Criminalité

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ensemble des actes illégaux, délictueux (délits) et criminels (crimes), commis dans un milieu donné, à une époque donnée, la criminalité est la transgression des normes juridiques d'un système social. Une norme, c'est une règle qui est physiquement (universelle qui existe toujours et partout, elle est objective) ou socialement (défini par l'être humain et qui diffère selon le temps et l'espace, elle est alors subjective) donné. Une norme est pénale lorsque son but est de faire régner un minimum d'ordre dans la société et exige un comportement déterminé de ces membres. Les normes pénales sont régulatrices et coercitives, elles forment l'ordre juridique et contribuent ainsi au maintien de la paix. Concernant ces normes, les criminologues sont d'avis qu'il s'agit de normes socialement édictées, donc qui varient d'un pays à l'autre, ce qui veut dire que le crime, en tant que tel, n'existe pas ! Certains comportements se sont vus attribuer l'étiquette crime et c'est ainsi qu'ils ont été interdits. Mais d'autres criminologues pensent que des normes sont objectives, car on les trouve partout et toujours, comme le cas de tuer quelqu'un sans raison. Mais « sans raison » peut fortement différer selon les sociétés[1].

On distingue la petite criminalité (délinquance) de la grande criminalité (crimes).

La criminalité dans les villes de France[modifier | modifier le code]

Classement des villes de France métropolitaine selon leurs taux de criminalité, à noter que certaines localités ne sont pas répertoriées comme les villes de Dives-sur-Mer, Deauville, Cannes, Chessy, Agde, Le Touquet-Paris-Plage, car ce sont des cas spéciaux, avec de très forts flux touristiques, qui font grimper les taux, mais qui n'ont pas de problème social lié à la délinquance locale.

Ville (agglomération) Rang Taux (2010) Département Région
Saint-Denis 1 166,50 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Saint-Ouen 2 157,67 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Aubervilliers 3 137,29 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Avignon 4 122,94 Vaucluse Provence-Alpes-Côte d'Azur
Nîmes 5 117,32 Gard Languedoc-Roussillon
Nice 6 114,32 Alpes-Maritimes Provence-Alpes-Côte d'Azur
Marseille 7 114,04 Bouches-du-Rhône Provence-Alpes-Côte d'Azur
La Courneuve 8 113,38 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Corbeil-Essonne 9 111,38 Essonne Île-de-France
Lille 10 109,87 Nord Nord
Paris 11 109,81 Paris Île-de-France
Toulouse 12 108,58 Haute-Garonne Midi-Pyrénées
Bobigny 13 107,48 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Pantin 14 107,21 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Cergy-Pontoise 15 106,39 Val-d'Oise Île-de-France
Valence 16 104,82 Drôme Rhône-Alpes
Vitrolles 17 104,70 Bouches-du-Rhône Provence-Alpes-Côte d'Azur
Clichy 18 104,07 Hauts-de-Seine Île-de-France
Montpellier 19 103,24 Hérault Languedoc-Roussillon
Perpignan 20 102,64 Pyrénées-Orientales Languedoc-Roussillon
Dreux 21 101,84 Eure-et-Loir Centre
Bondy 22 101,12 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Stains 23 100,61 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Cavaillon 24 100,61 Vaucluse Provence-Alpes-Côte d'Azur
Rosny-sous-Bois 25 99,76 Seine-Saint-Denis Île-de-France
Évreux 26 99,68 Val-d'Oise Île-de-France
Le Havre 27 99,18 Seine-Maritime Haute-Normandie
Persan 28 98,92 Eure Haute-Normandie
Béziers 29 98,13 Hérault Languedoc-Roussillon
Aix-en-Provence 30 97,46 Bouches-du-Rhône Provence-Alpes-Côte d'Azur

Sources[modifier | modifier le code]

Le crime selon Durkheim[modifier | modifier le code]

Émile Durkheim disait que la société sans criminalité n'existe pas, et ne peut pas exister. Selon lui, le crime est nécessaire pour faire évoluer le droit mais il permet également à la société d'être en cohésion : lorsqu'il y a un crime et que le criminel se fait attraper, les autres personnes se disent que la société fonctionne bien car elle punit le crime. Ceci renforce la cohésion sociale.

Les auteurs des crimes[modifier | modifier le code]

En 1831 déjà, Adolphe Quetelet découvre que la criminalité est un phénomène qui touche davantage les hommes et les jeunes.

Les hommes plus que les femmes[modifier | modifier le code]

En effet, pour toutes les catégories d'âge, la population masculine est surreprésentée. Comment expliquer ce phénomène?

Théorie de la clémence envers les femmes?[modifier | modifier le code]

Lorsqu'on observe les statistiques à travers la procédure judiciaire, on se rend compte que les femmes disparaissent davantage que les hommes. On pourrait donc, faire dire à ces chiffres que les femmes sont mieux traités que les hommes et par conséquent, vont moins en prison. Mais ce n'est pas le cas, la raison est simplement que les femmes commettent des délits de moindre importance et par conséquent sont plus souvent condamnées à de simples amendes. Les femmes commettent moins de crimes que les hommes et lorsqu’elles en commettent, ils sont de plus faible importance. Et ce fait, se réalise même dans les domaines dont les préjugés veulent que se soient les femmes qui commettent ce type de délits, comme le vol à l'étalage, mais encore une fois, ce type d'infraction est également commis en majorité par des hommes. Le seul crime majoritairement commis par les femmes, c'est les enlèvements de mineurs. Ce phénomène s'explique par la mémoire sociologique historique qui veut que la femme garde les enfants, donc quand le juge décide, au cours d'un divorce, d'accorder l'autorité parentale au père, c'est moins bien accepté que l'inverse.

Théorie de la place dans la société[modifier | modifier le code]

Si on retient cette théorie, on va dans le sens que l'émancipation de la femme crée davantage de criminalité féminine. Pour vérifier cette théorie, on va prendre l'extension du rôle de la femme pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont vu leur rôle s'accroître par le départ des hommes au front. À cette époque, on voit la criminalité féminine passée de 10 % à 20 %, mais attention, les chiffres peuvent dire être mal compris. En effet, en chiffre absolu, la criminalité féminine n'a pas bougé, mais le départ des hommes fait reculer la proportion des hommes et par conséquent la hausse des femmes sans qu'il y a ait pour autant au hausse de la criminalité chez les femmes. Puis dans les années 1970, les femmes deviennent de plus en plus indépendantes avec les mouvements féministes et à ce moment qu'est-ce qu'on voit? La criminalité des femmes est en nette progression, et oui, en effet, les femmes ont accès à davantage de choses ce qui explique cette hausse, par exemple, l'accès à la voiture. Passer d'aucun femme au volant à beaucoup de femmes au volant, c'est un changement drastique de circonstances. Mais malgré cette hausse, les délits et crimes des femmes restent proportionnellement nettement en dessous de ceux des hommes. Comme troisième exemple qui montre l'erreur de cette théorie, c'est simplement le fait que dans les années 1990, le taux de criminalité des femmes chute sans pour autant qu'il y ait un recul d'émancipation. La théorie sociologique est par conséquent basée sur une mauvaise interprétation des chiffres à son origine.

Facteurs biologiques[modifier | modifier le code]

Le niveaux de testostérone entre-t-il en ligne de compte? On pourrait expliquer la différence de criminalité entre les hommes et le femmes de cette manière, mais seulement en partie. Le taux de testostérone qui a une influence sur l'agressivité permet d'expliquer une partie des crimes, mais pas tous. Les cambriolages, le vol à l'étalage ne sont pas à l'origine du à l'agressivité, mais on pourrait admettre que les coups et blessures résultent de ce niveau de testostérone, ce qui expliquerait pourquoi les femmes se battent moins.

Synthèse[modifier | modifier le code]

Les théories exposées ci-dessus ont toutes essayé de répondre de cette différence entre hommes et femmes, mais sans pour autant y parvenir. On sait que les interactions sociales jouent également un rôle important, car permet de canaliser les comportements déviants. On ne sait à l'heure actuelle pas encore la raison exacte qui expliquerai cette différence entre hommes et femmes. Pour y remédier, il faudrait prôner des valeurs plus féminines dans la société, moins machistes. La politique de l'enfant unique en Chine, où les garçons sont nettement favorisés fait naître une plus grande criminalité que dans les pays davantage équilibrés.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. A.KUHN (2005): Sommes-nous tous des criminels ?