Force intérimaire des Nations unies au Liban

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Pix.gif FINUL
Drapeau des Nations unies
ONU
Drapeau du Liban
Liban
Italian Soldier UNIFIL 2 Lebanon 2007.jpg Vue de la mission diplomatique

Lieu Naqoura
Coordonnées 33° 06′ N 35° 14′ E / 33.1, 35.23 ()33° 06′ Nord 35° 14′ Est / 33.1, 35.23 ()  
Commandant Drapeau de l'Italie Paolo Serra
(commandant)
Site internet Consulter

Géolocalisation sur la carte : Liban (administrative)

(Voir situation sur carte : Liban (administrative))
FINUL

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (ou FINUL) (en anglais : United Nations Interim Force in Lebanoń ou UNIFIL) a été mise en place par les résolutions 425 (1978) et 426 des Nations unies en mars 1978 à l'initiative du général français Jean Cuq, suite à l'escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise qui avait culminé avec l'invasion du Liban par Israël. Elle fut déployée à l'origine avec 4 000 hommes sur 650 km2.

La prorogation la plus récente de ce mandat a été effectuée par la résolution 2064 du Conseil de sécurité des Nations unies du 30 août 2012, qui renouvelle son mandat jusqu'au 31 août 2013.

Avec la résolution no 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, il a été décidé de renforcer jusqu'à 15 000 militaires le contingent de la FINUL dans le Liban du Sud, dont la moitié seront des Européens. Sa mission sera d'appuyer les 15 000 soldats de l'armée libanaise, pour former une zone tampon entre le Liban et Israël. On peut remarquer que cette force n'a pas d'appui aérien à niveau dissuasif en cas de conflit.

Le commandant de la FINUL est le général italien Paolo Serra depuis le 28 janvier 2012.

Mission[modifier | modifier le code]

Son mandat est de :

  • Confirmer le départ des troupes israéliennes du sud du Liban
  • Rétablir la paix et la sécurité internationale
  • Aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité effective dans la région

Déminage au Sud-Liban[modifier | modifier le code]

Déployés au Sud-Liban, des démineurs de la FINUL ont pour mission de déminer les abords de la Blue Line pour pouvoir installer des piquets bleus matérialisant la frontière entre Liban et Israël.

Les mines sont à majorité israéliennes et ont été posées pendant la guerre de 2006.

Organisation[modifier | modifier le code]

Un Sisu XA-180 de la Finul

Ses effectifs ont énormément varié depuis 1978, augmentant ou diminuant suivant la situation sur place ; ainsi alors qu'en 1999, ils étaient de 4 500 hommes, ils atteignirent 7 935 en 2000 lors du retrait israélien du Sud-Liban.

En 1984[modifier | modifier le code]

La FINUL remplace la Force multinationale de sécurité à Beyrouth dissoute en mars 1984 suite au double attentat contre les contingents français et américain.

En 2005[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2005, elle comptait 1 989 militaires et 390 agents civils. Son quartier général est à Naqoura, dans le sud du Liban ; 600 militaires y sont stationnés, les 1 400 autres, essentiellement Chinois, Ghanéens et Indiens, mais aussi 200 soldats français, répartis dans 43 postes le long de la frontière.
Elle est assistée par l'Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) composée d'une cinquantaine d'observateurs dont 3 Français.

Elle est structurée en :

  • 1 bataillon d'infanterie ghanéen dans la partie ouest du Liban du Sud ;
  • 1 bataillon d'infanterie indien dans la partie est ;
  • 1 détachement de génie chinois ;
  • 1 détachement logistique polonais ;
  • 1 détachement hélicoptère italien ;
  • 1 détachement français de 202 hommes.

Le détachement français se compose quant à lui de :

  • l'état-major France ainsi que celui de la Force
  • du 420e détachement de soutien (DetSout) armé par le 601e RCR depuis le mois de septembre 2006 (65e mandat de la FINUL) pour une durée de quatre mois.

Mission du 420e DetSout :

  • Protection de l'état-major de la Force à Naqoura
  • Soutien de véhicules tactiques de la Force
  • Assistance médicale gratuite à la population

FINUL 2 en 2006[modifier | modifier le code]

Avec l’adoption de résolution no 1701, et l'entrée en vigueur d'une mission d'interdiction d'entrée dans la zone à toute autre force militaire que l'armée libanaise, la FINUL s'est renforcée au cours de l'automne 2006.

Le PC est toujours stationné à Naqoura et les unités déployées sont les suivantes :

La FINUL ne possède pas de force de dissuasion aérienne.

Financement[modifier | modifier le code]

Financement : les crédits ouverts aux fins du financement de la mission sont portés sur un compte spécial. Ce sont les États membres de l'ONU qui financent. Les États-Unis paient près d'un quart de ceux-ci.

Crédits ouverts : 1er juillet 2006 - 30 juin 2007 : 350,87 millions de dollars américains

Budget approuvé (du 1er juillet 2011 au 30 juin 2012) : 545,47 millions de dollars[1]

Chefs de la force[modifier | modifier le code]

Commandants de la force[modifier | modifier le code]

Chef d'état major[modifier | modifier le code]

Le général Éric Hautecloque-Raysz.

Décoration[modifier | modifier le code]

Médaille de la FINUL (recto)
Médaille de la FINUL (verso)

Médaille de la FINUL[modifier | modifier le code]

Ruban[modifier | modifier le code]

Le ruban est composé de trois larges bandes bleu ONU (9 mm), vert clair (11 mm) et bleu ONU (9 mm) séparées par trois bandes étroites (1 mm de largeur chacune) blanc, rouge et blanc.

Attribution[modifier | modifier le code]

Cette médaille est décernée en reconnaissance de 90 jours de service, à partir du 19 mars 1978.

Décédés en mission[modifier | modifier le code]

Depuis 1978 au 4 septembre 2009, on compte 279 membres de la Finul décédés en mission à quoi il faut ajouter des centaines de blessés :

266 soldats, 2 observateurs militaires, 5 membres du personnel civil international, 6 membre du personnel civil local[2]

Le bilan en septembre 2006 était de 258 morts :

249 soldats, 2 observateurs militaires, 3 membres du personnel civil international, 4 membres du personnel civil local

De 1978 à 1998, les pertes se répartissaient ainsi :

  • Accidents : 93
  • Actes hostiles : 83
  • Maladies : 42
  • Autres : 10
  • Total : 228

La liste de 250 membres de la FINUL décédés lors de la mission est gravée sur une plaque de béton placée face à l'hôtel Rest House de Tyr.

Depuis leur venue, les militaires internationaux ont été frappés à un moment ou à un autre par quasiment tous les acteurs de la guerre du Liban ; ainsi en 1978, un colonel français commandant les forces françaises reçoit 17 balles dans une embuscade montée par un groupe palestinien, le 21 décembre 1983, le Hezbollah attaque des soldats français de la FINUL au Liban Sud. Bilan : 10 morts, dont un soldat français, et 110 blessés tandis que quatre autres ont succombé lors du 25 juillet 2006 dans leur abri lorsque leur poste a été détruit par une bombe israélienne, alors que les environs étaient bombardés depuis plusieurs heures. Une autre tour avait essuyé des tirs deux jours auparavant.

Retrait des tours[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet 2006 la FINUL évacue ses deux dernières tours d'observation.

Liste des pays participants[modifier | modifier le code]

Voici les pays qui participeront à cette FINUL renforcée (Unifil Plus en anglais) :

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne: des unités d'appui naval, aérien et logistique côtière (Deutsche Marine) [3]
  • Drapeau du Bangladesh Bangladesh : 300 soldats ;
  • Drapeau de la Belgique Belgique : 302 puis 394 soldats ;
  • Drapeau du Brunei Brunei : 200 ;
  • Drapeau de la Bulgarie Bulgarie: une équipe de médecins et 50 militaires ;
  • Drapeau du Chili Chili : 350 soldats ;
  • Drapeau de Chypre Chypre : mettra ses infrastructures à la disposition de la force ;
  • Drapeau du Danemark Danemark: trois corvettes pour lutter contre la contrebande d'armes ;
  • Drapeau de l'Espagne Espagne: 1 100 soldats ;
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : aide logistique et de planification uniquement ;
  • Drapeau de la Finlande Finlande: 250 sapeurs ;
  • Drapeau de la France France: 2 000 militaires
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni : une frégate et des aéronefs (2 AWACS et 6 Jaguar stationnés à Akrotiri) ;
  • Drapeau de la Grèce Grèce: une frégate, un hélicoptère et des forces spéciales amphibie ;
  • Drapeau de l'Indonésie Indonésie: 1 000 militaires dont 150 sapeurs ;
  • Drapeau de l'Irlande Irlande : 450 militaires ;
  • Drapeau de l'Italie Italie, opération Leonte : 2 500 soldats. L'Italie dirige cette force depuis février 2007 ;
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie : 1 000 militaires ;
  • Drapeau du Népal Népal: 850 soldats ;
  • Drapeau de la Norvège Norvège: 4 vedettes avec une centaine de membres d'équipage ;
  • Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : un contingent réduit, en raison des missions à Timor oriental et aux îles Salomon ;
  • Drapeau de la Pologne Pologne: 500 soldats (dont 214 déjà en place au Liban) ;
  • Drapeau du Portugal Portugal: 140 sapeurs ;
  • Drapeau du Qatar Qatar: 200 à 300 soldats
  • Drapeau de la Slovénie Slovénie: 10 à 20 soldats ;
  • Drapeau de la Suède Suède: une corvette avec à bord 80 marins ;
  • Drapeau de la Turquie Turquie: 5 000 (?) ;
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine: (?) Moyen génie chargé des opérations déminages ;

Effectifs de la FINUL[modifier | modifier le code]

Au 31 août 2013, les effectifs de la FINUL sont les suivants[4] :

Au total, 10 555 militaires (dont 355 femmes) sont déployés au sein de la FINUL.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]