Palestine (État)

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État de Palestine

دولة فلسطين

Drapeau
Drapeau de la Palestine
Blason
Armoiries de la Palestine
alt=Description de l'image LocationPalestine.svg.
Hymne national Biladi, Biladi[Note 1]
Administration
Forme de l'État démocratie parlementaire[1]
Reconnu par 127 États, 12[réf. nécessaire] autres y entretiennent une délégation générale
Président Mahmoud Abbas [Note 2]
Premier ministre Rami Hamdallah
Langues officielles Arabe
Capitale Jérusalem (proclamée)[2], Ramallah (siège de l'administration)[3],[Note 3]

31° 54′ N 35° 12′ E / 31.9, 35.2

Géographie
Plus grande ville Gaza
Superficie totale 6 520 km2
(classé 161e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +2
Histoire
Indépendance 15 novembre 1988
Démographie
Gentilé Palestinien, palestinienne
Population totale (2013) 4 420 549 hab.
(classé 125e)
Densité 678 hab./km2
Économie
IDH (2007) en diminution 0,731 (moyen) (106e)
Monnaie Aucune
Shekel israélien (ILS), livre égyptienne (EGP) (bande de Gaza), dinar jordanien (JOD) (Cisjordanie)
Divers
Code ISO 3166-1 PSE, PS​
Domaine Internet .ps
Indicatif téléphonique +970
Organisations internationales UNESCO (membre depuis le 31 octobre 2011[4])
ONU (observateur depuis le 29 novembre 2012[5].)

La Palestine, en forme longue l’État de Palestine, en arabe دولة فلسطين (Dawlat Filastin), est un État observateur non-membre de l'ONU situé au Proche-Orient, dans la région géographique de la Palestine.

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien, les frontières, la capitale et la légalité internationale de cet État font l'objet de nombreux débats et controverses. Le conseil palestinien a proclamé Jérusalem-Est comme étant la capitale de la Palestine bien qu'il n'administre pas la ville. Les frontières revendiquées sont celles qui prévalent depuis le 5 juin 1967 entre Israël, l'Égypte et la Jordanie avant la guerre des Six Jours mais leur tracé définitif doit depuis lors toujours faire l'objet de pourparlers entre Israël et la Palestine.

La Palestine est actuellement présidée par Mahmoud Abbas, secrétaire général de l’OLP et président de l’Autorité palestinienne qui siège à Ramallah sans aucune autorité sur la bande de Gaza contrôlée par le Hamas.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Palestine ottomane[modifier | modifier le code]

Lors de la victoire des Turcs ottomans sur les Mamelouks égyptiens en 1517, la Palestine devient turque et fait partie de l'Empire ottoman jusqu'à l'hiver 1917-1918. Le pays fut divisé en quatre districts administrativement rattachés à la « province de Damas » et gouvernés depuis Istanbul. Le district de Jérusalem fut placé entre les mains de Palestiniens arabisés, descendant des Cananéens et des colonisateurs successifs. Le nom de Palestine perdit sa dénomination officielle pour « province de Damas » (Dimashq al-Shâm), mais la population locale continua d'utiliser familièrement et officieusement Filastin[réf. nécessaire]. Le turc devint la langue officielle de l'administration, alors que l'arabe restait la langue de la majorité de la population locale.

Malgré la mainmise turque et musulmane sur la région, les communautés chrétiennes et juives conservèrent une certaine autonomie. La Palestine bénéficia de la prospérité de l’Empire ottoman au cours du siècle[Lequel ?], mais déclina lentement au cours du siècle suivant[Lequel ?]. Ce déclin eut des répercussions sur le commerce, l’agriculture et la démographie, et il se prolongea jusqu’au siècle[Lequel ?]. Au début du siècle[Lequel ?], la population de la Palestine avait été réduite de la moitié par rapport à ce qu'elle avait été au siècle[Lequel ?] ; il ne restait environ que 250 000 habitants, dont environ quelque 10 000 Juifs et quelques milliers de chrétiens, mais la région restait massivement arabo-musulmane.

C'est à cette époque que les puissances européennes s'installèrent au Proche-Orient parce qu'elles étaient à la recherche de matières premières et de marchés, sans oublier les besoins de stratégie militaire[réf. nécessaire]. Au cours des années 1880, des colons allemands et des immigrants juifs apportèrent des machines modernes et des capitaux nécessaires au développement du pays. On estime que la Palestine abritait quelque 24 000 Juifs, alors que la population totale s'élevait à quelque 400 000 habitants ; les langues les plus utilisées étaient l'arabe palestinien et le turc. Le gouvernement ottoman imposa de sévères restrictions à l'immigration et à l'achat de terres par les Juifs. La province de Damas fut progressivement appelée par les Turcs Arz-i Filistin (« terre de Palestine ») pour désigner la zone située entre la Méditerranée et le Jourdain.

Émergence du nationalisme palestinien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Nationalisme palestinien.

L'effondrement de l'Empire ottoman vers 1923 a été accompagné par l’émergence du nationalisme dans ses provinces arabes, particulièrement en Syrie, considérée à cette époque comme incluant le Liban et le nord de la Palestine[6]. En 1917, la Déclaration Balfour prévoit l'établissement d'un « foyer national pour le peuple juif ». En 1919 est signé l'Accord Fayçal-Weizmann en tant qu'élément de la Conférence de paix de Paris. Dès 1920, Mohammed Amin al-Husseini, devient l'un des principaux leaders du nationalisme palestinien. Il s'oppose activement au sionisme et est considéré comme l'instigateur de 1921 à 1937 des émeutes en Palestine dont le massacre d'Hébron en 1929. En 1925, Izz al-Din al-Qassam, prône la lutte armée comme action politique[7], en 1930 il fonde une organisation paramilitaire, La main noire qui se lance dans des attaques contre les juifs et les britanniques. De 1921 à 1935 ses actions étaient coordonnées avec celles de Mohammed Amin al-Husseini[8].

Palestine mandataire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palestine mandataire.

La Palestine mandataire désigne le statut politique établi par la Société des Nations en Palestine et en Transjordanie à partir de 1920.Ses termes exacts et sa délimitation furent l’objet de tractations entre Britanniques, Français, Arabes et Juifs dans le contexte des différents accords et promesses passés entre eux. Elle fut le terrain du conflit de plus en plus violent entre Arabes et Juifs palestiniens dont les revendications nationalistes respectives ne purent être conciliées par les Britanniques. En conséquence, ces derniers remettent la question de la Palestine et leur mandat à l’ONU en février 1947.

Le mandat avait pour objectif la mise en place en Palestine d’un « foyer national pour le peuple juif [...] étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine », tel que défini par la Déclaration Balfour de 1917 et repris dans les dispositions du mandat. Sa population passa de 55 000 Juifs pour 560 000 Arabes en 1918[9] à 600 000 Juifs pour 1 200 000 Arabes en 1948.

Livre blanc[modifier | modifier le code]

Après la révolte de la population arabe (plus de 5 000 morts arabes)[réf. nécessaire] et afin d'apaiser le soulèvement de la population arabe de la Palestine mandataire et craignant de faire basculer les Arabes dans le camp de l’Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques publient, en 1939, un troisième Livre blanc par lequel ils réduisent drastiquement l’immigration juive, limitent la vente de nouvelles terres aux Juifs et annoncent que sous 10 ans, la Palestine pourra devenir un État indépendant unitaire, comme l’exigent les leaders arabes palestiniens[réf. nécessaire].

En février 1947, les Britanniques remettent la question de la Palestine et leur mandat à l’ONU. Celle-ci vote la partition de la Palestine en deux États, un État juif et un État arabe. Ce plan est rejeté par les Pays arabes et les Arabes de Palestine[10].

Plan de Partage de la Palestine mandataire et conflit de 1947-1948[modifier | modifier le code]

Plan de partage de 1947 - Voir aussi carte détaillée (ONU).

La lutte armée entre la communauté juive et la communauté arabe de Palestine conduit à l'abandon par les Britanniques de leur Mandat qu'ils décident de remettre à l'ONU. Celle-ci décide de procéder à un vote de Partage du pays en vue d'y créer un État juif et un État arabe tout en faisant de Jérusalem et de ses alentours un corpus separatum sous statut international.

Les Arabes palestiniens et les États arabes voisins s'opposent à ce plan et réclament l'indépendance de toute la Palestine. Le Plan est malgré tout voté par l'ONU le 29 novembre 1947. Un État arabe palestinien et un État juif devaient voir le jour mais la guerre éclate le lendemain du vote.

Le 14 mai 1948, la veille de l'expiration du mandat britannique, David Ben Gourion proclame la création de l’État d'Israël. La Ligue arabe refuse le plan de partition des Nations Unies et proclame le droit à l'autodétermination pour les Arabes de la Palestine mandataire et envoie des contingents de quatre des sept pays membres de la Ligue arabe à cette époque, l'Égypte, l'Irak, la Jordanie et la Syrie ainsi que l'Armée de libération arabe envahirent le territoire de l'ex-mandat britannique de la Palestine afin de combattre les Israéliens.

Conséquences[modifier | modifier le code]

La guerre se solde par la défaite des armées arabes et des milices palestiniennes. Les Palestiniens qualifient cette défaite « Naqba » (la catastrophe).

En 1949, Israël signe des armistices séparés avec l’Égypte, le Liban, la Jordanie et la Syrie. Selon ces accords les frontières d'Israël comprennent environ 78% de la Palestine mandataire soit 18% de plus que défini par proposition de partition de l'ONU[11]. Ces lignes de cessez-le-feu ont été dénommées la « Ligne verte ». La bande de Gaza et la Cisjordanie ont été respectivement occupées par l’Égypte et la Jordanie qui annexe cette région ainsi que la Vieille ville de Jérusalem.

À la suite de ce conflit 711 000 des 900 000 Arabes ont fui ou ont été expulsés des territoires qui sont devenus l’État d'Israël[12].

Le 23 septembre 1948, le Haut comité se réunit à Gaza et proclame la formation du gouvernement arabe de toute la Palestine. Quelques jours plus tard, une Assemblée constituante se réunit, élit comme Président le Mufti Hadj Amin al-Husseini et prend le nom de Conseil national palestinien. L'assemblée vote également une Constitution provisoire[13] mais cette proclamation n'est suivie d'aucune reconnaissance internationale.

Naissance de l'OLP[modifier | modifier le code]

Un « État dans l'État » jordanien[modifier | modifier le code]

Le nationalisme palestinien renaît dans le milieu à la fin des années 1960

Le Fatah, une des organisations regroupées au sein de l'OLP de Yasser Arafat, installe en Jordanie un véritable « État dans l'État ». Les régions de Jordanie où les Palestiniens rejettent en masse l'autorité du roi Hussein se multiplient. Depuis ces zones palestiniennes, l'OLP effectue des raids et des attaques terroristes contre le reste du territoire jordanien et contre Israël. Yasser Arafat appelle ouvertement au renversement de la monarchie hachémite en s’appuyant sur le fait que 75 % des habitants de la Jordanie sont alors Palestiniens.

Article détaillé : Septembre noir.

Le 12 septembre 1970, Hussein de Jordanie déclenche des opérations militaires contre les fedayins de l'Organisation de libération de la Palestine, pour restaurer la légitimité de sa monarchie à la suite de plusieurs tentatives palestiniennes de la renverser. La violence des combats fait de nombreux morts, en majorité des civils palestiniens. Le conflit entre l'armée jordanienne et l'OLP dégénère et se poursuit jusqu'en juillet 1971, date à laquelle Arafat et ses combattants sont finalement expulsés de Jordanie et trouvèrent refuge au Liban, sous la protection syrienne.

Guerre des Six Jours[modifier | modifier le code]

Entretemps, au cours de la guerre des Six Jours de juin 1967, Israël conquiert les territoires annexés par la Jordanie en 1949, Jérusalem-Est incluse, ainsi que la bande de Gaza et le Golan syrien. Il s'ensuit une purge de l'infrastructure de l'OLP en Cisjordanie tandis qu'à Gaza, à partir de 1987, Israël joue un temps la carte du Hamas contre l'OLP.

« Fatahland » au Liban[modifier | modifier le code]

Après son installation au Liban, l'OLP prend le contrôle du sud du pays qui devient un « Fatahland » à partir duquel il lance des attaques contre le nord d'Israël. En 1982, Israël déclenche l'Opération Paix en Galilée qui vise à expulser l'OLP du Liban du Sud et à y établir un État chrétien allié d'Israël. Après le siège de Beyrouth, l'OLP quitte le Liban et se réfugie à Tunis. C'est l'époque du massacre de Sabra et Chatila et une nouvelle défaite pour le nationalisme palestinien. La victoire israélienne n'est de son côté que partielle : les forces israéliennes puis leur allié chrétien finiront par devoir se retirer à leur tour et le Fatah est remplacé par un nouvel ennemi, le Hezbollah.

Première Intifada[modifier | modifier le code]

Fin 1987, la population palestinienne se révolte contre l'administration israélienne dans l'ensemble des Territoires occupés. Cette révolte populaire, indépendante de l'OLP, va aboutir à la relance des revendications nationalistes palestiniennes.

Proclamation d'indépendance de 1988[modifier | modifier le code]

Un État palestinien, avec Jérusalem comme capitale, est proclamé le 15 novembre 1988 lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d'Alger[14]. À cette époque, les territoires palestiniens sont occupés par Israël et l'OLP ne contrôle même partiellement aucun territoire revendiqué pour l'État palestinien. L'État palestinien est cependant reconnu par 75 États dans les jours qui suivent[15].

Le 13 décembre, Yasser Arafat s'adresse à l'Assemblée Générale de l'ONU à Genève et réitère la déclaration d'indépendance de l'État de Palestine avec Jérusalem pour capitale. Il réaffirme le droit au retour des réfugiés palestiniens et leur droit à l'autodétermination. Il rajoute son souhait de voir les États de la région bénéficier de la paix, la sécurité et la stabilité et il condamne le terrorisme sous toutes ses formes[16]. À la demande des États-Unis qui lui avaient refusé son visa pour faire la Déclaration à New-York[17], il reprécise le 14 décembre que ses vœux de paix concernent « l'État de Palestine, Israël et les autres voisins », qu'il « renonce à toute forme de terrorisme, incluant le terrorisme individuel, de groupe ou d'État » et qu'il reconnaît les résolutions 242 et 338 du Conseil de Sécurité comme base de négociation. Il conclut : « Nous voulons la paix. Nous voulons la paix. Nous sommes engagés pour la paix. Nous voulons vivre dans notre État palestinien »[18].

Le 15 décembre, la proclamation d'indépendance est reconnue par la résolution 43/177 de l'Assemblée générale des Nations Unies par 104 votes pour, 36 abstentions et 2 contre (les États-Unis et Israël)[19]. Dans les mois qui suivent le vote de l'ONU, l'État palestinien est reconnu par un total 92 États[20].

Accords d'Oslo et accords intérimaires[modifier | modifier le code]

Le 7 juillet 1993, les accords dits d'Oslo sont signés et établissent un accord de principe entre Israël et les Palestiniens représentés par l'OLP. Ils arrêtent le principe d'une future autonomie palestinienne à Jéricho et à Gaza. Signature le 13 septembre en présence du président Bill Clinton par le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Élaborée à Oslo et signée à Washington, cette déclaration aboutit à la reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël[10]. En préalable à cette reconnaissance mutuelle le 19 janvier 1993 : le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l'OLP. En contrepartie l'OLP abrogera, le 26 avril 1996, les articles de sa charte affirmant que le « combat armé est le seul chemin pour libérer la Palestine »[21].

Le 4 mai 1994 L'OLP et l'État d'Israël signent l'accord « Oslo I » au Caire (Égypte), prévoyant l'autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie)[10]. Le 28 septembre 1995, Israël et l'OLP signent à Washington l'accord intérimaire sur la Cisjordanie et la bande de Gaza, négocié à Taba (parfois appelé « Oslo II ») étendant l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Mais l'assassinat d'Yitzhak Rabin en novembre mettra à mal ce processus.

La concrétisation sur le terrain de l'État palestinien, aux termes des accords d'Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne. Signature des accords de Wye Plantation qui préparent de nouveaux retraits israéliens en Cisjordanie. Israël annonce vouloir garder le contrôle sur de nombreuses régions en Cisjordanie, même si les accords de paix aboutissent. Par ailleurs, malgré le mécontentement de l'Union européenne et des États-Unis, le gouvernement israélien englobe plusieurs colonies dans la supermunicipalité de Jérusalem qu'il vient de créer[10]. Le 25 mars 1999, l'Union européenne se prononce en faveur du droit à l'autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État. Signature le 4 septembre suivant du mémorandum de Charm el-Cheikh ouvrant la voie à un traité de paix[10].

Durant toute cette période Israël intensifie la colonisation des territoires occupés tandis que le Hamas et d'autres groupes terroristes palestiniens lancent des campagnes d'attentats au cœur d'Israël.

Seconde Intifada[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Intifada.

Le 21 mars 2000, après un nouveau retrait de l'armée israélienne de 6 % de la Cisjordanie, l'Autorité palestinienne reprend le contrôle — total ou partiel — sur 40 % du territoire. Ariel Sharon, alors chef du Likoud, visite le 28 septembre l'Esplanade des mosquées à Jérusalem, ce qui suscite des émeutes en Israël et en Palestine. C'est le point de départ de la seconde Intifada[10]. En mars 2002, 55 ans après le vote de la résolution 181 instituant le partage de la Palestine, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d'Israël. Cette résolution a été adoptée par quatorze voix et une abstention, celle de la Syrie.

Commençant par une insurrection populaire, la seconde Intifada est ensuite marquée par une série d'attentats-suicides commis par le Hamas. En réaction, les Israéliens réoccupent les villes palestiniennes autonomes au cours de l'opération Rempart en avril 2002 et entament la construction d'une barrière de séparation. En 2004, l'armée israélienne mène des opérations militaires dans la bande de Gaza (opérations Arc-en-ciel et Jours de pénitence).

Le soulèvement prend fin selon certains observateurs en 2003 avec l'amorcée de la Feuille de route pour la paix du Quartet pour le Moyen-Orient, l'accord sur une trêve avec Israël entre les différentes factions palestiniennes, et le début des pourparlers de paix entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas[22]. D'autres auteurs considèrent qu'il a pris fin en 2004 avec la mort de Yasser Arafat[23], ou encore avec un cessez-le-feu observé par le Hamas, conséquence de mesures politiques et diplomatiques pour certains[24], ou de la force de dissuasion des assassinats ciblés pour d'autres[25]. Marquée notamment par la rencontre de Charm-el-Cheikh entre Sharon et Abbas, et le désengagement unilatéral israélien de Gaza, l'année 2005 est une autre date communément admise pour le terme de ces événements[26],[27],[28].

Plan de désengagement des territoires occupés[modifier | modifier le code]

Le 2 février 2004, le Premier ministre israélien Ariel Sharon annonce le démantèlement des colonies à Gaza[10]. Le plan concerne les 21 colonies de la bande de Gaza et 4 colonies de Cisjordanie. Le 12 septembre, toutes les colonies de Gaza sont démantelées et les derniers soldats retirés. Le contrôle de tout le territoire de Gaza revient désormais aux mains des forces de l'ordre de l'autorité palestinienne[10].

Mort de Yasser Arafat et élection de Mahmoud Abbas[modifier | modifier le code]

Le 9 janvier 2005, Mahmoud Abbas est élu président de l'autorité palestinienne. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne déclare vouloir faire avancer le projet d'État palestinien. Il déclare, le 25 mai 2006, qu'il organiserait un référendum national sur la base du texte connu comme le document des prisonniers qui appelle à la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967, si le Hamas ne répond pas favorablement à sa proposition dans un délai de dix jours. La question posée aux Palestiniens serait alors : « acceptez-vous, ou non, le document élaboré au début du mois par des dirigeants palestiniens détenus en Israël[29] ? » Ce document appelle à un État palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël à l'occasion de la guerre de 1967. Le document a été négocié pendant quatre semaines par d'importants prisonniers appartenant au Hamas et au Fatah dans la prison israélienne de Hadarim, où se trouve actuellement en détention le dirigeant du Fatah, Marwan Barghouti.

Abbas a déclaré lors d'une réunion de dirigeants palestiniens qu'il existe un consensus national sur les frontières du futur État palestinien : « Tous les Palestiniens, du Hamas jusqu'aux communistes, nous tous voulons un État palestinien dans les frontières de 1967. Voilà ce qui est à notre portée, ne parlons pas de nos rêves. » Il a précisé que si dix jours de dialogue entre le Hamas et le Fatah (dialogue qui a commencé) ne débouchaient pas sur un programme commun, il organiserait un référendum dans les quarante jours qui suivraient. Interrogé sur le soutien dont auraient besoin les Palestiniens pour créer leur État indépendant, Abbas a dit : « Les États arabes attendent que nous adoptions cette attitude de réalisme, pour pouvoir travailler en harmonie et faire avancer la cause palestinienne. Ils ne peuvent rien faire pour la cause palestinienne si les Palestiniens s'opposent à tout[30]. »

Prise de contrôle de Gaza par le Hamas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prise de Gaza de juin 2007.

Le 12 et le 14 juin 2007 le Hamas chasse l'OLP de Gaza dans une offensive contre les attributs du pouvoir présidentiel de Mahmoud Abbas et plus généralement contre les forces du Fatah. Cette ultime offensive fait suite aux tensions interpalestiniennes qui éclataient régulièrement depuis plusieurs mois. La Croix-Rouge internationale estime que plus de 550 personnes ont été blessées et au moins 116 tuées au cours de ces affrontements[31].

Depuis juin 2007, à la suite de la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, l'autorité palestinienne est contestée dans ce territoire. Il y existe un président de fait, Abdel Aziz Doweik depuis 2009.

Affrontements militaires avec Israël[modifier | modifier le code]

En décembre 2008, l'État d'Israël lance l'opération militaire Plomb durci. L'objectif est de faire cesser les tirs de roquettes du Hamas sur des villes israéliennes proches de Gaza. Le 18 janvier 2009, Israël déclare et applique un cessez-le-feu unilatéral à 2 heures (heure locale)[32]. Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens et des allégations d'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire.

Offensive diplomatique palestinienne[modifier | modifier le code]

À la suite du gel du processus de paix, le Président palestinien Mahmoud Abbas opte pour l'offensive diplomatique.

Le 24 septembre 2011, il demande officiellement à la tribune des Nations unies l'adhésion de l'État palestinien à l'ONU[33]. La demande est votée par l'Assemblée Générale et passe favorablement devant le Conseil de Sécurité mais les États-Unis mettent leur véto.

Le 31 octobre 2011, l'UNESCO admet la Palestine en tant qu'État membre. Comme elle n'est pas encore un État membre des Nations unies, son admission a dû se faire par la recommandation du Conseil exécutif qui s'est suivie d'un vote favorable à la majorité des deux-tiers des États membres de l’ONU présents et votants à la Conférence générale[4]. Le vote a été obtenu avec 107 voix pour, 14 voix contre, et 52 abstentions[34]

Le 29 novembre 2012, date anniversaire du vote du Plan de partage de la Palestine, la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État non-membre de l'ONU est portée au vote de l'Assemblée générale[35],[36]. L'Assemblée générale des Nations unies accepte la Palestine en tant qu’État observateur non membre par 138 voix pour (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël), et 41 abstentions (dont l'Allemagne et le Royaume-Uni), re-officialisant la reconnaissance d'un État palestinien au niveau international[37].

Polémiques médiatiques[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Régime politique[modifier | modifier le code]

La Palestine est une démocratie représentative.

Les Élections législatives palestiniennes de 2006 ont élu les 132 membres du Conseil législatif palestinien (Parlement palestinien) parmi les candidats issus des 16 districts des territoires palestiniens occupés.

La Palestine dispose également d'un Parlement en exil, le Conseil national palestinien qui compte 669 élus. Les membres du Conseil législatif en font automatiquement partie mais il comprend également des représentants de toutes les communautés palestiniennes de la diaspora. Son bureau principal est établi à Amman mais il dispose également d'une branche à Ramallah. C'est lui qui déclara l'indépendance de la Palestine à Alger en 1988.

Partis politiques palestiniens[modifier | modifier le code]

Liste des présidents de l'État palestinien[modifier | modifier le code]

Les Présidents de l'Etat de Palestine depuis sa proclamation ont été :

Nom Dates du mandat Appartenance politique Notes
Yasser Arafat ArafatEconomicForum.jpg 5 juillet 1994 11 novembre 2004 Fatah Premier président, il décédera en fonction le 11 novembre 2004.
Rawhi Fattuh 11 novembre 2004 15 janvier 2005 Fatah Président par intérim à la suite du décès de Yasser Arafat
Mahmoud Abbas Mahmoud Abbas 2007.jpg 15 janvier 2005 Fatah En attente d'élections initialement prévues pour être organisées par le Gouvernement palestinien d'union nationale de 2014

Constitution[modifier | modifier le code]

Loi de base[modifier | modifier le code]

La loi de base palestinienne dont la dernière version date de 2003 fait office de constitution à la Palestine[38].

Conflit Fatah-Hamas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit Fatah-Hamas.

Après la mort de Yasser Arafat en 2005, la « vieille garde » du Fatah était en proie au népotisme, à la corruption, et sa politique, a conduit à une forte hausse de la criminalité ainsi qu'au déclin des prestations des services publics. Cette situation fut propice à la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006. Le Hamas obtenant 48,3 % des suffrages, le Fatah 43,8 %[39]. La période de mars à décembre 2006 a été marquée par des tensions lorsque les commandants du Fatah ont refusé d’obéir aux ordres du gouvernement dominé par le Hamas tandis que l'Autorité palestinienne lançait une campagne d'assassinats et d'enlèvements contre des dirigeants du Hamas. Le Hamas entreprit des représailles du même ordre[40]. Le conflit pris de l'ampleur après l’échec de tentatives des deux factions palestiniennes à parvenir à un accord de partage du pouvoir. Cette confrontation débouche sur des affrontements violents. Plus de 600 Palestiniens ont été tués dans les combats à Gaza de janvier 2006 à mai 2007[41]. La conséquence politique de ce conflit a été la scission de l’Autorité palestinienne en deux régimes politiques revendiquant être les véritables représentants du peuple palestinien. Le Fatah dirige l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, le Hamas contrôle la bande de Gaza. Plusieurs tentatives de réconciliation, dont les accords du Caire en 2011 et de Doha en 2012, n'ont pas abouti.

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

Reconnaissance internationale[modifier | modifier le code]

Après la proclamation d'Alger[modifier | modifier le code]
Pays reconnaissant un statut diplomatique à une représentation palestinienne.

À la suite de la proclamation de la création d'un « État palestinien » le 15 novembre 1988 par le Conseil national palestinien à Alger, 94 pays le reconnaissent. 33 autres le firent dans les années suivantes[42]

Certains pays reconnaissent à la Palestine un statut particulier sans aller jusqu'à une reconnaissance réelle[49]. L'existence d'une Délégation générale de Palestine a été adopté par la France, la Suisse, la Colombie[réf. nécessaire], l'Autriche, la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, l'Espagne et le Royaume-Uni.

Comité international olympique[modifier | modifier le code]

En 1986, la Palestine créé son Comité olympique de Palestine, qui n'est pas reconnu par le Comité international olympique. Finalement, en 1995, le CIO reconnaît la Palestine et lui permet de participer aux Jeux olympiques d'Atlanta, devenant la première organisation internationale à reconnaître l'état Palestinien[50]. Cela créé des incidents diplomatiques avec Israël, qui conteste une « décision politique »[51], mais depuis la Palestine participe à tous les jeux olympiques. Elle n'a jamais remporté de médailles.

UNESCO[modifier | modifier le code]
Les votes à l'UNESCO concernant l'adhésion de la Palestine :
  •      Pour
  •      Contre
  •      Abstentions
  •      Absent
  •      les non-membres

Le 31 octobre 2011, l'UNESCO admet la Palestine en tant qu'État membre. Comme elle n'est pas encore un État membre des Nations unies, son admission a dû se faire par la recommandation du Conseil exécutif qui s'est suivie d'un vote favorable à la majorité des deux-tiers des États membres de l’ONU présents et votants à la Conférence générale[4]. Le vote a été obtenu avec 107 voix pour, 14 voix contre, et 52 abstentions[34],[Note 4].

Conseil de sécurité de l'ONU[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre 2011, Mahmoud Abbas remet au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, une demande officielle de reconnaissance d'un État palestinien par l'ONU et un statut de membre pour cette organisation[52],[53]. Le 11 novembre suivant, une décision approuvée par le Conseil de sécurité conclut que le Conseil de sécurité ne peut faire une recommandation unanime en faveur de l'adhésion d'un État palestinien. Les États-Unis avaient informé qu'ils s'opposeraient à toute candidature palestinienne en vue d'une reconnaissance comme État. La France et le Royaume-Uni avaient déclarés qu'ils s'abstiendraient[54].

Assemblée générale des Nations unies[modifier | modifier le code]

Un an après cette demande d'adhésion à l'ONU en tant que membre à part entière[53],[33], la reconnaissance de la Palestine en tant qu’État non-membre de l'ONU est portée au vote de l'Assemblée générale le 29 novembre 2012[35],[36].

Le 29 novembre 2012 (jour du 65e anniversaire du plan de partage de la Palestine), l'Assemblée générale des Nations unies a reconnu la Palestine en tant qu’État observateur non membre par 138 voix pour (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël), et 41 abstentions (dont l'Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant la reconnaissance d'un État palestinien au niveau international[37].

Les votes à l'Assemblée générale des Nations unies concernant l'attribution du statut d'État observateur :
  •      Pour
  •      Contre
  •      Abstentions
  •      Absent

Le gouvernement israélien considère cette démarche de Mahmoud Abbas comme unilatérale et contraire aux Accords d'Oslo et a déclaré qu'il n'y aura pas « d’État palestinien jusqu'à ce qu'Israël soit reconnu comme un État juif » et qu'une déclaration palestinienne officielle annonce la fin du conflit, soulignant « qu'Israël ne permettra pas que la Judée et la Samarie, deviennent une base terroriste à partir de laquelle des roquettes seront lancées sur les villes israéliennes »[55].

Souveraineté nationale palestinienne et droit international[modifier | modifier le code]

Dans une tribune publiée le 20 novembre 2011 dans The Wall Street Journal, les juristes américains David B. Rivkin (en) et Lee A. Casey estiment que « l'Assemblée générale ou le Conseil de sécurité de l'ONU n'ont pas le pouvoir de créer des États », L'ONU n’étant pas souveraine et que « l’Autorité palestinienne ne répond pas aux caractéristiques de base d'un État nécessaires pour une telle reconnaissance ». Ils appuient cette expertise en se fondant sur les exigences énoncées par la convention de Montevideo de 1933 sur les droits et devoirs des États. Ce traité stipule que pour se proclamer « État » une entité doit remplir les conditions suivantes : une population permanente, un territoire défini, un gouvernement, la capacité d'entrer en relation avec d'autres États. Selon cette définition, ils rappellent que « l'Autorité palestinienne n'a ni une population permanente, ni un territoire défini, ni un gouvernement qui a la capacité d'entrer en relation avec d'autres États ». Ils précisent que cette « exigence fondamentale s'exprime par la capacité à établir et à maintenir des accords internationaux », ce qui implique que « le gouvernement contrôle effectivement et sans la présence d'une autre souveraineté au moins une partie de sa population et de son territoire. ». Ils soulignent que l'Autorité palestinienne n'a pas le contrôle exclusif de ne serait-ce qu'une partie de la Cisjordanie dans le mesure où elle est dépendante d’Israël et qu'elle n'a aucun contrôle que ce soit sur la bande de Gaza. Alefia T. Hussain, une journaliste pakistanaise, écrit dans The News International que « les experts dans le milieu des médias aux États-Unis voient l'effort palestinien comme rien de plus qu'un [acte] symbolique mais convaincant. » Elle cite Steve Coll (en), journaliste lauréat du Prix Pulitzer, qui écrit dans The New Yorker « La demande est raisonnable et elle répond aux aspirations légitimes et pacifiques du Printemps arabe ». Il note toutefois que, « bien que selon le droit international le dossier palestinien est solide il n'est pas hermétique »[56],[57].

Officialisation du statut d'État par la diplomatie palestinienne[modifier | modifier le code]

Le 3 janvier 2013, Mahmoud Abbas, a signé un décret entérinant la dissolution de « l'Autorité palestinienne » qui avait été créée à la suite des accords d'Oslo en 1993 et la renommant « État de Palestine »[58]. Il a ordonné aux représentations palestiniennes à travers le monde à faire de même sans pour autant apporter de modifications aux références à l'OLP, qui reste le représentant légal des Palestiniens[59]. Toutefois afin de ne pas « provoquer » Israël les passeports et les cartes d'identité des Palestiniens qui pour voyager doivent passer par les points de passage israéliens ne seront pas renommés.

Le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, a jugé le changement de nom « inutile ». Il a ajouté que les Palestiniens devraient négocier avec Israël pour mettre fin au conflit et parvenir à la solution « de deux États pour deux peuples au lieu de chercher des gimmicks ». La porte-parole du Département d’État américain, Victoria Nuland, a déclaré « Vous ne pouvez pas créer un État par la rhétorique et avec des étiquettes et des noms » tout en soulignant la nécessité de négociations bilatérales et qualifiant la décision de Mahmoud Abbas comme « provocation et n'apportant aucun changement pour le peuple palestinien »[60].

Propositions de formules de résolution du conflit[modifier | modifier le code]

La proposition à deux États en Palestine, comme solution du conflit israélo-palestinien selon les accords d'Oslo, est soutenue notamment par la feuille de route pour la paix adoptée par le Quartette diplomatique (États-Unis, ONU, Russie et Union européenne) réuni le 30 avril 2003. Cette solution a la plus grande audience au sein des acteurs du conflit[réf. nécessaire]. Les mouvements pacifistes israéliens Gush Shalom et Shalom Archav, qui militent avec des Palestiniens et sont des défenseurs actifs des droits des Palestiniens, agissent pour la création d'un État palestinien autonome dans le cadre de la solution à deux États.

La proposition d'État unique est un État binational, englobant à la fois l'État d'Israël et les Territoires palestiniens où la population israélienne et les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza bénéficieraient des mêmes droits constitutionnels. Dans son article du 11 septembre 2003 indépendants paru dans Le Monde[61]. l'universitaire et historien israélien Ilan Greilsammer dénonçait une certaine frange de la gauche antisioniste israélienne dont le Français Michel Warchawski qui adhère à l'idée de « revenir aux solutions préconisées dans les années 1920 et 1930 d’un seul État arabe à minorité juive entre la mer et le Jourdain (…) à la place de deux États vivant côte à côte, l’un juif, l’autre palestinien ». Ce qui en soi, n'a rien à voir avec un État binational préconisé dès la fin des années 1930 notamment par Martin Buber et Hannah Arendt.

Article détaillé : Documents Palestine.

En janvier 2011 la chaîne qatarie Al-Jazira publie des « documents secrets », appelés Documents Palestine, sur les négociations de paix israélo-palestiniennes portant notamment sur des réunions de coordination sécuritaire entre Israël et les représentants de l'Autorité palestinienne et des concessions faites par cette dernière. Des minutes de discussions montreraient que les Palestiniens auraient exprimés leur volonté de céder des territoires en Cisjordanie et Jérusalem-Est, y compris les grands blocs d'implantations israéliens en échange de territoires israéliens au nord de la vallée du Jourdain, au sud d'Hébron et à l'est de la bande de Gaza, et de reconnaitre la souveraineté d'Israël sur les quartiers juifs de Jérusalem intra-muros, de Talpiot-Est, Gilo, Givat Zeev au nord de la capitale israélienne. Un document daté de janvier 2010, contiendrait le compte-rendu d'une déclaration de Saeb Erekat à l'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, George Mitchell, dont les termes seraient que les Palestiniens ont acceptés de donner à Israël « le plus grand Jérusalem dans l'histoire du peuple juif. »[62],[63],[64].

Géographie[modifier | modifier le code]

L’État de Palestine est situé au Moyen-Orient dans la région de « Palestine » (qui correspond au territoire incluant aujourd'hui l'État d'Israël, les territoires palestiniens et une partie du Royaume de Jordanie, du Liban et de la Syrie[65]).

Frontières[modifier | modifier le code]

Map comparing the borders of the 1947 partition plan and the armistice of 1949.
Plan de partage de la Palestine de l'ONU de 1947 :
  Zone désignée pour un état juif
    Zone désignée pour un état arabe
    Corpus separatum de Jérusalem (ni juif ni arabe)

Frontières suite à l'armistice de 1949 :
    Territoire arabe de 1949 à 1967
      Israël d'après les lignes de l'armistice de 1949

[Note 5]

Une majeure partie des frontières de l’État palestinien sont avec l'État d'Israël. Elles forment un des sujets du contentieux israélo-palestinien[66]. Après la guerre israélo-arabe de 1948-1949, le territoire constituant le mandat britannique sur la Palestine a été réparti entre Israël, l'Égypte et la Jordanie. Israël et la Jordanie ont annexé les zones sous leur administration, l’Égypte a maintenu une occupation militaire de Gaza[67],[68], [69]. Le 27 juillet 1953, le roi Hussein de Jordanie proclame que Jérusalem-Est est la « capitale alternative du Royaume hachémite et fait partie intégrante et inséparable de la Jordanie »[70]. À la suite de la guerre des Six Jours en 1967, Israël a envahi et occupé la Cisjordanie et la bande de Gaza. En juin 1988, Hussein de Jordanie renonce à toute souveraineté sur la Cisjordanie et Jérusalem-Est[71],[72]. Le 15 novembre 1988, le Conseil national palestinien reconnaît l'OLP comme le seul représentant légal du peuple palestinien et proclame « l'indépendance de la Palestine » sur le tracé des accords d'armistice de 1949 entre l'Égypte, la Jordanie et Israël[73]. Depuis, de nombreux pays ont reconnu l'État de Palestine dont certains dans ces frontières[74].

Climat[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Territoires palestiniens occupés.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Division administrative des territoires ; les zones A et B sous contrôle total ou partiel de l'Autorité palestinienne sont indiquées en vert foncé.

Les territoires palestiniens occupés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ont été divisés par les accords d'Oslo en trois aires administratives aux statuts différents. Ces zones ont été confirmées par les accords d'Oslo II :

  • la zone A (2 %) est la région sous contrôle palestinien total. Elle comprend l'essentiel des villes palestiniennes, à l'exception de Jérusalem-Est qui a été exclue des accords ;
  • la zone B (26 %) est la région sous contrôle palestinien civil mais sous contrôle militaire israélien ;
  • la zone C (72 %) est la région sous contrôle total israélien.

Ces territoires ont été divisés en seize gouvernorats (5 dans la bande de Gaza et 11 en Cisjordanie), sous la juridiction de l'Autorité palestinienne[75].

Dans la bande de Gaza:

En Cisjordanie

Villes principales[modifier | modifier le code]

Principales villes de Palestine
Ville Habitants Région
Gaza 449 221 Bande de Gaza
Naplouse 336 380 Cisjordanie
Jérusalem-Est 208 000 Cisjordanie
Khan Younès 179 900 Bande de Gaza
Hébron 167 000 Cisjordanie
Ramallah 118 400 Cisjordanie
Jabalya 82 877 Bande de Gaza
Rafah 71 000 Bande de Gaza
Deir el-Balah 62 150 Bande de Gaza
Tulkarem 58 950 Cisjordanie

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de la Palestine.

En 2013, la population des territoires palestiniens est de 4,4 millions d'habitants (2,7 millions en Cisjordanie - y compris à Jérusalem-Est - et 1,7 million dans la bande de Gaza)[76].

Note : ces chiffres incluent uniquement les habitants palestiniens et excluent donc les colons israéliens.

Le taux de fécondité en Palestine est de 4,4 enfants par femme et la croissance démographique annuelle est de 3 %[76].

Diaspora[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palestiniens.
Portrait d'une famille palestinienne datant de 1900.

La diaspora palestinienne compte environ 7 millions d'individus[réf. nécessaire] (sans compter les Palestiniens de Palestine). Plus de 4 millions d'entre eux ont le statut de réfugiés, à la suite de l'exode palestinien de 1948 et de la guerre des Six Jours[réf. nécessaire]. 2,6 millions vivent en Jordanie et 500 000 sur le continent américain, tandis que le reste est réparti dans le monde arabe. Seuls 3,7 millions vivent dans les « territoires palestiniens » (Bande de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem-Est). La population palestinienne est largement musulmane sunnite, avec des minorités chrétiennes et une petite communauté de Samaritains.

Le respect de la résolution 194 de l’ONU votée en 1948, consacrant le droit au retour des réfugiés palestiniens, reste aléatoire.

Statut des réfugiés palestiniens dans l’État palestinien[modifier | modifier le code]

Le 15 novembre 2011, l'ambassadeur de Palestine au Liban, Abdullah Abdullah, a déclaré que les réfugiés palestiniens dans les pays tels que le Liban, l’Égypte, la Syrie et la Jordanie ou les 132 autres pays où résident la Diaspora palestinienne, bien qu'identitairement palestiniens « ne sont pas automatiquement des citoyens » palestiniens. Ceci est applicable non seulement aux réfugiés vivant dans ces pays mais aussi aux réfugiés palestiniens « qui vivent dans les camps de réfugiés au sein de l’État [palestinien], ils sont encore réfugiés. Ils ne seront pas considérés comme des citoyens ». Abdullah a ajouté que le nouvel État palestinien ne délivrera « absolument aucun passeport aux réfugiés palestiniens »[77].

Langues[modifier | modifier le code]

L'arabe palestinien, variante de l'arabe, est le dialecte le plus répandu parmi les Palestiniens. Le signe distinctif de ce dialecte est la prononciation très particulière de la lettre 'qaaf'[C'est-à-dire ?].

Religions[modifier | modifier le code]

Vue du dôme du Rocher à Jérusalem.

La population palestinienne est largement musulmane sunnite avec une minorité chrétienne et elle comporte une petite communauté de Samaritains. En 1922 Les Britanniques avaient recensés : 752 048 Palestiniens (au sens de l'époque) dont 589 177 Musulmans, 83 790 Juifs, 71 464 Chrétiens et 7 617 personnes d'autres appartenances.

Il n'existe pas de statistiques disponibles qui fassent autorité aujourd'hui. L'estimation de Bernard Sabella de Bethléem est que 6 % de la population palestinienne est chrétienne (orthodoxes grecs ou arméniens ; catholiques latins, grecs ; protestants luthériens ou anglicans ; autres rites orientaux). Selon le bureau de statistiques palestinien, il semble que 97 % des habitants arabes des territoires palestiniens occupés soient musulmans et 3 % chrétiens ; il y a environ 300 Samaritains.

Symboles[modifier | modifier le code]

Drapeau palestinien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Drapeau palestinien.

Sur la gauche un triangle rouge, prolongé par trois bandes horizontales noire, blanche et verte.

Ces couleurs avaient été adoptées par la grande révolte arabe de 1916, révolte qui visait à la formation d'un royaume arabe englobant tout le Croissant fertile. La révolte éclata, mais une fois les terres arabes libérées de l'occupation turque, les Européens se partagèrent le Moyen-Orient suivant les accords Sykes-Picot. Après 1948, ces couleurs ont été adoptées par la partie arabe en Palestine, revendiquant à titre exclusif le nom « Palestine », lui-même abandonné par la partie juive après la fondation de l'État d'Israël.

Hymne palestinien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Biladi, Biladi.

Biladi, Biladi (Ma patrie, ma patrie) est l'hymne national de l'État de Palestine proclamé en 1988 par l'OLP, en accord avec l'article 31 de la Charte de l'OLP. Il est joué au début des concerts donnés par l'Orchestre national de Palestine[78].

Économie[modifier | modifier le code]

Rue commerçante de Ramallah
Article détaillé : Économie palestinienne.

Culture[modifier | modifier le code]

Il existe un artisanat traditionnel palestinien (robes brodées au point de croix, keffieh), des danses (voir Dabkeh), des chants, des poèmes. La culture palestinienne se développe également dans des institutions culturelles et dans des universités. On notera également une culture ancestrale, plongeant ses racines dans le néolithique, 7 000 ans av. J.-C., avec la fabrication traditionnelle de vanneries en paille de blé ou d'orge très spécialisées et d'une riche variété[79]. Les typiques tapis fabriqués à Gaza équipaient tous les foyers nomades de la grande Syrie[80]. Enfin, on remarquera des objets très spécifiques comme les rabiehs, greniers à grains nomades et transportables, véritables meubles en pisé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mawtini a été l'hymne palestinien de 1936 à 1995 avant que Biladi, Biladi le remplace en 1996.
  2. Son mandat a été porogé sine die par l'OLP (voir gouvernement palestinien sur le site France diplomatie), il est en attente d'élections à organiser par le Gouvernement palestinien d'union nationale de 2014 (voir Le nouveau gouvernement d'union palestinien a prêté serment le Monde.fr avec AFP et Reuters, 02.06.2014)
  3. Jérusalem-Est étant un « territoire palestinien occupé » par Israël, le gouvernement palestinien est dans l'impossibilité d'y installer ses institutions.
  4. Votes pour la Demande d’admission de la Palestine à l’UNESCO:
  5. La carte ne tient pas compte des colonies israéliennes qui réduisent l'état palestinien et il manque la Barrière de séparation israélienne.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. « Capitale : les principaux ministères sont installés à Ramallah »
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  73. {[en}]http://www.al-bab.com/arab/docs/pal/pal4.htm
  74. L’Amérique latine s’invite en Palestine
  75. [Référence inaccessible] Palestinian National Information Centre
  76. a et b (en)Palestinian Central Bureau of Statistics
  77. (en) http://www.dailystar.com.lb/News/Politics/2011/Sep-15/148791-interview-refugees-will-not-be-citizens-of-new-state.ashx#axzz1YkEf05dJ
  78. Constance Desloire. « Concerto pour un État indépendant ». Jeune Afrique, 25 janvier 2011.
  79. Alexandre Zahnbrecher, Paniers — Baskets — Al-Silāl, coll. « Made in Palestine »,‎ 1999 (OCLC 587307992) (monographie trilingue)
  80. Alexandre Zahnbrecher, Tapis — Carpets — Kilims gazaouis, coll. « Made in Palestine »,‎ 1999 (OCLC 469914987) (monographie trilingue)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]