Derviche
Un derviche (du persan درويش [derwiš], pauvre, mendiant) est une personne suivant la voie ascétique soufie (la « Tarîqa », la manière), requérant une pauvreté et austérité extrêmes, semblable aux moines des ordres mendiants chrétiens ou aux sādhus hindous, bouddhistes ou jaïns.
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Désignation [modifier]
Le terme derviche (persan : درويش [derwiš], mendiant) est d'origine persane et désigne un mendiant. Ce mot a un sens et parfois un usage proches du mot d'origine arabe fakir signifiant « pauvre »[1].
Par glissement sémantique, les membres de certaines confréries soufies pratiquant ou non la mendicité ont été désignés par « derviches ».
Le mot est passé à l'arabe (دَرويش [darwīš]) et au turc (derviş [derviš]) où il ne désigne que les membres de certaines confréries religieuses.
Le mot arrivé en Afrique du Nord, par exemple en kabyle « aderwic », a fini par désigner le fou.
Les derviches dans le monde turco-perse [modifier]
Le mot abdal les désigne dans l'alévisme,
Le derviche est initié par un maître (cheikh ou murchid) et participe aux rituels de la confrérie, qui consistent souvent en des invocations répétées du nom de Dieu (dhikr), ou en d'autres pratiques hypnotiques comme la danse ou le chant jusqu'à l'extase mystique, l'anéantissement (fana’).
La confrérie la plus connue est celle des derviches tourneurs en Turquie et en Iran.
Le poète Djalâl ad-Dîn Rûmî, qui était d'origine afghane (il est né à Balkh) et qui vécut de 1207 à 1273, est connu pour ses textes religieux influencés par les styles littéraires derviches. Il fut un chantre (il faisait des louanges) de l'« Amour mystique ». C'est le fondateur de l'ordre des soufis de mevlevi (les soufis de mevlevi sont en réalité les ancêtres les plus proches et les plus directs des actuels derviches tourneurs).
Positionnement [modifier]
Ces pratiques sont parfois condamnées par certains groupes sunnites. [réf. souhaitée] Elles sont alors considérées comme des innovations Bid'a en islam. Elles se basent sur des hadiths authentiques (qu'on pourrait appliquer à toutes innovations) :
Deux hadiths peuvent être cités :
- Mahomet avait l’habitude de débuter ses sermons par :
- Cela dit, le meilleur discours réside dans le livre d’Allah et la meilleure direction est celle de Mahomet. Les pires des choses sont les innovations, et toute innovation est une aberration.
- Rapporté par Muslim sous le n° 867.
- Le livre d’Allah véhicule le discours le plus vrai, et l’enseignement de Mahomet est le meilleur et les pratiques (religieuses) innovées les pires.
- Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est étranger le verra rejeter.
- Rapportés par Al-Bukhârî sous le n° 2697 et par Muslim sous le n° 1718.
Voir aussi [modifier]
Références [modifier]
- Malek Chebel, « Dictionnaire des symboles musulmans » version poche, Éditions Albin Michel, coll. Spiritualités Vivantes, Paris 2001, p. 159.