Mouvement pour une meilleure Hongrie

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Jobbik Magyarországért Mozgalom
Image illustrative de l'article Mouvement pour une meilleure Hongrie
Logo officiel
Présentation
Président Gábor Vona
Fondation 24 octobre 2003
Siège Budapest
Drapeau de la Hongrie Hongrie
Vice-présidents Zoltán Balczó, Csaba Gyüre, Levente Murányi, Előd Novák, Tamás Sneider, Csanád Szegedi
Idéologie Ultra-nationalisme, Traditionalisme
Euroscepticisme
Anti-mondialisme, Antisionisme
Affiliation européenne Alliance européenne des mouvements nationaux
Couleurs Vert, argent et rouge
Site web www.jobbik.hu
Représentation
Députés
23 / 199
Députés européens
3 / 21

L'Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie (hongrois : Jobboldali Ifjúsági Közösség-Jobbik Magyarországért Mozgalom, Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie), communément appelé Jobbik, est un parti politique hongrois d'extrême droite fondé en 2003 et présidé par Gábor Vona[1].

Fondements idéologiques et philosophiques[modifier | modifier le code]

Le Jobbik plaide, au nom de la préservation de l'identité nationale, pour le retour des valeurs chrétiennes, de la famille et de l'autorité au cœur de l'action de l'État hongrois. Entretenant le souvenir de la période de régence de Miklós Horthy, le Jobbik se positionne explicitement contre le libéralisme politique et le communisme. Il rend le cosmopolitisme responsable des maux du pays et, selon des responsables catholiques et juifs, entretient un discours antisémite latent[2], et assimile l'élite intellectuelle et économique résidant à Budapest à des alliés objectifs des intérêts étrangers. Il revendique un certain provincialisme et fait de la protection de l'environnement et de l'agriculture hongroise des thèmes de campagne récurrents. Le Jobbik est à l'origine d'une milice rurale, la Garde hongroise.

Le Jobbik est favorable à la réunification de l'enseignement moral et de l'éducation religieuse. Il s'oppose également à l'avortement. Il est globalement défavorable à la construction européenne et à l'immigration tout en dénonçant le Traité de Trianon.

Contrairement à d'autres forces de la droite radicale en Europe, le Jobbik ne suit pas une politique pro-Israël[3]. Dans son ouvrage Né un 20 août paru en 2011, Gábor Vona décrit sa fascination pour l'Islam qui est à ses yeux un des derniers bastions du traditionnalisme [4] et « le dernier espoir de l’humanité dans les ténèbres du globalisme et du libéralisme »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 2003, le Jobbik se constitue en parti politique.
  • En 2004, le Jobbik ne participe pas aux premières élections européennes organisées en Hongrie, en raison de son opposition à l'adhésion de la Hongrie à l'Union européenne.
  • En avril 2006, il participe à une alliance de partis nationalistes (la « Troisième Voie »), avec le MIEP, pour les élections législatives. Ensemble, ils obtiennent 2,2 % des voix.
  • En août 2007, le Jobbik est à l'initiative de la constitution de la Garde hongroise, association de type plus ou moins para-militaire qui provoque un grand scandale en Hongrie. La Garde est dénoncée par le gouvernement et les partis de gauche, tandis que l'opposition conservatrice préfère rester silencieuse sur le sujet et que la Garde reçoit quelques soutiens de personnalités politiques (l'ancien ministre de la défense Lajos Für ou la député conservatrice Maria Wittner).
  • En janvier 2009, le Jobbik obtient 8,5 % des voix lors d'une élection législative partielle à Budapest.
  • En janvier 2009, Gabor Vona annonce que Mme Krisztina Morvai, un professeur réputé de droit des hommes et avocate féministe se présentera en tête de liste du parti aux élections européennes. Selon les sondages, si les élections avaient lieu « le dimanche suivant », K. Morvai obtiendrait entre 10 et 15 %.
  • En juin 2009, le parti d'extrême droite hongrois remporte trois des 22 sièges pour la Hongrie au Parlement européen (14,77 % des suffrages).

Quelques figures politiques[modifier | modifier le code]

  • Gábor Vona : président du Jobbik.
  • Krisztina Morvai : enseignante réputée de droit pénal, avocate féministe notamment engagée contre les violences conjugales, jadis employée par l'ONU dans le domaine des droits des femmes, elle a mené une enquête sur la situation des femmes en Palestine. Son mari, György Baló, est journaliste. K. Morvai s'est présentée en tête de la liste du Jobbik pour les élections européennes.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Organisation interne[modifier | modifier le code]

Structures associées[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jobbik est l'acronyme du mouvement lycéen et étudiant fondé en 1999 Jobboldali Ifjúsági Közösség (Communauté de la jeunesse de droite) devenu parti politique en 2003, et signifie également « le meilleur » en hongrois
  2. Juifs et Chrétiens s'inquiètent de la montée de l'extrême-droite en Hongrie, dans Radio Vatican le 27/04/2012, [lire en ligne]
  3. Béatrice Giblin, L'extrême droite en Europe, La Découverte, 2011, p.61
  4. Béatrice Giblin, L'extrême droite en Europe, La Découverte, 2011, p.63
  5. Une extrême droite qui n’exècre pas l’islam, Le Monde diplomatique, avril 2014
  6. (en) AENM Press Conference in Brussels, site officiel du Mouvement pour une meilleure Hongrie, 11 novembre 2009. Consulté le 6 février 2010.
  7. « Le Parlement hongrois vire très à droite », TSR.ch, 25 avril 2010
  8. Triomphe électoral pour Viktor Orban en Hongrie, lematin.ch, 7 avril 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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