Organisation de coopération et de développement économiques

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Organisation de coopération et de développement économiques
Carte de l'organisation
  •      États fondateurs (1961)
  •      Autres États membres

Devise : « Des politiques meilleures pour une vie meilleure »

Création 16 avril 1948 : OECE
30 septembre 1961 : OCDE
Siège Drapeau de la France Château de la Muette (Paris)
Coordonnées 48° 51′ 43″ N 2° 16′ 11″ E / 48.861944, 2.26969448° 51′ 43″ N 2° 16′ 11″ E / 48.861944, 2.269694  
Langue(s) Français et anglais
Membre(s) 34 pays
Secrétaire général Drapeau du Mexique José Angel Gurria
Site web www.oecd.org

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L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE, en anglais Organisation for Economic Co-operation and Development, OECD) est une organisation internationale d’études économiques, dont les pays membres — des pays développés pour la plupart — ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché. Elle joue essentiellement un rôle d’assemblée consultative[1].

L’OCDE a succédé à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) issue du plan Marshall et de la Conférence des Seize (Conférence de coopération économique européenne) et qui a existé de 1948 à 1960. Son but était l'établissement d'une organisation permanente chargée en premier lieu d'assurer la mise en œuvre du programme de relèvement commun (le plan Marshall), et, en particulier, d'en superviser la répartition[2].

En 2010, l’OCDE compte 34 pays membres, regroupe plusieurs centaines d’experts dans ses centres de recherche à Paris (le siège est au château de la Muette) et publie fréquemment des études économiques — analyses, prévisions et recommandations de politique économique — et des statistiques, principalement concernant ses pays membres.

Pays membres[modifier | modifier le code]

Pays Date d'adhésion[3] Zone géographique Note
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 27 septembre 1961 Europe Membre fondateur[4]
Drapeau de l'Australie Australie 7 juin 1971 Océanie
Drapeau de l'Autriche Autriche 29 septembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Belgique Belgique 13 septembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau du Canada Canada 10 avril 1961 Amérique du Nord Membre fondateur[5]
Drapeau du Chili Chili 7 mai 2010 Amérique du Sud
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 12 décembre 1996 Asie
Drapeau du Danemark Danemark 30 mai 1961 Europe Membre fondateur[5].
Drapeau de l'Espagne Espagne 3 août 1961 Europe Membre fondateur[6]
Drapeau de l'Estonie Estonie 9 décembre 2010 Europe
Drapeau des États-Unis États-Unis 12 avril 1961 Amérique du Nord Membre fondateur[5]
Drapeau de la Finlande Finlande 28 janvier 1969 Europe
Drapeau de la France France 7 août 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Grèce Grèce 27 septembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Hongrie Hongrie 7 mai 1996 Europe
Drapeau de l'Irlande Irlande 17 août 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de l'Islande Islande 5 juin 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau d’Israël Israël 7 septembre 2010 Asie
Drapeau de l'Italie Italie 29 mars 1962 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau du Japon Japon 28 avril 1964 Asie
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 7 décembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau du Mexique Mexique 18 mai 1994 Amérique du Nord
Drapeau de la Norvège Norvège 4 juillet 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 29 mai 1973 Océanie
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 13 novembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Pologne Pologne 22 novembre 1996 Europe
Drapeau du Portugal Portugal 4 août 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 14 décembre 2000 Europe
Drapeau de la Slovénie Slovénie 21 juillet 2010 Europe
Drapeau de la Suède Suède 28 septembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la Suisse Suisse 28 septembre 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 2 mai 1961 Europe Membre fondateur[5]
Drapeau de la République tchèque République tchèque 21 décembre 1995 Europe
Drapeau de la Turquie Turquie 2 août 1961 Asie Membre fondateur[5]

Le 14 décembre 1960, vingt pays ont signé la Convention relative à l’Organisation de coopération et de développement économiques. Depuis lors, quatorze autres pays ont adhéré à l’OCDE qui comprend ainsi quasiment tous les pays développés et démocratiques du monde. L’ensemble formé par ces pays représente 80 % du PNB mondial en 2009[7].

Élargissements envisagés[modifier | modifier le code]

Il a été décidé d’ouvrir en mai 2007 les négociations avec cinq pays : le Chili, l’Estonie, Israël, la Fédération de Russie et la Slovénie, en vue de leur adhésion à l’OCDE, et de renforcer la coopération de l’OCDE avec l’Afrique du Sud, le Brésil, la République populaire de Chine, l’Inde et l’Indonésie, dans le cadre de programmes d’engagement renforcé en vue de leur adhésion éventuelle[8].

Le Chili est devenu membre de l'OCDE le 11 janvier 2010[9]. L’Estonie et la Slovénie sont admises le 27 mai 2010. Israël est admis le même jour en ayant intégré dans son dossier d'adhésion un "territoire économique israélien" composé non seulement du territoire d'Israël mais aussi des territoires Palestiniens occupés par Israël tels que Jérusalem-Est et le plateau du Golan[10], ce qui a provoqué une vive polémique.

Dans un plus lointain avenir, priorité sera donnée à l’élargissement vers les pays de l’Asie du Sud-Est[11].

Lors du sommet ministériel du 30 mai 2013, l'organisation décide l'ouverture de négociations avec la Lettonie et la Colombie. Il est décidé aussi que des négociations d'adhésion pourront être ouvertes en 2015 avec le Costa Rica et la Lituanie[12].

Lors de la réunion de son conseil de gouvernance du 12 mars 2014, l' OCDE a annoncé avoir suspendu provisoirement le processus d'adhésion de la Russie et vouloir renforcer la coopération avec l'Ukraine[13].

Le relais de l'O.E.C.E.[modifier | modifier le code]

Fondée en 1948 pour mettre en place le plan Marshall, l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) voit son rôle économique diminuer lorsque celui-ci arrive à son terme, en 1952. L'OCDE qui lui succède en 1960/61 se tourne vers les études économiques et s'élargit au-delà de la dimension européenne, en ajoutant aux 19 membres européens, les États-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, puis en 1964, le Japon[14].

En plus de l’approfondissement de sa structure interne, l’OCDE a progressivement créé différentes agences rattachées : le Comité d’Aide au Développement de l’OCDE (CAD, 1961), l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN, 1972), l’Agence internationale de l’énergie (AIE, en 1974, à la suite du premier choc pétrolier), le Groupe d’action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI, 1989). Par ailleurs, le Centre de Développement de l’OCDE[15] assure l’interface entre l’OCDE et les pays en développement depuis 1962.

Organisation[modifier | modifier le code]

La structure interne de l’OCDE se divise en douze branches ; environ 2 500 personnes travaillent pour l’OCDE[16]. Les domaines d’étude sont séparés en six grands thèmes[17] :

Une promotion du libéralisme[modifier | modifier le code]

L’OCDE encourage le libre-échange et la concurrence pour favoriser l’innovation et les gains de productivité. Pour lutter contre le chômage, l’OCDE recommande notamment la flexibilisation du marché du travail[18].

La conception économique de l’OCDE, si elle se veut surtout pragmatique – elle préconise les politiques qui, de son point de vue, ont donné les meilleurs résultats au sein des pays membres[19]–, se rapproche des arguments du libéralisme économique et entre souvent en opposition avec certains principes keynésiens.

Ainsi, tout en soulignant les ajustements indispensables et la nécessité de protéger les employés, et pas seulement les emplois, elle encourage la mondialisation économique et l’ouverture des marchés[20].

Pour établir ses études économiques, l’OCDE s’appuie sur sa base de données économiques, une des plus fournies au monde.

Études et publications[modifier | modifier le code]

L’OCDE publie des rapports périodiques spécialisés, ainsi que des rapports ponctuels pour certains domaines, des données statistiques, des études-pays, et des documents de travail (working papers, au contenu plus technique).

Au total, l’OCDE publie entre 300 et 500 rapports chaque année en anglais. La plupart sont traduits en français (le français est l’une des deux langues officielles de l’OCDE).

Tous les résumés et une partie importante des rapports complets sont disponibles gratuitement en ligne sur iLibrary et sur la boutique en ligne.

La collection de Bibliothèque & Archives comprend les documents et publications du Comité de Coopération Économique Européenne (CCEE), de l’Organisation Européenne de Coopération Économique (OECE) et de l’OCDE, de 1947 à nos jours. Les chercheurs externes peuvent venir consulter sur place les publications et les documents d’archives de l’OCDE sur rendez-vous : www.oecd.org/libraryandarchives

Rapports périodiques[modifier | modifier le code]

Le château de la Muette, siège de l’OCDE.

Les rapports les plus connus de l’OCDE sont publiés à intervalles réguliers (souvent annuellement). Ils mènent chaque année une revue exhaustive de la situation actuelle de tous les pays de l’OCDE, dans un domaine particulier. On compte principalement : (confère liste des rapports annuels et liste des périodiques)

  • les Perspectives économiques de l’OCDE (OECD Economic Outlook)
    • bisannuel. Il contient les prévisions économiques et des analyses de la situation économique des pays membres. dernier numéro
  • les Perspectives de l’emploi de l’OCDE (OECD Employment Outlook)
  • les Regards sur l’éducation (Education Outlook)
  • Les Principaux indicateurs économiques de l’OCDE (OECD Main Economic Indicators)
    • mensuel. Large sélection d’indicateurs statistiques. lien
  • Le Panorama des statistiques de l’OCDE (OECD Factbook), annuel (nombreuses variables économiques).
  • L’OCDE en chiffres (OECD in Figures)
    • annuel (suspendu 2010)
  • L’Observateur de l’OCDE (OECD Observer)
  • Données OCDE sur l’environnement, tous les deux ans.
  • Les Perspectives des communications de l’OCDE (OECD Communications Outlook) lien et les Perspectives des technologies de l’information de l’OCDE (OECD Information Technology Outlook) lien (un chaque année par rotation).

Études-pays[modifier | modifier le code]

L’OCDE publie, pour chacun de ses pays membres, tous les deux ou trois ans, une « étude-pays », revue exhaustive de la situation économique du pays, des recommandations de politique économique et le bilan des réformes passées[21].

Pour la France, par exemple, une étude-pays a été publiée en mars 2013[22].

Rapports spécialisés[modifier | modifier le code]

En plus des rapports périodiques, l’OCDE mène régulièrement des études sur différents thèmes « à la pointe » de la recherche empirique en économie.

En particulier, l’OCDE est à l’origine du modèle pression-état-réponse, qui vise à modéliser la réponse des organismes aux pressions environnementales. Ce modèle a été élargi par la suite à d’autres domaines.

Le Manuel d'Oslo[modifier | modifier le code]

Le Manuel d'Oslo[23] de l'OCDE rassemble les « principes directeurs proposés pour le recueil et l'interprétation des données sur l'innovation ».

Domaines particuliers[modifier | modifier le code]

Lutte contre la corruption[modifier | modifier le code]

L’OCDE est à la pointe en matière de lutte contre la corruption. Elle a créé en 1996 la Convention de l’OCDE contre la corruption[24], qui a été adoptée en 1997. Le groupe multidisciplinaire sur la corruption (GMC) a été mis en place dans ce but.

Son indépendance relative par rapport à ses pays membres lui permet d’y souligner les dangers de corruption ; l’OCDE a par exemple critiqué le Royaume-Uni en 2007 dans l’affaire BAE[25].

Protection de l'investissement[modifier | modifier le code]

L’OCDE joue un rôle important dans une tentative de règlementation multilatérale de la protection de l’investissement. De 1995 à 1998 un forum de négociations a permis la création de l’accord multilatéral sur les investissements (accord AMI, ou en anglais multilateral agreement on investment), qui sert de modèle aujourd’hui à beaucoup d’accords bilatéraux. De tels accords n’existent aujourd’hui essentiellement qu’au niveau bilatéral (les TBI : traités bilatéraux d’investissement), que des États établissent entre eux lorsqu’ils en sentent le besoin (par exemple : l’accord entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement des Émirats arabes unis concernant la promotion et la protection réciproque des investissements RS 0.975.232.5).

Les principes directeurs pour le traitement de l’investissement étranger élaborés en 1992 au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) constituent une autre source d’inspiration pour la rédaction d’accords sur la protection de l’investissement.

Au niveau international il a été jusqu’à maintenant difficile de trouver un consensus. L’ONU (plus précisément la CNUCED) pourrait jouer un rôle, cependant, les États se méfient de l’ONU en ce qui concerne le droit international économique (vu que chaque pays, riche ou pauvre, a le même poids).

Quant à l’OMC (en 2001 à Singapour ou 2004 à Genève), aucun accord n’a pu voir le jour en son sein ; l’OMC continue donc aujourd’hui à réglementer les domaines du commerce, des services et de la propriété intellectuelle (ce qui est déjà considérable) sans s’occuper de la protection et du développement de l’investissement au niveau international. Malgré tout, les espoirs portent quand même sur cette organisation qui pourrait s’attaquer à ce chantier dans les années à venir.

Liste des pays non coopératifs selon l'OCDE[modifier | modifier le code]

L’OCDE publie une « liste noire » des pays non coopératifs pour l’échange d’informations fiscales et pour la transparence.

Article détaillé : Paradis fiscal selon l’OCDE

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Économiste en chef[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

L’OCDE, comme certaines autres organisations internationales, est critiquée par le mouvement altermondialiste. On lui reproche de faire la promotion active du libéralisme économique et d'être un des piliers du néolibéralisme. Ces mêmes critiques pointent notamment son rôle dans les négociations secrètes de l'Accord multilatéral sur les investissements[26].

Serge Halimi, directeur du Monde diplomatique, relève dans son essai politique Le Grand Bond en arrière (2004, réédité en 2006 et 2012) que l'« étude sur l'emploi » réalisée par l'OCDE en 1994, dont les conclusions ont largement inspiré des politiques publiques libérales telles que la baisse des charges patronales en France ou l'Agenda 2010 en Allemagne, « fut échafaudée sur la base de comparaisons statistiques notoirement peu fiables, de réfutations désinvoltes et d’occultations délibérées »[27]. L’étude en question, bien que reposant exclusivement sur des comparaisons statistiques entre pays membres, était cependant accompagnée d’une note expliquant que les données utilisées « ne se prêtent pas à des comparaisons internationales car elles renvoient à des particularités institutionnelles propres au pays considéré ». Pour Serge Halimi, « incidemment, cette phrase permettait d’absoudre les Etats occidentaux qui transformaient davantage que les autres leurs agences de l’emploi en machines à radier les chômeurs ou à oublier de les recenser » [28].

En 1996, l'OCDE publie un nouveau rapport[29] dont les conclusions donnent le Royaume-Uni comme pays le plus compétitif, et ce malgré sa balance commerciale lourdement déficitaire. Ce résultat a été obtenu grâce à une méthodologie très contestable, consistant à ne prendre en compte que des variable telles que l' « ouverture de l'économie », le « développement des marchés financiers », la « flexibilité du marché du travail », ou encore l' « évitement du coût social de l'emploi » ; auprès d'un échantillon composé de deux mille chefs d'entreprise. Serge Halimi en conclut que « le serpent se mort la queue : il postule que pour être compétitif, il faut adopter des recettes libérales ; il interroge ensuite des chefs d'entreprise sur la quantité de libéralisme de leur nation, puis conclut de leur réponse que chaque pays doit libéraliser un peu plus son économie afin d'améliorer sa compétitivité... »[30].

Dans ce même livre, Serge Halimi propose ironiquement de dissoudre l'OCDE, en lui appliquant l'austérité qu'elle impose aux Etats[31].

Selon Raoul-Marc Jennar, essayiste anti-libéral, l’OCDE constitue un « véritable bureau d’études des pays industrialisés, qui propage la doctrine néolibérale, juge les politiques des États membres et propose des accords orientés dans le sens d’un dépérissement des pouvoirs publics et d’une autonomie des acteurs privés »[32].

De son côté, l’historienne Chloé Maurel estime que, comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’OCDE se distingue des organisations comme l’Organisation des Nations unies (ONU), car, contrairement à cette dernière, ce n’est pas une organisation démocratique et universelle. En effet, alors que l’ONU rassemble pratiquement tous les pays du monde, l’OCDE n’en compte que trente-quatre, les plus riches et les industrialisés. En outre, alors que la première est fondée sur les valeurs universelles des droits de l’homme, l’OCDE se réclame des valeurs du libéralisme, politique et économique. De fait l’OCDE a succédé en 1960 à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), organisme créé en 1948 en Europe à l’initiative des États-Unis dans le cadre de la Guerre froide et de l’opposition au bloc communiste. Pour Chloé Maurel, comme son ancêtre l’OECE, l’OCDE a pour objectif principal de promouvoir l’économie de marché et le libre-échange, de diffuser le libéralisme économique et d’encourager dans le monde le développement du secteur privé (en particulier les intérêts des grandes firmes transnationales) au détriment des services publics[33].

En 2010, l’entrée d’Israël dans l’organisation[34] a suscité l’indignation de certains groupes, qui y ont vu un encouragement à l'annexion par Israël des colonies en Cisjordanie. Pour Nabil Chaath, ancien premier ministre palestinien, "Les États membres récompensent Nétanyahou [alors 1er ministre israélien] pour sa violation du droit international"[35].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) » sur l’Encyclopædia Britannica (version en ligne du 30 novembre 2008)
  2. OCDE
  3. « List of OECD Member countries - Ratification of the Convention on the OECD », Oecd.org (consulté le 2011-11-04)
  4. Adenauer und die Hohen Kommissare, Munich 1989, p. 465. Available here.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r « Organisation for European Economic Co-operation », Oecd.org (consulté le 2011-11-29)
  6. Julio Crespo MacLennan: Spain and the process of European integration, 1957-85, Basingstoke 2000, p. 31. Available here.
  7. rapport annuel [PDF], OCDE, 2009
  8. (en)Chair’s summary of the OECD Council at Ministerial Level, Paris, 15-16 May 2007 - Innovation: Advancing the OECD Agenda for Growth and Equity
  9. Le Chili devient le premier membre de l’OCDE en Amérique du Sud, OCDE
  10. L'admission d'Israël à l'OCDE contestée par les Palestiniens
  11. description, site officiel
  12. Conférence de presse du conseil annuel des ministres de 2013
  13. [1]
  14. historique sur le site officiel.
  15. site officiel
  16. (en)About OECD. Consulté le 9 juin 2008
  17. voir les thèmes détaillés : thèmes
  18. Par exemple : Réformes pour favoriser la croissance en France, OCDE, février 2007 [PDF]
  19. Best practice economics, en anglais.
  20. « Pour concrétiser tous les avantages nets de la mondialisation, il faut mettre en place des conditions-cadres appropriées, mais le risque existe que, confrontés aux aspects négatifs de la mondialisation, les décideurs publics ne tentent de freiner les réformes nécessaires pour profiter à plein des avantages. En fin de compte, ces actions restrictives alourdiraient les coûts d’ajustement, sans pour autant enrayer le processus de mondialisation lui-même.» Tirer le meilleur parti de la mondialisation [PDF], OCDE, 2006.
  21. Études de l’OCDE par pays
  22. étude France. Voir aussi : Étude succincte, 2005 [PDF]
  23. Manuel d'Oslo sur le site de l'OCDE
  24. site officiel
  25. « L’OCDE va procéder à un nouvel examen des efforts de lutte contre la corruption du Royaume-Uni », OCDE, 14 mars 2007.
  26. Le précédent de l’AMI Le Monde diplomatique, mars 2010
  27. The Independent, John Wells, 2 janvier 1994
  28. Le Grand Bond en arrière de Serge Halimi, 2004, pages 369-370
  29. World Economic Forum, The Global Competitiveness Report 1996, Genève 1996
  30. Le Grand Bond en arrière de Serge Halimi, 2004, pages 381-383
  31. Le Grand Bond en arrière de Serge Halimi, 2004, pages 378-379
  32. Raoul-Marc Jennar, Laurence Kalafatides, L’AGCS : quand les États abdiquent face aux multinationales, Paris, Raisons d’agir, 2007.
  33. Chloé Maurel, Géopolitique des impérialismes, Paris, Studyrama, 2009, p. 180.
  34. Patricia Lecomte, « Israël dorénavant membre de l’OCDE », Radio France internationale,‎ 28 mai 2010
  35. http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/05/11/israel-devient-membre-de-l-ocde-malgre-la-protestation-des-palestiniens_1349748_3234.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Bonvin et Christian Morrisson, L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », no 3405
  • Vincent Gayon, " Un atelier d’écriture internationale : l’OCDE au travail. Éléments de sociologie de la forme rapport », Sociologie du travail, no 51(3), 2009, p. 324-342.
  • Vincent Gayon, « Le crédit vacillant de l’expert. L’OCDE face au chômage dans les années 1990 et 2000 », Cultures & Conflits, no 75 (hiver), "Crises et Organisations internationales", 2009, p. 53-73.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]