Le Folgoët

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Le Folgoët / Ar Folgoad
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Basilique Notre-Dame du Folgoët
Blason de Le Folgoët / Ar Folgoad
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Bernard Tanguy
2014-2020
Code postal 29260
Code commune 29055
Démographie
Gentilé Folgoétien, Folgoétienne
Population
municipale
3 101 hab. (2011)
Densité 317 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 45″ N 4° 20′ 03″ O / 48.5625, -4.334167 ()48° 33′ 45″ Nord 4° 20′ 03″ Ouest / 48.5625, -4.334167 ()  
Superficie 9,77 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Le Folgoët [lə fɔlgwεt] (en breton : Ar Folgoad) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Le nom vient du surnom donné à Salaün Ar Fol, « le fou du bois » (Fol ar C'hoat), qui habitait le bois où se trouve actuellement la commune. Salaün est à l'origine d'une légende[1] qui a engagé la construction de la basilique. Peu après sa mort, en 1358, à l'âge de 48 ans, on découvrit un lys, prenant racine dans sa bouche, et sur lequel était écrit en lettres d'or Ave Maria.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune constituait autrefois la paroisse d'Elestrec et faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily, relevant de l'évêché de Léon, et était sous le vocable de saint Jacut. Elle est issue d'un démembrement de la paroisse primitive de Plouider. La paroisse fut ensuite dénommée Guiquelleau ou Guicquelleau entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, avant de prendre à partir de 1829 le nom de Le Folgoët.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1364, pendant la guerre de Succession de Bretagne, Jean IV de Bretagne, dénommé aussi comme son père Jean de Montfort, fit le vœu, s'il l'emportait sur Charles de Blois, de faire construire un sanctuaire au Folgoët, là ou s'était produit le miracle de Salaün Ar Fol. Tenant parole, la première pierre fut posée en 1365, mais les travaux traînèrent en longueur, en partie à cause des guerres incessantes, et Jean IV de Bretagne décéda en 1399. C'est son fils, le duc Jean V, qui acheva la chapelle en 1409 ; elle fut placée sous le vocable de Notre-Dame. Le sanctuaire, fut béni en 1419 et élevé au rang de collégiale en 1423 par l'évêque de Léon Alain de Kernazret, comme en témoigne une inscription en latin située sur le portail ouest de la chapelle[2]. En 1427, le pape Martin V élève Notre-Dame-du-Folgoët (Basilica seu capella Beatae Mariae de Folgoat) au rang des basiliques mineures.

Très vite le sanctuaire devint un important lieu de pèlerinage : la duchesse Anne de Bretagne y vint à quatre reprises en 1491, 1494, 1499 et 1505 et François Ier en 1518. Plus tard, Anne d'Autriche y vint également et plusieurs rois de France firent des donations pour l'embellissement du sanctuaire.

Jehan Marec'h, l'"Attila de Lesneven"[modifier | modifier le code]

Jehan Marec'h, seigneur qui habitait le manoir de Guiquelleau, fut célèbre pour ses actes de banditisme et surnommé pour cette raison l'"Attila de Lesneven". Entre 1514 et 1527, il fit de nombreuses victimes, s'attaquant à des personnes de toutes conditions, gentilshommes, prêtres, roturiers. Il osa même attaquer la garde personnelle du roi François Ier lorsque celui-ci vint faire ses dévotions au Folgoët en 1518. Le 15 janvier 1527, il assassine son voisin et suzerain, le baron Henri de Penmarc'h (en Saint-Frégant), qu'il tue d'un carreau d'arbalète et de 65 coups d'épée à la fin d'un banquet[3]. Il est alors arrêté et condamné le 17 février 1527 à être décapité sur la place de la Cohue à Lesneven ; on lui coupa son bras droit, qui fut attaché à un poteau près des douves du château de Lesneven et sa tête fut piquée sur un pieu pour être exposée[4].

Le manoir de Guiquelleau[3], construit au XVe siècle, existe toujours (c'est une propriété privée non visitable) ; son colombier, parfaitement conservé, est visible par le grand public.

Les anciennes paroisses d'Élestrec et de Guiquelleau[modifier | modifier le code]

Guiquelleau (ou Guicquelleau) est une ancienne paroisse, située à environ 4 km au nord du bourg actuel du Folgoët et qui, dans un premier temps, se nommait Élestrec, l'église paroissiale, dédiée à saint Jacut, se trouvant alors dans le hameau actuel de Lannuchen. Vers 1530, l'église paroissiale d'Élestrec est détruite par la foudre et le siège de la paroisse fut alors transféré dans la chapelle privée du manoir de Guiquelleau, dont la paroisse prit alors le nom, qu'elle conserva même après la construction vers 1620 d'une nouvelle église paroissiale dédiée à saint Vellé. Celui-ci serait un ermite venu du Pays de Galles au Ve siècle ou au VIe siècle, faisant partie de ces nombreux saints bretons non reconnus officiellement par l'Église catholique, et qui aurait vécu dans le vallon voisin de Toulran. Cette église étant trop petite pour pouvoir accueillir tous les fidèles, en 1826, on décida le transfert du culte dans la basilique Notre-Dame-du-Folgoët, dont la paroisse prit le nom en 1829 (ordonnance royale du 23 août 1829).

La chapelle Saint-Vellé, ancienne église paroissiale donc, subsiste : elle fut restaurée une première fois en 1834 et une seconde fois en 1986 par l'association Les Amis de Folgoët[4]. Plusieurs membres de la famille Marec'h, seigneurs de Guiquelleau, y sont enterrés. La chapelle possède encore un maître-autel de style Louis XV avec des boules dorées ; un autre autel en pierre, autrefois décoré de roses et d’œillets ; des statues de sainte Marguerite et de saint Vellé posant sa main sur la tête d’un enfant (il est invoqué contre les maux de tête !)[5]. Un pardon y est à nouveau organisé le dernier dimanche de juin.

En 1944, les Allemands avaient installé dans la chapelle un petit hôpital d'une vingtaine de lits et des graffitis, certains licencieux, profanèrent les murs de la chapelle. Un "pardon de réconciliation" fut organisé le 24 juin 1944 par le recteur du Folgoët, Charles Guéguen, après le départ des Allemands[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIe siècle, le sanctuaire était un pèlerinage très fréquenté, comptant alors plus de 1 400 fondations pieuses, c'est-à-dire des legs effectués par des personnes privées, le plus souvent pour que des cérémonies à leur intention soient faites régulièrement après leur mort.

Au début du XVIIIe siècle, le service paroissial de l'église d'Elestrec, détruite, est transféré dans la chapelle privée du manoir de Guicquelleau, sous le vocable de saint Vellé. Le nom de la paroisse d'Elestrec est donc changé en Guicquelleau.

En 1633, la basilique est endommagée par la foudre. En 1681, le roi Louis XIV transforme la collégiale en séminaire de la marine royale, mais ce dernier fut transféré à Brest en 1686. En 1708, un incendie aurait détruit une partie de la basilique à la suite de l'imprudence d'un ouvrier qui réparait les orgues.

Révolution française[modifier | modifier le code]

En 1790, la paroisse de Guicquelleau est érigée en commune.

Pendant la Révolution française, l'église est saccagée (entre autres sa belle rose dite "Rose de Carman", ainsi que les autres vitraux) et vendue en 1791 à vil prix à un étranger, le citoyen Julien, pour la somme de 11 385 livres et 5 sols. L'acheteur revend l'édifice le 13 décembre 1794 à un fripier de Brest, dénommé Anquetil, originaire de Rouen. La basilique devient alors tour à tour : crèche, écurie, grange, caserne et Temple de la Déesse Raison. Le citoyen Anquetil allait démolir l'édifice en 1808 pour en vendre les matériaux, quand douze habitants, pauvres pour la plupart, se cotisèrent pour le racheter le 25 août 1829 au prix coûtant (12 000 francs) et en faire don à la commune de Guicquelleau[6].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Vue générale du Folgoët vers 1870 (photo de Théophile Jaouen)

Par une ordonnance royale en date du 23 août 1829, le chef-lieu de la commune est déplacé du bourg de Guicquelleau à celui du Folgoët. La commune prend dès lors le nom de Le Folgoët[7].

En 1878, les habitants de la section de Coat-Junval en Ploudaniel sollicitent leur annexion à la commune du Folgoët, qui le demande également. Le Conseil municipal de Ploudaniel et les plus imposés de la commune s'y opposent, mais le Conseil général du Finistère donne un avis favorable[8]. Le rattachement de cette section de Coat-Junval à la commune du Folgoët est officialisé par un décret du Président de la République française daté du 30 avril 1879[9].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Description du Folgoët et de son pèlerinage en 1902[modifier | modifier le code]

Le tracé de la voie ferrée allant de Landerneau à Brignogan via Le Folgoët

Albert Willm, militant laïque et socialiste, décrit dans le Journal du dimanche du 24 août 1902[10] la foi traditionnelle des Bretons des environs du Folgoët, le pèlerinage et ses origines, ainsi que l'enclavement de la région en raison des difficultés de transport avant la mise en service en 1894 du chemin de fer à voie étroite, ligne allant de Landerneau à Plounéour-Trez, dont une halte desservait Le Folgoët[11], prolongée jusqu'à Brignogan en 1901. Une seconde ligne ferroviaire desservant Le Folgoët (ligne Plabennec-Lesneven) ouvre en 1904. Les deux lignes ont fermé en 1946.

Le pèlerinage du 15 août 1902 sert aussi de lieu de protestation contre la fermeture des écoles privées congréganistes :

« Aujourd'hui a lieu un grand pèlerinage au Folgoët. Les paroisses de Ploudaniel, Saint-Méen, Lanarvily, Kernouës et Trégarantec sont arrivées avec le clergé, portant des croix et des bannières, et chantant des cantiques. Plus de 15 000 personnes sont réunies au Folgoët ; les maisons sont pavoisées[12]. »

Les troubles liés à l'expulsion des Sœurs en août 1902[modifier | modifier le code]

En août 1902, la décision du gouvernement d'Émile Combes d'appliquer avec rigueur la loi du 1er juillet 1901 sur les associations, et en particulier l'expulsion des congrégations religieuses en vertu de la Loi sur les Congrégations entraîne des troubles importants dans de nombreuses communes, entre autres dans le Léon et plus particulièrement à Ploudaniel et au Folgoët, ainsi qu'à Saint-Méen. Les conseils municipaux de Ploudaniel, Le Folgoët et Saint-Méen votent à l'unanimité une protestation contre la fermeture des écoles congréganistes[13].

Le 4 août 1902, « Le tocsin sonnait au Folgoët. Les paysans, immédiatement, se réunirent sur la place. Les clairons sonnaient sur les routes. (…). L'école du Folgoët, que tiennent quelques religieuses, est la seule de la commune. Depuis quinze jours, les pauvres Sœurs vivent dans une terrible anxiété, gardées par la population. (…) Infatigables, mais énervés par l'attente, les habitants restent sur place. Le soir arrivait à l'école une dépêche de la préfecture annonçant que l'école sera fermée »[14].

A. Janne, journaliste au journal La Croix, décrit comme suit dans le "Bulletin des Congrégations", évidemment favorable aux manifestants, les troubles des 17 et 18 août 1902 liés à l'expulsion des Sœurs en août 1902 à la suite de la Loi sur les Associations de 1901 :

« Le tocsin a sonné à 7 h ½ ; tout le monde est sur pied, on organise la résistance; des échelles sont appuyées contre le mur; hommes et femmes rentrent dans la cour de l'école : l'abbé Cozic, curé de Lesneven, récite le chapelet ; on hante le cantique "Notre-Dame-du-Folgoët". À onze heures, les soldats sont en vue ; des estafettes préviennent de leur arrivée ; les troupes se composent de deux compagnes d'infanterie coloniale, d'une brigade de gendarmerie à cheval et d'une brigade de gendarmes à pied ; deux commissaires de police descendent de voiture. Le vice-amiral de Cuverville, sénateur, proteste au nom de la liberté et des droits des pères de famille ; les paysans vont au-devant des troupes aux cris de : « Vivent les Sœurs ! Vive la liberté ! ». Les trois sommations demeurent sans résultat. Les gendarmes chargent. Des corps-à-corps s'engagent ; des gendarmes sont désarçonnés, des paysans ont leurs vêtements déchirés ; il y a des visages en sang. Reste un rempart humain qui protège l'entrée du couvent ; les commissaires parlementent avec les paysans, mais ces derniers sont décidés à ne pas reculer.Les gendarmes à pied veulent intervenir ; les paysans frappent les gendarmes et les soldats de leurs bâtons. Un commissaire reçoit un violent coup de poing dans la figure. Les sapeurs veulent ouvrir la porte à coups de pioches ; la porte résiste. Ils attaquent alors les murs ; quand la brèche est suffisamment grande, les commissaires et les gendarmes pénètrent dans l'école ; la foule se jette sur eux. Le capitaine de gendarmerie ordonne de charger. Les paysans ont jeté de l'eau sur les soldats aux cris de : « Vivent les Sœurs ! Vive la liberté ! » Un manifestant qui avait renversé un gendarme a été arrêté, puis relâché. Les Sœurs ont été expulsées à 2 heures. Les manifestants criaient : « Vive la liberté ! » Les Sœurs sont allées prier à l'église, puis se sont retirées chez les principaux habitants[15]. »

Ces mêmes évènements sont jugés de façon diamétralement opposée par les partisans de la laïcité ; en témoigne par exemple cette charge violente écrite par Jean Cricq :

« La farce dangereuse et sinistre, montée par [les agitateurs catholiques : MM. de Mun, Gayraud, de Cuverville] à grand renfort de bolées de cidre et de verres d'eau-de-vie de pomme, dans le but de faire croire que la France, qui applaudissait en 1762 au renvoi des Jésuites par le Roi, s'indigne en 1902 de voir la République se débarrasser de congrégations insolentes, est en effet terminée. Ploudaniel, Le Folgoët et Saint-Méen, les trois dernières citadelles de l'obscurantisme, de ce Finistère encore soumis à la néfaste influence du clergé romain, ont enfin cédé. Les Sœurs qui y tenaient garnison, au mépris, disons-le en passant, des ordres exprès de leurs supérieures conventuelles, se sont décidées à partir en criant : Vive l'Armée ! (un cri qui eût sans doute un peu surpris le « Divin Maître » apôtre de douceur disant que « celui qui se sert de l'épée périra par l'épée »), tandis que leurs partisans inondaient cette même armée de boue et d'immondices et lui manifestaient leur respect en épierrant les officiers et les soldats chargés d'assurer force à la loi[16]. »

Un autre regard très critique sur les mêmes évènements est porté par Léon Robelin[17] dans un article du Journal du dimanche du 24 août 1902 où l'auteur évoque aussi les opinions royalistes d'une bonne partie des manifestants[11]. L'école libre, c'est-à-dire l'école privée catholique, du Folgoët, rouvrit en octobre 1902, mais avec des maîtresses laïques[18].

Les mesures anticléricales prises par le gouvernement, en particulier la Loi sur les Associations de 1901 provoquent le 21 septembre 1902, l'organisation d'un grand pèlerinage des écoles libres se déroule au Folgoët[19] ; l'abbé Hameury, curé de Dirinon, y prononce un prêche en breton dans lequel il compare les Sœurs des écoles à des « anges qui instruisent vos enfants pendant que vous êtes aux travaux des champs, et ce sont ces braves anges qu'aujourd'hui on jette dehors ». L'orateur se demande ensuite ce que vont devenir les enfants du peuple. Il dit que les pères de famille ont montré qu'ils sont prêts à défendre leur foi jusqu'à verser leur sang jusqu'à la mort. Il termine en disant d'avoir de la résignation et du courage[20].

La rentrée des classes de septembre 1902 fut difficile : le journal "La Presse" indique qu'au Folgoët 222 enfants ne sont pas scolarisés, le temps de trouver des instituteurs civils pour remplacer les Sœurs du Saint-Esprit[21].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1947, la commune du Folgoët cède un village à celle de Lesneven.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 101 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
732 575 755 759 774 872 886 605 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
923 896 859 860 911 971 1 079 1 079 1 036
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
984 1 023 1 138 1 180 1 148 1 149 1 172 1 304 1 196
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 309 1 459 2 220 2 816 3 094 3 110 3 045 3 037 3 101
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Un pardon a lieu à la basilique du Folgoët chaque année le premier dimanche de septembre.

Les paroisses environnantes, avec leur croix et bannières, portées par les fidèles en costume de fête, participent à la grande procession du dimanche après-midi. À cette occasion, les deux statues de la Vierge Marie du Folgoët sont portées en procession, celle en bois le samedi et celle en Kersanton le dimanche. Cette dernière couramment appelée la Vierge Noire, à cause de sa couleur, est couronnée et drapée d'une cape bleue. Le grand pardon accueille 20 000 fidèles lors des différents temps de rencontre du samedi et du dimanche. Les cérémonies proposées restent dans la tradition de la pratique du pardon telle qu'elle est connue depuis des siècles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La basilique très riche par son architecture et sa statuaire, possède un des très rares jubés de France. La basilique Notre-Dame du Folgoët fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[24].

Le jubé de la basilique du Folgoët[modifier | modifier le code]

En entrant dans l'imposante bâtisse, c'est l'émerveillement devant le magnifique jubé, une pièce unique en Bretagne. Le jubé, le seul en pierre de Kersanton en Bretagne, est le joyau de la basilique. Cette merveille de légèreté est une véritable dentelle de pierre aux motifs les plus variés : feuilles, fleurs, insectes, petits animaux... Tribune placée à la séparation de la nef et du chœur permettant la lecture des évangiles, le jubé a pour origine l'expression latine : « jube, domine, benedicere » (Maître veuillez me bénir) utilisée autrefois en introduction à la proclamation de l'Épître et de l'Évangile.

Le Kersanton ou kersantite, la pierre statuaire a donc été utilisée pour la première fois au Folgoët. Cette roche, unique au monde, tire son nom d'un toponyme, le hameau de Kersanton à Loperhet. Cette roche magmatique n'est pas un granite (elle n'a pas de quartz) mais un lamprophyre riche en biotite (mica) qui lui confère sa teinte noire caractéristique. Son histoire, intimement liée à celle du patrimoine religieux breton, débute avec la construction de l'abbaye de Daoulas au XIIe siècle et prend son essor au XIVe siècle avec le chantier de la basilique du Folgoët. La kersantite est une pierre de prédilection pour les sculpteurs, elle est « tendre et dure à la fois, très agréable à travailler, son grain fin et serré en fait une formidable matière ».

Le musée de la basilique et de la piété populaire[modifier | modifier le code]

Pour comprendre l'histoire de la basilique, rien de tel qu'une visite au musée tout proche. Ouvert en juin 2008, après des travaux de modernisation, c'est un tout nouveau centre d'interprétation qui propose un retour dans le passé. Des images d'archives du pardon associées aux plus belles pièces d'art sacré témoignent de la ferveur religieuse des Léonards, à nulle autre pareille.

Terre d'hortensias[modifier | modifier le code]

L'un des sept jardins de Terre d'hortensias se trouve à la chapelle de Guicquelleau au Folgoët.

Devenu une des plantes emblématiques de la Bretagne, l'hortensia ou hydrangea, originaire d'Asie, ne fleurit dans notre pays que depuis le XVIIIe siècle, époque des grandes expéditions maritimes scientifiques à la découverte de terres inconnues. Le premier hortensia est introduit en France par le botaniste Commerson qui embarque avec Bougainville pour un tour du monde à bord de La Boudeuse, partie de Brest en 1766.

Omniprésent dans les jardins des particuliers et les bourgs de nos communes, l'hydrangea a été privilégié pour valoriser notre patrimoine architectural et paysager du pays des Abers-Côte des Légendes dans le projet Terre d'hortensias.

Plus que de simples fleurissements, Terre d'hortensias présente en sept jardins une découverte thématique de 50 variétés d'hortensias. Les autres jardins de Terre d'hortensias : l'aire de jeux de Kerfeunteun au Drennec, la chapelle Notre-Dame de la Clarté à Kernouës, la salle des fêtes à Lanarvily, le sémaphore à Landéda, le dolmen de Lilia à Plouguerneau, la salle multifonction à Saint-Méen. L'entrée dans les jardins est libre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Folgoët

Les armes du Folgoët se blasonnent ainsi :

D'azur à un lys au naturel accompagné de trois quintefeuilles d'or, au chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine religieux de Bretagne sous la direction de Maurice Dilasser, éditions du Télégramme, 2006
  • Le Folgoët en 150 photos, un ouvrage de René Monfort, retrace l'histoire de la commune au cours du XXe siècle. Les photos ont été prêtées et commentées par les familles du Folgoët. Le lecteur y trouvera les grands pardons bien-sûr mais aussi les travaux quotidiens dans les fermes ou chez les commerçants, l'histoire de la construction du stade ainsi que des photos de classe. Des histoires et des anecdotes pour chaque photo. Éditions Mor Ha Douar, 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Celle-ci, par les lys du blason, a donné une partie des armes de la ville
  2. http://www.infobretagne.com/folgoet-basilique.htm
  3. a et b http://fr.topic-topos.com/manoir-de-guicquelleau-le-folgoet
  4. a, b et c Noémie Ledouble et Colette Vlérick, Lesneven et la Côte des Légendes, Keltia Graphic, 2007 (ISBN 978-2-35313-019-1)
  5. http://www.lefolgoet.fr/decouvrir-la-commune/patrimoine-et-tourisme/La-Chapelle-de-Guicquelleau,143
  6. http://www.infobretagne.com/folgoet.htm
  7. Jacques Charpy, Guide des Archives du Finistère (1973), p. 319
  8. Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, 1878/04, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5565128t/f114.image.r=Ploudaniel.langFR
  9. Bulletin des lois de la République française, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2141069/f814.image.r=Ploudaniel.langFR
  10. Consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5678145s/f7.image.r=Ploudaniel.langFR
  11. a et b http://www.wiki-brest.net/index.php/Le_Folgo%C3%ABt_en_1902_vu_par_%22Le_Journal_du_Dimanche%22
  12. Journal "Le Temps" n° 15038 du 16 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2372223/f1.image.r=Ploudaniel.langFR
  13. Journal "Le Temps" no 15024 du 2 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k237208p/f4.image.r=Ploudaniel.langFR
  14. "Bulletin des Congrégations", 10 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57577227/f11.image.r=Ploudaniel.langFR
  15. A. Janne, "Bulletin des Congrégations", 24 août 102, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57577650/f12.image.r=Ploudaniel.langFR
  16. Jean Cricq, Bulletin politique, Journal "Le Progrès (Mascara)" n° 835 du 27 août 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5429487m/f2.image.r=Ploudaniel.langFR
  17. http://www.musee.mutualite.fr/musee/musee-mutualite.nsf/PopupFrame?openagent&Etage=x&Piece=x&Nb=1&Ref=robelin
  18. "Bulletin des Congrégations", 12 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5757905d/f10.image.r=Ploudaniel.langFR
  19. Bulletin des Congrégations, no 350 du 28 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57578801/f13.image.r=dirinon.langFR
  20. La lanterne de Boquillon, no 1522 du 5 octobre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6144148z/f18.image.r=dirinon.langFR
  21. Journal La Presse no 3761 du 16 septembre 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k550362z/f3.image.r=Ploudaniel.langFR
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  24. « Notice no PA00089953 », base Mérimée, ministère français de la Culture