Gouesnou

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Gouesnou
L'église de style gothique et l'enclos paroissial vus depuis le parvis de la mairie
L'église de style gothique et l'enclos paroissial vus depuis le parvis de la mairie
Blason de Gouesnou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest[1]
Canton Brest-L'Hermitage-Gouesnou[1]
Intercommunalité Brest métropole océane[1]
Maire
Mandat
Stéphane Roudaut
2014-2020
Code postal 29850[1]
Code commune 29061[1]
Démographie
Gentilé Gouesnousiens
Population
municipale
6 024 hab. (2011)
Densité 499 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 16″ N 4° 27′ 48″ O / 48.4544, -4.463348° 27′ 16″ Nord 4° 27′ 48″ Ouest / 48.4544, -4.4633  
Altitude Min. 58 m – Max. 103 m
Superficie 12,08 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.gouesnou.fr/

Gouesnou [gwenu] est une commune du département du Finistère (Pays de Léon), dans la région Bretagne, en France. Ses habitants s'appellent les Gouesnousiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Gouesnou est une ville de Brest métropole océane (Communauté Urbaine de Brest) avec les communes de Bohars, Guilers, Guipavas, Le Relecq-Kerhuon, Plougastel-Daoulas, Plouzané et Brest. Gouesnou adhère aussi à la démarche du Pays de Brest et est située au nord de Brest. La ville est traversée par un fleuve côtier : la Penfeld qui se jette ensuite dans la rade de Brest, via l'arsenal de Brest. La ville accueille dans sa partie sud une partie de la zone industrielle et commerciale majeure de la région brestoise[2].

L'altitude du finage communal varie de 103 mètres à 58 mètres, le bourg, situé sur une éminence, se trouvant vers 80 mètres d'altitude.

La commune profite d'un climat océanique, temps frais en hiver et doux en été.

Communes limitrophes de Gouesnou
Bourg-Blanc Plabennec Plabennec
Brest Gouesnou Guipavas
Brest Brest, Guipavas Guipavas
Argol Argol Arzano Audierne Bannalec Île-de-Batz Baye Bénodet Berrien Beuzec-Cap-Sizun Bodilis Bohars Bolazec Botmeur Botsorhel Bourg-Blanc Brasparts Brélès Brennilis Brest Briec Briec Brignogan-Plages Camaret-sur-Mer Carhaix-Plouguer Carantec Cast Châteaulin Châteauneuf-du-Faou Cléden-Cap-Sizun Cléden-Poher Cléder Clohars-Carnoët Clohars-Fouesnant Le Cloître-Pleyben Le Cloître-Saint-Thégonnec Coat-Méal Collorec Combrit Commana Concarneau Confort-Meilars Le Conquet Le Conquet Coray Crozon Crozon Daoulas Dinéault Dirinon Douarnenez Douarnenez Le Drennec Edern Elliant Ergué-Gabéric Esquibien Le Faou La Feuillée Le Folgoët La Forest-Landerneau La Forêt-Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Fouesnant Garlan Gouesnac'h Gouesnou Gouézec Goulien Goulven Gourlizon Guengat Guerlesquin Guiclan Guiler-sur-Goyen Guilers Guilligomarc'h Guilvinec Guimaëc Guimiliau Guipavas Guipronvel Guissény Hanvec Henvic Hôpital-Camfrout Huelgoat Île-Tudy Irvillac Le Juch Kergloff Kerlaz Kerlouan Kernilis Kernouës Kersaint-Plabennec Lampaul-Guimiliau Lampaul-Plouarzel Lampaul-Ploudalmézeau Lanarvily Landéda Landeleau Landerneau Landévennec Landivisiau Landrévarzec Landunvez Landudal Landudec Langolen Lanhouarneau Lanildut Lanmeur Lannéanou Lannédern Lanneuffret Lannilis Lanrivoaré Lanvéoc Laz Lennon Lesneven Leuhan Loc-Brévalaire Loc-Éguiner Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec Locmaria-Berrien Locmaria-Plouzané Locmélar Locquénolé Locquirec Locronan Loctudy Loctudy Locunolé Logonna-Daoulas Lopérec Loperhet Loqueffret Lothey Mahalon La Martyre Melgven Mellac Mespaul Milizac Moëlan-sur-Mer Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Île-Molène Morlaix Motreff Névez Ouessant Ouessant Pencran Penmarc'h Peumérit Plabennec Pleuven Pleyben Pleyber-Christ Plobannalec-Lesconil Ploéven Plogastel-Saint-Germain Plogoff Plogonnec Plomeur Plomelin Plomodiern Plonéis Plonéour-Lanvern Plonévez-du-Faou Plonévez-Porzay Plouarzel Ploudalmézeau Ploudaniel Ploudiry Plouédern Plouégat-Guérand Plouégat-Moysan Plouénan Plouescat Plouezoc'h Plougar Plougasnou Plougastel-Daoulas Plougonvelin Plougonven Plougoulm Plougourvest Plouguerneau Plouguin Plouhinec Plouider Plouigneau Ploumoguer Plounéour-Ménez Plounéour-Trez Plounéventer Plounévez-Lochrist Plounévézel Plourin Plourin-lès-Morlaix Plouvien Plouvorn Plouyé Plouzané Plouzévédé Plovan Plozévet Pluguffan Pont-Aven Pont-Croix Pont-de-Buis-lès-Quimerch Pont-l'Abbé Pont-l'Abbé Le Ponthou Porspoder Port-Launay Poullaouen Pouldergat Pouldreuzic Poullan-sur-Mer Primelin Quéménéven Querrien Quimper Quimperlé Rédené Le Relecq-Kerhuon Riec-sur-Belon La Roche-Maurice Roscanvel Roscoff Rosnoën Rosporden Saint-Coulitz Saint-Derrien Saint-Divy Saint-Eloy Saint-Évarzec Saint-Frégant Saint-Goazec Saint-Hernin Saint-Jean-du-Doigt Saint-Jean-Trolimon Saint-Jean-Trolimon Saint-Martin-des-Champs Saint-Méen Saint-Nic Saint-Pabu Saint-Pol-de-Léon Saint-Renan Saint-Rivoal Saint-Sauveur Saint-Ségal Saint-Servais Saint-Thégonnec Saint-Thois Saint-Thonan Saint-Thurien Saint-Urbain Saint-Vougay Saint-Yvi Sainte-Sève Santec Scaër Scrignac Île de Sein Sibiril Sizun Spézet Taulé Telgruc-sur-Mer Tourch Trébabu Treffiagat Tréflaouénan Tréflaouénan Tréflévénez Tréflez Trégarantec Trégarvan Tréglonou Trégourez Tréguennec Trégunc Le Tréhou Trémaouézan Tréméoc Tréméven Tréogat Tréouergat Le Trévoux TrézilidéCommunes du Finistère
À propos de cette image
Carte cliquable des communes du Finistère

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en breton de la commune est Gouenoù.

Dénommée initialement Langoueznou[3] et faisant partie de la paroisse primitive de l'Armorique de Guipavas, faisant partie de l'évêché de Léon[4], le nom de cette commune viendrait de saint Goueznou, anachorète originaire de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), qui vécut au VIIe siècle et qui, après avoir débarqué âgé de 18 ans sur la côte du Léon, peut-être à Landéda, en compagnie de son père Tudon, de son frère Majan[5] et de sa sœur Tudona (ou Tugdone)[6]. Il aurait établi un monastère dans un lieu appelé Land (Lantel) en 642[7]. L'emplacement lui fut donné par le comte Conomor, seigneur du pays qui lui offrit « pour bâtir un monastère, autant de terre qu'il pourrait clore de fossez en un jour ; le saint accepta le don et ayant mandé à son frère Majan » qu'il vînt à son aide, il prit une fourche et, la traînant par terre, il marcha environ deux lieues de Bretagne en quarré et à mesure qu'il traînait ce bâton fourché, la terre, chose étrange, se levait de part et d'autre et formait un gros fossé qui servait pour séparer les terres qui luy avaient esté données de celles du seigneur fondateur, lequel enclos est toujours tenu en telle révérence qu'autrefois il servait d'azile et de lieu de refuge aux malfaiteurs[8]. « On tient pour certain que saint Gouesnou, la charité des fidèles étant venue à son aide, bâtit sur les plans de saint Majan, son frère, habile architecte, le monastère qu'il gouverna jusqu'en 650 »[9]. La terre de Land Gouesnou était donc un minihy et c'est sans doute en souvenir de cette délimitation merveilleuse du territoire de cette paroisse que s'accomplit tous les ans[10] la procession solennelle (qui aurait été suivie par Charles de Blois en 1342 et Jean V de Bretagne en 1417), une troménie, du jour de l'Ascension » dite de saint-Gouesnou à Gouesnou et de Saint-Thudon à Guipavas[11]. En 1803, le prêtre Olivier Quéré qualifie ce pardon « un des plus célèbres du diocèse »[12]. En 1889, Benjamin Girard évoque encore le «  Grand Pardon de saint Gouesnou »[13]. Selon M.L.F. Sauvé, ce pardon était aussi connu sous le nom de Pardon des hannetons car « tout coq de village qui se respecte doit avoir au moins un hanneton piqué sur le ruban de son chapeau »[14].

Cette procession fait aussi l'objet d'une description en 1912, faite par l'abbé Duval, alors recteur de Gouesnou et reprise dans le même texte par le chanoine Paul Peyron[15].

Le lit et la pierre percée de saint Gouesnou[modifier | modifier le code]

Édouard Vallin raconte ainsi en 1859 les histoires du lit et de la pierre percée[16] de saint Gouesnou (cette dernière se trouvait initialement dans un champ près du village de Kerangolet[17], puis fut conservée dans la petite chapelle de Saint-Mémor, maintenant disparue, et se trouve désormais au pied d'un calvaire, rue du Calvaire à Gouesnou) :

« On voit encore dans ce bourg la pierre sur laquelle saint Gouesnou, auquel on refusait un asile, fut obligé de se coucher. Le lit du saint devint bientôt un objet de vénération pour ceux qui s'étaient montrés si durs et si inhospitaliers, et il n'est pas rare, même aujourd'hui, de voir, les jours de pardon, les habitants du pays s'y étendre et s'y frotter dans l'espoir d'obtenir la guérison de leurs douleurs. Derrière quelques maisons bâties sur la route de Brest se trouve une chapelle près de laquelle se voit une pierre à peu près ronde de 1 mètre 80 centimètres de diamètre et percée en son milieu d'un trou de 15 cm environ. L'origine de cette pierre a été l'objet de bien de discussions de la part les archéologues, qui veulent y voir une de ces pierres percées auxquelles les Celtes attribuaient des vertus miraculeuses. Avait-on un membre malade ? Il suffisait de le plonger dans le trou de ces pierres, et bientôt la guérison arrivait. Selon la tradition locale, cette pierre aurait été creusée par saint Gouesnou, qui avait fait vœu de laisser chaque jour son bras immobile dans le trou qui y avait été pratiqué. Quoi qu'il en soit, les habitants de ce pays attribuent encore à cette pierre une grande vertu, et il n'est pas rare de voir des estropiés venir lui demander la guérison de leurs membres malades. Il est cependant à remarquer que cette pratique superstitieuse ne s'accomplit guère qu'en cachette, comme cela a lieu, du reste, pour toutes ces antiques vénérations dont les esprits forts ne manquent point de se moquer[18]. »

Selon le chevalier de Fréminville dans son livre Les Antiquités du Finistère, cette pratique superstitieuse se pratiquait encore à Gouesnou vers 1820.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gouesnou et ses supports.

De gueules à la fasce d'or, chargé en chef et à la pointe de six besants d'or posés 3 et 3 en fasce ; timbré de la mitre et de la tête de crosse d'or de saint Gouesnou.

Supports : à dextre le cheval d'argent, à senestre le lion morné de sable du Léon. À la pointe, la banderole de gueules portant la devise en breton en lettres d'argent : « Unan e skoulm ar garantez » (Unis dans le nœud de l'amitié) ayant à chaque extrémité l'hermine de Bretagne.

Explication : l'écu est celui de la famille de saint Gouesnou. La mitre et la tête de crosse indiquent que saint Gouesnou fut évêque du Léon. Le cheval d'argent rappelle les grands marchés de chevaux de Gouesnou, et le lion du Léon place la commune dans le comté devenu le Léon.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'un important établissement gallo-romain ont été trouvées à Kereozen[19], à environ 1 kilomètre à l'ouest du bourg de Gouesnou, et les prospections ont permis de trouver quelques morceaux de brique, un fragment de colonne en granite, des pièces de monnaie, etc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le monastère de Land Gouesnou survécut à son fondateur. « Autour des cloîtres se groupèrent des habitations et, au milieu du Moyen Âge,  le village de Gouesnou avait acquis une importance indiscutable. Les évêques du Léon y établirent par la suite une de leurs juridictions temporelles auxquelles étaient attachés un sénéchal et un procureur et qu'on nommait (...) regaires. On voyait jadis, au centre de la grande place du bourg, l'ancien auditoire de cette juridiction »[20].

Gouesnou devint alors une position militaire dominante : une forteresse au XIVe siècle est située juste derrière l'église et souvent dénommée bastille de saint Gouesnou. Les montres de la noblesse du Léon se passaient sous les murs de cette forteresse jusqu'au règne du duc François II[20].

L'église actuelle comporte des parties datant du XVe siècle.

La seigneurie du Bois en la paroisse de Gouesnou était aux mains de la famille Denis du Bois et de Cosquérou[21], qui figura aux Montres et Réformations pendant cinq générations entre 1445 et 1503 et dont la dernière représentante épousa Samuel de Sanzay en 1688[22].

Gouesnou était le siège de l'un des trois membres, englobant une dizaine de paroisses, du régaire du Léon et ne perdit ce rôle, au profit de Brest, que pendant le règne de Louis XIV[23], mais la dernière affaire qui y fut jugée (une femme du bourg de Gouesnou condamnée à mort pour infanticide de son nouveau-né), date seulement de 1772[24].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Gouesnou faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan[25].

L'église de Gouesnou, construite en 1608, possède une petite porte conduisant sous le clocher à un espace carré réservé aux cacous ou Kakous (= lépreux), ainsi qu'un bénitier qui leur était réservé[26].

Au début du XVIIe siècle, Sébastien de Plœuc et Marie de Rieux, qui vivaient au château du Breignou en Bourg-Blanc, étaient seigneurs prééminenciers de l'église paroissiale de Gouesnou, possédant deux enfeus à l'intérieur du transept. Leurs armoiries sont toujours visibles sur le gable du pignon nord de l'abside.

Dans la nuit du 14 au 15 avril 1718, l'église de Gouesnou fut totalement détruite par la foudre et deux personnes (qui sonnaient les cloches pour écarter la foudre) tuées.

En 1725, les frères René Jean et Augustin de Sanzay, parents du soldat-brigand Anne de Sanzay de la Magnane, et eux aussi personnages peu recommandables, qui habitaient dans la maison noble de Keriber en Guitalmézeau, « qui ont domicile sur le fief des regaires de Gouesnou », mais qui relèvent en qualité de nobles de la cour royale du ressort, celle de Brest, sont condamnés à une amende de trois cent livres à payer au roi « convaincus d'avoir maltraité et excédé par voye de fait et de coups plusieurs paysans et habitans de Gouesnou et paroisses voisines »... mais les plaignants eux-mêmes n'obtiennent aucun dédommagement[27].

Jean Lecorre, de Gouesnou, participa comme mousse à la guerre d'indépendance américaine dans l'escadre des comtes de Guichen et de Grasse[28].

En 1774, répondant à une enquête sur la mendicité dans le Léon à l'initiative de Mgr de La Marche, le curé de Gouesnou écrit :

« Je trouve, Monseigneur, sur la paroisse de Goueznou environ vingt-six familles réduites pendant un temps considérable de l'année à la mendicité. Elles peuvent former un total de cent vingt cinq pauvres ou davantage. Il y a encore, Monseigneur, au moins autant de familles qui par la modicité leurs fermes étant obligées de vendre leur denrées dans un temps désavantageux pour payer leurs seigneurs, et d'en acheter ensuite celles qui sont nécessaires à sa vie, à grands frais et souvent à crédit depuis environ le mois de mai jusqu'à la récolte, sont réduites à un état presque aussi misérable et souvent plus malheureux que la mendicité[29]. »

La borne de corvée de Kergolven, placée sur l'ancienne route royale allant de Gouesnou à Saint-Renan et au Conquet, porte des inscriptions, désormais difficilement lisibles, indiquant la distance en toises de Plouguin et de Gouesnou. Il s'agissait d'une borne servant de repère pour limiter la portion de route que chaque paroisse devait entretenir au titre de la corvée d'entretien des routes[30].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Le curé et le vicaire de Gouesnou refusent de prêter serment à la Constitution civile du clergé, ils sont obligés d'abandonner leurs ministères et sont remplacés le 20 mars 1791 par Claude Le Gléau, prêtre jureur originaire de Plougastel-Daoulas, auquel la population tourne le dos.

Le 17 mars 1793 le maire convoque la population masculine de 18 à 40 ans pour procéder à un tirage au sort dans le cadre de la levée en masse. Une violente émeute éclate sous prétexte que le tirage au sort n'a pas eu lieu à Plabennec, le chef-lieu de canton ; lors de l'insurrection du Léon de mars 1793, plus de 4 000 hommes venus de Plabennec, Plouguerneau, Tremenac'h, Plouvien, Bourg-Blanc, etc., refusant la levée en masse, attaquèrent les forces de l'ordre entre Gouesnou et Guipavas, mais la population de Gouesnou n'a pas participé à cette insurrection[31]. Gouesnou devient le dépôt des chevaux et bestiaux qui étaient réquisitionnés dans les communes avoisinantes et ses habitants furent dispensés de pourvoir à la nourriture de ces animaux. Les 12 statues des apôtres situées sous le porche de l'église, les armoiries et vitraux rappelant la noblesse, les cloches, les objets du culte (dont la châsse de saint Gouesnou) sont victimes de la tourmente révolutionnaire et disparaissent ou sont détruits (sauf une cloche, restituée par la suite)[32].

Ernest Capendu évoque ainsi dans son roman Le roi des gabiers[33], Gouesnou à la fin du XVIIIe siècle :

« Au nord de Brest [...], entre Bohars et Kersaint, se trouve le hameau de Gouesnou. De pauvres cabanes, d'humbles masures construites en mortier, couvertes en chaume, et disparaissant au milieu des genêts, se groupaient autour de la petite église au clocher aigu et à l'aspect gothique[34]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Gouesnou fut concerné à deux reprises par des épidémies de choléra pendant le XIXe siècle, en 1849 - 1850 (17 cas, 6 décès) et en 1885 - 1886, dans le hameau de Kersimon (11 cas, 2 morts), mais la commune fut moins frappée que des communes voisines comme Brest ou Saint-Pierre-Quilbignon[35].

Gouesnou ne disposait vers le milieu du XIXe siècle que de deux foires annuelles et en raison de la construction de nouvelles halles obtint par arrêté préfectoral du 27 septembre 1867 la création de 4 foires supplémentaires le 1er jeudi des mois de janvier, mars, juillet et septembre, renvoyées en 1871 au 4e jeudi des mêmes mois[36]. En 1921, le journal L'Ouest-Éclair qualifie la foire du 25 octobre de « très importante pour tous poulains de trait du Bas Léon »[37]. En 1931, le même journal évoque « l'importante foire aux chevaux de Gouesnou »[38].

À la fin du XIXe siècle, Gouesnou fut l'une des premières communes du Finistère à créer une société d'assurance mutuelle contre la mortalité des animaux de ferme, n'assurant toutefois que les chevaux (41 agriculteurs adhéraient en 1899)[39].

La section Le Rufa - Plabennec via Gouesnou de la ligne allant de Brest à Saint-Pol-de-Léon et Lannilis des Chemins de fer départementaux du Finistère, déclarée d'utilité publique le 15 février 1891[40] ouvrit le 26 février 1894. Le 19 mai 1898 une collision de deux trains entre les gares du Rufa et de Gouesnou, à Moulin Neuf, le jour du Grand Pardon de Gouesnou, alors que l'affluence était grande, provoqua 45 blessés dont neuf blessés graves et d'importants dégâts matériels, en particulier aux deux locomotives[41]. Le 17 octobre 1936, un autre accident grave survint, la collision d'un car avec un train se produisit à 70 mètres à l'est de Gouesnou, à un passage à niveau situé sur la route de Lesneven, provoquant également plusieurs blessés graves[42]. Cette voie ferrée ferma en 1946.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre septembre 1914 et mai 1915, de nombreux soldats stationnèrent à Gouesnou (plus de 2 400 un moment), repliés pour beaucoup depuis la région de Beauvais[43]. Des réfugiés venus de Belgique et de la région de Maubeuge vécurent aussi à Gouesnou.

Quand l'armistice fut signé le 11 novembre 1918, 42 Gouesnousiens avaient été tués sur les champs de bataille[44]. Le 29 février 1920 un monument aux morts fut érigé à la mémoire des combattants morts pour la patrie. Il a été transféré à Penguerec où il marque l'emplacement du massacre perpétré par les Allemands le 7 août 1944.

Entre mai 1918 et septembre 1919, des soldats américains s'installent à Gouesnou en raison de la proximité du camp de Pontanézen, situé sur la commune voisine de Lambézellec.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Dans la décennie l'affaire Herriquet passionna l'opinion publique : un facteur de Gouesnou, Jean Herriquet, accusé d'avoir volé deux plis importants, dont un contenait 30 000 francs de l'époque, le 16 ou le 17 mars 1920, fut condamné par la cour d'assises du Finistère à quatre ans de prison. Homme estimé, il fut toutefois réintégré dans ses fonctions dès 1922 et en 1928 un autre homme s'accusa d'avoir commis ces vols ; Jean Herriquet entama alors une campagne pour sa totale réhabilitation[45].

L'hôtel des Trois-Piliers, qui était aussi une auberge, fut un établissement renommé de la région brestoise pendant la première moitié du XXe siècle, fréquenté entre autres par le poète Saint-Pol-Roux[46].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'occupation allemande et les bombardements[modifier | modifier le code]

Gouesnou est occupé par les Allemands à partir du 19 juin 1940, qui installent des projecteurs au Trichorn et à Penguerec et un poste de radio pour le repérage des avions et des sous-marins à Penhoat à partir de 1942, ce qui vaut à la commune d'être bombardée par l'aviation alliée, en raison aussi de la proximité de l'aéroport de Brest-Guipavas.

Le 7 août 1944 les soldats allemands retranchés dans le clocher de l'église paroissiale sont assaillis par des parachutistes français. C'est ce jour-là qu'a lieu le massacre de Penguerec. L'église paroissiale fut incendiée par les Allemands dans la nuit du 12 au 13 août 1944 et de nombreuses maisons du bourg incendiées le 18 août 1944. Gouesnou a été classée commune sinistrée le 27 septembre 1946 suite notamment aux bombardements alliés, les plus violents étant ceux de décembre 1940 et des années 1942-1943[47].

Le bilan pour la commune fut de :

  • 76 morts donc les 44 fusillés de Penguerec. La commune comptait 1 550 habitants en 1944 ;
  • 80 maisons rasées sur 279 ;
  • 80 % du cheptel bovin tué ainsi que la moitié des chevaux.

Le 24 juin 1943, un avion britannique est abattu par la DCA allemande installée à Saint-Thudon en Guipavas (4 morts). Le 3 août 1944, un autre avion britannique est abattu (1 mort)[48]. Ces cinq soldats alliés de nationalité britannique sont enterrés dans le carré militaire du cimetière de Gouesnou[49]. Une stèle commémorative porte le nom de deux autres soldats britanniques[50].

Le massacre de Penguerec et la libération de Gouesnou[modifier | modifier le code]
Monument à la mémoire des soldats américains tombés lors de la libération de Gouesnou

Le 7 août 1944, Gouesnou allait vivre sa journée la plus sombre. En début d'après-midi, des parachutistes français arrivent à déloger du clocher de l'église des soldats allemands. On annonce aussi l'arrivée des alliés. Les soldats allemands sentent le vent tourner. Ils commencent par assassiner quatre occupants de la ferme Phelep de Penguerec puis raflent toutes les personnes qu'ils rencontrent sur leur chemin vers Gouesnou. En fin de journée, les prisonniers seront emmenés jusqu'à Penguerec et mitraillés. On dénombrera quarante-deux morts dont neuf inconnus. Seule une fillette survivra à ce massacre.
Tous les ans, la population gouesnousienne et des anciens combattants commémorent le massacre de Penguerec.

La place principale de Gouesnou a été baptisée « place des Fusillés ». Sur la route de Guipavas, un monument célèbre les soldats des 2e et 8e divisions américaines tombés lors de la libération de Gouesnou, dont le major Harry R. Stroh, abattu le 27 août 1944 à Kergaradec.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une modification administrative est survenue en 1950, la commune annexant cinq hameaux (dénommés villages en Bretagne) qui faisaient partie jusque-là de la commune de Plabennec.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Gouesnou
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1897 après 1897 Quentel    
avant 1929 après 1929 Gélébart    
avant 1932 après 1932 Le Fur    
1959 1977 Yves Tréguer Divers droite  
 ? 1986 (démission) Aimé Graslan Divers Droite  
1986 mars 2001 Jean-Claude Runavot Divers Droite  
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Glémarec PS Conseiller général
mars 2008 mars 2014 Michel Phelep Divers Droite  
mars 2014 - Stéphane Roudaut UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Gouesnou appartient à quatre structures intercommunales :

  • Brest Métropole Océane
  • syndicat intercommunal du vélodrome de Brest - Ponant - Iroise
  • syndicat intercommunal des pompes funèbres des communes associées de la région brestoise
  • syndicat intercommunal d'électrification de Ploudalmézeau.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D'après le recensement Insee de 2007, Gouesnou compte 6 228 habitants (soit une augmentation de 3 % par rapport à 1999).

La commune occupe le 1 559e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 524e en 1999, et le 26e au niveau départemental sur 283 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Gouesnou depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2007 avec 6 228 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 153 1 191 1 327 1 264 1 525 1 597 1 515 1 509 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 454 1 425 1 479 1 494 1 478 1 474 1 417 1 462 1 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 390 1 394 1 424 1 411 1 382 1 305 1 316 1 528 1 829
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 141 2 543 3 040 4 061 5 417 6 042 6 137 6 024 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : La population de Gouesnou a atteint un maximum secondaire en 1851 avec 1 514 habitants, ayant gagné modestement 361 habitants dans la première moitié du XIXe siècle, avant de décliner légèrement ou stagner ensuite pendant près d'un siècle, la commune ayant alors toutes les caractéristiques d'un bourg rural. Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que la proximité brestoise se fait sentir, la commune amorçant un phénomène de périurbanisation, se transformant progressivement en banlieue-dortoir de Brest : la population double une première fois en 29 ans entre 1946 et 1975, et une seconde fois en 24 ans entre 1975 et 1999, continuant à augmenter, mais à un rythme beaucoup plus modeste, dans la première décennie du XXIe siècle. En rythme annuel, c'est entre 1975 et 1982 que l'augmentation de la population a été la plus forte, croissant alors de 1 021 habitants en 7 ans, soit une croissance moyenne annuelle de presque 150 habitants par an (+4,2 % l'an alors qu'elle n'est plus que de +0,5 % l'an entre 1999 et 2008)[53].

La situation périurbaine de Gouesnou a entraîné une prolifération des lotissements, le nombre des logements étant multiplié par 4 entre 1968 (656) et 2008 (2 399), en quasi-totalité des résidences principales. Il s'agit essentiellement d'un urbanisme pavillonnaire (89,5 % du total des logements en 2008 sont des maisons individuelles), même si ces dernières années ont vu l'essor d'un habitat collectif, en partie sous l'effet des contraintes législatives[54]. Le centre de la commune, plus ancien, est peuplé de retraités aux revenus moyens alors que sa partie nord, d'un développement plus récent, accueille des familles aux revenus plutôt aisés. L'essentiel de l'urbanisation de Gouesnou dans sa partie nord s'est faite au travers de lotissements pavillonnaires familiaux ; par contre la « Vallée verte » (Kerargalet), à proximité immédiate de la zone commerciale de Kergaradec (Brest), tout en se situant dans un environnement de campagne, est un secteur constitué exclusivement de maisons individuelles avec jardin s'est développé à partir des années 1970 autour de hameaux existants (neuf logements sur 10 y sont postérieurs à 1975). Quartier résidentiel, il accueille de nombreuses familles avec enfant(s) dont le revenu est supérieur à la moyenne (48 % des habitants sont le quartile supérieur des revenus)[55].

Le solde naturel et le solde migratoire sont tous deux constamment positifs depuis au moins 1968 (probablement avant), même si pour ce dernier il ne l'a été que très faiblement entre 1999 et 2008 (+0,1 % l'an) ; même le solde naturel se dégrade ces dernières années : alors que l'excédent des naissances par rapport aux décès était d'une vingtaine chaque année (record de +25 en 2005), naissances et décès se sont équilibrés en 2009 (48 naissances, 48 décès), l'année 2008 ayant même enregistré pour la première fois depuis longtemps un déficit naturel (53 décès, 49 naissances)[53].

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,1 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (24,5 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d'hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 19,3 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 25 %, plus de 60 ans = 14,5 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 16,4 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 19,5 %).
Pyramide des âges à Gouesnou en 2007 en pourcentage[56]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,6 
3,7 
75 à 89 ans
7,0 
10,7 
60 à 74 ans
11,9 
25,0 
45 à 59 ans
24,7 
20,3 
30 à 44 ans
19,9 
19,3 
15 à 29 ans
16,4 
20,8 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Finistère en 2007 en pourcentage[57]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,7 
75 à 89 ans
11,6 
13,6 
60 à 74 ans
15,3 
21,4 
45 à 59 ans
20,2 
20,8 
30 à 44 ans
18,9 
18,4 
15 à 29 ans
16,1 
18,7 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Les Halles modernes sur la place centrale de Gouesnou
  • La ville est très active économiquement. Elle accueille dans sa partie sud une partie de la zone industrielle et commerciale de Kergaradec. Cette zone est la plus attractive du Finistère et comprend les principales enseignes françaises et internationales. Depuis peu, la zone de Kergaradec est prolongée par la zone du Froutven, en Guipavas, qui accueille l'enseigne Ikea (17 500 m2) et le septième Décathlon du monde en termes de surface. Cette ouverture fait suite à la fermeture des trois magasins Décathlon dans la zone de Kergaradec, c'est en fait un regroupement.
  • Par ailleurs, toujours dans la partie sud de la ville, E.Leclerc possède un très grand hypermarché (10 000 m2), le deuxième E.Leclerc français en termes de chiffre d'affaires après celui de Blagnac. L'hypermarché réalise 175,7 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel et se classe en première position dans l'ouest de la France, toutes enseignes confondues. C'est un des magasins historiques d'Édouard Leclerc, le fondateur de l'enseigne.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 17 décembre 2009. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 8 mars 2010. À la rentrée 2013, 78 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 11,3% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [58]. La crèche Dorn-ha-dorn a signé la charte "Divskouarn".

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Gouesnou : la fontaine de Saint-Gouesnou en 1915 (dessin de Charles Chaussepied)
Le château de Mesléan en ruines (dessin de Louis Le Guennec, vers 1920
  • L’enclos paroissial s'ouvre par une porte triomphale en forme d'arc de triomphe qui porte les statues de saint Jean et de la Vierge Marie. L'église, la fontaine, et l'arc de triomphe datent du XVIIe siècle (1615 à 1642) et sont classés depuis le 9 mai 1914[59].
    • L’église Saint-Gouesnou, qui date de 1552 si on en croit une inscription désormais illisible, fut agrandie en 1607[60]. Son chevet à noues multiples est de style Beaumanoir, le porche nord date de 1642, un bénitier de style Renaissance de 1583. L'autel du Rosaire possède un retable à colonnes torses dont les médaillons illustrent les quinze mystères du Rosaire, les mystères joyeux, les mystères douloureux et les mystères glorieux. L'église a été restaurée en 1970. Elle possède des statues de Notre-Dame et de saint Gouesnou. Sur l'autel nord, un bas-relief représente saint Yves. L'église et son clocher furent détruits par la foudre en 1718 et la flèche à nouveau endommagée par un orage en 1894 (ou 1896)[4]. Elle fut détruite à nouveau par les Allemands en 1944[61]. L'église a été dotée de vitraux modernes dus à J. Le Chevallier (1896-1987), restaurés en 2010.
    • La fontaine de saint-Gouesnou a été édifiée entre 1562 et 1613, alors que l'évêque de Léon était Rolland de Neufville, dont les armoiries figurent sur le socle de la statue du saint patron, à l'emplacement où le saint aurait découvert la source qu'il aurait fait jaillir pour abreuver les ouvriers occupés à la construction de l'église. De style Renaissance, elle forme un carré parfait de près de 7 mètres de côté, entouré d'un muretin assez épais que recouvrent des dalles moulurées surplombant l'intérieur d'une hauteur de 1,50 mètre. L'édicule du fond se compose d'une partie verticale ornée de deux petits pilastres aux extrémités et supportant un entablement et un fronton interrompu par un motif central. La niche est ornée d'une coquille et à son pied se trouve un petit autel et, de chaque côté, deux sièges de pierre[62]. Elle est classée monument historique depuis le 4 décembre 1914. La tradition disait que son eau était très efficace contre les maladies cutanées.
    • La chapelle Sainte-Anne, située aussi dans l'enclos paroissial, date de 1813 (reconstruite en 1868).
  • La chapelle Notre-Dame-du-Bon-Voyage, qui datait du XVIe siècle, a été ruinée en 1916. Un dessin de Louis Le Guennec datant du début du XXe siècle la représentant existe[63].
  • De nombreuses croix parsèment le territoire communal[64]
  • Le château de Mesléan (ou Mezléan)[65] date des XVIe et XVIIe siècles. Il est situé entre le bourg de Gouesnou et Brest, pratiquement inclus dans une zone urbaine. Il n'en reste que des ruines : une partie de la façade d'entrée, de ses tours et ses courtines. La courtine située au-dessus de l'entrée est couverte par des dalles de granit et percée de fenêtres et meurtrières sur ses deux faces avec des mâchicoulis sur la face externe. L'escalier de la tour d'angle est un escalier circulaire en granit sur pivot central. L'intérêt de ce château est sa façade médiévale avec son système de défense qui en fait une place forte. Il était habité par la famille Rivoalen. Le Barzaz Breiz d'Hersart de La Villemarqué évoque un membre de cette famille dans une pièce bretonne Azénor la Pâle retranscrite qui date du XVe siècle (il est aimé d'Azénor[66] qui est mariée contre son gré à un seigneur riche et puissant et elle meurt le soir de ses noces).
  • Le château du Bois[67] date du VIIIe siècle : il fut successivement la propriété des familles Du Bois, Denis (à partir du XVIe siècle) et Sanzay (Sancay). En 1768, le domaine fut vendu à Jean François Gillard de L'Archantel, puis acquis par une famille d'armateurs de Saint-Malo, les Desperles. La propriété fut réquisitionnée par l'armée allemande en 1940, achetée par la Caisse d'Épargne en 1970 avant d'être revendue à un propriétaire privé.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Gouesnou est jumelée avec les communes de :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Associations sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

  • Les "Amis Aquariophiles de Gouesnou", est une association créé en 1992 afin de réunir tous les passionnés d'aquariophilies (débutants et expérimentés) autour d'une passion. Le but de cette association est de faire découvrir et partagé le monde merveilleux des aquariums. Site internet : www.aquariophilie-gouesnou.fr
  • Le dojo « Aikido Shobukan Gouesnou » est créé en novembre 2005 grâce à l'initiative de Serge Givaja, enseignant 3e dan du club « Aikido Shobukan Brest » et élève de Maurice Le Treut et de Toshiro Suga.
  • L'Amicale cycliste de Gouesnou (ACG) a été créée en 1976. Son premier président fut Ferdinand Pelleau. Affilié à la Fédération française de cyclisme (FFC) et à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), le club compte en 2010, 107 licenciés.
  • Fondé en 1983 par Pierrot Bonthonou et Bernard Le Bris, le Judo Club Gouesnousien comptait alors une soixantaine de licenciés apprenant l'art martial sous les conseils avisés de Joël Boucher et Jacques Kenet. Aujourd'hui le club forme quelque 200 personnes.
  • L'association de parents d'élèves Div Yezh Gouenou, créée en 2004, accompagne le développement de la filière bilingue français-breton à l'école du Château d'Eau. Elle est également à l'origine d'animations sur le thème de la culture et la langue bretonne (concerts, cinéma...)

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Parrain et filleul, dont la première partie est intitulée « Le pardon de Gouesnou », est une nouvelle de Guillaume de La Landelle, publiée en 1864[69].
  • L'Auberge du Grand-Cerf d'E. Parmentin, roman publié en 1882, évoque le bourg de Gouesnou[70].
  • L'hôtel de Niorres, roman d'Ernest Capendu évoque à de nombreuses reprises Gouesnou[71].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f l'article de la ville sur annuaire-mairie.fr
  2. La majeure partie de la ZIC est à Brest et une autre partie est sur la commune de Guipavas.
  3. Les dénominations suivantes : Landa, peniticium Goeznovei (en 1019), Sanctus Goeznovei (en 1282), Langoeznou (à partir de 1420), Sainct Goueznou (en 1544), Lannoznou (en 1551), Sainct Gouesnou (en 1607) et Gouesnou dès 1665 peuvent être relevées (d'après InfoBretagne)
  4. a et b InfoBretagne
  5. La chapelle de Loc-Majan en Plouguin honore saint Majan, frère de saint Gouesnou, voir Topic Topos et le nom du château de Trémazan provient de la contraction de « trève Majan»
  6. Tugdone aurait vécu au couvent de Loc-Ronan-ar-Fanq, c'est-à-dire à Saint-Renan
  7. Ergué-Gabéric, Le Grand Terrier
  8. selon Albert Le Grand
  9. Onésime Pradère, Brest, son château, son port, sa rade et ses environs, guide du touriste, 1889, Gallica
  10. Cette procession est désormais tombée en désuétude
  11. Chanoine Paul Peyron, Pèlerinages, Troménies, Processions votives au diocèse de Quimper, Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires... de l'Association bretonne, Agriculture, Archéologie, 1912, Gallica
  12. Lettre d'Olivier Quéré à Mgr André, évêque de Quimper
  13. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, Gallica
  14. Cité par Eugène Rolland, Faune populaire de la France, tome 3, 1877, Gallica
  15. Chanoine Paul Peyron, Pèlerinages, Troménies, Processions votives au diocèse de Quimper, Comptes-rendus, procès-verbaux, mémoires... de l'Association bretonne, Agriculture, Archéologie, 1912, Gallica
  16. Topic Topos
  17. Paul-Armand du Châtellier, Mégalithes du Finistère
  18. Édouard Vallin, Voyage en Bretagne, Finistère : précédé d'une notice sur la Bretagne au XIXe siècle, Comptoir de la Librairie de Province, Paris, 1859, Gallica
  19. Le musée du patrimoine, Gouesnou
  20. a et b A. de Lorme, L'art breton du XIIIe au XVIe : l'église de Gouesnou, Bulletin de la Société académique de Brest, 1897, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207643p/f32.image.r=Guipavas.langFR
  21. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, tome 6, 1886, Gallica
  22. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XIX. For-Fyo, 1927, Gallica
  23. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Storck, Lyon, 1895, Gallica
  24. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Storck, Lyon, 1895, Gallica
  25. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  26. Démétrius Alexandre Zambaco Pacha, Anthologie. La Lèpre à travers les siècles et les contrées, Masson, Paris, 1914, Gallica
  27. Armand Corre et Paul Aubry, Documents de criminologie rétrospective (Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles), A. Strock, Lyon, 1895, Gallica
  28. Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783, Motteroz-Martinet, 1903, Gallica
  29. J. Corre, recteur de Gouesnou, 20 décembre 1774. Le texte intégral peut être consulté sur InfoBretagne
  30. Le musée du patrimoine, Gouesnou
  31. Abbé Peyron, Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793, Imprimerie de Lafolye frères, Vannes, 1902, Gallica
  32. Gouesnou, commune du Finistère
  33. C'est un roman de chouannerie dont l'action se passe à la fin du XVIIIe siècle, qui évoque l'insurrection du Léon de mars 1793
  34. Ernest Capendu, Le roi des gabiers, I Fleur-des-Bois, C. Gausse, Paris, 1898, Gallica
  35. Henri Monod, Le choléra : histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886, Imprimerie administrative, Melun, 1892, Gallica
  36. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, 1871, Gallica
  37. L'Ouest-Éclair no 7266 du 23 octobre 1921, Gallica
  38. L'Ouest-Éclair no 12774 du 28 octobre 1931, Gallica
  39. Association bretonne - Agriclulture Comptes-rendus et procès-verbaux, 1900, Gallica
  40. Le Journal des transports, revue internationale des chemins de fer et de la navigation, n° du 20 février 1891, Gallica
  41. Le Petit Parisien no 7875 du 20 mai 1898, Gallica et no 7876 du 21 mai 1898, Gallica
  42. L'Ouest-Éclair no 14592 du 20 octobre 1936, Gouesnou
  43. Le musée du patrimoine, Gouesnou
  44. Mémorial GenWeb
  45. Le Petit Parisien no 16600 du 11 août 1922, no 17155 du 17 février 1924, no 19000 du 7 mars 1929, Gallica
  46. Les Cahiers de l'Iroise no 4, année 1970 ; voir aussi Le musée du patrimoine, Gouesnou
  47. Gouesnou, commune du Finistère
  48. Le musée du patrimoine, Gouesnou
  49. Mémorial GenWeb
  50. Mémorial GenWeb
  51. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  53. a et b INSEE
  54. INSEE
  55. INSEE
  56. « Évolution et structure de la population à Gouesnou en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  57. « Résultats du recensement de la population du Finistère en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 novembre 2010)
  58. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  59. Ministère de la Culture dans la base Mérimée.
  60. Voir le procès-verbal du 7 janvier 1607, InfoBretagne
  61. Le musée du Patrimoine, Gouesnou
  62. Charles Chaussepied, « Notes sur la fontaine de Gouesnou », in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1915, Gallica
  63. VB'Breizh
  64. musée du patrimoine, Gouesnou
  65. Topic Topos
  66. Cette Azénor n'est pas la même que celle qui fut emprisonnée au château de Brest et parfois connue sous le nom de sainte Azénor
  67. Topic Topos
  68. Paul Guérin, Dictionnaire des dictionnaires, Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle, tome 3, Gallica
  69. Guillaume Joseph Gabriel de La Landelle, Les Nouveaux Quarts de nuit, récits maritimes, P. Brunet, 1864, Gallica
  70. E. Parmentin, L'Auberge du Grand-Cerf, E. Ardent, Limoges, 1882, Gallica
  71. Ernest Capendu, L'hôtel de Niorres, tome 2, J. Rouff, Paris, 1893, Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]