Derviche
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Le mot derviche (farsi : درويش [derwiš], mendiant) est d'origine persane et désigne un mendiant. Par glissement de sens c'est le membre de certaines confréries soufies pratiquant ou non la mendicité. Le mot est passé à l'arabe (دَرويش [darwīš]) et au turc (derviş [derviš]) où il ne désigne que les membres de certaines confréries religieuses.
Le mot abdal les désigne dans l'Alévisme,
Le derviche est initié par un maître (cheikh ou murchid) et participe aux rituels de la confrérie, qui consistent souvent en des invocations répétées du nom de Dieu (dhikr), ou en d'autres pratiques hypnotiques comme la danse ou le chant jusqu'à l'extase mystique, l'anéantissement (fana').
Ces pratiques sont condamnées par la Sunna et donc par les Sunnites. Elles sont considérés comme des innovations Bid'a en Islam.
Les hadiths authentiques sont explicites :
- Mahomet avait l’habitude de débuter ses sermons par :
- Cela dit, le meilleur discours réside dans le livre d’Allah et la meilleure direction est celle de Muhammad. Les pires des choses sont les innovations, et toute innovation est une aberration.
- Rapporté par Mouslim sous le n° 867.
- Le livre d’Allah véhicule le discours le plus vrai, et l’enseignement de Muhammad est le meilleur et les pratiques (religieuses) innovées les pires.
- Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est étranger le verra rejeter.
- Rapportés par al-Bukharî sous le n° 2697 et par Mouslim sous le n° 1718
La confrérie la plus connue est celle des derviches tourneurs en Turquie et en Iran.
Le poète Jalal Ud Din Rumi, qui était iranien et qui vécut de 1207 à 1273, est connu pour ses textes religieux influencés par les styles littéraires derviches. Il fut un chantre (il faisait des louanges) de l'« Amour mystique ». C'est le fondateur de l'ordre des soufis de mowlawi (les soufis de mowlawi sont en réalité les ancêtres les plus proches et les plus directs des actuels derviches tourneurs).

