Pistache

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Pistachier vrai.
Pistache grillée et salée, comme elle se consomme dans les pays occidentaux.

La pistache est un fruit sec, produit par un arbuste de climat méditerranéen, le pistachier vrai (Pistacia vera L.) de la famille des Anacardiacées.

Elle se présente sous la forme d’une petite graine de couleur verdâtre et de saveur douce, logée dans une coque qui s’ouvre quand le fruit est mûr.

Sur le plan botanique, la pistache est une drupe, à pulpe très mince, à noyau sclérifié contenant une graine unique. Ce sont les cotylédons de cette graine, vert clair, couverts d’une mince pellicule rougeâtre, qui sont comestibles.

La pistache peut se consommer crue, comme les amandes, ou grillée. Elle accompagne souvent l’apéritif. On incorpore la pistache aux sauces, aux farces, aux terrines, aux pâtés, à la crème glacée et aux pâtisseries.

Elle renferme environ 50 % de matières grasses, composées à 83 % d’acides non saturés, et environ 23 % de protéines et 13 % de glucides. Elle est source de potassium, de cuivre, de magnésium et de fer.

Elle a été introduite en France au XVIIe siècle et y était nommée alors amande de Perse.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’origine cultivé sous les climats chauds du Moyen-Orient, de l’Asie de l'Est et de la Méditerranée, le pistachier est l’un des plus anciens arbres à noix. De récentes découvertes archéologiques à l'Uluburun[1] prouvent que les pistaches étaient déjà dégustées en 7000 av. J.-C., en Anatolie devenue très récemment la Turquie[2],[3]. Dans l’ancien temps, on les utilisait comme colorant mais aussi comme médicament pour des maladies bénignes comme la rage de dents ou la sclérose du foie[4][réf. insuffisante].

Les pistaches sont introduites en Europe sous les Romains. Sous Louis XIV, cette graine est désignée sous le nom d'amande de Perse en raison de la provenance des plus recherchées. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’on commence la culture de pistaches en Amérique, notamment en Californie, le climat dit méditerranéen se prêtant bien à sa culture.

Culture[modifier | modifier le code]

Le pistachier est planté en vergers et produit des fleurs mâles et femelles sur des arbres séparés. Il pousse bien sous des climats chauds et sur des sols bien drainés. Il a besoin de soleil et produit peu quand le taux d’humidité est trop élevé.

Le fruit est composé d’une coque contenant une graine comestible. Cette graine, ou noix, a une peau violette et une chair verte.

Quand le fruit est mûr, la coque s’ouvre naturellement. La récolte moderne s’effectue en septembre au moyen de secoueurs d’arbres mécaniques qui font tomber les noix dans une bâche afin d’éviter qu’elles ne touchent le sol.

En Grèce, la plupart de la production provient de Almyros. Les types les plus cultivés de pistaches en Grèce sont Almyros et mouse qui sont connues pour leur goût sucré et leur grande qualité. En raison de sa qualité, il est utilisé comme un fruit sec de luxe.

Bénéfices de la pistache pour la santé[modifier | modifier le code]

Dessert à base de pêche et de pistache.

La pistache est riche en nutriments. Elle offre plus de 30 vitamines, minéraux et phyto-nutriments différents. Elle est par ailleurs l’une des noix les plus pauvres en calories (3 à 4 calories par noix) et en gras, et l'une des plus riches en fibres. Elle constitue une source de bon acides gras qui aident à réduire le « mauvais » cholestérol (LDL) et augmenter le « bon » cholestérol (HDL)[5].

La pistache contient également une quantité significative de lutéine et de zéaxanthine, deux antioxydants caroténoïdes qui aident à réduire le risque de dégénérescence rétinienne liée à l’âge[6].

Enfin, la pistache a une influence positive sur les réactions excessives liées au stress, grâce au grand nombre d’antioxydants qu’elle contient comme le resvératrol, la lutéine, la quercétine ou la naringinine[7]. La pistache contient aussi du magnésium, connu pour ses vertus anti-stress car il aide à réguler la pression sanguine[8]. Elle contient enfin une quantité significative de gamma-tocophérol, une forme de vitamine E qui aide notamment à réduire le risque de cancer du poumon[9][réf. insuffisante].

Sa qualité doit malgré tout être très surveillée vis-à-vis des mycotoxines (substances toxiques synthétisées par des champignons microscopiques).

Production mondiale[modifier | modifier le code]

Répartition de la production mondiale totale 2005 (501 000 tonnes) :
Drapeau de l'Iran Iran 38 %
Drapeau des États-Unis États-Unis
(principalement Californie)
28 %
Drapeau de la Turquie Turquie 12 %
Syrie Syrie 12 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 7 %
Drapeau de la Grèce Grèce 2 %
Monde Reste du monde 1 %

Source : (en)FAOSTAT

Calendrier révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Elle est associée au 26 brumaire (16 ou 17 novembre) dans le calendrier républicain français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « The Ulu Burun ship sank in the late fourteenth century BC, during Egypt's Eighteenth Dynasty and the LH IIIB period in Greece (Bass 1986; Pulak 1988a; Bass et al. 1989). The sunken ship carried the finest luxury goods of the Late Bronze Age - a time of intensive trade and travel in the eastern Mediterranean. Unlike most finds from land sites, the Ulu Burun ship yielded primarily raw materials used in workshops throughout the Aegean, Egypt and the eastern Mediterranean world: ingots of copper, tin, silver and cobalt-blue glass; unworked hippopotamus and elephant ivory; tortoise shell; logs of Egyptian ebony (Dalbergia melanoxylon); scrap gold and silver jewelry from Egypt and the Levant; about a ton of aromatic resin probably destined for perfume factories; bronze tools and weapons for trade and defense; and an extensive collection of balance pan weights to facilitate exchange. The ship also carried oils, fruits, nuts, spices and other plants for trade and shipboard use. » C. Haldane, World Archaeology, Vol. 24, No. 3, Ancient Trade: New Perspectives (Feb., 1993), pp. 348-360
  2. « Direct evidence of organic cargoes in the Late Bronze Age », sur King Saud University (consulté le 28 mars 2012)
  3. « Direct evidence of organic cargoes in the Late Bronze Age », sur JSTOR (consulté le 28 mars 2012)
  4. Les pistaches et la santé, site d’un producteur de pistaches.
  5. (en) Numéro 2008 du American Journal of Clinical Nutrition, Université d’État de Pennsylvanie.
  6. Radcliffe JD, DiMarco N, Herdandez L. L’effet de la consommation de pistaches sur la concentration de lutéine et de zéaxanthine dans le sérum. J Amer Diet Assoc. 2008; 108:9:57.
  7. Université d’État de Pennsylvanie, Les pistaches peuvent calmer une réaction aigüe au stress, 1er avril 2009.
  8. Les minéraux : quel est leur rôle ? Où les trouve-t-on ?, Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation, publié en juin 2006.
  9. AACR Communiqué de Presse : « La pistache pourrait réduire le cancer du poumon ».

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