Contrôle des naissances

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Le contrôle des naissances a fait l'objet, depuis le début du XXe siècle, de diverses politiques visant à la réduction du taux de fécondité, notamment par le biais de la contraception. Celle-ci est définie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « l'utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter » [1]. La contraception désigne uniquement les procédés temporaires et réversibles, sinon il s'agit de stérilisation : castration, vasectomie ou ligature des trompes. Outre la contraception et la stérilisation, les politiques de contrôle de naissances, parfois liée à une conception malthusienne, procèdent aussi par incitations (fiscales, économiques, politiques, etc.).

Sommaire

Étymologie [modifier]

Le terme contraception a pour origine :

  • contra : contre
  • (con)ception, du latin conceptio, de concipere : concevoir : formation d'un nouvel être, donner naissance.

De l'Antiquité à Malthus [modifier]

Pièce ancienne représentant une tige de silphium utilisée comme contraceptif.

Le principal moyen recensé pour limiter les naissances au cours des siècles est l'abstinence sexuelle[2].

Les hommes au paléolithique pratiquent certainement la contraception[3].

Déjà chez les Mésopotamiens (1600 av. J.-C.), les femmes utilisent des pierres pour ne pas concevoir : elles choisissent des pierres ovales ou arrondies qu'elles introduisent dans le vagin, le plus loin possible, c'est la méthode intra-utérine. En Égypte, le Papyrus Ebers prescrit plusieurs recettes contraceptives, composées d'excréments de crocodile, de natron, de miel et de gomme arabique. On dit que les premiers préservatifs masculins seraient égyptiens, confectionnés avec des intestins de petits animaux (chats...)[4]. Selon certains auteurs[Qui ?], il existerait aussi, dans les papyrus Egyptiens, des écrits disant que Ramsès aurait fait distribuer à la population des contraceptifs pour limiter la surpopulation et les risques de famine.

De leur côté, les Araméennes de confession hébraïque utilisent, sur le conseil du rabbin (IIe siècle ap.J.C), le moukh, une éponge placée dans le vagin qui empêche le sperme d'atteindre l'utérus[5].

La sexualité dans le judaïsme se fonde sur la Bible et les Mishnas. La contraception n'est tolérée que dans certains cas et pour une durée définie[6]. Le contrôle des naissances va à l'encontre de deux fondements du judaïsme, l'obligation de concevoir[7] et l’interdiction d'onanisme.

Les grecs et les romains ont quant à eux utilisé l'avortement et l'infanticide en cas d'échec des drogues et des amulettes, notamment pour éviter un enfant issu d'un riche citoyen et de son esclave. Par peur de dépopulation par les guerres, les épidémies, Auguste propose à l'inverse des lois natalistes : la loi Julia encourage les citoyens au mariage, à la procréation des enfants et à maintenir la pureté de la race notamment chez les sénateurs. La loi Papia Poppaea sanctionne les célibataires et les couples sans enfants.
Aristote recommande de prendre les feuilles de saule comme contraceptif (analogie avec l'absence de graines « en réalité graines très petites » de cet arbre selon la théorie des signatures)[4].
Des écrits de l'Antiquité préconisaient aux femmes de sauter plusieurs fois après la relation sexuelle afin de faire sortir un produit composé de glaire et de sperme, évitant ainsi la fécondation.[réf. nécessaire]
Soranos d'Éphèse décrit la pratique de l'avortement et la confection d'un tampon qui empêche l'ascension du sperme, en parlant des éponges du Levant, réputées pour leur souplesse et leurs capacités d'absorption[8]. Ces éponges, dénommées « mignonnettes », étaient toujours utilisés au XXe siècle.

Au Moyen Âge, les matrones accoucheuses illettrées participent au contrôle des naissances, qu'elles doivent signaler aux autorités. Les maleficium qu'on les accuse d'utiliser sont souvent des moyens contraceptifs. Les médecins, quant à eux, sont en charge du contrôle moral et hygiéniste de la sexualité, et ils sont appelés à ce titre à expertiser les avortements et les infanticides[9]. D'une façon générale, l'Eglise catholique condamne à cette époque toute relation sexuelle dont la finalité n'est pas procréatrice ou qui s'accompagne de pratiques contraceptives. Cependant, malgré ces impératifs religieux, la contraception au Moyen Âge reste importante et la fécondité est relativement modérée, même si l'absence d'explosion démographique s'explique aussi par les épisodes de guerre et d'épidémies ou pandémies[10].

À la Renaissance, la fécondité reste modérée. Les archives des procès de sorcières montrent qu'il s'agit souvent d'éliminer des femmes détenant le secret de recettes contraceptives. Il existe tout un tas de croyances contraceptives farfelues issues de ces recettes contraceptives utilisées entre le XIe et le XVe siècle, telles [11] :

  • enflammer un trognon de chou et l’éteindre dans le sang des règles ;
  • pour ne pas être enceinte pendant une année, il suffit aux femmes de cracher trois fois dans la bouche d’une grenouille ;
  • attacher un œil de cerf qui louche avec une racine de marjolaine et l’arroser le soir de l’urine d’un taureau roux ;
  • faire une ceinture avec les poils des oreilles de mulet, animal stérile, ou boire son urine, des talismans avec ses oreilles ou ses testicules ;
  • fiente d’éléphant mélangée au lait de jument portée en talisman, se place sur la vulve ;
  • se laver dans la fontaine de Saint Martial ou boire l’eau de la fontaine de Sainte Estelle, etc.

Il faut attendre le XVIe siècle pour voir apparaître le premier préservatif à base d'herbes, inventé par Gabriele Falloppio. On expérimente également, à cette époque, différentes injections intra-vaginales. De manière générale, on préfère alors parler d'étreintes réservés et de manœuvres post-coïtales. En 1661, Madame de Sévigné parle, dans ses « Lettres à sa fille » d'utiliser des « restringents » ou de faire chambre à part.

Les études démographiques, telles celles de Louis Henry montrent que la fécondité diminue au sein de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Cela va de pair avec la perte des recettes contraceptives des sorcières et sages-femmes[12]. Au XVIIe siècle, la fécondité naturelle reprend[13].

Ce concept de fécondité naturelle[14] (fécondité sans maîtrise de la reproduction — la contraception ancienne étant le fait d'une minorité — qui rend compte d'un taux de natalité élevée avant le XVIIIe siècle, en moyenne 4 enfants par femme[15]) qui s'applique avant le XVIIIe siècle fait cependant l'objet de controverses car le contrôle des naissances n'est pas simplement réalisé par la contraception, mais est aussi le fait de l'âge de nuptialité, du veuvage, de la répudiation, de la durée de l'allaitement[16].

Les registres paroissiaux du XVIIIe siècle montrent un contrôle actif des naissances par la contraception, la continence ou le coitus interruptus[4].

Du malthusianisme au XIXe siècle [modifier]

Au XIXe siècle, Thomas Malthus constate que la courbe des naissances dépasse la courbe des subsistances. Craignant la surpopulation, il prône le recours à un contrôle des naissances qui n'empêcherait pas le plaisir.

La politique de contrôle des naissances mise en œuvre dans divers pays a suivi différentes finalités et différents moyens. Elle a ainsi pu aller de pair avec l'eugénisme (notamment sous le nazisme) ou avec des méthodes de stérilisation contrainte (Japon, États-Unis, Suède, Allemagne nazie, Pérou sous Alberto Fujimori dans les années 1990, etc.). D'autre fois, elle a plutôt incité à des comportements permettant une baisse du taux de fécondité, notamment via le droit ou l'économie. D'autres pays ont au contraire mis en place une politique nataliste, visant à l'augmentation de la fécondité (notamment la France sous la Troisième République, ainsi que l'Italie fasciste ou l'Allemagne nazie). L'explosion de la démographie au XXe siècle, la population mondiale passant de 1,6 à 6 milliards d'habitants de 1900 à 2000[17], a cependant favorisé le soutien aux politiques de contrôle des naissances.

Dès la fin du XIXe siècle, les politiques de contrôle des naissances deviennent populaires, en particulier dans les pays anglo-saxons, mêlant plusieurs facteurs, dont la crainte d'une explosion des naissances des populations des États colonisés, la popularité des thèses eugénistes, mais aussi les progrès de la laïcité et du féminisme, qui affirme le droit à disposer de son corps[17].

Après la Seconde Guerre mondiale, les méthodes contraignantes (en particulier les programmes de stérilisations contraintes) ont perdu de leur légitimité en même temps que l'eugénisme, bien que certains programmes aient été continués (aux États-Unis jusqu'aux années 1960, au Pérou dans les années 1990). Les États ont eu alors tendance à procéder via des incitatifs non contraignants, sous le nom de planning familial, à l'exception notable de l'Inde et de la Chine. L'aspect contraignant des méthodes de contrôle des naissances a été dénoncé en particulier dans les années 1980, certains auteurs soulignant la continuité entre les méthodes mises en œuvre par des régimes démocratiques et celles utilisées par des régimes totalitaires[17]. Dans le même temps, les fondamentalismes religieux et le mouvement « pro-vie » critiquaient ces politiques[17]. Des études récentes soulignent l’efficacité du contrôle familial dans la réduction de la pauvreté[18]. Dans Population Matters, les éditeurs présentent une série d'articles d'économistes, relus par des spécialistes d'analyse politique, qui s'intéressent à l'impact du boom démographique dans les pays émergents sur leur développement économique et discutent les choix politiques de ces pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale en termes de croissance, réduction de la pauvreté et des inégalités ainsi que le développement d'une agriculture durable. Les résultats sont catégoriques et en opposition aux propositions tenues jusqu'alors[19] :

  • La croissance rapide de la population a eu un impact négatif sur le développement économique et contribue globalement et durablement à l'augmentation de la pauvreté.
  • Une réduction rapide du taux de fertilité a un impact positif sur la réduction de la pauvreté et de ses effets[N 1]
  • Les conclusions sont moins tranchées concernant spécifiquement le développement rural. La croissance démographique n'est qu'une des composantes parmi d'autres. Les choix urbains, la politique des prix le sont tout autant.

La promotion de la maîtrise des populations (en partie soutenue par des organisations internationales comme l'OMS) a mené à déployer la contraception dans des pays à économie fragile et à population en forte croissance après la révolution agricole (augmentation de la capacité à nourrir les populations) et la révolution médicale (déploiement international de médicaments, de règles d'hygiène et de pratiques réduisant sensiblement la mortalité). Ces politiques ont été initiées dès les années 1950 par l'Inde et le Pakistan, et continueront, de manière brutale en Chine et en Inde, lors des années 1980[17]. En Inde, Sanjay Gandhi, le fils du Premier ministre Indira, fait ainsi réprimer les populations récalcitrantes[17], tandis que Deng Xiaoping met en œuvre, en 1979, la « politique de l'enfant unique ».

Ces deux pays, les plus peuplés du XXe siècle, ont en effet eu massivement recours à la contraception, à l'avortement et à la stérilisation afin de limiter la croissance de leur population. Ainsi, dans le canton chinois de Linyi (province de Shandong), une campagne de stérilisations et d'avortements forcés a affecté 7 000 femmes en 2005 [réf. nécessaire]. Les fonctionnaires du planning familial ont voulu rectifier de force les mauvais chiffres de la natalité dans cette région. Le sommet est atteint en 1983, avec plus de 50 millions de personnes concernées, par des moyens très divers (16 millions de femmes stérilisées et 4 millions d'hommes ; 14 millions d’avortements ; 18 millions d’insertions de dispositifs intra-utérins) [17]. Dans certains cas, la contraception forcée a aussi été employée comme au Tibet.

La scolarisation, l'accès aux soins, l'augmentation de la durée du célibat des femmes et l'urbanisation réduisent la natalité. Dans de telles conditions, la plupart des populations adoptent un taux de natalité proche du taux occidental. En général, les politiques de contrôle des naissances auraient cependant eu un effet modéré, malgré les fonds engagés dans les années 1970[17]. Au Brésil, la baisse du taux de fécondité a ainsi eu lieu en l'absence de programme de planning familial, occasionné par la hausse du niveau d'éducation des femmes[17]. Ailleurs, elle a pu avoir eu lieu avant la mise en œuvre des politiques de contrôle des naissances[17].

Les méthodes de contraception [modifier]

De nombreuses méthodes de contraception sont utilisées par les humains depuis la nuit des temps. L'efficacité et la facilité d'utilisation varient grandement.

Les méthodes de contraception peuvent se décliner en plusieurs catégories :

Les méthodes dites naturelles ne sont parfois pas considérées comme des moyens de contraception. Cela dit, elles entrent dans la définition donnée par l'OMS comme « méthodes ou procédures permettant de diminuer la probabilité de conception » et semblent donc à ce titre avoir leur place dans cet article.

Pour mémoire, les pratiques sexuelles excluant la pénétration vaginale telles que la sodomie, la fellation ou la masturbation réciproque, ne conduisent normalement pas à une fécondation, mais il n'est pas exclu que du sperme entre accidentellement en contact avec le vagin.

Il existe de plus deux moyens de contraception dits « d'urgence », à savoir la pilule du lendemain (qui en fait, combine les actions contraceptive et contragestive) et la pose d'un DIU.

Jusqu'aux années 1960, la contraception était pratiquement exclusivement mécanique. Elle est devenue massivement médicale avec l'apparition des traitements hormonaux (« la pilule »).

Politiques de contrôle des naissances par pays [modifier]

En France [modifier]

Ayant une population moindre que l'Allemagne, la France applique une politique nataliste au début du XXe siècle. Gabriel Giroud, le gendre du néo-malthusien Paul Robin, publie en 1911 un ouvrage sur la contraception et distribué à 250 000 exemplaires[4]. Dans les années 1920, les revendications des associations féministes privilégient la lutte politique pour le droit de vote au droit à la contraception, favorisant indirectement cette politique nataliste[20]. Suite à la saignée démographique de la Première Guerre mondiale, la chambre bleue horizon, qui condamne l'avortement et la contraception, interdit par la loi du 31 juillet 1920 le militantisme anticonceptionnel[21]. Cette politique sera poursuivie tout au long de la Troisième République, puis sous Vichy. Les réformes du droit de la famille dans les années 1960 y mettront un terme relatif, grâce notamment à la lutte du docteur Lagroua Weill-Hallé[22].

Le 8 mars 1956, l'association Maternité heureuse se crée, elle militera pour donner accès à la contraception aux françaises et pour l'abolition de la loi de 1920.

L'année 1961 connaîtra, en mars, la condamnation de « tout procédé contraceptif ou moyen stérilisant qui a pour but d'entraver la venue au monde des enfants », par l'Assemblée des cardinaux et archevêques de France. Puis en juin, l'ouverture du premier Centre de planification à Grenoble par Henri Fabre, ainsi qu'un second à Paris en octobre.

En 1967, la Loi Neuwirth vient abroger la loi de 1920, autorisant ainsi la contraception, qui ne sera remboursée qu'en 1975 avec la loi Veil.

Seules 5 % des Françaises âgées de 18 à 45 ans n’utilisent aucune méthode contraceptive, et plus des deux tiers des grossesses non-désirées interviennent chez des femmes qui déclarent utiliser un moyen contraceptif[23]. Alors que l'âge du premier rapport sexuel ne bouge pas depuis 20 ans (17 ans en moyenne), l'âge moyen d'une mère à la naissance de son premier enfant augmente sans cesse (26,5 ans en 1977 à près de 30 ans en 2004)[24]. En 2000, la pilule est utilisée par 60 % des femmes de 20 à 44 ans ; le stérilet, par 23 % d'entre elles[réf. nécessaire].

Enjeux et prises de positions [modifier]

De par ses implications sur la population, la contraception est un enjeu philosophique, religieux et politique majeur, sujet à polémique (voir aussi les polémiques sur l'interruption volontaire de grossesse).

La contraception a longtemps été considérée comme indésirable, et parfois interdite, chaque humain supplémentaire étant considéré comme une richesse et les rapports sexuels en tant que plaisir étant considérés parfois comme honteux et réprimables. Au XXe siècle, les mouvements de libération sexuelle occidentaux ont fait évoluer cette perception. La contraception est maintenant souvent perçue comme un moyen de maîtrise individuelle de la fécondité et de la reproduction permettant l'épanouissement individuel.

Certains groupes religieux refusent l'usage de la contraception. Les autorités musulmanes et protestantes n'ont pas adopté de position unique.

Le catholicisme défend l'idée de respecter l'ordre naturel. L'Église s'oppose à l'usage de toute contraception artificielle, et invite ses fidèles à contrôler les naissances par les méthodes de planification familiale naturelle, qui respectent pleinement l'équilibre des cycles de la Femme.

En 1930, le pape Pie XI interdit ainsi toutes méthodes artificielle qui entraverait la possibilité de la procréation[25]. Vingt et un ans après, Pie XII recommande l'abstinence sexuelle périodique, ainsi que la régulation des naissances pour raisons économiques, sociales ou médicales.

Le 29 juillet 1968, l'encyclique Humanae Vitae[26] de Paul VI condamne l'utilisation de la pilule contraceptive et de toute régulation artificielle des naissances. Elle prône en revanche une paternité responsable qui peut avoir recours à des méthodes (dites naturelles) de régulation des naissances. Le Catéchisme de l'Église Catholique rappelle que « le plaisir et la joie dans la sexualité sont des dons de Dieu destinés aux époux »[27]. La régulation des naissances doit cependant se faire dans un cadre de liberté et de volonté, d'amour et de respect des époux, via l'abstinence aux périodes fécondes.

Notes et références [modifier]

  1. Définition de l'organisation mondiale de la santé.
  2. Arnaud Regnier-Loilier, Avoir des enfants en France : Désirs et réalités, INED, 2007 [lire en ligne], p. 18 
  3. (en) S. Boyd Eaton, The Paleolithic Lifestyle and Prevention of Chronic Disease, Henry Stewart Talks, 2007 
  4. a, b, c et d Hervé Le Bras, « Maîtrise des naissances : vie privée et défi planétaire », Concordance des temps, France-Culture, émission du 9 mars 2013, 8 minutes 30 sec
  5. Nathalie Guiol. Les tribulations du vase sacré : une histoire de la contraception et de l'avortement vue du côté des femmes. Mouvement français pour le planning familial, 1999.
  6. Procreation and Contraception By Rabbi Ronald H. Isaacs
  7. Mishna Yevamot 6:6
  8. Traité de gynécologie et d'obstétrique de Soranos d'Éphèse au IIe siècle
  9. Michel Porret, Crime, Histoire et Sociétés, Librairie Droz, 2001, p. 132
  10. Y Renouard, Conséquences et intérêt démographiques de la Peste noire de 1348 Population (French Edition), 1948 - JSTOR
  11. (en) John M. Riddle, Eve's herbs : a history of contraception and abortion in the West, Harvard University Press, 1997 [lire en ligne], p. 169–207 
  12. Louis Henry, Anciennes familles genevoises. Étude démographique : XVIe- XXe siècle, Presses universitaires de France, 1956, 232 p. 
  13. Louis Henry, « La fécondité naturelle. Observation, théorie, résultats », Population, vol. 16, no 4, 1961, p. 625-636 [texte intégral] 
  14. Parfois assimilée à la fécondité physiologique qui est évaluée à 13-14 enfants par femme
  15. Étude de Johann Peter Süssmilch, auteur du premier traité de démographie, L'Ordre divin dans les changements du genre humain, prouvé d'après la naissance, la mort, et la propagation de l'espèce, 1741.
  16. Arnaud Regnier-Loilier, op. cité, p.16-17
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Paul-André Rosental, La biopolitique à l’épreuve de la croissance démographique mondiale, La Vie des idées, 26 juin 2009 (à propos de Matthew Connelly, Fatal Misconception : The Struggle to Control World Population, Harvard University Press, 2008)
  18. Population Matters: Demographic Change, Economic Growth, and Poverty in the Developping World, éditeurs Nancy Birdsall, Allen C. Kelley and Steven Sinding, Oxford University Press, 2001, ISBN 0-19-924407-3
  19. Population Matters, p. 6
  20. Christine Bard, Les Filles de Marianne. Histoire des féminismes. 1914-1940, Fayard, 1995, 528 p. 
  21. Légifrance - Loi ordinaire du 31 juillet 1920
  22. Dr Lagroua Weill-Hallé, La Contraception et les Français, Maloine, 1967, 240 p. 
  23. Étude Cocon, menée en 2000 par l’INSERM et l’Institut national d’études démographiques
  24. Baromètre santé 2005
  25. Pie XI, Encyclique Casti Connubii
  26. Paul VI, Encyclique Humanae Vitae
  27. Catéchisme de l'Église Catholique - N°496. Quelle signification a l’acte conjugal ?
Notes
  1. The new findings suggest more strongly than before that past high fertility in poor countries has been a partial cause to the persistency of poverty - both for poor families that are large and via the kind of economy-wide effects that Malthus theorized about, for poor family even if they are small.

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Liens externes [modifier]