Histoire de Brest

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Placée sur une rivière encaissée, en bordure d'une rade fournissant un abri sûr aux navires, le site de Brest est naturellement tourné vers des activités maritimes. Son histoire ne fera que le démontrer.

Histoire chronologique[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La topologie du Brest originel, c'est-à-dire celui du château actuel, est un promontoire, bordé d'un côté par la Penfeld, de l'autre par la mer. Il est probable que la faille rocheuse au pied de l'actuel bastion de Sourdéac existait déjà, fournissant donc une zone naturellement protégée sur une grande partie de son pourtour. Il est probable que l'homme se soit installé tôt sur cette zone. Il n'existe aujourd'hui toutefois aucune preuve de cette présence humaine à cet endroit.

Dès l’Âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la « route de l’étain ».

Antiquité[modifier | modifier le code]

Base romaine du Château de Brest

Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l’espace de l’actuel Finistère.

La naissance de Brest correspond à la construction, sur le site du château actuel, d’un camp fortifié romain à la fin du IIIe siècle, qui serait peut-être le Gesocribate mentionné dans la Table de Peutinger, bien que d'autres sites soient proposés[1]. Ce castrum est contemporain des murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec le matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour cette occasion, indice d’une grande urgence : il fallait d’une part se protéger des assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes, qui pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle des côtes.

Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest, pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu’à la dissolution des structures administratives gallo-romaines due à l’immigration bretonne.

Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale (dans les terres) de Corseul par le port nouvellement fortifié d’Alet (l’actuelle ville de Saint-Servan, entre Manche et Rance). L’absence d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant le VIIIe siècle pour cette dernière ville) est aussi à rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons continentaux, basée sur des abbayes-évêchés (Landevennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…). La dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui.

Le castrum romain du IIIe siècle endommagé et en partie ruiné fut renforcé d’une nouvelle construction, le Castellum, bâtie à l’intérieur du vieux Castrum par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette ville fortifiée deviendra château au XVIe siècle quand la population civile l’évacuera pour peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au XXe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Combat entre La Cordelière et le Regent

Issue du démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Ploubavas (Ploebeves), la paroisse de Lambézellec était très vaste, englobant toute la rive gauche de la Penfeld faisant actuellement partie de la ville de Brest[2] et incluait donc Brest même, y compris le prieuré des Sept-Saints, qui dépendait de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre et érigé en paroisse pendant le règne de Henri II ainsi que la trève de (Saint-Marc) qui lui est rattachée à partir de 1681.

La ville de Brest dans ses limites de l'époque d'Henri II correspondait à la seule paroisse des Sept-Saints[3] (elle devait son nom à une légende connue sur le pourtour de la Rade de Brest, la « légende des Sept-Saints »[4]), l'église paroissiale se trouvant au pied du château de Brest.

Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye de saint Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident.

En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté.

Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre.

Pendant la guerre de succession de Bretagne de 1341, Monfort confie aux Anglais la garde de la ville. Devenu duc de Bretagne, il essaie en vain de chasser les intrus. Le roi de France échoue également. En 1397, Charles VI obtient du roi d'Angleterre, qui vient d'épouser sa fille aînée, que Brest soit restituée au duc.

En 1512 La Cordelière, navire construit sur ordre d'Anne de Bretagne, livre un combat mémorable dans le goulet de Brest contre les anglais.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger. Brest est avec Toulon, le seul port capable d'accueillir des grands vaisseaux de guerre au XVIIe siècle. Ces derniers, qui sont de plus en plus lourds à cause du poids de plus en plus élevé de leur artillerie, nécessitent des tirants d'eau de plus en plus importants, soit 7 m après 1680-1680. Le site est cependant sous dominante de vents d'ouest, ce qui rend difficile la sortie des escadres, problème qui ne sera résolu qu'avec l'apparition de la vapeur, au XIXe siècle.

Louis XIV guidé par les rapports du chevalier de Clerville en 1667 et ceux de l'intendant Chertemps du Seuil en 1670 et 1675, incorpore Recouvrance, petite ville sur la rive droite de la Penfeld, à Brest, alors uniquement sur la rive gauche, en 1680, par lettres patentes[5]. L'expression locale Brest même, utilisée par les anciens Brestois, désigne Brest rive gauche dans ses limites traditionnelles d'avant ces annexions, par opposition à Recouvrance.

Article détaillé : Recouvrance.

La population passe de 2 000 habitants en 1661, à 6 000 habitants en 1683, en seulement vingt ans, sous l'action de Colbert[6]. En vingt ans aussi, la flotte royale passe de 36 à 276 bâtiments, Brest étant capable de fabriquer une frégate en 22 heures contre 30 heures à Rochefort[7]. En 1683, Vauban fortifia la ville, qui compte environ quinze mille habitants en 1715.

En 1686, venus par la mer à bord de L’Oiseau et de La Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, quelques armateurs et négociants brestois arment en course, le plus connu des corsaires brestois étant Jean-François Riou de Kerhallet, né en 1746[8].

Au XVIIIe siècle, Brest faisait partie de l'archidiaconé d'Ac'h relevant de l'évêché de Léon et comprenait deux paroisses, Saint-Louis (le 29 octobre 1702, le culte fut transféré de l'ancienne église des Sept-Saints à l'église Saint-Louis) et Saint-Sauveur, devenue paroisse distincte en 1750, le quartier de Recouvrance qui dépendait auparavant de la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon ayant été annexé par Brest en 1680. Le village de Saint-Marc, qui dépendait auparavant de Lambézellec était devenu en 1635 une trève de la paroisse brestoise des Sept-Saints. Afin d'agrandir le territoire de Brest, initialement minuscule, la paroisse voisine de Lambézellec fut progressivement grignotée.

Article détaillé : Lambézellec.

Au XVIIIe siècle, l’ingénieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu’au milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d’un boulanger d’Arras et le plus célèbre forçat brestois, parviendra à s’en évader. De nombreux fours à chaux servent alors pour aider à la construction des divers bâtiments[9].

Parmi les amiraux de l’Ancien Régime qui ont commandé la Marine, le port et la ville de Brest, mention spéciale doit être faite de la dynastie des amiraux de Roquefeuil dont le père Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet puis le fils Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet ont occupé cette fonction pendant trente-trois ans à eux deux (1728/1740 puis 1761/1782). Une rue du quartier de Recouvrance porte encore leur nom.

Pendant la guerre d'Indépendance américaine, Brest, sous la direction du comte d'Hector, joue un rôle essentiel dans l'armement des grandes escadres en partance pour les Amériques. En raison de la crainte d'un débarquement anglais lié à cette guerre, une ceinture de forts est construite pour protéger Brest, y compris côté terre : le fort Montbarey est édifié en 1784, le fort de Keranroux[10], le fort du Questel[11], le fort de Penfeld[12], pendant le règne de Louis XVI.

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La Révolution française[modifier | modifier le code]

Vue de l'intérieur du port de Brest prise de l'ancienne cale de l'intendance, huile sur toile de Jean-François Hue, 1795 (musée national de la Marine, Paris)

Sous la Révolution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France. En 1789, la ville s’engage majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l’Assemblée constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui, avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries, lors de la journée du 10 août, afin d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation révolutionnaire, notamment le coup d’État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se détache de la nouvelle orientation. Elle prend part à ce qu’on appelle alors le « fédéralisme ».

Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : le 5 février 1794, les représentants du peuple en mission, Tréhouart et Laignelot installent le Tribunal révolutionnaire de Brest, qui juge cent soixante-quinze personnes et condamne soixante-dix accusés à la guillotine. C'est également à ce moment-là que se déroule l'exécution de 26 administrateurs du département (équivalent des conseillers généraux d'aujourd'hui) au prix d'un procès mené à charge et sans réelle possibilité de défense de la part des accusés.

Parallèlement, la marine est redressée par André Jeanbon Saint André. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libérés : ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir été sanguinaires et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de la plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur.

Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois Girondins sont élus. En 1800, Joseph Caffarelli est nommé préfet maritime.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de Brest au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Brest en 1811.
Le monument La Consulaire érigé sur les quais de la Penfeld en 1833 : prise de guerre de la conquête de l’Algérie.

Chateaubriand décrit ainsi Brest dans Mémoires d'outre-tombe :

« Cette mer que je devais rencontrer sur tant de rivages baignait à Brest l'extrémité de la péninsule armoricaine : après ce cap avancé, il n'y avait plus rien qu'un océan sans bornes et des mondes inconnus ; mon imagination se jouait dans ces espaces. Souvent, assis sur quelque mât qui gisait le long du quai de Recouvrance, je regardais les mouvements de la foule : constructeurs, matelots, militaires, douaniers, forçats passaient et repassaient devant moi. Des voyageurs débarquaient et s'embarquaient, des pilotes commandaient la manœuvre, des charpentiers équarissaient des pièces de bois, des cordiers filaient des câbles, des mousses allumaient des feux sous des chaudières d'où sortaient une épaisse fumée et la saine odeur du goudron. On portait, on reportait, on roulait de la marine aux magasins et des magasins à la marine des ballots de marchandises, des sacs de vivres, des trains d'artillerie. Ici des charrettes s'avançaient dans l'eau à reculons pour recevoir des chargements ; là, des palans enlevaient des fardeaux tandis que des grues descendaient des pierres et que des cure-môles[13] creusaient des atterrissements. Des postes répétaient des signaux, des chaloupes allaient et venaient, des vaisseaux appareillaient ou rentraient dans les bassins. »

« Mon esprit se remplissait d'idées vagues sur la société, sur ses biens et ses maux. Je ne sais quelle tristesse me gagnait ; je quittais le mât sur lequel j'étais assis ; je remontais le Penfeld, qui se jette dans le port ; j'arrivais à un coude où ce port disparaissait. Là, ne voyant plus rien qu'une vallée tourbeuse, mais entendant encore le murmure confus de la mer et la voix des hommes, je me couchais au bord de la petite rivière. »

La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus anglais permanent, la Marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d’accalmie. Le témoignage de Jules Michelet décrit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite, mais aussi les difficultés qu'y rencontre la Marine :

« À l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensée de Richelieu, la main de Louis XIV ; fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armées et millions, la force de la France entassée au bout de la France : tout cela dans un port serré, où l'on étouffe entre deux montagnes chargées d'immenses constructions. Quand vous parcourez ce port, c'est comme si vous passiez dans une petite barque entre deux vaisseaux de haut bord ; il semble que ces lourdes masses vont venir à vous et que vous allez être pris entre elles. L'impression générale est grande, mais pénible. C'est un prodigieux tour de force, un défi porté à l'Angleterre et à la nature. J'y sens partout l'effort, et l'air du bagne et la chaîne du forçat. C'est justement à cette pointe où la mer, échappée du détroit de la Manche, vient briser avec tant de fureur que nous avons placé le grand dépôt de notre marine. Certes, il est bien gardé. J'y ai vu mille canons[14]. L'on n'y entrera pas ; mais l'on n'en sort pas comme on veut. Plus d'un vaisseau a péri à la passe de Brest[15]. Toute cette côte est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque hiver. La mer est anglaise d'inclination ; elle n'aime pas la France ; elle brise nos vaisseaux ; elle ensable nos ports[16]. »

— Jules Michelet, Histoire de France, 1861, Chamerot, Paris. (tome II, pages 9-10)

Le Second Empire[modifier | modifier le code]

Visite de Napoléon III à Brest en 1858.
Le port de Brest en 1864, par Jules Noël (Brest, musée des Beaux-Arts)

Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld, un pont tournant[17] dénommé d'abord « pont Impérial », puis « pont National ». L’empereur et l’impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à Brest et créa le port de commerce[18].

Le rail parvient jusqu'à Brest en 1865 avec l'ouverture de la ligne venant de Paris-Montparnasse jusqu'à Brest. Certains tronçons de cette ligne sont restés à une seule voie pendant plusieurs décennies : c'est encore le cas par exemple en 1892 pour les tronçons Rennes - Saint-Brieuc et Guingamp - Kerhuon, c'est-à-dire presque jusqu'à Brest[19].

Enserrée dans ses fortifications, la ville de Brest parvient à s'agrandir : par la loi du 25 avril 1847, Brest annexe le territoire du fort Penfeld ainsi que d'autres situés à l'est de la Penfeld[20] comme les villages de l'Harteloire et de Lannoc-ar-Pape, la grève de Porstrein et le village du même nom.

Les agrandissements successifs du territoire communal au détriment de Lambézellec[modifier | modifier le code]

Par la loi du 4 mai 1861, Brest annexe 172 hectares de la commune de Lambézellec[21] (dénommés pendant un temps « l’extension » ou « l'annexion » : son axe principal était l'ancien « Grand Chemin » qui prit le nom de « Rue de Paris », actuelle « Rue Jean-Jaurès » de Brest)[22] et comprenant par exemple l'actuelle Place de la Liberté[23], l’Octroi, les cimetières Saint-Martin et de Kerfautras, l'église Saint-Martin, l'actuel port de commerce, le quartier de la gare, le ravin du Moulin à poudre, etc., pour s’étendre hors les murs et englober son nouveau port de commerce. En contrepartie, la commune de Brest doit participer au financement de la reconstruction de l'église de Lambézellec[24]. Les habitants de Lambézellec, en perdant leur façade maritime, perdent aussi le droit de couper le goémon sur les grèves, droit réservé aux habitants des communes littorales[25].

Par le décret du 24 mai 1865 une partie du territoire de la commune de Lambézellec comprenant le Bot, le Douric et Pen-ar-Creach est transférée à la commune de Saint-Marc ; en 1864, le Conseil général du Finistère avait donné un avis favorable « attendu qu'à la partie du nouveau bourg (à 92 mètres), on arrive sur le territoire de Lambézellec ». Ce transfert concerne 26 hectares et 200 habitants, tous favorables à ladite annexion[26]. La ville s'agrandit donc et se transforme également considérablement[27].

La Penfeld en 1901, avec le Pont National tournant et le croiseur Duguay-Trouin, surnommé Borda V
Les mutins du Fœderis Arca[modifier | modifier le code]

Le 11 octobre 1866 à Brest, plus de 20 000 personnes assistent sur la place Fautras à la quadruple exécution par guillotine de quatre marins (Pierre-Louis Oillic, Lénard, Thépaut et Carbucci) qui faisaient partie de l’équipage mutiné du Fœderis Arca , un trois-mâts barque parti de Sète à destination de Veracuz chargé de vin et d’alcool destiné aux officiers de l’expédition française au Mexique. Ils avaient été condamnés à mort par le tribunal maritime de Brest le 22 juin 1866 pour avoir assassiné le capitaine Richebourg, son second Théodore Aubert ainsi que le mousse âgé de 11 ans pendant leur mutinerie le 30 juin 1864 avant de couler leur navire dans l’Océan atlantique et de prendre place dans une chaloupe de sauvetage où ils avaient été recueillis en se disant victime d’un naufrage. Quatre autres marins du même équipage mutiné furent acquittés pour deux d’entre eux ou condamnés à des peines plus légères pour les deux autres[28].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque (1890-1914)[modifier | modifier le code]

Le port de guerre vers 1912 (photographie autochrome de Jules Gervais-Courtellemont)

Un foyer de francophonie[modifier | modifier le code]

La présence de la Royale explique que très tôt, Brest a été un îlot de francophonie dans un monde bretonnant, comme en témoigne par exemple une enquête de 1902 : Brest est alors l'une des trois seules communes du Finistère, avec ses voisines Saint-Pierre-Quilbignon et Le Relecq-Kerhuon où l'enseignement du catéchisme est donné exclusivement en français, alors que dans 169 communes du département il est donné en breton et en français, que dans 123 autres communes le catéchisme est donné en breton alors que les élèves savent le français et que dans une seule commune (Guengat) les instituteurs déclarent que les élèves sont incapables de comprendre le français[29].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Navires américains à Brest lors de l'arrivée à Brest du président Wilson en 1919

En 1917, Brest devient un des deux ports de débarquement, avec Saint-Nazaire, de l'American Expeditionary Force, le corps expéditionnaire américain, venu soutenir les Alliés de la Première Guerre mondiale. Un vaste camp militaire fut installé à Pontanézen.

« Brest vit débarquer sur ses quais tour à tour les troupes russes, portugaises, américaines. De mai à octobre 1918, des centaines de milliers de soldats américains débarquèrent à Brest. Le plus grand steamer du monde, le SS Léviathan, desservait uniquement Brest, et il amenait à chaque voyage 10 000 hommes. Des camps étaient établis un peu partout autour de Brest pour loger tous ces soldats en attendant leur transfert vers le front. Le camp de Pontanézen contenait à lui seul 110 000 hommes : c'était une véritable ville à côté de la ville. (…). Depuis l'entrée en guerre des États-Unis jusqu'à l'armistice, la rade de Brest reçut 105 transports de troupes et 784 110 hommes. (…) Le chiffre des ouvriers de l'arsenal restait toujours voisin de 6000[30]. »

Pierre Keraudren, né à Brest en 1896, soldat au 76e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple le 4 janvier 1918 à Craonne (Aisne), « tué au cours d'une mutinerie »[31].

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'activité du port fut grande aussi en 1919-1920 au moment du réembarquement des troupes américaines. La vente des stocks américains fin 1919 et courant 1920 attira à Brest une foule de spéculateurs guettant l'aubaine d'achats à bas prix.

Brest devient à cette époque une forteresse ouvrière et syndicale : les manifestations et grèves y sont nombreuses et de véritables émeutes éclatent, comme celle du 7 août 1935[32], qui provoque le décès d'un ouvrier de l'arsenal et une vingtaine de blessés[33].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1940, par exemple le 25 septembre 1940, des avions de la R.A.F. bombardent à trois reprises la commune voisine de Saint-Marc ainsi que le centre-ville de Brest, une bombe atteignant en particulier la clinique d'accouchement du docteur Delalande. « L'émotion et l'indignation des Brestois sont extrêmes » commente le journal Ouest-Éclair, alors contrôlé par les autorités allemandes[34]. Les bombardements dureront jusqu’à la libération de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes américaines après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts sont immenses.

Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :

Port de Brest, août 1944
« 

(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

 »

Entre 1940 et 1944, Brest est la cible de 165 bombardements et 480 alertes, qui firent 965 morts et 740 blessés graves[35]. Une soixantaine de Brestois furent fusillés par les Allemands et 146 furent déportés. L'abri Sadi-Carnot[36], creusé en plein centre-ville de Brest en 1941-1942 servait de refuge aux 2 000 Brestois restés dans la cité, ainsi qu'aux troupes allemandes d'occupation. L'explosion accidentelle survenue dans la nuit su 8 au 9 septembre 1944 provoqua la mort de 371 français (dont celle de Victor Eusen, président de la délégation spéciale chargé d'administrer Brest entre 1942 et 1944) et de 500 à 600 soldats allemands.

Article détaillé : Explosion de l'abri Sadi-Carnot.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Brest est assiégée par les 2e, 8e et 29e divisions d’infanterie US[37], membres du 8e corps d'armée commandé par le général Troy Middleton de la IIIe armée américaine ; la ville est libérée le 18 septembre 1944 après 45 jours de siège du 7 août 1944 au 18 septembre 1944. Pendant le siège, la ville reçut 30 000 bombes et 100 000 obus ; environ 10 000 militaires alliés ou allemands y laissèrent leur vie. Comme à Saint-Malo, les Allemands, sur ordre du général Fahrmbacher qui commande les troupes allemandes en Bretagne, font preuve d'une grande détermination à défendre la ville. Sur les 16 500 immeubles existant avant guerre, seuls 200 étaient encore debout, dont quatre seulement dans le centre-ville. L'hebdomadaire "Le Courrier du Finistère" a publié des témoignages de Brestois ayant subi ces bombardements[38].

Article détaillé : Bataille de Brest.

La vie quotidienne dans le quartier de Saint-Martin à Brest pendant la Seconde guerre mondiale a été racontée par une de ses habitantes[39].

La formation du Grand Brest et la Reconstruction[modifier | modifier le code]

Le plan Mathon tel qu’il fut adopté en 1948.

Brest s'était agrandie une première fois en 1681 (annexion de Recouvrance au détriment de la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon) et à nouveau en 1861 au détriment de la commune de Lambézellec (annexion du quartier dénommé ensuite l'Annexion allant de l'actuelle place de la Liberté à l'Octroi, incluant entre autres le quartier de Saint-Martin).

Mais c'est en 1944 (arrêté du 3 octobre 1944 pris par Victor Le Gorgeu, alors commissaire régional de la République), que la commune de Brest s'agrandit de façon importante, quand commença sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants, réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment), rentrent alors reconstruire, sur les décombres du vieux Brest, une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon. Brest est alors devenu une ville de conception urbaine moderne, s'opposant au Brest d'avant-guerre, où des quartiers insalubres existaient. Alors que la vieille ville était très vallonnée, la ville nouvelle, débarrassée de ses remparts, est aplanie et ouverte. Le centre-ville du nouveau Brest se présente donc sur un plateau, qui par endroits est à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol originel. À l'inverse de villes reconstruites dans l'esprit d'avant-guerre comme Saint-Malo, Brest n'a pas été visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant-guerre. Le plan Mathon, bien vite adopté, est fondamentalement conservateur, d'un point de vue urbanistique, et n'eut pas la complexité de celui d'Auguste Perret au Havre[40]. Du vieux Brest, seuls le château, la tour Tanguy, des parties de Recouvrance, ainsi que les faubourgs, ont résisté aux bombes américaines et à la Reconstruction.

Le 28 juillet 1947, l'explosion de l'Ocean Liberty[41], un Liberty ship chargé de 3 000 tonnes d'ammonitrates (un engrais très explosif), échoué sur le banc de Saint-Marc, provoque 26 morts, une centaine de blessés graves et des dégâts considérables dans toute la ville, l'effet de souffle ayant été très important. « La baraque-hôtel située en bordure de l'avenue Amiral Réveillère a été entièrement brûlée […] L'hôpital Ponchelet a été entièrement dévasté […]. Le plafond du cinéma Eden s'est effondré. […] Les rues sont jonchées de débris de verre » écrit le journal Ouest-France[42]. Pendant cette période de Reconstruction, on construisit également des baraques en bois pour les sans-abri. Le Grossherzogin Elisabeth, un trois-mâts école allemand rebaptisé Duchesse Anne, sert de logement militaire à partir de 1949[43].

La seconde moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue des quais militaires d'après-guerre de la Penfeld en 2006, depuis le pont de Recouvrance, avant la desconstruction de la grande grue en 2010

En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la Reconstruction, pour une augmentation de salaire. À la suite d'une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1 000 à 2 000 ouvriers, des responsables du parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes[44].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le nouveau tramway de Brest, mis en service durant l'été 2012 (rue de Siam)

Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Histoire thématique[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, elle s'appelait en latin Bresta super Caprellam, c'est-à-dire en français Brest-sur-Chevrette ; la Chevrette désignant la Penfeld[45] [réf. à confirmer]. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l'origine de son nom. Pour certains[Qui ?], son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Pour d'autres[Qui ?], dans son nom, qui n'est pas directement traduisible en français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie bretonne sous les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie « mamelon, colline, mont »[46]. Il trouve également ses racines en gaulois dans le mot « brista » signifiant combat en français et dit « brezel » en breton, signifiant guerre.

Une étymologie populaire fait dériver Brest du nom d'un roi Bristok ou Bristocus du Ve siècle[47] mentionné dans la vie de saint Rioc, à moins que ce nom ne dérive d'une forme archaïque du nom de la ville[48].

En français, Brest se prononce [bʁɛst ], en breton [brest ] et en gallo [Brèsst].

Héraldique et vexillologie[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne
Commentaires : Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, et que figurent sur la moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises[49].
Elles sont identiques à celles de la ville de Bourg-la-Reine.

Premier port du duché, la ville de Brest a arboré, durant les temps qu'elle n'était plus anglaise, plusieurs brisures de l'enseigne navale de celui ci, la Croazuff, avant d'adopter, dans les suites de l'Union de la Bretagne et de la France, l'actuel drapeau:

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Brest[modifier | modifier le code]

Note : Certains personnages correspondent à plusieurs catégories. Ils sont listés uniquement sous la première catégorie leur correspondant.

Artistes et écrivains[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Politiques et serviteurs de l'État[modifier | modifier le code]


Scientifiques[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. La partie de la rive droite de la Penfeld faisant partie de la ville de Brest actuellement formait la paroisse de Saint-Pierre-Quilbignon, qui comprenait Recouvrance
  3. « Cœur originel de la ville de Brest : le quartier des Sept-Saints », [lire en ligne]
  4. « Légende des Sept-Saints », [lire en ligne]
  5. Recouvrance - Wiki-Brest
  6. Colbert, la politique du bon sens, Michel Vergé-Franceschi, Petite Bibliothèque Payot (2003), page 402.
  7. Michel Vergé-Franceschi, Colbert, la politique du bon sens, Petite Bibliothèque Payot, 2003, p. 403
  8. « Corsaires de Kervallon », [lire en ligne]
  9. http://www.wiki-brest.net/index.php/Fours_%C3%A0_chaux
  10. Mémoires de Saint-Pierre
  11. Fort du Questel, Chemins de mémoire]
  12. Guilers, Penfeld, Fort détaché, Glad - Le portail des patrimoines de Bretagne
  13. Machine dont on se sert pour curer les ports et qui est établie sur un ponton
  14. Note de Jules Michelet : À l'arsenal, sans compter les batteries. (1833)
  15. Note de Jules Michelet : par exemple, le Républicain, vaisseau de cent vingt canons, en 1793.
  16. Note de Jules Michelet : Dieppe, Le Havre, La Rochelle, Cette, etc.
  17. Photographies du « Grand Pont » consultables Fonds Kostioukovsky Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM) et Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (MuCEM)
  18. Cependant, Napoléon III se mit au plus mal avec les notables de la ville. En effet, la coutume voulait que le souverain salue les riches bourgeois avant les officiers et les nouveaux riches, tous devant être placés alors sur la tribune d’accueil selon leur niveau de richesse (plus on était riche plus on était proche du souverain). Lorsque Napoléon III inaugura le pont de Recouvrance, il se dirigea directement vers l’extrême droite de la tribune, alors qu'Eugénie s’avança vers l’extrême gauche, saluant donc d'abord les moins riches des notables, puis il tourna le dos aux nobles et ne les salua point.
  19. Le Temps no 11400 du 8 août 1892, Gallica
  20. J.B. Duvierger, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, A. Guyot et Scribe, Paris, 1847, Gallica
  21. Considérant que le territoire de la ville de Brest est trop peu spacieux pour sa population, aujourd'hui de 629 habitants par ha, (…) contre 309 à Paris, que ce territoire est entièrement occupé par des maisons et que l'augmentation annuelle de la population oblige à exhausser toutes les constructions habitables, ce qui prive les voies publiques d'espace, d'air et de soleil, et place par conséquent la ville dans de mauvaises conditions d'hygiène et de salubrité (Délibération du Conseil municipal de Brest, 1857, retranscrite dans Gazette de l'Industrie et du Commerce du 20 février 1864, disponible sur Gallica
  22. S. Castel, Brest, étude de géographie urbaine, Annales de Bretagne, 1932-1933, disponible sur Gallica
  23. Elle s'appelait à l'époque la Place du Roi de Rome
  24. J.B. Duvierger, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du Conseil d'État, A. Guyot et Scribe, Paris, 1861, [lire en ligne]
  25. Limon, Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, Imprimerie de Lion, Quimper, [lire en ligne]
  26. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, 1864, [lire en ligne]
  27. http://wwwcrdp.ac-rennes.fr/crdp/cddp29/patrimoine/histoire/brest/index.php
  28. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  29. Émile Combes, Campagne laïque (1902-1903), Gallica
  30. S. Castel, Brest, étude de géographie urbaine, Annales de Bretagne, 1932, disponible sur Gallica
  31. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  32. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, disponible sur Gallica
  33. Journal L'Ouest-Éclair no 14155 du 9 août 1935, disponible sur Gallica
  34. Journal Ouest-Éclair no 16011 du 27 septembre 1940, disponible sur Gallica
  35. Bombardements aériens de Brest et de sa région pendant la Seconde guerre mondiale, [lire en ligne]
  36. http://www.wiki-brest.net/index.php/Abri_Sadi_Carnot
  37. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 25
  38. http://www.finisterehebdo.fr/brestliberee18septembre44.php
  39. Témoignage de Marguerite Sire : La vie du quartier de Saint-Martin à Brest pendant la guerre, [lire en ligne]
  40. Alain Boulaire, Brest, éditions Palantines, 2004
  41. Wiki-Brest - L'Ocean Liberty vient de tuer
  42. Brest Maville.com
  43. Jean-Louis Molle, Le Trois-mâts carré Duchesse Anne, ex-voilier-école allemand Grossherzogin Elisabeth, Punch Éditions, mai 1999, p. 86 et 87 et Daniel Le Corre, Décadence et grandeur de la Duchesse Anne, in Chasse-Marée (revue), 1997, no 107, p. 47 et 48
  44. Cette histoire fait l’objet de la bande dessinée Un homme est mort d’Étienne Davodeau et Kris, qui a été inspirée par un film destiné à être diffusé sur les piquets de grève, dont la seule copie a été perdue.
  45. Wiki-Brest - Étymologie du toponyme Brest
  46. En gallois on trouve l'équivalent /bryn/.
  47. Albert De Vleeshouwer Impressions de voyage (1913)
  48. Brest sur Encyclopédie Marikavel, Jean-Claude-Even
  49. Malte-Brun dans La France illustrée de 1882 donne un autre blason en parallèle à celui ci-dessus : D'azur à un navire d'or, au chef d'hermine
  50. Premier international français, issu du Stade brestois et de l'ASB, premier joueur breton portant le maillot de l'équipe de France
  51. D'Henri Ansquer. Le vrai titre de cette complainte est À Recouvrance. Voir aussi Recouvrance

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Du Chatellier, Brest et le Finistère sous la Terreur, Brest, Normand libraire,‎ 1858 (réimpr. 1977), 242 p.
  • P. Levot, Histoire de la Ville et du Port de Brest, vol. 1 : La Ville et le port jusqu'en 1681, Paris, Bachelin-Deflorenne,‎ 1864, 359 p.
  • P. Levot, Histoire de la Ville et du Port de Brest, vol. 2 : Le Port depuis 1681, Paris, Bachelin-Deflorenne,‎ 1865, 387 p.
  • P. Levot, Histoire de la Ville et du Port de Brest, vol. 3 : La ville depuis 1681, Paris, Bachelin-Deflorenne,‎ 1866, 383 p.
  • P. Levot, Histoire de la Ville et du Port de Brest pendant la Terreur, Brest, Lefournier, 441 p.
  • P. Levot, Histoire de la Ville et du Port de Brest sous le Directoire et le Consulat, Brest, Lefournier, 447 p.
  • Louis Delourmel, Histoire anecdotique de Brest à travers les rues, Paris,‎ 1923, 360 p.
  • Docteur Max Lafferre (préf. Contre Amiral Lucas), Le Siège de Brest, Quimper, Librairie Le Goaziou, coll. « Les Heures Dures »,‎ 1945, 164 p.
  • Albert Vulliez (préf. V. Le Gorgeu), Brest au combat : 1939 - 1944, Paris, Les éditions Ozanne,‎ 1950, 240 p.
  • Georges-Michel Thomas, Brest la Rouge, Brest, Éditions de la Cité,‎ 1962, 168 p.
  • Histoire de Brest (préf. Yves Le Gallo), Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones / Histoire des villes »,‎ 1976, 400 p.
  • Brest dans la Guerre - La libération août-septembre 1944 (préf. J. Berthelot), Brest, Éditions de la Cité,‎ 1984, 140 p. (ISBN 2-85186-030-5)
  • Philippe Henwood, Bagnards à Brest, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d'homme : l'histoire »,‎ avril 1986, 208 p. (ISBN 2-85882-930-6)
  • Philippe Henwood, Edmond Monange, Brest : un port en révolution, 1789-1799, éd. Ouest-France, 1989. (ISBN 2-7373-0269-2) [détail de l’édition]
  • Histoire de Brest, Brest, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Université de Bretagne Occidentale,‎ 2000, 304 p. (ISBN 2-901737-44-7)
  • Frédérique Joannic-Seta (préf. André Zysberg), Le bagne de Brest, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire »,‎ 2000, 360 p. (ISBN 2-86847-484-5)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]