Aber-Wrac'h
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| l'Aber-Vrac'h | |
|---|---|
| Caractéristiques | |
| Longueur | 33 6 km |
| Bassin | l'Aber-Vrac'h km2 |
| Bassin collecteur | l'Aber-Vrac'h |
| Débit moyen | 2,22 m3⋅s-1 |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | Lestréonec en Ploudaniel |
| Embouchure | entre Lannilis et Plouguerneau |
| Se jette dans | la Mer Celtique |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
L'Aber-Wrac'h (prononcé « Abèr Vrak » ; breton : Aber Ac'h) est un fleuve côtier, puis dans sa partie aval une ria du pays de Léon dans le Nord-ouest du Finistère, en Bretagne. L'Aber-Wrac'h est le plus long aber et le plus septentrional de la Côte des Abers.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] L'Aber
Les sources de l'Aber-Wrac'h se trouve entre Trémaouézan et Saint-Thonan et en grande partie à Ploudaniel dans le quartier de Lestréonec où l'on dénombre pas moins de quatre sources et la longueur du cours d'eau est de 33,6 km[1]. La plus grande partie de l'Aber-Wrac'h est une ria ou aber qui se jette dans la Mer Celtique[1].
L'Aber-Wrac'h arrose Ploudaniel, Le Folgoët, Lannilis et Plouguerneau et se termine en un long estuaire, une ria ou aber, entre la presqu'île Sainte Marguerite et le phare de l'Île Vierge de 82,5 m de hauteur, où l'on trouve quelques îles.
L'Aber-Wrac'h cesse d'être navigable au niveau du hameau de Paluden, à 4 km environ à l'intérieur des terres. Par le passé, les bateaux desservant Plouguerneau et Lannilis déchargeaient leurs cargaisons à cet endroit où une cale fut aménagée. Le pont suspendu de Paluden permet de rejoindre les deux rives et est désormais doublé par un pont récent situé plus en amont.
[modifier] Les Îles de l'Aber Wrac'h
Elles sont aussi appelées archipel des îles de Lilia (Lilia : nom d'un bourg de Plouguerneau).
- Île Cézon et son Fort
- Île Wrac'h
- Île Stagadon
- Île d'Erch
- Île de la Croix
L'histoire et le patrimoine de ces îles peuvent être consultés sur le site de Croix des Abers.
[modifier] Histoire
[modifier] Origine du nom
L'origine du nom est sujette à discussion. Le breton "aber Ac'h" pourrait provenir du latin "Achim" ; cependant, des formes écrites anciennes du mot montrent qu'il s'agirait plutôt originellement du mot "gwrac'h", à moins que ce dernier n'ait remplacé le précédent sorti de l'usage.
En breton "gwrac'h" signifie "vieille" (dans les sens de vieille femme, d'où aussi fée ou sorcière, comme dans celui du poisson), mais aussi cloporte, et encore amas. Dans ce dernier sens, le mot pourrait alors référer à la très vieille chaussée en pierre au fond de l'estuaire, ou encore aux roches de son chenal, le "gw" ayant muté par lénition en "w" après "aber", pour donner "aber-wrac'h" (le mot étant féminin la mutation est également effectuée après l'article). L'évolution du toponyme se serait poursuivie par la suite en breton, le "w" de "gwrac'h" n'est d'ailleurs pas toujours prononcé.
Il est possible aussi que l'aber tire son nom des iles de son embouchure.
D'autres hypothèses, plus ou moins plausibles, ont également été avancées. Le mot pourrait ainsi être reliés à des mots d'origine anglo-scandinave : Warec/Werec en normand, puis Varech (goémon, épave) en français, Vagrek en vieux-norrois, puis Wreck (épave) en anglais. Ou bien l'Estuaire de la Fée aurait un rapport avec le prétendu pont gallo-romain situé en amont de l'aber (ruines encore visibles aujourd'hui) nommé Pont du Diable.
[modifier] Moyen Âge
Le manoir de Kerouartz en Lannilis, est situé sur les rives de l'Aber-Wrac'h. Ce fut le fief de la famille de Kerouartz.
[modifier] Le XXe siècle
[modifier] Le projet d'usine marémotrice
En 1921, un projet d'usine marémotrice a failli aboutir, décrit ainsi par le journal Ouest-Éclair, sous le titre "La houille bleue dans l'Ouest":
« Il consiste en l'établissement de deux barrages, l'un à Beg an Toul à 500 mètres en amont du pont de Paluden. Le barrage comprendra un pertuis de 9,50 mètres de large pour laisser passer les bateaux. Si le Conseil général du Finistère donne la subvention nécessaire, ce passage pourra permettre l'établissement d'une voie ferrée. Le deuxième barrage projeté est entre le Diouris et le Pont Créach, face au village de Kerandraon. Il doit régulariser l'action de la marée et permettre [à l'autre barrage] de fonctionner lorsque la mer sera étale. Ce barrage, destiné à recevoir l'eau douce, aura 30 mètres de hauteur et formera un réservoir de 7 kilomètres de long qui dépassera le pont de Loc-Brévalaire et ira jusqu'au moulin de Guiziou (ce pont devra être surélevé). Un passage est prévu à hauteur du moulin actuel de Carman, pour joindre les communes de Kernilis et de Plouvien. (...)[2]. »
[modifier] Récréation
La ville est un endroit et une base populaires pour naviguer, windsurfing et kitesurfing.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- SANDRE, « Fiche fleuve l'aber-vrac'h (J320400A) ». Consulté le 4 octobre 2008
- Journal Ouest-Éclair no 7496 du 13 septembre 1921, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6466661.r=plouvien.langFR