Bourg-Blanc

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Bourg-Blanc
Bourg-Blanc vu du cimetière.
Bourg-Blanc vu du cimetière.
Blason de Bourg-Blanc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Plabennec
Intercommunalité Communauté de communes de Plabennec et des Abers
Maire
Mandat
Bernard Gibergues
2014-2020
Code postal 29860
Code commune 29015
Démographie
Gentilé Blanc-Bourgeois
Population
municipale
3 402 hab. (2011)
Densité 120 hab./km2
Population
aire urbaine
37 226 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 30′ 01″ N 4° 30′ 13″ O / 48.500278, -4.50361148° 30′ 01″ Nord 4° 30′ 13″ Ouest / 48.500278, -4.503611  
Superficie 28,31 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-bourgblanc.fr/

Bourg-Blanc [buʁ blɑ̃] (en breton : Ar Vourc'h-Wenn) est une commune française du département du Finistère et de la région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les altitudes au sein du finage communal vont de 25 mètres à 98 mètres, le bourg étant vers 65 mètres d'altitude[1]. Le bourg est arrosé par le ruisseau de Bourg-Blanc, affluent de l'Aber Benoît. L'agriculture a longtemps été l'activité dominante et reste importante avec une cinquantaine d'exploitations spécialisées dans l’élevage bovin, porcin et la production légumière (Ceinture dorée bretonne).

Toutefois la commune a connu depuis une vingtaine d'années un essor des activités artisanales et industrielles et de nombreux migrants pendulaires ayant le plus souvent leur travail à Brest sont venus s'y installer ces dernières années.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg-Blanc
Coat-Méal Plouvien
Bourg-Blanc Plabennec
Milizac Gouesnou

Lacs de Bourg-Blanc[modifier | modifier le code]

Bourg-Blanc possède plusieurs lacs de création assez récente : entre 1960 et 1975, la COMIREN (Compagnie Minière Renanaise) creusa les prairies des vallées pour y rechercher le minerai d'étain (cassitérite) se trouvant dans les alluvions des lits majeurs des cours d'eau locaux. Ces lacs constituent désormais des réserves de pêche et des lieux de détente et de promenade ; c'est en particulier le cas du lac communal de Breignou[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ar Vourc'h Wenn, ancien nom breton de la commune, a une origine assez obscure. L’hypothèse la plus vraisemblable fait appel au vocabulaire gaélique en rapprochant le mot « bourg » du « burg » germanique, évoquant ainsi l’emplacement d’un lieu fortifié parfaitement imaginable sur un rocher isolé par des marécages ; d’autre part, le qualificatif « blanc », outre la couleur, désignait souvent un lieu sacré ou voué aux divinités[3].On trouve pour la localité les appellations suivantes : Le Borg-Blanc (en 1318), Burgus Albus (en 1336 et en 1363)[4].

Simple lieu-dit de la paroisse de Plouvien à l'origine, Bourg-Blanc devient une trève de Plouvien en 1607, transformée en commune en 1793. La commune a été dénommée Bourgblanc en 1793, Le Bourg-Blanc en 1801 avant de s'appeler tout simplement Bourg-Blanc ensuite[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire a été habité dès la Préhistoire comme en témoigne de nombreux vestiges préhistoriques et en particulier la chambre funéraire de Coatanéa (vieille de 3 000 ans environ), lieu où des pointes de flèches de « type ogival long » ont aussi été trouvées, ainsi qu'un « poignard triangulaire armoricain à quatre rivets »[6].

Des vestiges de l'occupation romaine ont aussi été trouvés, en particulier le « trésor de Kergonc »[7] (826 pièces romaines, enfouies dans le sol probablement vers 276 après J.-C.), trouvé en 1980, et le « trésor de Kerdidrun »[7] qui compte 1 200 pièces romaines, trouvé en 1989.

Une stèle, située au bord de l'ancienne voie romaine qui va de Kerilien en Plounéventer à la Pointe Saint-Mathieu[8], présente seize cannelures verticales[9]. Ces objets se trouvent désormais au musée de la Préhistoire finistérienne à Penmarc'h.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Urfold et saint Ivy[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, saint Urfold vint vivre en ermite dans la forêt de Dunan sur le territoire de la commune actuelle de Bourg-Blanc et saint Ivy en fit autant un peu plus tard (la famille noble des Coëtivy reprit son nom). En 1328, Grallo Faber (Grallon Le Fèvre) fonde un hôpital et une chapelle sous le patronage de saint Ivy, qui fut dotée le 21 août 1363 par un testament d'Hervé de Léon pour l'entretien de 12 lits et d'un chapelain[10], pour accueillir les pèlerins et les infirmes[4].

La châtellenie du Breignou, dans l'ancien château connu sous le nom de Castel Gleb, fut successivement possédé par les familles Langoueznou (jusqu'au XVIe siècle), Plœuc, Kerlec'h et Thépault[11]. Le manoir actuel a été construit en 1864 seulement.

Seigneurie de Coëtivy[modifier | modifier le code]

En 1497, la seigneurie de Coëtivy (le nom des Coëtivy reprend le nom de saint Ivy qui vécut en ermite à proximité au VIe siècle) se composait de sept manoirs situés dans les paroisses de Plouvien, Plouguerneau, Plouédern et Guipavas. La famille de Coëtivy était seigneur des fiefs de Coëtivy (paroisse de Plouvien à l'époque, commune de Bourg-Blanc actuellement), du Ménant, de Froutgel, de Runinisi (les trois en Plouguerneau), du Forestic (en Plouédern), de Trégouroy et de Kerhuon (paroisse de Guipavas, commune du Relecq-Kerhuon pour le dernier cité désormais). Le fief de Coëtivy fut acheté en 1497 par la famille du Juch et passa, par mariage, aux mains de la famille du Chastel en 1501 (mariage de Marie du Juch avec Tanguy V du Chastel)[12].

L'historien Arthur de La Borderie en parle en ces termes :

« La terre de Coëtivi, qui eût l'honneur de donner son nom à une race illustre,dont les exploits, les talents et les vertus suppléèrent fort largement à tout ce qui pouvait manquer à son berceau en terme d'importance féodale[13]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le Tiers-état de la trève de Bourg-Blanc envoya deux députés, François Mailloux et François Le Roi, pour la réaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven[14].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896, un document indique que les sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Bourg-Blanc à domicile[15].

Au hameau de Breignou (Breignoux) existait à la fin du XIXe siècle une usine de produits chimiques produisant de l'iode à partir du goémon[16].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Querelles liées à la laïcité au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

La décision de construire une école primaire publique de filles est prise en 1906[17].

Les querelles liées à l'application de la Loi de séparation des Églises et de l'État, votée en 1905, ont été particulièrement vives dans le Léon au début du XXe siècle ; en voici un exemple qui concerne Bourg-Blanc en 1907, paru dans le journal L'Ouest-Éclair sous le titre « Les crucifix des écoles » :

« C'est à une véritable rafle de crucifix scolaires que MM. les instituteurs se sont livrés pendant les vacances du premier de l'an dans l'arrondissement de Brest, d'après les instructions de M. l'inspecteur primaire. Les classes étant vides, l'opération n'a offert aucune difficulté, mais la rentrée a été mouvementée dans certaines communes.
Au Bourg-Blanc, où après un premier décrochage, les christs avaient été remis en place, il y eut des manquants dès le jour de la rentrée, parce qu'on avait appris que l'enlèvement des symboles religieux avait été exécuté à nouveau. Le lendemain, le nombre des absents s'était notablement accru. Lundi dernier, il ne restait plus qu'un quarantaine d'élèves sur les 130 qui fréquentaient auparavant l'école ; mardi, il n'en restait plus que 25 ; le mercredi et les jours suivants, leur nombre était réduit à une petite vingtaine, composée excusivement d'enfants de fonctionnaires ou de pensionnés de l'État[18]. »

Deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
Bourg-Blanc : la plaque apposée sur le monument aux morts.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Bourg-Blanc porte les noms de 72 personnes mortes pour la France pendant la Première Guerre mondiale[19].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une photo montre une femme tondue à Bourg-Blanc lors de la Libération en 1944[20].

Michel Tréguer, qui a passé son enfance à Bourg-Blanc, a écrit un livre Avec le temps ; Chronique d'un village breton sous l'Occupation allemande[21] où il évoque entre autres des faits de collaboration, y compris les amours entre des femmes du village et des soldats allemands. Ce livre polémique[22] suscita une plainte d'une personne citée et à la suite du procès[23] qui s'en est suivi, tenu à Brest, le live a été interdit par la justice le 5 juillet 2010 pour diffamation dans la mesure où il citait des noms de personnes encore vivantes ou de leurs descendants, le juge estimant que « l'équilibre entre liberté d'expression et respect de la vie privée penchait en faveur du plaignant »[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Bourg-Blanc : la mairie et la médiathèque.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1886 1912 Armand de Riverieux    
1919 1929 Georges de Riverieux   Fils d'Armand de Riverieux
    Alain de Kergariou    
    Bertrand de Kergariou   Fils d'Alain de Kergariou
mars 1983 2008 Gilles Falc'hun    
mars 2008 2014 Jean-Paul Berthouloux    
mars 2014   Bernard Gibergues    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bourg-Blanc et la commune voisine de Coat-Méal sont liées avec une charte d'amitié depuis 2005 avec la localité de La Balme-de-Sillingy (Haute-Savoie) et un jumelage est envisagé[25].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vers 1890, le hameau de Saint-Urfold avait 50 habitants[26] et celui de Lagadeuzic 60 habitants[27].

En 2011, la commune comptait 3 402 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 444 1 561 1 617 1 746 1 729 1 868 1 831 1 841 1 920
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 867 1 848 1 824 1 761 1 808 1 826 1 767 1 708 1 666
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 684 1 712 1 762 1 610 1 593 1 626 1 651 1 699 1 675
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 682 1 784 2 290 2 659 2 971 3 077 3 174 3 154 3 399
2011 - - - - - - - -
3 402 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population de Bourg-Blanc a augmenté de 1 824 habitants entre 1793 et 2008 (+126,3 % en 215 ans). Elle n'a connu pendant longtemps que de très faibles évolutions, oscillant en permanence entre 1 444 (en 1793) et moins de 1 800 habitants jusqu'en 1968 inclus (un tout petit maximum fut atteint en 1911 avec 1 762 habitants) et ne connaissant pas de déclin démographique marqué contrairement à bon nombre d'autres communes rurales frappées par l'exode rural. Par contre, concernée par la périurbanisation liée à la proximité de l'agglomération brestoise, qui a attiré de nombreux migrants pendulaires, la population communale a fortement augmenté, gagnant 1 390 habitants en 40 ans (+77,9 %) entre 1968 et 2008.

Depuis 1968, la commune connaît un accroissement naturel constamment positif, mais assez faible désormais (le taux d'accroissement naturel étant de +0,2 % l'an entre 1999 et 2008) et le solde migratoire l'est également (+0,4 % l'an entre 1999 et 2008) même s'il fut plus important par le passé (+3,0 % l'an entre 1968 et 1975). La population est relativement jeune (22,2 % de 0 à 14 ans contre 14,8 % de 65 ans et plus). Le nombre des naissances l'emporte modérément sur celui des décès : 423 naissances pour 352 décès pour la période 200-2009 inclus[30].

La croissance démographique a entraîné la construction de nombreux lotissements : le nombre des logements dans la commune est passé de 455 en 1968 à 1 276 en 2008, avec une nette prédominance des maisons individuelles (1 185 en 2008, soit 92,9 % du parc immobilier total) et des résidences principales (0,8 % de résidences secondaires seulement). C'est entre 1975 et 1989 que les constructions neuves ont été les plus nombreuses (366 logements) contre seulement 266 pour la période 1990-2005[31].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Championnat du Finistère d'orthographe chaque année organisé par le club les Fêlés de l'orthographe sous la présidence de Jean-François Coatmeur et Laurent Ségalen fin mars 2008.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle de Saint-Urfold, du XVe siècle est courte mais assez large. Elle renferme un tombeau de l'ermite et était un lieu de pèlerinage très fréquenté encore à la fin du XIXe siècle[32]. Un vaste chevet est ajouré par deux fenêtres flamboyantes jumelées. Au-dessus de la porte du pignon ouest, on remarque les armoiries des familles de Coëtivy (Coativy)[33] et Du Chastel[34] est simplifiée et reste lacunaire[35]. Ces deux familles nobles furent très puissantes pendant de nombreuses générations. On vit même plusieurs du Chastel jouer un rôle capital à la cour du roi de France. On retrouve cette famille dans tout le Léon et particulièrement à Trémazan. C'est également Tanguy Ier du Chastel qui fit construire la tour Tanguy à Brest.
Bourg-Blanc : la chapelle Saint-Urfold, vue générale.
Bourg-Blanc : le calvaire près de la chapelle Saint-Urfold.

Dans la chapelle, on peut reconnaître saint Urfold, mais aussi Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ainsi que saint Jean l'Évangéliste, saint Yves. sainte Marguerite est également reconnaissable à son dragon. Comme les autres chapelles, elle a une fontaine consacrée, à niche gothique. Comme son nom l'indique, la chapelle est sous le patronage de saint Urfold, oncle de saint Hervé, fils de Harvian et Rivanone. Vers 14 ans, saint Hervé vint voir son oncle Urfold qui vivait solitairement entre Plouvien et Plabennec. Peu après l'arrivée de son neveu, Urfold quitta Plouvien et vint à Bourg-Blanc bâtir un oratoire. Là, il vécut désormais dans la solitude, se consacrant exclusivement à Dieu.

Son neveu, saint Hervé, eut par révélation connaissance de la mort de saint Urfold et se mit en route vers l’oratoire de son oncle. Il s’y prosterna pour prier et au cours de son oraison, le sol trembla si fort que tous ceux qui étaient avec lui furent jetés à terre ; la terre s’ouvrit et de cette ouverture sortit une odeur suave et odoriférante. Saint Hervé, ayant, par ce miracle, connu et trouvé le tombeau de son oncle l’accommoda de pierres et le lieu devint bientôt le cadre de miracles. C’est sûrement là l’origine du culte qui est encore rendu à saint Urfold[36].

On peut encore aujourd'hui voir ce tombeau, sarcophage uni percé d'une arcade en voûte. Le jour du pardon, des pèlerins passent et repassent sous l'arcade du tombeau, à genoux, à cause de sa faible hauteur pour implorer la protection du saint et guérir leurs rhumatismes. Cette chapelle « renferme le tombeau de ce saint ermite, qui consiste en un sarcophage uni, sans inscription, mais ayant dans son intérieur une arcade allongée, par laquelle passent et repassent les pèlerins ; ce sarcophage, élevé de terre de trois pieds, repose sur la pierre même dont saint Hervé avait recouvert jadis le tombeau de son oncle » écrit Miorac de Kerdanet dans une note à sa réédition du livre d'Albert Le Grand[37].

Le pardon de Saint-Urfold a longtemps été très fréquenté. M. Tosser en fait la description suivante dans Le Finistère pittoresque en 1906 :

« Si vous voulez jouir d’un curieux coup d’œil, allez à Bourg-Blanc le jour du pardon de saint Urfold, qui a lieu le lundi de Pentecôte. Les pèlerins passent et repassent sous cette arcade pour implorer la protection du saint. Ce n’est pas un spectacle ordinaire que le défilé de toutes ces personnes obligées de marcher sur les mains et sur les genoux, en raison du peu de hauteur laissée par l’ouverture du monument ; on ne saurait s’en offusquer quand on voit avec quelle conviction les dévots de saint Urfold accomplissent cette partie du pèlerinage[38]. »

La fontaine Saint-Urfold se trouve à proximité[39].

  • L’église paroissiale Notre-Dame date de 1770 ; elle a été construite sur un tertre au bord de la rivière à l'emplacement d'une chapelle ancienne consacrée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ; le clocher de l'ancienne chapelle fut conservé, mais lorsque l'église fut agrandie entre 1859 et 1862, le clocher avec ses deux galeries saillantes et ses dômes, fut démonté, et reconstruit en étant surélevé ; il a été classé monument historique par arrêté du 7 mars 1916[1]. L'église a été restaurée en 1996. Le porche date de 1770, donc de la construction initiale de l'église. Une pietà se trouve dans l'église[40]. Le retable de l'Assomption, situé dans le transept, représente l'Assomption de la Vierge au-dessus d'un paysage représentant Bourg-Blanc au XIXe siècle[41].

L'ancien ossuaire, désormais dénommé chapelle des Trépassés[42], date du XVIe siècle[43]. Le nom provient de la confrérie des Trépassés qui existait à Bourg-Blanc au XVIIIe siècle[44]. Dédiée à saint Éloi, patron des orfèvres et des forgerons, et à saint Herbot, patron des bêtes à cornes, la chapelle est un ancien ossuaire. Le bâtiment est restauré en 1842 et à nouveau en 1990. Il sert désormais de musée local.

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  • Le manoir du Breignou fut construit en 1864 par M. de Riverieux à l'emplacement d'un ancien château dénommé Castel Gleb, propriété au Moyen Âge de la famille de Langoesnou, détruit lors de la Révolution française et dont les pierres servirent à la construction des fortifications de Brest[45]. Depuis 1926, la famille de Kergariou est propriétaire de ce manoir. la chapelle et la fontaine Sainte-Julitte rappellent l'ancienne chapellenie de Sainte-Julitte qui dépendait du manoir[4]. La fontaine Sainte-Julitte a été déplacée lors des travaux de recherche de l'étain par la COMIREN[46].
  • Seize croix et calvaires[47] sont recensés à Bourg-Blanc dont la croix d'Ar Groaz Hir[48], l'une des plus anciennes de la région, à Kerviliou ; celle de Lagaduzic, qui date du Haut Moyen Âge ; celle de Kerviliou, accompagnée d'une inscription ancienne ; celle du cimetière à statues géminées ; celles près de l'église paroissiale et celles près de la chapelle Saint-Urfold ; etc.
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Personnalités célèbres liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille de Coëtivy, qui trouve son origine dans le manoir de Coëtivy, situé alors dans la paroisse de Plouvien, mais désormais dans la commune de Bourg-Blanc. Sa devise était Bepret en breton (Toujours) (généalogie simplifiée)[33]:
    • Prigent I de Coëtivy ou Prégent I de Coëtivy, seigneur de Ploequin (Plouguin), chevalier banneret, marié en 1180 à Plouvien avec Adelice de Léon, décédé en 1220.
      • Alain I de Coëtivy, seigneur de Ploequin, décédé en 1270.
        • Prigent II de Coëtivy ou Prégent II de Coëtivy, né en 1220 à Ploequin, décédé en 1280, chevalier, seigneur de Coëtivy, marié avec Plezou de Kerlech. Il participa en 1270 à la huitième croisade[50].
          • Sybille de Coëtivy (1246 - 1272), dame de Kerlec’h, marié avec Bernard du Chastel (1242 – 1312).
          • Prigent III de Coëtivy ou Prégent III de Coëtivy (1240 - 1312), chevalier, seigneur de Coëtivy, marié avec Bérande de Saulx (1244 – 1309)

(mais la seigneurie de Coëtivy a été vendue le 26 juin 1497 à Jean VI du Juch et les descendants nobles de la famille de Coëtivy n'habiteront plus Plouvien)

  • Jean de Langoueznou, né au château du Breignou, paroisse de Plouvien (désormais commune de Bourg-Blanc), abbé de l'abbaye de Landévennec en 1350, fut le narrateur du récit semi-légendaire du lys de Salaün, le pauvre fou du bois du Folgoët :

« Je, Jean de Langoueznou, abbé dudit lieu de Landévennec, ay esté présent au miracle cy-dessus (le lys sortant par la bouche de Salaün, dans le tombeau), l'ay vue, ouy et l'ay mis par escrit, à l'honneur de Dieu et de la benoiste Vierge Marie, et afin que je puisse mériter d'avoir une place de repos éternel, avec le simple et pauvre innocent, j'ay composé un cantique en latin pour les trépassés, auquel il y a six fois O Maria ! O Maria !, lequel est encore aujourd'hui solennellement chanté en très grande dévotion, en notre royal moustier [monastère] et par tous les prieurés qui en dépendent[52]. »

  • La famille de Riverieux (habitait le manoir du Breignou) :
    • Armand de Riverieux fut maire de Bourg-Blanc de 1886 à 1912.
      • Georges de Riverieux, fils du précédent, fut maire de Bourg-Blanc de 1919 à 1929.
  • La famille de Kergariou (habitait le manoir du Breignou à partir de 1926) :
    • Alain de Kergariou fut maire de Bourg-Blanc.
      • Bertrand de Kergariou, fils du précédent, fut maire de Bourg-Blanc.

Espace muséographique[modifier | modifier le code]

L'espace photo-cinéma :

C'est à Yves Simon, un Blanc-Bourgeois passionné, que l'on doit une collection d'appareils photos et de quelques caméras de cinéma exposée dans la galerie de la médiathèque. Recueillis depuis une quarantaine d'années, plus d'un millier d'appareils[réf. nécessaire] témoignent de l'évolution de la photographie. Une partie de cette collection est visible aux heures d'ouverture de la médiathèque.

École de pêche[modifier | modifier le code]

Les deux étangs de Bourg-Blanc sont particulièrement adaptés à la pêche en famille au « blanc » ou la truite : aires de pique-nique et de jeux aménagées à cette intention. L'aménagement récent d'un ponton rend désormais les berges accessibles aux pêcheurs handicapés.

Implantée sur le site, l'école de pêche peut proposer des stages de découverte ou de perfectionnement en période de vacances.

Culture, enseignement, langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • L'adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg label 2 a été votée par le conseil municipal le 8 juillet 2010.
  • La commune possède deux écoles primaires :
    • l'école primaire publique du bourg.
    • l'école primaire privée Saint-Yves-Notre-Dame.
  • L'Écho Blanc-Bourgeois est le nom de la revue municipale d'information[55].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Le blason de Bourg-Blanc.
D'or à une fasce de sable ondée en pointe, chargée d'un dragon d'argent.
Ornements extérieurs : accompagné de la devise bretonne Vourc’h ven dinam atao (Bourg-Blanc toujours sans tâche) sur une banderole d’or ; l’écu sommé d’une grande moucheture d’hermine de sable accompagnée d’une macle d’or à dextre et d’une croisette aussi d’or à senestre ; soutenu de deux truites adossées en chevron renversé d’argent issant d’une mer de sinople, le tout posé sur le manteau de la Vierge Marie d’azur à l’orle d’or, doublé d’argent. Le dragon rappelle la légende du dragon de Prat-ar-Zarp qui terrorisait les habitants en crachant du feu. Ses maléfices furent réduits à néant par l’intervention salutaire de saint Urfold. Les poissons (2 truites) rappellent que Bourg-Blanc est sillonnée par des rivières très poissonneuses en particulier l’aber Benouhic qui traverse l’agglomération.
Conseil municipal du 6 décembre 1976. Arrêté préfectoral du 24 août 1977.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Annuaire Mairies
  2. Geocaching-Le lac de Breignou et Mairie de Bourg-Blanc - lac communal
  3. Mairie de Bourg-Blanc
  4. a, b et c InfoBretagne
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui
  6. J. Briard et P.-R. Giot, Typologie et chronologie du bronze ancien et du premier bronze moyen en Bretagne, Bulletin de la Société préhistorique française, 1956, volume 53, n° 7-8, Persée
  7. a et b Site de Michel Mauguin
  8. Les mis de Saint Mathieu
  9. Topic-Topos
  10. Abbé Le Guen, « Antiquités du Léon et plus spécialement du canton de Plabennec », in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1888, Gallica
  11. Pol Potier de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne, 2e édition, tome 3, 1862, Gallica
  12. Histoire bretonne
  13. Arthur de La Borderie, « La vicomté ou principauté de Léon », Revue de Bretagne et de Vendée, Vannes, 1889, sur Gallica
  14. Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages, série 1, tome 3, 1879, sur Gallica
  15. La France charitable et prévoyante, tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, Gallica
  16. La grande encyclopédie, tome 7, 1885-1902, sur Gallica
  17. Journal L'Ouest-Éclair n° 3298 du 19 mars 1906, sur Gallica
  18. Journal L'Ouest-Éclair n° 2926 du 15 janvier 1907, Gallica
  19. Mémorial GenWeb
  20. Le Finistère en 39-45
  21. Michel Tréguer, Avec le temps, Chronique d'un village breton sous l'Occupation allemande, Cloître imprimeur, éditions Dialogues, 2009
  22. Eireann, littérature d'Irlande, de Bretagne et aussi d'ailleurs
  23. Le Monde en Guerre, Forum de la Seconde Guerre mondiale
  24. Observatoire de la censure
  25. Mairie de Bourg-Blanc
  26. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, tome 6, 1890-1905, sur Gallica
  27. Adolphe Joanne, Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, Tome 6, 1890-1905, sur Gallica
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  30. INSEE
  31. INSEE
  32. Benjamin Girard, La Bretagne maritime, 1889, Gallica
  33. a et b Site de Maryvonne Morvan et Jean-Jacques Abaléa, Racines et histoire et Forum de duché de Bretagne
  34. Mercure de France, décembre 1757, Google Books
  35. Allain Ferrand, Tableau généalogique de la famille du Chatel, Bulletin de la Société académique de Brest, 1903, Gallica
  36. Ergué-Gabéric, Historial du Grand Terrier
  37. Miorac de Kerdanet, Les vies des saints de la Bretagne-Armorique d'Albert le Grand et Dom Lobineau, Google Books
  38. M. Tosser, Le Finistère pittoresque, 1906, Ergué-Gabéric, Historial du Grand Terrier
  39. Répertoire des Fontaines de Bretagne
  40. Mairie de Bourg-Blanc
  41. Topic-Topos
  42. Topic-Topos
  43. Web-Libre - Bourg-Blanc
  44. Ses comptes pour la période 1718-1755 ont été conservés, voir Bulletin philologique et historique jusqu'à 1715 du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1926-1927, Gallica
  45. Mairie de Bourg-Blanc
  46. Regard de la pointe de Bretagne
  47. Croix et calvaires du Finistère
  48. Topic-Topos
  49. Il s'agit d'une brisure des armes de la famille de sa mère, Catherine du Chastel (Blason Famille du Chastel.svg d'or à trois fasces de gueules), héritière de la branche aînée des comtes de Léon (Blason Léon (Bretagne).svg d'or au lion de sable), la branche cadette, les seigneurs de Léon, ayant survécu et adopté un lion morné. C'est ce qui explique peut-être la couleur des fasces
  50. Son blason se trouve dans les salles des Croisades du musée de Versailles selon René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 9, CHES-COND, 1886-1908, Gallica
  51. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les Bretons. 9, CHES-COND, 1886-1908, Gallica
  52. Joseph-Marie de Kersauzon de Penandreff, Histoire généalogique de la maison de Kersauson, 1888, Gallica
  53. J. Baudry, Étude historique & biographique sur la Bretagne à la veille de la Révolution, à propos d'une correspondance inédite (1782-1790), tome 1, 1905, Gallica
  54. Société d’entraide des membres de la Légion d’honneur
  55. Mairie de Bourg-Blanc

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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