Quartzite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Quartzite.

Le quartzite est une roche siliceuse massive, constituée de cristaux de quartz soudés. Il présente une cassure conchoïdale. Sa couleur est généralement claire.

Il existe deux types de quartzite :

La différenciation entre ces deux types est impossible avec un seul échantillon.

Genre de « quartzite »[modifier | modifier le code]

Le mot « quartzite » est considéré comme un substantif masculin dans la plupart des dictionnaires[1],[2],[3] et des ouvrages spécialisés[4],[5],[6],[7]. Il est utilisé dès 1823 par Alexander von Humboldt dans Essai géognostique sur le gisement des roches.

Un genre féminin est donné au mot dans certains ouvrages du XIXe siècle[3] et dans certains dictionnaires[8].

Gisements[modifier | modifier le code]

On trouve du quartzite comme composant dans les micaschistes, les schistes ou les gneiss.

Il existe également du quartzite massif en divers sites de la planète.

Quartzites du Taunus[modifier | modifier le code]

Datés du Dévonien inférieur, les quartzites du Taunus forment l'axe de l'anticlinal du Hunsrück (Allemagne). Ils apparaissent également en Moselle. Il s'agit de sédiments déposés lors du Dévonien qui ont été transformés (métamorphisme) par des augmentations de pression et de température provenant d'événements tectoniques, de la superposition de nouvelles strates, et des déplacements dans les dépôts rocheux.

Article détaillé : quartzites du Taunus.

Quartzites sudaméricains[modifier | modifier le code]

Datés du Précambrien, ils forment notamment au Brésil et au Venezuela, des plateaux résiduels isolés (tepuys), dans lesquels s'ouvrent de profondes cavités, telles que la Sima Aonda, l'un des plus grands puits naturels de la planète.

Quartzites africains[modifier | modifier le code]

Des anciens plateaux formés de couches de quarzites du Paléozoïque et de calcaires, déformés par la tectonique et les intrusions magmatiques puis modifiés par l'érosion, sont présents en Mauritanie. Ils ont donné naissance localement au phénomène exceptionnel de la structure de Richat.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Biface en quartzite - Muséum de Toulouse

Le quartzite a été utilisé au Paléolithique pour la confection d'outils.

Il est utilisé pour son excellente résistance à l'abrasion en couche de roulement (béton bitumineux et enduits) pour les chaussées. Le gravier de quartzite est couramment utilisé pour constituer le substrat des aquariums.

Le tombeau de Napoléon, aux Invalides, est réalisé dans un bloc de quartzite[9],[10].

Le tombeau de Napoléon Bonaparte aux Invalides.

L'orthoquartzite (quatzite sédimentaire), appelé Ganister (en) en anglais, est utilisé comme matière première dans la fabrication de matériau réfractaire dans la sidérurgie. Présente entre les strates de charbon anglais, cette silice très pure a notamment été un revêtement performant pour les convertisseurs Bessemer[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Larousse
  2. Robert
  3. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « quartzite » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  4. Cailleux, A. et Chavan, A. (1971) - Détermination pratique des roches, Paris, Société d'Édition d'Enseignement Supérieur, 196 p.
  5. Foucault, A. et Raoult, J.-F. (1992) - Dictionnaire de géologie, Paris, Masson, 3ème édition, 352 p.
  6. Schumann, W. (1989) - Guide des pierres et minéraux, Delachaux et Niestlé, 381 p.
  7. Foucault, A. (1992) - Guide du géologue amateur, Paris, Dunod, 250 p.
  8. Littré
  9. Jules Claretie, Le Roman des soldats, Michel Lévy frères, Paris, 1872 p. 326 Lien Gallica
  10. La carrière de Carélie dont la pierre avait été extraite, au prix de grandes difficultés, appartenait au tsar Nicolas Ier ; il en coûta environ 200 000 francs, payés par la France (L. Léouzon Le Duc, Études sur la Russie, p. 12, cité par : Octave Aubry, Sainte-Hélène, Paris, Flammarion, coll. « L’histoire », 1973, p. 461, note 3)
  11. (en) Hilary Bauerman, F.G.S (ill. J. B. Jordan), A treatise of the Metallurgy of Iron, Londres, Crosby Lockwood and Son, coll. « Weale's scientific & technical series / Mining and metallurgy »,‎ 1890, 6e éd. (1re éd. 1868) (lire en ligne), p. 348