Pristina
| Pristina (sr) Приштина/Priština, (sq) Prishtinë/Prishtina |
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Héraldique |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Priština | ||
| Maire | Isa Mustafa | |
| Code postal | 10000 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Prishtinas, Prishtinase | |
| Population | 198 214 hab. (2011 est.[1]) | |
| Densité | 347 hab./km2 | |
| Population de l'agglomération | 470 000 hab. (2011 est.[2]) | |
| Densité | 550 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 652 m | |
| Superficie | 57 200 ha = 572 km2 | |
| Superficie de l'agglomération | 85 400 ha = 854 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://kk.rks-gov.net/prishtina/ | |
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Pristina (en albanais : Prishtinë, Prishtina, en serbe Приштина, Priština) est la capitale et la plus grande ville du Kosovo. En 2009, sa population est estimée à 200 000 habitants[3].
Sommaire |
Géographie [modifier]
La ville de Pristina est située près des monts Goljak et à quelques kilomètres au nord des monts Šar et du lac de Badovac. Elle se trouve à proximité de deux villes, Obiliq et Fushë Kosovë. En raison de l'urbanisation, elle s'étend désormais jusqu'à cette dernière.
Dans les années 1950, les deux affluents de l'Ibar qui traversaient la ville, la Vellucha, qui descend des collines de Germia à l'Est et la Pristina, qui coule à l'ouest de la vieille ville, ont été recouverts respectivement dans les années 1950 et à la fin des années 1970, ce qui les a rattachés au réseau d'égouts de la ville. Pristina est donc une ville sans cours d'eau.
Elle est alimentée en eau potable grâce au réservoir de Gračanka.
Histoire [modifier]
De l'Antiquité à 1878 [modifier]
Durant l'Antiquité romaine, prospérait Ulpiana, à l'emplacement de Lipljan, à 15 km au sud de la ville actuelle. Elle fut par la suite détruite puis reconstruite par l'Empereur Justinien Ier.
Après la chute de l'Empire romain, Ulpiana fut délaissée pour le site actuel, plus proche des grands axes commerciaux. Pristina se développa rapidement et devint un grand carrefour des Balkans[4].
Le choix de Pristina comme capitale par le roi de Serbie Milutin (1282-1321) et par ses successeurs des dynasties Nemanjić et Branković renforça davantage l'importance de la ville. Mais cet apogée fut de courte durée, la ville étant occupée brièvement par les Ottomans en 1389 (bataille de Kosovo Polje), puis définitivement conquise en 1454.
La longue période ottomane transforma largement la ville par les influences architecturales et sociales turques : afin de marquer son autorité, le sultan Mehmed II ordonne la construction de la mosquée impériale. Ainsi, la plupart des habitants se convertirent à l'islam, tant des Albanais que des Slaves.
Pristina vit paraître en 1685 le premier ouvrage en albanais, Cuneus Profetarum (Le Groupe des Prophètes), de Pjetër Bogdani.
De 1878 à 1989 [modifier]
Après un réveil nationaliste houleux, marqué par la création de la Ligue de Prizren en 1878, le Kosovo est inclus dans la toute nouvelle Albanie, indépendante.[réf. nécessaire]
Avant 1939, la ville était composée d'une population variée et peuplée majoritairement d'Albanais et de Serbes. Mais la politique de nettoyage ethnique mis en place par la Serbie força les Albanais à s'installer en Turquie, remplaçant là-bas des communautés grecques ou arméniennes. Ainsi, la population albanaise déclinait fortement.[réf. nécessaire]
Mais la Seconde Guerre mondiale vit la tendance s'inverser. Alors que les Serbes quittaient la ville, des Albanais arrivaient en masse des campagnes environnantes.
Après avoir fait partie, durant la guerre, de l'Albanie italienne, Pristina devint en 1974 la capitale de la Région socialiste autonome du Kosovo.
La population de la ville augmenta sans discontinuer pendant la seconde moitié du XXe siècle. Alors qu'en 1953, la ville comptait 24 000 habitants, elle en compte aujourd'hui 206 000. La population albanaise représente aujourd'hui plus de 70 % de la population totale.
Malgré la croissance démographique, Pristina connut un fort déclin durant cette période, et cela jusqu'à nos jours. La crise économique puis politique accentua le mécontentement de la population et le nationalisme.
Une sortie de crise s'esquissa vaguement lorsque le Gouvernement de Tito autorisa la création d'une université indépendante de celle de Belgrade et permit l'utilisation du drapeau albanais.
En mars 1981, les mécontentements se firent à nouveau sentir et des protestations étudiantes eurent des répercussions dans tout le Kosovo. Le pouvoir yougoslave répliqua par la mise en place d'un état d'urgence et d'une police spéciale.
Après 1989 [modifier]
À la suite du fort durcissement de la politique anti-albanaise de Slobodan Milošević dès 1990, les ouvriers et les bureaucrates kosovars furent largement licenciés et 22 500 étudiants sur les 23 000 que comptait l'université de Pristina furent renvoyés.[réf. nécessaire]
En réponse, des militants albanais fondèrent avec l'écrivain Ibrahim Rugova la Ligue démocratique du Kosovo, qui créa un gouvernement kosovar parallèle avec ses propres instances, ses donateurs et ses actions (éducation des enfants albanais, notamment).
En 1996, alors que la guerre entre l'Armée de libération du Kosovo et les forces yougoslaves est déclarée, la ville est bombardée à plusieurs reprises et des quartiers entiers sont détruits. Une partie de la population albanaise est contrainte par l'armée de s'exiler à la frontière macédonienne, de nombreuses autres personnes sont contraintes à l'exil, fuyant par tous les moyens. La guerre connaît son sommet de violence en 1999, alors qu'elle est placée en état d'urgence depuis trois ans.
Huit ans après la guerre, la ville ne s'est toujours pas relevée[5].
Localités [modifier]
Le territoire de la commune/ville de Prishtinë/Pristina les localités suivantes[6],[7] :
Le premier nom est en albanais, le second en serbe.
Population [modifier]
Lors du recencensement de 1981, la ville comptait 108 083 habitants et 155 499 lors du recensement de 1991. La population estimée en 2008 est de 206 686 habitants[8]. Fin 2003, l'Union européenne estimait la population de Pristina à 165 844 habitants[9]. L'OSCE estime la population à 550 000 habitants[10]. L'European Stability Initiative conteste cette dernière estimation en se basant sur le nombre d'enfants scolarisés et le nombre d'électeurs : la population en 2008 serait de 220 000 habitants[10]. Ces estimations sont très larges. Les conditions (guerre, émigration des Serbes[11], immigration) n'ont pas permis d'avoir un recensement depuis 1991. Le gouvernement kosovar a lancé un recensement pour 2009[12].
Économie [modifier]
Fin 2011, le nombre d'entreprises immatriculées à Pristina est de 8 725, avec un total de 75 089 salariés. Le nombre exact d'entreprises est inconnu elles ne sont pas toutes inscrites au registre. L'indice de chômage est donc inexact.
Projets [modifier]
Pristina, depuis la déclaration de l'indépendance du Kosovo, voit de nouveaux projets tous les jours. Un millionaire albanais avait pour projet en 2006 de construire le plus grand gratte-ciel des Balkans, l'ENK Complex : 300 000 m² et 165 mètres de hauteur, avec la capacité d'accueillir 20 000 personnes. Actuellement, le complexe est en construction. Le coût de construction est estimé à 400 millions d'euros. La zone Lakriste est désignée par la municipalité comme une zone de grande hauteur avec de nombreux complexes de bâtiment. Les bâtiments tels que ceux de l'ENK, le World Trade Centre, Hysi et les tours AXIS sont en cours de construction dans une zone qui était auparavant une zone industrielle. Le maire de Pristina, Isa Mustafa a construit beaucoup de nouvelles routes à Pristina. En outre, il y a des projets pour construire une rocade autour de la ville. Le gouvernement national participe à la modernisation des routes et la construction d'autoroutes.
Limak Holding et la société française Aéroport de Lyon ont remporté l'appel d'offres de concession de l'aéroport international de Pristina. Les deux sociétés se sont engagés comme investisseurs à hauteur 140 millions d'euros d'ici la fin de 2012 pour reconstruire l'aéroport. La Cathédrale Mère Teresa a été mis en projet par l'ancien président Ibrahim Rugova avant sa mort. Il a ensuite été repris par le maire de Pristina, actuellement président du parti de la Ligue démocratique du Kosovo également.
Lieux et monuments [modifier]
Malgré les guerres et l'aspect anarchique et gris de la ville, Pristina conserve quelques monuments remarquables intéressants[non neutre].
- La Mosquée impériale, appelée "Mosquée Mbredit" ou "Fatih", construite par le sultan Mehmet II en 1461, durant la période où les architectes turcs découvraient l'art byzantin de Constantinople. La coupole fait 13,5 m de diamètre.
- Le Musée du Kossovo présente de belles collections d'objets archéologiques prélevés lors de fouilles sur le site d'Ulpiana.
- La Tour de l'Horloge (Kulla e Sahatit), haute de 26 m, date du XIXe siècle.
- Le Grand Hammam (Hamami i Madh), construit en 1470, forme sous ses 15 dômes deux parties symétriques, une pour les hommes l'autre pour les femmes.
- La Bibliothèque nationale du Kossovo (sq), incluse dans l'Université, mélange l'art islamique à l'architecture socialiste.
Photos [modifier]
-
Le bâtiment de l'OSCE en 2010.
-
Le boulevard Mère Teresa.
Personnalités [modifier]
- Behgjet Pacolli (né en 1951), homme d'affaires et homme politique kosovar, né à Marevc/Marevce ; il a été président de la République du Kosovo en 2011.
- Sinan Vllasaliu, né à Pristina le 12 octobre 1968, est un chanteur albanais. Sinan parle d'amour, de l'exil, dans ses textes. Il commence son activité professionnelle en 1989 et compte désormais 10 albums.
- Rita Ora est née le 26 novembre 1990 à Pristina, elle signe avec le label de Jay-Z Roc Nation en 2009.
- Hashim Thaçi (né le 24 avril 1968) a 30 ans à peine quand il prend la tête de l'aile politique de l'Armée de Libération du Kosovo (UÇK), pendant l'été de 1998, qui lutte contre les forces du régime de Slobodan Milosevic pendant la guerre du Kosovo (1998-1999). Après la création du Parti démocratique du Kosovo (PDK), il poursuit la lutte pour un Kosovo indépendant mais lance plusieurs appels au dialogue avec Belgrade et prône la tolérance ethnique. Hashim Thaçi est actuellement Premier ministre kosovar.
Notes et références [modifier]
- http://esk.rks-gov.net/rekos2011/repository/docs/REKOS%20LEAFLET%20ALB%20FINAL.pdf
- http://kk.rks-gov.net/prishtina/City-guide/History.aspx
- (fr) Priština, sur http://gazetteer.de, World Gazetteer. Consulté le 3 octobre 2009
- Pristina History
- Histoire de la Yougoslavie de 1945 à nos jours, Joseph Krulic
- (sq) À propos du nombre, du nom et des limites des municipalités, sur http://www.unmikonline.org, Site de la MINUK, 27 juillet 2000. Consulté le 3 octobre 2009
- (sr)[PDF] À propos du nombre, du nom et des limites des municipalités, sur http://www.unmikonline.org, Site de la MINUK, 27 juillet 2000. Consulté le 3 octobre 2009
- Gazetteer.de
- City pop
- (en) Discussion paper: Utopian Visions. Governance failures in Kosovo's capital, 8 juin 2006.
- (en) Pristina's Serbs flee in thousands, The Guardian, 12 août 1999.
- (en) Kosovo population census next year, The Kosova Report, 18 juillet 2008.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (sq) (sr) (en) Site officiel de Pristina
- Le Courrier des Balkans
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