Fidesz-Union civique hongroise
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| Fidesz - Magyar Polgári Szövetség | |
Logo officiel |
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| Présentation | |
|---|---|
| Président | Viktor Orbán |
| Fondation | 30 mars 1988 |
| Siège | 1089 Budapest Visi Imre u. 6. |
| Vice-présidents | Lajos Kósa, Ildikó Pelczné Gáll, Zoltán Pokorni et Mihály Varga |
| Idéologie | Droite, Nationalisme, Populisme, Démocratie chrétienne, Libéral-conservatisme |
| Affiliation internationale | Internationale démocrate centriste, Union démocrate internationale |
| Affiliation européenne | Parti populaire européen |
| Couleurs | orange |
| Site web | www.fidesz.hu |
| Présidents de groupe | |
| Assemblée nationale de Hongrie | János Lázár |
| Parlement européen | Délégation : József Szájer Groupe : Joseph Daul |
| Représentation | |
| Députés | ![]() |
| Députés européens | ![]() |
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Le Fidesz-Union civique hongroise (hongrois : Fidesz-Magyar Polgári Szövetség [ˈfidɛs ˈmɒɟɒɾ ˈpolga:ri ˈsøvɛtːʃeːg], Fidesz-MPSz) est un parti politique hongrois de droite et de centre-droit, dont le président est Viktor Orbán.
Fondé en 1988 comme un mouvement de jeunesse opposé au parti unique et à la République populaire de Hongrie, se définissant lui-même comme "libéral, radical et alternatif", il est progressivement devenu un parti conservateur, membre du Parti populaire européen et de l'Union démocratique internationale.
Son allié traditionnel est le Parti populaire démocrate-chrétien (Kereszténydemokrata Néppárt, KDNP).
Sommaire |
Fondements idéologiques et philosophiques [modifier]
Valeurs [modifier]
Le Fidesz est fondé sur le conservatisme et le protectionnisme économique. C'est un parti opposé à la mondialisation ultra-libérale,[réf. nécessaire] militant pour le maintien des traditions hongroises.
Idéologiquement, il se réclame des valeurs de :
- démocratie « civique » (polgári) au sens d'anticommuniste dans le vocabulaire du Fidesz (cf. polgári körök « cercles civiques »),
- conservatisme « national » (nemzeti) dans le sens de nationaliste,
- libéralisme de droite (konzervatív/jobboldali liberalizmus) conciliant idées libérales et valeurs traditionnelles conservatrices de la droite,
- démocratie chrétienne.
Le parti est critiqué à l'étranger pour son nationalisme économique, par exemple pour sa taxe « de crise » votée au Parlement visant les grandes entreprises implantées en Hongrie, surtout étrangères (domaines de l'agro-alimentaire, de l'énergie, des télécommunications, de la grande distribution) et taxées bien plus[1] que les autres entreprises hongroises. Le parti est également accusé d'avoir des tentations autoritaires, et est notamment critiqué pour la loi de 2010 restreignant les libertés des médias[2].
Ayant les deux tiers des sièges au Parlement, le Fidesz a entrepris la modification totale de la Constitution, le texte fondamental de l'ancienne constitution datant de 1949. Celle-ci est fondée sur l'histoire millénaire de la Hongrie et sur les racines chrétiennes hongroises (préambule, intitulé « Profession de foi nationale »). L’appellation officielle de l'État hongrois République de Hongrie devient Hongrie - le mot "République" apparaissant à l'article suivant - et « la Hongrie porte la responsabilité de la situation des Hongrois vivant hors des frontières du pays » (article D). L'article L de la Constitution définit le mariage « en tant qu’union de vie fondée sur un engagement volontaire entre un homme et une femme ». L'article II sur le droit à la vie de toute personne indique que « la vie du fœtus doit être protégée dès sa conception », pouvant laisser éventuellement la place à une future interdiction de l'avortement[3],[4].
En ce qui concerne les minorités hongroises des pays voisins, le leader du Fidesz et actuel Premier ministre Viktor Orbán a fait voter dès son arrivée au pouvoir une loi sur la double nationalité : un Hongrois vivant dans les pays voisins pourra acquérir la nationalité hongroise en plus de celle du pays où il réside[5]. Le droit de vote est aussi accordé en Hongrie en décembre 2011 aux minorités hongroises des pays voisins pour les listes de partis (députés non liés à une circonscription)[6]. Une autre loi nationaliste est celle faisant du 4 juin, jour de la signature du traité de Trianon qui amputa la Hongrie de 60 % de son territoire, un « jour de commémoration nationale » (nemzeti emléknap) appelé « journée de solidarité nationale » (a nemzeti összetartozás napja) et marqué par des commémorations à différents endroits du pays[7] (mais pas dans les écoles comme d'autres « jours de commémoration nationale » : journée des victimes du communisme, journée de la Shoah, journée des martyrs d'Arad).
Les courants de pensée [modifier]
Histoire [modifier]
Fidesz était le sigle de l'ancienne Alliance des jeunes démocrates (Fiatal Demokraták Szövetsége, Fidesz), créée sous la forme d'un mouvement de jeunesse (l'âge limite d'adhésion était 35 ans) en 1988, sous le régime de la République populaire de Hongrie.
Dans l'opposition aux premiers gouvernements de la transition démocratique, à savoir ceux dirigés par le Forum démocrate hongrois (Magyar Demokrata Fórum, MDF) (1990-1994) et le Parti socialiste hongrois (Magyar Szocialista Párt, MSzP) (1994-1998), il arrive au pouvoir à la faveur des élections législatives de 1998 et forme une coalition avec le MDF. Le président du Fidesz, Viktor Orbán, âgé de 35 ans, devient le plus jeune premier ministre d'Europe.
Il perd de justesse les élections législatives de 2002 à la faveur de coalition formée par le MSzP et l'Alliance des démocrates libres (Szabad Demokraták Szövetsége, SzDSz) menée par Péter Medgyessy.
En juin 2004, le Fidesz obtient 12 députés européens en réunissant sur ses candidats 47,40 % des suffrages exprimés. Il en remporte 14 lors des élections européennes de 2009, avec 56,37 % des suffrages exprimés, allié aux chrétiens-démocrates du KDNP.
Bien que plus nettement battu lors des élections législatives de 2006, le parti remporte largement les élections municipales et régionales six mois plus tard, en octobre 2006, après la crise provoquée par la divulgation d'un discours prononcé à huis clos devant les députés de son parti par le premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsány[8].
Le 25 avril 2010, le Fidesz remporte largement les élections législatives en obtenant les deux tiers des sièges du parlement. Dans la foulée, le candidat István Tarlós devient le premier maire conservateur de Budapest le 3 octobre 2010, mettant ainsi fin au long règne de Gábor Demszky qui dirigeait la ville depuis 1990.
Bien qu'orienté à droite, le discours du Fidesz reste globalement hostile à la mondialisation. Les années de gouvernement de Viktor Orbán ont également été marquées par une progression des thèmes irrédentistes autour de la Grande Hongrie et de la situation des Hongrois d'outre-frontières, minoritaires dans les États frontaliers.
Quelques figures politiques [modifier]
| Liste des présidents du Fidesz : | |
|---|---|
| 1988-1993 | |
| 1993-2000 | Viktor Orbán |
| 2000-2001 | László Kövér |
| 2001-2002 | Zoltán Pokorni |
| 2002-2003 | János Áder |
| 2003-en cours | Viktor Orbán |
Résultats électoraux [modifier]
Élections législatives [modifier]
| Élections | Nombre de voix (1er tour) |
Pourcentage des exprimés (1er tour) |
Nombre de voix (2nd tour) |
Pourcentage des exprimés (2nd tour) |
Nombre de sièges | Pourcentage des sièges | Rôle parlementaire |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1990 | 439 481 | 8,95 % | 63 0641 | 1,85 %1 | 21 | 5,44 % | Opposition |
| 1994 | 379 295 | 7,02 % | 29 3911 | 0,69 %1 | 20 | 5,18 % | Opposition |
| 1998 | 1 263 522 | 28,18 % | 187 609 | 38,80 % | 148 | 38,34 % | Parti gouvernemental |
| 2002 | 2 306 763 | 41,07 % | 2 196 524 | 49,97 % | 188 (164)2 | 42,49 %2 | Opposition |
| 2006 | 2 272 979 | 42,03 % | 1 511 176 | 46,65 % | 164 (141)3 | 36,53 %3 | Opposition |
| 2010 | 2 706 292 | 52,73 % | 620 138 | 53,81 % | 263 (227)4 | 58,80 %4 | Parti gouvernemental |
Organisation interne [modifier]
Viktor Orban est le président du Fidesz depuis 1998.
Structures associées [modifier]
- Le Fidelitas est le mouvement de jeunesse du Fidesz.
Notes et références [modifier]
- Sur les télécoms par exemple, taxe spéciale de 2,5 à 6,5 % du chiffre d'affaires : « Au banc des accusés », Journal Francophone de Budapest, 18 octobre 2011 [texte intégral]
- « La Hongrie débute sa présidence de l'UE sous les critiques », Le Monde, 3 janvier 2011 [texte intégral]
- La nouvelle constitution hongroise passe entre les mailles du filet à Bruxelles, sur EurActiv, 30 mars 2011
- [PDF] Loi fondamentale de la Hongrie, sur kormany.hu, 25 avril 2011 (traduction officielle en français sur le site du gouvernement)
- Concours de patriotisme entre la Hongrie et la Slovaquie, sur RFI, 27 mai 2010
- « Près de deux ans de poussée conservatrice en Hongrie », Le Monde, 2 janvier 2012 [texte intégral]
- (hu) http://nemzetiosszetartozas.kormany.hu - site dédié à cette commémoration, sous le site kormany.hu du gouvernement
- Il reconnaît dans un enregistrement vidéo avoir menti sur l'état du pays et de ses finances pour gagner les élections et jure de rompre une fois pour toute avec cette pratique Discours complet de Ferenc Gyurcsány à Balatonőszöd en mai 2006

