Aéroport de Brest-Bretagne

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Aéroport de Brest Bretagne
Image illustrative de l'article Aéroport de Brest-Bretagne
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Brest
Coordonnées 48° 26′ 52″ N 4° 25′ 19″ O / 48.447735, -4.42186848° 26′ 52″ Nord 4° 25′ 19″ Ouest / 48.447735, -4.421868  
Altitude 99 m (325 ft)

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

(Voir situation sur carte : Bretagne)
Aéroport de Brest Bretagne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Aéroport de Brest Bretagne
Pistes
Direction Longueur Surface
25L/07R 3 100 m (10 171 ft) Béton bitumineux
25R/07L 700 m (2 297 ft) asphalte
Informations aéronautiques
Code AITA BES
Code OACI LFRB
Nom cartographique B. BRETAGNE
Type d'aéroport civil
Gestionnaire Chambre de commerce et d'industrie de Brest
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

L'aéroport de Brest Bretagne (code AITA : BES • code OACI : LFRB) est un aéroport international français situé sur la commune de Guipavas, à 10 km au nord-est de Brest, dans le département du Finistère, en Bretagne. C'est le plus grand aéroport de la région Bretagne en nombre de passagers transportés. Il franchit pour la première fois de son histoire en décembre 2012 le cap du million de passagers en un an.

C'est le troisième aéroport le plus important de l'Ouest après Bordeaux et Nantes.

Il appartient au Conseil régional de Bretagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'aéroport de Brest débute durant la Première Guerre mondiale. Deux hangars à dirigeables sont construits par la marine américaine. Avec la fin de la guerre et jusqu'au début des années 1930, le site est abandonné : la marine préférant se concentrer sur Lanvéoc Poulmic. La vie à proprement parler de l'aéroport débute en 1937 avec l'inauguration de l'aérodrome de Brest Guipavas. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'aéroport et les infrastructures sont entièrement à reconstruire. Les premières liaisons régulières sont mises en place dans les années 1950. Brest / Ouessant puis Brest / Paris avec l'arrivée de l'ancienne compagnie française Air Inter. Pour faire face au trafic, l'aérogare est agrandie en 1986. 6 ans plus tard, c'est la piste qui est portée à 3 100 mètres, en faisant du même coup un terrain idéal de déroutement pour les vols transatlantiques.

En 1989, le cap du 500 Modèle:000e passager sur une année est franchi. C’est aussi l’année où l’association Brait Wave, présidée par Jean Le Calvez, ouvre une chaîne de vols hebdomadaires Brest-Montréal avec un DC8 pour exporter des produits agricoles Prince de Bretagne et Savéol.

Plusieurs lignes sont lancées dans les années 2000 puis finalement suspendues : Brest / Clermont(YS) - Brest / Bordeaux(YS) - Brest / Nantes(DB) - Brest / Toulouse(DB). La nouvelle aérogare en forme de raie manta est inaugurée en décembre 2007 après 3 années de travaux. Elle permet notamment de connecter les vols moyen et long courrier aux passerelles.

Propriété du conseil régional de Bretagne, l'aéroport de Brest est actuellement géré par la chambre de commerce et d'industrie de Brest.

Vue de nuit sur la nouvelle aérogare
Airbus A380 au roulage devant l'aérogare en construction - Été 2007

L'aéroport aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La piste d'une longueur de 3 100 m accueille régulièrement des vols d'essai d'Airbus dans le cadre des programmes de certification de l'avionneur. Le dernier gros-porteur européen, l'Airbus A380, est ainsi venu à Brest à près de 20 reprises depuis le 20 septembre 2006, date de ses premiers essais par vent de travers à la pointe bretonne. Sa position géographique particulière (1er aéroport international avant ou après la traversée de l'Atlantique) et la qualité de ses infrastructures lui permettent aussi d'accueillir périodiquement 70 % des vols de qualifications des équipages de la compagnie Air France sur gros-porteurs et des vols transatlantiques (Boeing 747, Boeing 777, Airbus A330/A340…) en déroutement. Les trois derniers en date sont un Boeing 777-300ER d'Air France en provenance de Paris-CDG à destination de Miami le 7 novembre 2009 qui a effectué un atterrissage d'urgence pour débarquer une passagère présentant une urgence médicale. Le second fut un Boeing 767-300ER d'Ethiopian Airlines parti d'Addis-Abeba qui a atterri pour débarquer un passager souffrant d'une crise cardiaque avant de repartir vers Chicago. Le dernier date quant à lui du 23 mars 2013 où un A340-300 d'Air France reliant Détroit à Paris qui dut atterrir "d'urgence" car l'équipage dépassait son temps de vol réglementaire après avoir débarqué un passager malade à Terre-Neuve au Canada.

Depuis le 12 décembre 2007, une nouvelle aérogare d'une surface de plus de 22 000 m2 a été mise en service, l'ancienne devenant trop petite face au nombre croissant de passagers, elle peut accueillir 1,8 million de passagers par an. Elle se compose de 2 passerelles gros-porteurs (Boeing 747, Boeing 777, Airbus A330/A340…) et de 14 autres parking pour avions moyen et court-courriers. Elle est en forme de raie manta et elle se veut une vitrine pour la ville de Brest. Par ailleurs une navette régulière relie l'aéroport au terminus du Tramway de Brest, Porte de Guipavas.

Au cours de l'été 2011, la suspension temporaire du système de navigation tous temps ILS est la cause de nombreux atterrissages avortés et déroutements du trafic passager vers d'autres aéroports de l'ouest. Cette situation affecte l'ensemble des compagnies opérant de et vers Brest-Bretagne.

Pour la première fois de son histoire, l'aéroport de Brest Bretagne a franchi en 2012 la barre symbolique du million de passagers sur un an. Le 10 décembre 2012 la millionième passagère venait de Paris CDG. Près de 15 000 mouvements d’avions commerciaux ont été recensés sur une année, ce qui représente plus de 20 vols au départ en moyenne chaque jour et autant à l’arrivée.

Depuis la création de l'aéroport, cinq loueurs de voiture s'y sont insallés : Rent-a-Car, Avis, Hertz, Sixt et Europcar.

Destinations[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Brest dessert près de 35 villes dans 15 pays différents. 18 compagnies sont présentes sur la plate-forme :

Air France : Paris-CDG (3 vols/jour), Paris Orly (8 vols/jours), Marseille (3 vols/semaine), Dublin (2 vols/semaine opérés par Cityjet en Avro RJ100) et Londres-City (2 vols/semaine opérés par Cityjet en Fokker 50).

Hop! : Lyon (3 vols/jours), Nice (2 vols/semaine en été) et Ibiza (3 vols/semaine en été).

Air Nostrum (Iberia Regional) : 1 vol quotidien vers Madrid et Barcelone en remplacement de Spanair qui quant à elle effectuait 2 rotations quotidiennes sur Barcelone jusqu'en janvier 2012.

Aegean Airlines : Athènes (2 vols/semaine).

Aegean Airlines : Athènes (2 vols/semaine).

Ryanair : Marseille (1 vol/jours).

Easyjet : Lyon (1 vol/jour sauf le week-end), Londres-Gatwick (4 vols/semaine) et (Paris-CDG (1 vol/jour)Anciennement) .

Volotea : 2 vols/semaine vers Ajaccio, Bastia, Bordeaux et Montpellier.

Vueling : Barcelone El-Prat (1 vol/jour).

Jetairfly : Toulon (2 vols/semaine) et Marrakech (2 vols/semaine en été).

Flybe : Exeter (2 vols/semaine) et Southampton (4 vols/semaine).

Air Méditerranée : Dakar (1 vol/semaine).

Royal Air Maroc : Casablanca (5 vols/semaine) et Marrakech (1 vol/semaine et 3 en été).

Tunisair : Tunis (3 vols/semaine) et Monastir (2 vols/semaine en été).

Chalair : Lille (2 vols/jour) et Bordeaux (2 vols/jour).

Primera Air : Heraklion (2 vols/semaine en été), Rhodes (1 vol/semaine en été).

Onur Air : Istanbul-Atäturk (3 vols/semaine).

Nouvelair : Tunis ( 1 vol/semaine).

Europe Airpost : 2 vols/semaine vers Grenoble (seulement en décembre, janvier et février) et Porto. 1 vol/semaine en vers Olbia (été), Rhodes (été)(été), Rome, Florence, Venise, Podgorica (été) et Zagreb (été).

Vols au départ de Brest

Statistiques[modifier | modifier le code]

Source : Site de l'UAF (Union des aéroports français)
Année Nombre de passagers Evolution
1997 614 023
1998 661 523 en augmentation 7,7 %
1999 719 014 en augmentation 8,7 %
2000 748 060 en augmentation 4  %
2001 719 774 en diminution 3,8  %
2002 739 843 en augmentation 2,8 %
2003 704 237 en diminution 4,8 %
2004 700 170 en diminution 0,6 %
2005 775 079 en augmentation 10,7 %
2006 817 456 en augmentation 5,5 %
2007 850 433 en augmentation 4  %
2008 874 747 en augmentation 2,9 %
2009 881 500 en augmentation 0,8 %
2010 919 404 en augmentation 4,3 %
2011 990 927 en augmentation 7,8 %
2012 1 070 461 en augmentation 8 %
2013 1 003 836 en diminution 6,2 %

Les équipements[modifier | modifier le code]

Deux pistes parallèles 25/07 :

  • 25L/07R : 3 100 m × 45 m équipée balisage BI/HI et ILS CAT IIIa
  • 25R/07L : 700 m × 18 m (utilisée uniquement pour les appareils légers)

L'aérogare offre :

  • 2 postes avec passerelles télescopiques.
  • 6 postes au contact pour les appareils de moins de 100 places.
  • 10 autres postes pour tous types d'appareils.

Incidents et accidents[modifier | modifier le code]

  • 22 juin 2003 : le vol 5672 Air France, exploité par la compagnie aérienne Brit Air, en provenance de Nantes, s'écrase en phase d'atterrissage près de l'aéroport. L'avion transportait 21 passagers et 3 membres d'équipage, seul le commandant a perdu la vie, l'hôtesse ayant réussi à évacuer en urgence le reste des occupants.

Les transports en commun au départ de l'aéroport[modifier | modifier le code]

Une navette aéroport est disponible sur l'esplanade de l'aérogare. Elle relie une dizaine de fois par jour (horaires départs et arrivées des avions) à la station tramway "Porte de Guipavas". Il faut ensuite emprunter le Tramway de Brest pour rejoindre le centre-ville : Tram A, direction "Porte de Plouzané".

Relation commerciale avec Ryanair[modifier | modifier le code]

Le rapport de la CRC Bretagne pointe des anomalies dans les contrats passés avec Ryanair. Lors de son rapport elle souligne que ces contrats sont juridiquement contestables sur plusieurs points : « dans leur forme et dans leur économie générale : il en est ainsi notamment de l’absence de portée réelle de l’engagement de la compagnie aérienne, du caractère flou des engagements des compagnies sur la promotion de la liaison, et de l’absence de sanction en cas de non-réalisation des objectifs. De surcroît, la CCIB s’est affranchie de règles d’ordre public, sur la rédaction des contrats en français[1]. »

D'autre part, la cour énonce que les nouveaux contrats passés peuvent aussi faire l'objet de remarques, notamment le contrat du 30 novembre 2005 qui « ne respecte pas les termes de la délibération de l’AG de la CCI en date du 29 novembre 2005. Ainsi, les modulations des redevances d’assistance ne sont pas objectivement justifiées, ni rendues publiques, ni égales à celles des autres compagnies ; la subvention n’est pas dégressive dans le temps (cf. décision de la commission européenne 2004/393/CE, 12 février 2004, RyanAir/ aéroport de Charleroi)[1]. »

Selon l’estimation de la CRC, « le rabais global consenti à RyanAir, après requalification des contrats marketing, peut être estimé entre 100 % et 179 % selon les années. Tout compris, l’aide apportée est comprise entre 10 et 14 euros par passager transporté, calculée par rapport au tarif public[1]. »

Formation[modifier | modifier le code]

Il existe sur l'aéroport plusieurs écoles de pilotage, dont l'aéroclub de Brest Finistère, Iroise Aéro Formation et Finist'Air.

Iroise Aéro Formation dispose de simulateurs de vol, ils proposent sur leur site internet des initiations au pilotage. Ils font aussi la formation pour devenir pilote privé (PPL).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c ccomptes.fr

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]