Attila József

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Dans le nom hongrois József Attila, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français Attila József, où le prénom précède le nom.

Attila József

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Statue d'Attila József à Budapest, près du Parlement hongrois.

Naissance 11 avril 1905
Ferencváros, Budapest
Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 3 décembre 1937 (à 32 ans)
Balatonszárszó
Hongrie Royaume de Hongrie
Langue d'écriture Hongrois
Genres Poésie
Distinctions Prix Kossuth, à titre posthume (1948)
Statue d'Attila József à Szeged.
Monument commémoratif à Balatonszárszó.

Attila József (en hongrois József Attila [ˈjoː.ʒɛf ˈɒ.til.lɒ ]), né le 11 avril 1905 à Budapest et mort le 3 décembre 1937 à Balatonszárszó au bord du lac Balaton, est un poète hongrois. Poète de la révolte, son poème De l'air !, écrit avant la Seconde Guerre mondiale pendant le régime dictatorial de Horthy, fut repris par les Hongrois en octobre 1956, et a fait la première page de la revue estudiantine Po Prostu en 1956[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Áron József, ouvrier dans l'industrie savonnière d'origine roumaine, et d'une paysanne hongroise Borbála Pőcze, il est né à Ferencváros, un quartier pauvre de Budapest. Il avait deux grandes sœurs : Eta et Jolán. Il n'avait que trois ans quand son père abandonna sa famille. Ils vécurent dans l'extrême pauvreté : sa mère pouvait à peine s'occuper de ses trois enfants et payer la location du petit appartement où ils vivaient. Elle confia Etelka et Attila à des parents adoptifs du village d'Öcsöd, où ce dernier travailla dans une ferme. Là-bas, son père adoptif ne respectait pas même son prénom et l'appelait 'Pista'. Les conditions de vie y étaient si médiocres qu'il s'enfuit pour retrouver sa mère à Budapest.

Sa mère mourut en 1919, à 43 ans. Après cela son beau-frère Ödön Makai, avocat et époux de sa sœur Jolán, le prit en charge et lui offrit des études dans un bon lycée. Plus tard il fut reçu à la Faculté des lettres de l'université de Szeged - son rêve était de devenir enseignant - mais il s'en détourna à cause d'un conflit avec un professeur scandalisé par la provocation de l'un de ses poèmes. Selon Armand Robin, poète et traducteur, József « fut en butte à toutes sortes de persécutions, puis fut exclu du parti communiste hongrois pour crime d'"idéalisme"[2]. »

À partir de ce moment, il essaya de se prendre en charge lui-même grâce au peu d'argent qu'il gagnait en publiant ses poèmes. Il commença à montrer des signes de schizophrénie et fut soigné par des psychiatres. Il ne se maria jamais, mais tombait fréquemment amoureux de ses compagnes.

Il mourut le 3 décembre 1937 à l'âge de 32 ans, à Balatonszárszó, écrasé par un train. Un mémorial est érigé non loin de l'endroit où il décéda. La thèse généralement acceptée est celle du suicide ; certains considèrent cependant que sa mort fut accidentelle[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • József Attila Párizsban / Attila József à Paris (ISBN 963-9352-80-2)
  • A semmi ágán / Aux branches du néant : Poèmes d'Attila József (ISBN 963-472-923-1)
  • Dans cette banlieue : 50 poèmes hongrois du XXe siècle – A város peremén: egy évszázad félszáz magyar verse franciául (ISBN 963-218-157-3)
  • Complainte tardive (ASIN 2911914309)
Traductions françaises
  • Le Miroir de l'autre, trad. Gábor Kardos, bilingue, collection Orphée, La Différence, 1997. (ISBN 9232030985)
  • Aimez-moi, L'Œuvre poétique, sous la direction de G. Kassai et J.-P. Sicre, Phébus, 2005 (ISBN 2-85940-588-7)
  • À cœur pur, Poésie rock, livre-CD, trad. de Kristina Rady[4] / CD : voix de Denis Lavant et Zsolt Nagy sur des musiques de Serge Teyssot-Gay, Le Seuil, 2008
  • Ni père ni mère, trad. Guillaume Métayer, Sillage, 2010. (ISBN 978-2-916266-74-9)

Sur Attila József[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Marek Hłasko, Belle Jeunesse : en note (Po Prostu, en polonais « tout simplement » ou « sans détour », est une revue d'intellectuels publiée de 1947 à 1957)
  2. Anne-Marie Lilti, Armand Robin, Le Poète indésirable, (biographie), éditions Aden, septembre 2008, (ISBN 9782848400921) p. 230.
  3. (hu) József Attila halálát balesetnek látta a szemtanú sur blikk.hu, 10 avril 2005
  4. Kristina Rady est la compagne de Bertrand Cantat qui s'est suicidée par pendaison au domicile du chanteur le 10 janvier 2010 : voir cet article.
  5. Écouter la chanson sur YouTube.
  6. Voir http://mdn.free.fr/index.php?nomData=artistes/attila_jozsef.php.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]