intitulé Le choix. L'anecdote la plus spectaculaire fut le cas du jazzman Billy Tipton: on découvrit à sa mort que c'était une femme à sa naissance ; sa famille refuse qu'on le considère autrement que comme un homme.

Une autre personne vaut particulièrement la peine d'être nommée  : il s'agit de Lynn Conway[28]. C'est une des dernières patientes du Dr Harry Benjamin. Elle a réalisé sa transition dans les années 1960, à une époque où cela lui a valu de perdre sa place dans le centre de recherche où elle travaillait. Cela ne l'a cependant pas empêchée de recommencer une carrière à zéro et de révolutionner son domaine professionnel une seconde fois. Rattrapée par les historiens, elle a construit un des sites les plus importants au monde sur le sujet de la transsexualité.

Le premier ouvrage clinique traitant des personnes transsexuelles fut The transsexual Phenomenon, paru en 1966. Son auteur fut Harry Benjamin, influencé par le sexologue allemand Magnus Hirschfeld qui est considéré comme le pionnier en matière de transsexualisme. Cet ouvrage, maintenant disponible en ligne, a été publié trois ans avant les émeutes de Stonewall, autrement dit à une époque où les personnes transsexuelles étaient non seulement stigmatisées et exclues de la société mais où elles étaient rejetées avec une violence extrême. On trouve une description des publications scientifiques de cette époque (au sujet de la transsexualité) dans Gender Loving Care de Randi Ettner. Elle donne une petite idée de l'hostilité à laquelle les personnes transsexuelles faisaient face.

Cet ouvrage décrivait l'expérience du Dr Benjamin dans l'accompagnement de personnes transsexuelles, activité qu'il avait commencé en 1948. The Transsexual phenomenon était d'abord un ouvrage clinique destiné à ses collègues mais vu l'absence de toute littérature dans le domaine, il a eu un impact indéniable dans le grand public et en particulier auprès des personnes transsexuelles elles-mêmes. Il faut aussi remarquer qu'il a été publié 30 ans avant la prochaine vague de publication (Mildred Brown, Randi Ettner & Gianna E. Israel). C'est dire à quel point Harry Benjamin fit œuvre de pionnier.

En 2006, près de 50 ans après les premières interventions du Dr Georges Burou, les seuls ouvrages valables en langue française sont des témoignages comme celui d'Andrea Colliaux. Il n'existe rien d'équivalent aux ouvrages de Mildred Brown et de Randi Ettner. Quelques auteurs ont étalé leurs préjugés, leur haine, leur incompréhension sur des centaines de pages. Il faudra probablement attendre que des personnes transsexuelles actives dans la relation d'aide publient d'autres ouvrages pour que nous ayons enfin des textes psychologiques de qualité sur ce sujet.

Un marché exploitant le transsexualisme existe par ailleurs dans le secteur de la pornographie.

Argot[modifier | modifier le code]

Le termes trans est une expressions argotiques parfois utilisée pour désigner les personnes transsexuelles.

Le terme Shemale - contraction de she (elle) et male (homme) et dérivation du terme female (femme) - est parfois employé, essentiellement pour désigner une personne de sexe masculin ayant suivi un traitement hormonal entraînant une transformation de certains caractères sexuels secondaires comme le développement des seins et la perte sensible de la pilosité, mais n'ayant pas subi d'opération chirurgicale visant à transformer son appareil génital. L'expression, popularisée dans l'argot anglo-saxon et importée dans le français québécois, est cependant peu usitée au sein du milieu transgenre anglophone, et se voit surtout employée dans le jargon du porno hard.

Législation[modifier | modifier le code]

Document assez complet de l'Institut d’études Judiciaires Auteur: Patrice HILT Docteur en droit Le transsexualisme : état des lieux.

Le transsexualisme dans le monde[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique une loi facilite le changement de sexe sur la carte d'identité. Cependant elle est contestée par certaines associations transgenres, notamment sur le point concernant la procréation où il est dit que « l’intéressé n’est plus en mesure de concevoir des enfants conformément à son sexe précédent[29] ».

Dans cet État, tout comme en France ou au Québec, la personne trans devra respecter certaines conditions[30].

En France[modifier | modifier le code]

Le le Ministère de la Santé a publié un décret[31] qui reclasse la transidentité des ALD 23 (affections psychiatriques longue durée) à l’ALD 31. Avant ce décret, il n'existait pas de lois en France, concernant les personnes trans. Le sénateur Henri Caillavet avait présenté deux projets de loi en 1981 et 1982 qui furent tous deux rejetés. Il fut préféré un article particulier concernant la question transsexuelle dans le Code de déontologie de l'Ordre des médecins (l'article 41).

La pertinence de l'élaboration d'une loi ne fait pas l'unanimité chez les personnes trans elles-mêmes, étant donné que la mise en place d'une législation peut être restrictive et abusive. Le changement d'état civil est actuellement en France une procédure uniquement basée sur la jurisprudence, laquelle est constante depuis le fameux cas de Coccinelle dans les années 1960.

Pour obtenir un changement d'état civil, la personne trans doit avoir subi une ablation de ses attributs sexuels natifs (stérilisation) et/ou la création d'organes artificiels. Par ailleurs, si cette personne est en équipe hospitalière elle doit d'abord suivre un protocole strict, correspondre à un certain nombre de critères (ne pas être séropositive, ne pas avoir été marié, être hétérosexuel(le) dans son genre d'arrivée, etc), passer des tests psychiatriques afin d'écarter la présence de pathologie mentale. Dans ces protocoles c'est une équipe multidisciplinaire composée d'un psychiatre spécialiste, d'un psychiatre de proximité, d'un endocrinologue et du chirurgien qui suit la personne jusqu'à l'opération de ré-assignation. Mais il n'y a aucune obligation d'être suivi par ces équipes, on peut tout à fait faire un suivi dans le privé. Actuellement, elle est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale en ALD hors liste. Le changement de prénom peut-être demandé au juge des affaires familiales lorsque l'apparence se rapproche du genre désiré. Le droit français ne pose aucune incompatibilité quant au mariage des personnes trans si leur sexe, après la modification, est différent de celui du conjoint.

Une résolution du Parlement Européen votée en 1989[32] « sur les discriminations dont sont victimes les transsexuels » vise à réduire les discriminations qui peuvent aboutir à les marginaliser. Depuis d'autres lois ont été votées pour combattre ces discriminations.

Début 2010, il y a bien eu un rapport de la Haute Autorité de santé (HAS) qui n'a pas abouti.

En Suisse[modifier | modifier le code]

La situation en Suisse est réglée par la jurisprudence, dont deux jugements du Tribunal fédéral qui règlent les modalités de remboursement de l'opération.

Le premier de ces jugements date du 26 juin 1975[33], et l'autre jugement date du début des années 1980. Peggy Guex (Diana Santiago) est la première transsexuelle de nationalité suisse à obtenir gain de cause en 1974 pour son changement d’état civil qu’elle obtint à 29 ans après une procédure de trois ans[34].

Les opérations de changement de sexe sont remboursées au titre de l'assurance maladie de base pour autant que les conditions suivantes soient remplies :

  • L'opération est autorisée par un médecin psychiatre ;
  • Elle est effectuée en hôpital public ;
  • La personne a 25 ans révolus ;
  • Elle a été suivie pendant au moins deux ans avant l'opération.

Les assurances maladies refusent de plus en plus tout remboursement d'opérations en dehors des hôpitaux public. Une équipe dirigée par le professeur Giovanolli exerce à Zürich à l'UniversitätsSpital et un autre chirurgien, le Docteur Daverio, n'exerce qu'en clinique privée à Lausanne. L'hôpital cantonal de Genève va créer une cellule de traitement. Et diverses cliniques privées sont prêtes à accepter de nouveaux patients.

Comme il est de plus en plus difficile de trouver un psychiatre prêt à accompagner une personne transsexuelle[réf. nécessaire], un nombre croissant[réf. nécessaire] de personnes recourent aux chirurgiens thaïlandais.

Les traitements « annexes » (épilation électrique, traitement hormonal, logothérapie, etc.) sont pris en charge par l'assurance maladie de base.

Le changement d'identité intervient nécessairement après l'opération et il nécessite impérativement les documents du chirurgien. C'est une requête en rectification d'état civil sans partie adverse. Elle est examinée par le ministère public qui peut choisir de la soutenir ou de s'y opposer. Dans certains cantons elle implique également une publication de cette demande dans la feuille des avis officiels. Le jugement est également publié. Le greffe entérine et notifie le jugement dans un délai d'une semaine à six mois[réf. nécessaire].

Certains tribunaux sont plus restrictifs que d'autres et demandent des éléments qui soulignent que la personne est bien intégrée. D'autres se contentent des documents médicaux.[réf. nécessaire]

Les personnes transgenres ne peuvent pas faire mettre à jour leurs documents.

Un avis de droit de l'Office fédéral de l'état-civil du 1er février 2012 permet aux personnes transsexuelles mariées de changer leur état-civil tout en maintenant les liens du mariage[35]

Hors Europe[modifier | modifier le code]

Transsexualité chez les Inuits

Transsexualité en Iran

Filmographies[modifier | modifier le code]

Transsexuels, hermaphrodites et transgenres célèbres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transgenre#Personnalités.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir : gène SRY

Références[modifier | modifier le code]

  1. D'après le manuel de Sciences de la Vie et de la Terre de Terminale Scientifique aux éditions BORDAS (programme 2002) p. 279 paragraphe II 3.
  2. « Nous parlons de “transidentité” car c'est une identité, non une sexualité », dans Autodiagnostic et pratiques médicales d'accompagnement des personnes transidentitaires (PDF), octobre 2009, Tom Reucher, psychologue clinicien et lui-même trans FtM (homme trans).
  3. Lexique de l'association OUTrans.
  4. (en anglais : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM), (ISBN 0890420254), quatrième édition, (DSM-IV)
  5. Définition de "transsexualisme", glossaire P-V, Association nationale transgenre.
  6. Article « Syndrome de Benjamin », glossaire de l'association Support Transgenre Strasbourg.
  7. La doctorante Karine Espineira, diplômé en en sciences de l’information et de la communication à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, a publié en 2008 un livre sur le traitement par la télévision de la transidentité, à partir du cas d'une opération chirurgicale danoise. (La transidentité - De l’espace médiatique à l’espace public, éditions L'harmattan, collection Champs Visuels.)
  8. Définition de «transidentité», glossaire de STS.
  9. Définition de « trans-identité », glossaire de l’A.N.T.
  10. Communiqué du Ministère français des Affaires étrangères et européennes, 17 mai 2010 (version Web).
  11. Question du député Dino Cinieri au Ministre français des affaires étrangères et européenne sur la lutte contre l'homophobie, 25 mai 2010.
  12. Question du député Robert Lecou à la Ministre française de la santé sur la situation des personnes transidentitaires, 9 septembre 2008.
  13. sur le site transgender
  14. Jane Hervé, Jeanne Lagier ; Les transsexuel(le)s, 1992
  15. Stoller, L'Identification, 1978.
  16. (en) Surgical Treatment of Infants with Ambiguous Genitalia:
  17. Bernard Saladin d'Anglure, Être et renaître inuit, homme, femme ou chamane, Paris Gallimard, 2006
  18. a et b Estimating the Prevalence of Transsexualism
  19. « http://bms.brown.edu/faculty/f/afs/dimorphic.pdf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  20. a et b « afspdftest » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24, version HTML : http://frank.mtsu.edu/~phollowa/5sexes.html .
  21. [1])
  22. « afsarticle2 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  23. BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES LIBERTES - Circulaire du 28 octobre 2011 relative aux règles particulières à divers actes de l’état civil relatifs à la naissance et à la filiation - NOR : JUSC1119808C
  24. Vaginoplasty: Male to Female Sex Reassignment Surgery (SRS) Link
  25. Being transgender no longer a mental 'disorder' in diagnostic manual, CNN, 27 décembre 2012
  26. Témoignage de femmes transsexuelles ayant réussi leur transition: Liens et Photos; Par Lynn Conway
  27. Successful TransMen - Photos and links to webpages of transsexual (FtM) men
  28. [2]
  29. Chapitre 2 Art. 62bis § 2 point 3. Contenu sur Le Sénat de Belgique
  30. Marie-France Bureau et Jean-Sébastien Sauvé, « Changement de la mention du sexe et état civil au Québec : critique d'une approche législative archaïque », (2011) 41-1, Revue de droit de l'université de Sherbrooke 1, 10.
  31. Le transsexualisme n'est plus une maladie mentale en France, Le Monde, 12 février 2010
  32. Résolution du Parlement Européen, ASB, 12 septembre 1989
  33. Un vaudois change de sexe, article publié dans le journal La Tribune-Le Matin par Jean-Louis Bernier 1974 journaliste dans les quotidiens du groupe Edipresse
  34. Extrait du jugement
  35. http://www.ejpd.admin.ch/content/dam/data/gesellschaft/eazw/dokumentation/praxis/praxis-2012-02-01-f.pdf

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages en français[modifier | modifier le code]

  • Colette Chiland, Le Transsexualisme, Ed.: Presses Universitaires de France, Coll.: Que sais-je ?, 2003, ISBN 2130536751
  • Colette Chiland, Changer de sexe. Illusion et réalité., Ed.: Odile Jacob, 2011, ISBN 2738124518
  • Karine Espineira, La transidentité, De l'espace médiatique à l'espace public, collection Champs visuels, ISBN 978-2-296-06097-5 • septembre 2008 • 196 pages.
  • Maxime Fœrster, Histoire des transsexuels en France H&O, (octobre 2006).
  • Alexandra Augst-Merelle et Stéphanie Nicot, Changer de sexe, identités transsexuelles Éditions Le Cavalier Bleu, ISBN 2846701423 (septembre 2006)
  • Françoise Sironi, Psychologie(s) des transsexuels et des transgenres, Éditions Odile Jacob, avril 2011, ISBN 978-2-7381-2583-5
  • Patrick Verret, Changer de sexe pour vivre enfin!, Éditions Vivre Enfin inc. (2005)
  • Marie Claude Paquette, Autobiographie 17. Pseudo hermaphrodite neurologique, Les Éditions Médialib 2002 (ISBN 2-9807737-0-0).
  • Peggy Guex, Chassée du Paradis Rescapée de L'enfer, Éditions Bénévent, novembre 2011, 342 p. ISBN 9782756322377
  • Jimmy Sueur, Ne m'appelez plus Julien, L'Harmattan, 2002, 139 p. ISBN 9782747537865

Ouvrages en anglais[modifier | modifier le code]

  • Mildred L. Brown & Chloe Ann Rounsley, True Selves : Understanding Transsexualism--For Families, Friends, Coworkers, and Helping Professionals, Jossey-Bass (publié de nouveau en 2003)
  • Randi Ettner, Confessions of a gender defender: A Psychologist's Reflections on Life Among the Transgendered, Chicago Spectrum Press (1996).
  • Randi Ettner, Gender loving care: A Guide to Counseling Gender-Variant Clients, W. W. Norton & Company (1999).
  • Gianna E. Israel et al., Transgender Care: Recommended Guidelines, Practical Information, and Personal Accounts, Temple University Press (1er janvier 1998), ISBN 1566398525
  • Arlene Istar Lev, Transgender Emergence: Therapeutic Guidelines for Working With Gender-Variant People and Their Families, Haworth Press (avril 2004) ISBN 078902117X

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Txy - Communauté Transgenres et Transidentitaires [3]