Ligne verte (Israël)

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31° 25′ 26″ N 34° 53′ 33″ E / 31.42398, 34.89258

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Israel green lines.png

Le terme de ligne verte se réfère à la ligne de démarcation datant de l'armistice de 1949 entre Israël et certains des pays arabes voisins (Syrie, Liban, Transjordanie, et Égypte), à la fin de la guerre israélo-arabe de 1948. Ces accords établissaient clairement (à la demande insistante des pays arabes) que les lignes arrêtées sur le terrain au moment de l'armistice, et marquées au feutre vert sur la carte lors des discussions, ne constitueraient pas des frontières permanentes ou de jure, ni ne seraient préjudiciables à des revendications territoriales pour de futurs accords qui seuls prévaudraient (formulation explicite, par exemple, dans l'article VI de l'accord d'armistice israélo-jordanien du 3 avril 1949).

En 1988, la Jordanie a renoncé à toute revendication sur des territoires situés à l'ouest du Jourdain, c'est-à-dire la Cisjordanie et Jérusalem-Est. Aujourd'hui, la ligne verte ne désigne toujours pas des frontières internationalement reconnues de l'État d'Israël sur les portions qui jouxtent la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan, mais elle est considérée comme la base des paramètres de négociation dans le processus des accords d'Oslo pour les frontières d'un futur État palestinien.

Par ailleurs, le tracé controversé de la barrière de séparation, construite par Israël depuis 2002, ne suit la ligne verte que sur 20 % de son tracé[1], englobant des blocs de colonies israéliennes, des villages et des terrains agricoles palestiniens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alexandra Novosseloff, « La construction du mur : de la protection à la séparation », La documentation française - Questions internationales,‎ novembre-décembre 2007 (consulté le 30 décembre 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]