Culture palestinienne

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Cet article présente différent aspects de la culture de la Palestine, une région du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l'est du Jourdain et au nord du Sinaï[1].

Drapeau de la Palestine[modifier | modifier le code]

Sur la gauche un triangle rouge, prolongé par 3 bandes horizontales noire, blanche et verte.

Ces couleurs avaient été adoptées par la Grande Révolte arabe de 1916 qui visait à la formation d'un royaume arabe englobant tout le Croissant fertile. Cette révolte échoua avec la fin de la Première Guerre mondiale et la mainmise du Royaume-Uni et de la France sur le Proche-Orient. Après 1948, ces couleurs sont devenues celles de la résistance palestinienne.

Fêtes traditionnelles[modifier | modifier le code]

  • La fête de Nabi Moussa (Moïse), sous forme d'une procession allant de Jérusalem à la tombe de Moïse dont le sanctuaire se trouve près de Jéricho en bordure du désert.
  • La fête de Nabi Rubeen (le prophète Reuven de la Bible), le long de la rivière Rubeen, regroupe des groupes musicaux et des troupes de théâtre.
  • La fête commémorant la naissance d'Al-Khadr (saint Georges), le 23 février, pour marquer le printemps et le début des travaux des champs.
  • La fête commémorant la mort d'Al-Khadr, le 3 novembre, pour marquer l'arrivée de l'hiver et le début de la récolte des olives, et la préparation des cultures hivernales.
  • La fête de Job, prophète selon la Bible, au printemps, consacrée au culte de la fécondité, et lors de laquelle les femmes se baignaient dans la mer dans l'espoir de tomber enceintes. Dans les années 1990, les fondamentalistes religieux la bannirent sous prétexte qu'elle était une pratique païenne pré-islamiste et qu'elle portait atteinte à la pudeur des femmes.
  • La fête cananéenne du printemps, célébrée depuis 1996, constitue un retour aux sources de la nation. Elle rétablit le culte du dieu Baal et des autres divinités cananéennes. Yasser Arafat fut déclaré premier Cananéen.
  • La fête de Nuwwar Nisan, célébrée depuis 1996, sous forme d'une procession dans la ville de Ramallah.

Journaux palestiniens[modifier | modifier le code]

Au total une trentaine de journaux dont :

  • Les quotidiens :
    • Al-Ayyam (les Jours) à Ramallah, organe officieux de l'Autorité palestinienne
    • Al-Ittihad (l'Unité) à Haïfa, porte-parole des communistes
    • Al-Nahar (le Jour) à Jérusalem
    • Al-Qods (Jérusalem) à Jérusalem
    • Filastine (Palestine) à Jérusalem
    • Jerusalem News à Jérusalem, en anglais
  • Les périodiques :
    • Al-Sennara (l'Hameçon) à Nazareth
    • Fassi al-Magal (Sélection) à Nazareth
    • Koul al-Arab (Tous les Arabes) à Nazareth
    • Ou al-houriyyade (la Liberté) à Umm al-Fahm
    • Saout al-Haq (la Voix de la vérité) à Umm al-Fahm

Traditions vestimentaires[modifier | modifier le code]

Keffieh[modifier | modifier le code]

Le keffieh est la coiffe traditionnelle des paysans et des bédouins palestiniens. Il permettait de distinguer les citadins des ruraux. Le keffieh appartient à toute la population arabe de la péninsule Arabique, d'Irak, de Jordanie, de Syrie, du Liban et de la Palestine. De la région appelée anciennement : Al-Hijaz, Al-Iraq, Al-Yaman, Accham et Filistin. Ensuite, cela s'est généralisé au point de devenir un élément de costume commun, à tous les bédouins et tous les paysans d'Arabie et du Moyen-Orient.

Cette pièce de tissu servait originellement à masquer le visage pour se protéger du Soleil et des tempêtes de sable. Il existe différents motifs et différentes couleurs qui varient du jaune au noir en passant par le rouge, le blanc et le vert.

Au cours du soulèvement populaire contre la présence britannique en Palestine, mené par Izz al-Din al-Qassam, à partir de 1936, le keffieh revêt alors une importance capitale pour les Arabes de Palestine. En effet, les révolutionnaires portaient alors le keffieh, qui leur servait à se protéger le visage et à ne pas être reconnu par les Britanniques. Mais cela les rendait bien évidemment plus repérables dans les villes et les arrestations se multipliaient, les porteurs du keffieh étant considérés comme résistants. C'est alors que toute la population fut appelée à porter le keffieh. Les citadins abandonnèrent la tarbouche (signe de distinction sociale) pour porter le keffieh, qui était, comme nous l'avons vu plus haut, une coiffe paysanne.

Il est aujourd'hui le symbole et l'emblème de la résistance palestinienne. Son port dans les pays européens par de jeunes européens leur permet de montrer leur solidarité politique avec les mouvements pro-palestiniens. Mais, soumis à un "effet de mode", il est souvent adopté par des personnes qui le portent sans même savoir quelles en sont les origines, significations, valeurs, ...

Robes brodées[modifier | modifier le code]

Les robes brodées sont une tradition palestinienne; les motifs et le style diffèrent en fonction du milieu social et des régions. Elles étaient le fait d'un riche artisanat très ancien qui a été interrompu avec l'exode des Palestiniens à partir de 1948; mais depuis quelques années, cet artisanat a connu une renaissance grâce aux associations de femmes palestiniennes dans les camps de réfugiés. Par la fabrication artisanale et le port de ces robes brodées, elles peuvent ainsi affirmer leur identité, même en exil.

Littérature[modifier | modifier le code]

Poètes palestiniens[modifier | modifier le code]

Auteurs palestiniens[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

La dabkeh est une danse traditionnelle où les danseurs en ligne se tiennent par l'épaule. Celle des femmes se pratique à l'intérieur d'un cercle. La danse est rythmée par des tambourins et des flûtes.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

La Palestine est le berceau du christianisme, et une terre sainte pour le judaïsme et l'Islam. Depuis des siècles, tous se croisent et se retrouvent sur le sol de la Palestine, terre hautement sacrée et chargée de symboles pour ces trois grandes religions. Des lieux de culte et de vénération sont éparpillés sur tout ce territoire historique : Jérusalem, Bethléem, Jéricho, le lac de Tibériade sont autant de noms de villes et de lieux qui font vibrer la fibre religieuse de centaines de millions de personnes de par le monde.

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Palestine Definition, The Palestine Exploration Fund, accédé le 4 avril 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]