Machaon (papillon)

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'Papilio machaon'

Le Machaon ou Grand porte-queue (Papilio machaon) est un insecte lépidoptère de la famille des Papilionidae, de la sous-famille des Papilioninae et du genre Papilio.

Historique et dénomination[modifier | modifier le code]

L'espèce Papilio machaon a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758[1]. La localité type est la Suède.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Le Machaon se nomme Schwalbenschwanz en allemand, Swallowtail en anglais, Koninginnepage en néerlendais, Macaón en espagnol et Macaone en italien.

Génétique et évolution de l'espèce[modifier | modifier le code]

Le machaon est présent dans toute la France métropolitaine depuis le paléolithique[2].

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Liste des sous-espèces

Plus de cent sous-espèces ont été décrites, un certain nombre sont des synonymes:

  • Papilio machaon ssp annae (Gistel)
  • Papilio machaon ssp archias (Fruhstorfer, 1907)
  • Papilio machaon baijangenis (Huang & Murayama)
  • Papilio machaon ssp bairdii (Edwards, 1866)
  • Papilio machaon ssp birmanicus (Rothschild, 1908)
  • Papilio machaon ssp britannicus (Seitz, 1907)
  • Papilio machaon chishimana (Matsumura, 1928)
  • Papilio machaon chinensis (Verity, 1905)
  • Papilio machaon ssp gorganus (Fruhstorfer, 1922)
  • Papilio machaon hudsonianus (Clark, 1932)
  • Papilio machaon ssp kamtschadalus (Alphéraky, 1897)
  • Papilio machaon kunkalaschani (Eller, 1939)
  • Papilio machaon ssp montanus (Alphéraky, 1897)
  • Papilio machaon muetingi (Seyer, 1976)
  • Papilio machaon ssp neochinensis (Sheljuzhko)
  • Papilio machaon ssp oregonius (Edwards, 1876)
  • Papilio machaon ssp sikkimensis (Moore, 1884)
  • Papilio machaon ssp suroia (Tytler, 1939)
  • Papilio machaon ssp sylvinus (Hemming)
  • Papilio machaon ssp taliensis (Eller, 1939)
  • Papilio machaon ssp verityi (Fruhstorfer, 1907)

Le Machaon présente aussi des variétés:

  • Papilio machaon var. aliaska (Scudder, 1869)
  • Papilio machaon var. asiatica (Ménétriés, 1855) ou Papilio machaon sphyrus (Rothschild, 1895)
  • Papilio machaon var. aurantiaca (Speyer)
  • Papilio machaon var. centralis (Staudinger, 1886)
  • Papilio machaon var. hippocrates (C. & R. Felder, 1864)
  • Papilio machaon var. mauretanica (Blachier, 1908) ou Papilio machaon mauretanica (Verity, 1905)
  • Papilio machaon var. micado Pagenstecher, 1875;
  • Papilio machaon var. marginalis Robbe, 1891
  • Papilio machaon var. niger (Reuti 1898)
  • Papilio machaon var. nigrofasciata (Rothke)[3]

Description[modifier | modifier le code]

Le Machaon est un grand papillon de forme vaguement triangulaire possédant une queue, d'une envergure de 30 à 50 mm et reconnaissable à ses grands vols planés.

Les ailes ont un fond jaune clair. Elles présentent des dessins noirs et une bordure noire ornée de macules bleues et une macule rouge à l'aile postérieure.

Chenille et chrysalide[modifier | modifier le code]

Les œufs sont pondus isolément sur les feuilles de la plante nourricière (ombellifères). L'éclosion s'effectue environ une semaine après la ponte. Le développement larvaire dure à peu près un mois.

La chenille du Machaon a une activité diurne; elle est visible de mai à juillet puis d'août à octobre[4]. Quand on l'inquiète, elle fait saillir son osmeterium orangé (glande odorante qui éloigne les prédateurs). La chrysalide est entourée d'une ceinture de soie. Selon les saisons, le stade nymphal dure trois semaines ou tout l'hiver. Les imagos qui hivernent, peuvent s'observer de mars à septembre.
Comme le monarque[5]

Biologie[modifier | modifier le code]

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Le Machaon hiverne à l’état de chrysalide, certains imagos hiverneraient aussi.

Il vole et se reproduit de fin mars à septembre et deux ou trois générations se succèdent pendant cette période (mais une seule en montagne et au nord de son aire de répartition).

Il a une tendance dispersive à la limite de la migration[6].

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Les plantes hôtes de sa chenille sont diverses ombellifères ou apiacées, notamment le fenouil, l'aneth, le persil, la carotte ; le Citrus en Orient et la rue fétide (Ruta graveolens) en Europe.

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

Cette espèce possède une vaste aire de répartition couvrant pratiquement tout l'hémisphère nord tempéré, elle se rencontre en Europe, en Afrique du Nord, dans les régions tempérées de l'Asie et au Japon ainsi qu'en Amérique du Nord. En raison de changements climatiques, ce grand papillon diurne est arrivé à Montréal en 2012. Il est présent dans toute l'Europe mais semble se raréfier en Europe centrale. Il est absent de l'Irlande, et dans la Grande-Bretagne il est très rare et on le trouve seulement dans The Broads en Norfolk.

Le machaon est présent dans tous les départements de France métropolitaine[7]

Biotope[modifier | modifier le code]

Il affectionne les prairies fleuries, au moins jusqu'à 1 800 m, les zones humides où croissent ses plantes hôtes[6].

Le machaon serait friand d'une plante, l'Asclepias contenant des molécules toxiques pour les prédateurs et les oiseaux[8].

Protection[modifier | modifier le code]

Il est protégé en Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Moldavie et dans certaines régions d'Autriche (Carinthie, Haute-Autriche, Vorarlberg) et d'Allemagne (Bade-Wurtemberg, Bavière,Saxe-Anhalt).

Il est déclaré vulnérable en Corée du Sud et noté sur le Red Data Book en Russie. En Inde Papilio machaon 'verityi est protégé.

Philatélie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Ce papillon figure sur une émission de la République démocratique allemande de 1964 (valeur faciale : 20 p.), d'Allemagne de 1991, de Moldavie, d'Union Soviétique et du Luxembourg, sorti le (valeur faciale : 0,35 €).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Linnaeus, 1758; Syst. Nat. (Edn 10) 1 : 462
  2. INPN archeologie
  3. Butterfly corner
  4. papillons du Poitou-Charentes
  5. PJBernard - www.laplanetedesinsectes.net
  6. a et b Tom Tolman et Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé,‎ 1997 (ISBN 978-2-603-01649-7)
  7. lepinet
  8. Les vertus des plantes page 13, Jean-Marie Pelt, 2005

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michael Chinery (trad. Patrice Leraut), Photoguide des papillons d'Europe, Delachaux et Niestlé, coll. « Les photo-guides du naturaliste »,‎ 1998, 676 p. (ISBN 978-2-603-011140).
  • D.J. Carter & B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Delachaux & Niestlé, Paris 2001, 311 p. (ISBN 978-2-603-00639-9) (DL février 2005).