Pont Albert-Louppe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pont Albert-Louppe
Image illustrative de l'article Pont Albert-Louppe
Géographie
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Localité Plougastel-Daoulas et Le Relecq-Kerhuon
Coordonnées géographiques 48° 23′ 16″ N 4° 24′ 00″ O / 48.387639, -4.448° 23′ 16″ N 4° 24′ 00″ O / 48.387639, -4.4  
Fonction
Franchit L'Élorn
Fonction Pont routier
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc encastré à deux niveaux
Longueur 888 m
Largeur 9 m
Hauteur 27,5 m
Matériau(x) Béton armé
Construction
Construction 1926-1930
Inauguration 1930
Architecte(s) Eugène Freyssinet
Maître(s) d'œuvre Direction départementale de l'Équipement du Finistère
Entreprise(s) Entreprises Limousin
Historique
Protection Patrimoine XXe s. (2000)[1]

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Pont Albert-Louppe

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Pont Albert-Louppe

Géolocalisation sur la carte : Finistère

(Voir situation sur carte : Finistère)
Pont Albert-Louppe

Le pont Albert-Louppe, d'abord appelé pont de Plougastel et encore appelé premier pont de Plougastel, est un pont franchissant l'embouchure de l'Élorn dans la rade de Brest pour relier les communes de Plougastel-Daoulas au Relecq-Kerhuon. Il est quasi parallèle au pont de l'Iroise. Sa construction, décidée le 22 septembre 1922, eut lieu entre 1926 et 1930.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le pont tient son nom de l'ancien sénateur du Finistère et ingénieur Albert Louppe, né en 1856 et mort en 1927 alors qu'il était encore en mandat au Sénat[2]. C'est Albert Louppe, en tant que président du conseil général du Finistère, qui a obtenu la construction de ce pont quelques années plus tôt[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont de Plougastel (futur pont Albert-Louppe) en construction (1928)

Fleuron de la technologie française, le pont est inauguré le 9 octobre 1930 par le président de la République française, Gaston Doumergue, en personne,et par le maire de Plougastel, Mathurin Thomas[4] ; trois jours plus tard, le 12, le pont est béni par l’évêque de Quimper, Adolphe Duparc, accompagné de cinquante mille personnes.

En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande détruit la première arche du pont (côté Brest) pour le rendre inutilisable par les Alliés.

En 1949, l'ouvrage est ré-inauguré après élargissement et reconstruction. Il est de nouveau élargi dans les années 1960.

En 1994, alors que le pont en deux fois une voie connaissait un trafic moyen de vingt-huit mille véhicules par jour, il y avait de fréquents embouteillages qui gênaient les habitants de Plougastel et des alentours pour aller travailler à Brest, il a donc été construit le second pont de Plougastel, le pont de l'Iroise. À la mise en service du pont de l'Iroise, le pont Albert-Louppe est déclassé pour la circulation automobile ; il est maintenant réservé aux deux-roues et aux piétons.

Le Ministère de la Culture a labellisé le pont Albert-Louppe « Patrimoine du XXe siècle »[5].

Description[modifier | modifier le code]

Le pont Albert-Louppe est un pont en arc encastré avec tablier à deux niveaux. Le niveau supérieur est routier (maintenant réservé aux piétons, deux-roues et véhicules lents). Le niveau inférieur devait recevoir la ligne de chemin de fer Quimper-Brest mais n'a jamais été utilisé.

L'architecte du pont est Eugène Freyssinet, et Limousin l'entreprise de construction.

Les arches du pont constituaient à l'époque le record mondial de portée des ponts en arc de béton : 186,4 mètres. Les arcs culminent à 27,5 mètres au-dessus de l'eau et plus de 42 mètres au dessus du fond de la rivière. Le pont fait 888 mètres de long. La poutre du tablier fait 9 mètres de large.

À ses extrémités veillent quatre statues du sculpteur René Quillivic.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Midant, Un classique du béton armé: le pont de Plougastel de l'ingénieur Freyssinet, p. 124-127, dans la revue Monuments historiques, avril-juin 1987, no 150-151
  • André Coyne, Le pont en béton armé Albert Louppe sur l'Élorn entre Brest et Plougastel, et une note sur l'article d'Eugène Freyssinet, p. 317-334, dans la revue Le génie civil, no 2512, 4 octobre 1930 ( lire en ligne )
  • Jean-Charles Séailles, Le pont en béton armé de Plougastel, dans la revue La Nature, 1er avril 1929
  • Jean Badovici, Grandes constructions réalisées par E. Freyssinet, Éditions Albert Morancé, Paris, 1931
  • Bernard Marrey, Les ponts modernes 20e siècle, p. 60-64, Picard éditeur, Paris, 1995 (ISBN 2-7084-0484-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]