Langues sémitiques

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne les langues sémitiques. Pour les peuples sémitiques, voir Sémites.
Langues sémitiques
Région Afrique du Nord, Sahara, Soudan, Corne de l'Afrique, Moyen-Orient, Malte
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-2 sem
ISO 639-5 sem
IETF sem
Origine géographique des langues sémitiques et nombre de locuteurs.

Les langues sémitiques sont un groupe de langues parlées dès l'Antiquité au Moyen-Orient, au Proche-Orient, en Afrique du Nord et dans la Corne de l'Afrique. Ces langues sont qualifiées de « sémitiques »[1] depuis 1781[2], d'après le nom biblique de Sem, fils de Noé. Elles forment une des branches de la famille des langues chamito-sémitiques (dites aussi afro-asiatiques ou afrasiennes)[3], répandues de la moitié nord de l'Afrique jusqu'au Moyen-Orient. L'origine et la direction de l'expansion géographique de ces langues restent incertaines, de l'Asie vers l'Afrique[4] ou de l'Afrique vers l'Asie[5].

Des langues sémitiques archaïques telles l'akkadien et l'ougaritique sont attestées depuis plus de quatre millénaires. Les plus anciens documents akkadiens, en écriture cunéiforme, datent de la seconde moitié du troisième millénaire av. J.-C. et l'archéologie découvre d'autres documents akkadiens ultérieurs jusqu'au début de notre ère[6].

Les langues sémitiques contemporaines les plus parlées sont l'arabe (plus de 240 millions de locuteurs), l'amharique (27 millions), l'hébreu (8 millions), le tigrigna (6,75 millions). Elles constituent aujourd'hui, avec le maltais (400 000 locuteurs), les seules langues sémitiques officielles bien que d'autres langues utilisées en Éthiopie, en Érythrée, à Djibouti et en Somalie, ainsi que les divers parlers néo-araméens du Moyen-Orient, se rattachent à cette famille.

Les langues sémitiques se caractérisent, entre autres, par la prédominance de racines trilitères[7] et par l'usage de consonnes laryngales, gutturales et emphatiques.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'adjectif « sémitique » dérive du nom commun « sémite », utilisé pour la première fois en Europe vers la fin du XVIIIe siècle par l'historien philologue allemand August Ludwig von Schlözer. Il construit ce terme à partir du nom propre de Sem, fils de Noé, rencontré dans la Bible au livre de la Genèse (Berechit en hébreu) et plus spécialement[8] au chapitre 10, verset 31 qui dit : « אֵלֶּה בְנֵי־שֵׁם לְמִשְׁפְּחֹתָם לֹלְשֹׁנֹתָם בְאַרְצֹתָם לְגוֹיֵהֶם » et se traduit « Tels sont les descendants de Sem, selon leurs familles et leurs langages, selon leurs territoires et leurs peuplades »[9].

Évolution historique et expansion géographique[modifier | modifier le code]

Arbre linguistique des langues sémitiques.

La linguistique, au XIXe siècle, soutenait l'origine asiatique des langues sémitiques. Aux XXe et XXIe siècles, de nouvelles hypothèses avancent une origine africaine des langues sémitiques dont la famille serait partie intégrante d'un groupe plus large de langues chamito-sémitiques.

IVe millénaire av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Pour les orientalistes du XIXe siècle, tel l'Allemand Theodor Nöldeke[10] (1836-1930), les langues sémitiques dériveraient d'une langue hypothétique, le proto-sémitique. Cette langue-mère serait née au Moyen-Orient, avant de se répandre au Proche-Orient puis à l'Afrique.

En 1998, Mc Call émet l'hypothèse inverse d'une origine africaine du proto-sémitique[11].

En 2004, les linguistes Ehret, Keita, Newman et Bellwood soutiennent que le proto-sémitique est originaire d'Afrique et qu'à la suite de probables migrations du Sahara à la fin du Néolithique, il apparaît au Moyen-Orient vers 4000 av. J.-C.[12]

IIIe millénaire av. J.-C.[modifier | modifier le code]

L'antique cité d'Ebla fut découverte en 1964 sur le site de Tell Mardikh en Syrie. En 1974, 42 tablettes portant une écriture cunéiforme furent extraites des ruines d'un palais datant de l'âge du Bronze ancien (2400-2225 avant l'ère chrétienne). En 1975, 17 000 tablettes furent ensuite mises au jour. L'étude de ces tablettes présente une langue archaïque dont certains traits morphologiques rappellent l'akkadien, et dont le lexique semble s'apparenter à l'hébreu et à l'araméen.

IIe millénaire av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Des langues sémitiques orientales dominent, au début du IIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie. L'akkadien est un terme générique qui s'oppose au sumérien, langue non-sémitique parlée en basse-Mésopotamie. L'akkadien fleurit en deux dialectes, le babylonien et l'assyrien. L'archéologie fournit des documents cunéiformes écrits entre 2500 av. J.-C. et le début de l'ère chrétienne[13].

Des langues sémitiques occidentales, parlées de la Syrie au Yémen, livrent progressivement des textes écrits. Des textes en proto-cananéen datent de 1500 av. J.-C. et attestent l'usage d'une langue sémitique occidentale à cette époque. Des tablettes écrites en ougaritique[14] ont été découvertes en Syrie du Nord, datant de 1300 av. J.-C.. Vers cette époque, des nomades araméens font incursion dans le désert syrien.

Ier millénaire av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Au Ier millénaire av. J.-C., l'alphabet s'étant largement répandu, toute une série d'autres langues devient accessible : l'araméen et les langues sudarabiques anciennes. Durant cette période, le système de déclinaisons, encore vigoureux en ougaritique, semble décliner pour donner naissance aux langues sémitiques du nord-ouest. Les Phéniciens répandent le cananéen à travers une bonne partie de la Méditerranée, tandis que son cousin, l'hébreu devient la langue de la littérature religieuse avec la Torah et le Tanakh. Avec les conquêtes de l'empire assyrien, l'araméen devient la lingua franca du Croissant fertile, supplantant toutes les autres langues, notamment l'akkadien et le phénicien, tandis que l'hébreu subsiste en tant que langue liturgique. C'est à peu près à cette époque qu'apparaissent des textes écrits en guèze, première apparition écrite des langues éthiosémitiques.

Inventaire[modifier | modifier le code]

Les langues sémitiques se divisent en deux grandes branches d'importance inégale : orientale et occidentale. Cette dernière est de beaucoup la plus vaste, et c'est la seule à comporter des langues encore vivantes.

La différence principale entre le sémitique oriental et occidental réside dans le système verbal. En effet, le verbe, en sémitique occidental, utilise des préfixes pour exprimer l'aspect inaccompli et des suffixes pour l'aspect accompli. Le sémitique oriental utilise dans les deux cas des préfixes.

Le sémitique occidental enfanta également l'article défini et l'alphabet (cf. plus bas).

Sémitique oriental[modifier | modifier le code]

Lettres d'Amarna, XIVe siècle av. J.-C..
Article détaillé : Akkadien.

Cette branche comporte une seule langue, l'akkadien, connue grâce aux inscriptions cunéiformes de Mésopotamie (3000 av. J.-C.), dans une partie de l'actuel Irak. C'est la langue qui a supplanté le sumérien. Des textes antiques rédigés en akkadien se détachent Enuma Elish et l'Épopée de Gilgamesh.

Deux dialectes en sont issus : l'assyrien dans le nord de la Mésopotamie et le babylonien dans le sud. Cette dernière langue fut notamment utilisée par Aménophis IV (Akhénaton) pour communiquer avec ses vassaux cananéens et syriens dans les lettres d'Amarna datant du quatorzième siècle avant l'ère chrétienne, dont un exemplaire photographié est visible ci-contre.

Éblaïte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Éblaïte.

La langue éblaïte est une langue sémitique très archaïque, parlée au IIIe millénaire av. J.-C., dans l'antique cité-État d'Ebla. Sur le site, environ 17 000 tablettes ont été retrouvées, écrites en cunéiforme (80 % d'origine sumérienne, 20 % propre à l'usage de l'éblaïte).

Bien que proche de l'akkadien, la langue possède également des caractéristiques propres au sémitique occidental. On ne sait donc pas dans quelle catégorie la placer.

Sémitique occidental[modifier | modifier le code]

On distingue deux groupes occidentaux : le septentrional et le méridional. Les deux se distinguent surtout par la formation du pluriel des noms : externe pour le nord (par ajout d'un suffixe), brisé pour le sud (par modification interne des voyelles).

Sémitique occidental septentrional[modifier | modifier le code]

Cette branche comprend quatre groupes linguistiques.

Amorrite[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Amorrite.

L'amorrite désigne une langue de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C. Ses premiers locuteurs furent des nomades. Cette langue peut être rattachée à l'ougaritique.

Ougaritique[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Ougaritique.

L'ougaritique apparaît avant le cananéen, près de l'ancienne cité d'Ougarit, au nord des côtes phéniciennes (voir également Ras Shamra). Il fut parlé et écrit en cunéiforme aux alentours du XIVe et XIIIe siècle av. J.-C., avant que la ville ne soit saccagée.

Langues cananéennes[modifier | modifier le code]
Bible hébraïque, XIIe siècle.
Articles détaillés : Phénicien et Hébreu.

Les langues cananéennes regroupent

  • le phénicien (puis le punique parlé à Carthage),
  • l'hébreu,
  • mais aussi les langues ammonite, moabite, et édomite parlées sur la rive gauche du Jourdain et de la Mer Morte, soit l'actuelle Jordanie. De ces trois langues, quelques inscriptions seulement sont parvenues jusqu'à nos jours (dont la stèle de Mesha).

Le phénicien et le punique furent parlés jusqu'au Ve siècle dans le bassin méditerranéen, saint Augustin en était par exemple familier.

Initialement, toutes ces langues furent écrites à l'aide de l'alphabet phénicien.

Les langues cananéennes furent supplantées par l'araméen.

Araméen[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Araméen et Judéo-araméen.

L'araméen apparut vers 850 av. J.-C. en Syrie, et dès le VIe siècle fut utilisé comme lingua franca, de l'Égypte à l'Afghanistan. Seul le grec rivalisa avec l'araméen au Moyen-Orient. Ainsi, par exemple, la lingua franca des Juifs à l'époque de Jésus était l'araméen. Celle-ci fut donc la championne des langues sémitiques du VIe siècle jusqu'au VIIe siècle et les conquêtes arabes.

L'ancien araméen (aussi appelé impérial, ou encore pré-chrétien) est connu à travers de nombreux papyrus, documents, et certains livres de l'Ancien Testament. Il se distingue des langues cananéennes par le maintien de la voyelle â (devenue ô en cananéen).

À l'époque de Jésus, l'araméen (récent) avait évolué en différentes formes régionales. On distingue l'araméen occidental (Palestine), comprenant le nabatéen (autour de Pétra), et l'araméen oriental, comprenant notamment le syriaque et le mandéen.

De nos jours, il existe encore des dialectes araméens : le néo-araméen occidental, le néo-araméen central (dont le turoyo) et le néo-araméen oriental (dont le soureth).

Actuellement, seul le grec peut prétendre avoir une aussi longue histoire documentée ininterrompue que l'araméen (2800 ans !).

Sémitique occidental méridional[modifier | modifier le code]

Ce groupe se distingue du groupe septentrional par la conservation de la flexion nominale et la généralisation des pluriels brisés.

Arabe[modifier | modifier le code]
Page du XIIe siècle du Coran.
Article détaillé : Arabe.

La langue arabe, qui se présente aujourd'hui sous la forme de l'arabe standard moderne, comprend un état de langue nommé arabe classique et différents états de langues dialectaux dont l'ensemble forme l'arabe dialectal[15].

Une liste des pays de langue arabe permet de situer géographiquement ces dialectes. L'hassanya est parlé au sud du Maroc, en Mauritanie, et chez les nomades du Sénégal. L'arabe maghrébin est parlé du Maroc à la Libye, ses variantes sont l'arabe marocain, l'arabe algérien et l'arabe tunisien, chacun de ces parlers ayant différents lexiques, mais se comprennent entre eux. Toujours en Afrique septentrionale se parlent aussi l'arabe libyen, l'arabe égyptien, l'arabe soudanais, proche du dialecte du sud de l'Égypte, ainsi que l'arabe tchadien.

En Méditerranée se parlaient autrefois l'arabe andalou et l'arabe sicilien, ce dernier ayant dérivé vers le maltais, un des rares dialectes arabes écrits à l'aide de l'alphabet latin. Le maltais, langue hybride, fut fortement influencé d'abord par le phénicien, l'arabe, le turc ottoman, le sicilien, l'italien et l'anglais, qui est la seconde langue du pays.

Parmi les dialectes arabes parlés en Asie se détachent l'arabe syro-libano-palestinien et l'arabe des pays du Golfe, mais aussi le judéo-arabe.

Les plus anciens textes en arabe, écrits avec un alphabet dérivé du nabatéen datent du IVe siècle de notre ère. Les peuplades arabes méridionales utilisaient l'écriture safaïtique.

Langues sudarabiques[modifier | modifier le code]
Répartition des langues sudarabiques modernes.

Les langues sudarabiques comportent deux groupes apparentés mais distincts :

Elles sont toutefois menacées de disparition, l'arabe étant la seule langue officielle de ces deux pays et langue de religion.

Le sudarabique se distingue par l'utilisation de deux formes du passé : l'indicatif et le subjonctif.

Langues éthiosémitiques[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Langues éthiosémitiques.

Les langues sémitiques d'Éthiopie et d'Érythrée forment une branche dite éthiosémitique, afrosémitique ou éthiopique. La forme la plus anciennement connue de ces langues est le guèze (ou ge'ez), qui divergea des langues sudarabiques vers le début de l'ère chrétienne. Il fut d'abord écrit avec l'alphabet sudarabique, avant que ne soit développé l'alphasyllabaire guèze permettant la notation simultanée des voyelles avec les consonnes. Le guèze s'est éteint vers l'an 1000 mais subsiste encore comme langue liturgique.

Plusieurs langues sémitiques coexistent aujourd'hui dans la corne de l'Afrique, mais ne sont pas forcément des descendantes directes du guèze. En Érythrée, les langues dominantes sont le tigrigna et le tigré. En Éthiopie, la langue dominante est aujourd'hui l'amharique, langue dont l'origine est obscure du fait qu'elle diverge assez fortement des autres langues sémitiques dans sa syntaxe.

Description linguistique[modifier | modifier le code]

Écritures[modifier | modifier le code]

Alphabets[modifier | modifier le code]

On ne peut parler des langues sémitiques sans ajouter une note sur les alphabets permettant de les transcrire. En effet, le plus célèbre d'entre eux (l'alphabet phénicien) est l'ancêtre direct des alphabets grec, latin, arabe et hébreu. C'est peu dire de son succès sur ces 34 derniers siècles.

Évolution vers l'alphabet latin.

Pour plus d'informations, se reporter aux articles détaillés suivants :

Alphabet protosinaïtique basé sur les hiéroglyphes égyptiens

Transcription[modifier | modifier le code]

Lexiques[modifier | modifier le code]

Toutes les langues sémitiques ont la caractéristique commune de construire leurs mots sur une racine trilitère formée de trois consonnes porteuses du sens fondamental du lexème qui l'intègre.

En raison de l'origine commune des langues sémitiques, elles partagent beaucoup de mots et de racines. Le tableau ci-après reprend quelques-unes de ces similitudes.

Akkadien Araméen Arabe Hébreu traduction française
zikaru dikrā ḏakar zåḵår homme, mâle
maliku malkā malik mĕlĕḵ roi
imêru ḥamārā ḥimār ḥămōr âne

Ce n'est évidemment pas une généralité, mais cela explique que dès la plus haute Antiquité les liens de parenté entre l'hébreu, l'araméen et l'arabe furent rapidement établis.

Langues liturgiques[modifier | modifier le code]

Beaucoup de langues sémitiques sont devenues des langues liturgiques, utilisées lors des cérémonies religieuses. Ainsi, l’hébreu en tant que langue vivante a été supplanté par l’araméen et s’est éteint vers 200 av. J.-C. Elle ne survécut que comme langue liturgique, et ce n’est qu’au XIXe siècle que l’hébreu parlé en Israël a été reconstruit par Eliézer Ben Yehoudah sur base de l’hébreu liturgique et en s’inspirant également de l’arabe.

La connaissance de ces langues est notamment une nécessité pour les exégètes du christianisme, de l’islam et du judaïsme.

Voici une liste reprenant quelques langues liturgiques sémitiques et les groupes religieux correspondants.

Langues contemporaines[modifier | modifier le code]

(Estimation du nombre de locuteurs actuels des langues sémitiques les plus répandues.)[réf. souhaitée]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Johann Gottfried Eichhorn, Repertorium, troisième volume, page 161, Leipzig 1781.
  2. Paul Joüon, Grammaire de l'hébreu biblique, page 2, 1923. Cet auteur cite les références suivantes :
    • Lidzbarski, Handbuch der nordsemitischen Epigraphik, 1898,
    • Theodor Nöldeke, Die semitischen Sprachen, 1899,
    • Cooke, A text-book of north-semitic inscriptions, 1903,
    • Brockelmann, Grundriss de vergleichenden Grammatik der semitischen Sprachen (1, pp 1-34) 1908.
  3. Lionel M. Bender, Omotic: a New Afroasiatic Language Family, Museum Series, 3, Carbondale, 1975,
    * Christopher Ehret, Reconstructing Proto-Afroasiatic (Proto-Afrasian): Vowels, Tone, Consonants, and Vocabulary, University of California Press, 1995,
    * A. Lonnet & A. Mettouchi, « Entretien avec David Cohen », Les langues chamito-sémitiques (afro-asiatiques) vol. 2, Paris, Ophrys, 2006, p. 9-26.
  4. David Cohen, « Chamito-sémitiques (langues) » dans Encyclopædia Universalis, 2007.
  5. Gabor Takacs, « Selected new Egypto-Afrasian correspondences from the field of anatomical terminology », in Papers from the 8th Italian Meeting of Afroasiatic Linguistics, Naples, 1995,
    * Alain Anselin, L'Oreille et la Cuisse. Essais sur l'invention de l'écriture hiéroglyphique égyptienne, éd. Tyanaba, 1999.
  6. Paul Joüon, op. cit., p. 2b
  7. Paul Joüon, op. cit., p. 3j, utilise le terme « trilitère » pour qualifier les racines composées de trois consonnes.
  8. Roberto Strauss, Hebräisch Wort für Wort, adaptation française sous le titre L'hébreu de poche, page 1, Chennevières-sur-Marne 2004.
  9. Texte et traduction du Grand-Rabbin Zadoc Kahn, La Bible, traduction intégrale hébreu-français, texte hébraïque d'après la version massorétique, page 21, Éditions Sinaï, 1994.
  10. Theodor Nöldeke, Die semitischen Sprachen, 1899.
  11. Daniel F. Mc Call, The Afroasiatic Language Phylum: African in Origin, or Asian ?, The University of Chicago Press, 1998 (en).
  12. Christophe Ehret, S. O. Y. Keita, Paul Newman et Peter Bellwood, « The Origins of Afroasiatic », revue Science du 3 décembre 2004, Vol. 306. no. 5702, page 1680.
  13. Paul Joüon, op. cit., page 2.
  14. Stanislav Segert, A Basic Grammar of the Ugaritic Language: With Selected Texts and Glossary, University of California Press, 1984.
  15. Boutros Hallaq, Professeur à Sorbonne III, Quarante leçons pour parler arabe, page 25.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Fleisch, Introduction à l'étude des langues sémitiques (épuisé).
  • Père Jean Rhétoré, Grammaire de la Langue Soureth, 255 pages, imprimerie des Pères Dominicains, Mossoul, 1912.
  • Costaz Louis, Dictionnaire Syriaque-Français, 421 pages, imprimerie catholique de Beyrouth, 1963.
  • Maurice Olender, Les langues du paradis, Seuil, 1994.
  • M-C Simeone-Senelle, Les langues sudarabiques modernes, des langues sémitiques menacées ? (CNRS) 1997.
  • Jean-Claude Haelewyck, Grammaire comparée des langues sémitiques. Éléments de phonétique, de morphologie et de syntaxe, coll. Langues et cultures anciennes 7, éd. Safran [1] Bruxelles, 2006, (ISBN 2-87457-003-6)
  • Le Vif-L'Express, no 2871, 14/28 juillet 2006.
  • (en) Parpola Simo, Assyrian-English-Assyrian Dictionary, 290 pages, Vammalan Kirjapaino Oy/Eisenbrauns, Helsinki, 2007, (ISBN 10 952-10-1332-X).
  • Bruno Poizat, Manuel de Soureth, 271 pages, éd. Geuthner, Paris, 2008, (ISBN 9782705338046)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]